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Full text of "Annales"

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SOCIETE D'AGRICULTURE 

imsnK, mm, tars t lEius-unus 



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BPABTEMEIVT DE liA I^OIB 



I>ST7XIX3ME3 SXBRIS: 



TOME I 



26*« Tolame de la oolleotion. 



ANNÉE 1884 



SAINT-ÉTlENNE 

IMPaiMIBIB THBOLISa FBÉRBS 

ftlB «éftBRTKT, !?• 

1880 






HARVARD COLLEGE UBRARY 
DEGRANDFUND 



AMALES DE LA SOCIÉTË D'AGRICULTURE 

INDUSTRIE, SCIENCES, ARTS ET BELLES-LETTRES 

DU DiPABmCSMT DB LA LOIRB 



œMPOSITION 

I>SS STJRSS^TJX I>S2 IjJL SOCIS3TS 
POVB li'AMllÉE 1881 



BUREAU GÉNÉRAL 

Président honoraire : M. le Préfet de la Loîre. 

Président M. EovERTE. 

Vice-Présidents .... Les Présidents de sections. 

Secrétaire général. . M. Mauhicb. 

Trésorier H. Favarcû. 



BUREAUX DES SECTIONS 

Section d'A^rloultare et d*Bortlcnltare. 

Président M. Paul Fonviellr. 

Vice-Présidents .... MM. Claude Lubeuf el Otin fils, 
Secrétaire M. Labullt. 

Section d*lnda»trle. 

Président H. Maxîmilien Evrard. 

Vice-Président M. Carvès. 

Secrétaire M. J.-B. RivouER. 

Section de» Sciences* 

Président honoraire : M. Hichalowski. 

Président H. Rousse. 

Vice-Président M. Baroulibr. 

Secrétaire M. Cuarlois. 



HeetloB d«a ArU «t BelIca-LcUiM. 

Président M. ItiHAtlD, 

Vice-Président H. Chaverondier. 

Secrétaire N. Bbkla»d (Jules). 



Bibliothécaire : M. Bbsso» (Jean). 
Conservateur du matériel et des collections : H. Croizibr. 



5 

LISTE GÉNÉRALE 

DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DAGRIGULTURE 

INDUSTBIE, SCIXNCI8> ARTS ET BXLLB8-LETTRI8 

9i ^t'ptrteiuBt U la Citre 

^VL l*» «Janvier 1631. 



Membre honoraire : M. le Maire de la ville de Sainl-Elienoe. 

MeBiKrea Utvlalres habltasi Saint-EUesse. 

Agcillon, propriétaire, rue de la Bourse, 35. 

Alloués, propriétaire, rue de la République, 14. 

AuuGNON ataé, Dégociaot en graine, place Jacquard, 12. 

Bahdrel (Adrien)y muUre-tcinturier, à Champagne. 

Bahorel (Joaonés), id. id. 

BALLASy huissier, rue de la Loire, 6. 

Baraillb (Pierre), propriétaire, au Rey. 

Barrb (Jean), ni^ociant, cours Saint-André, 27. 

Barjon (Bernard), propriétaire, rue MarcngO; 19. 

Barlet (Louis), négociant, place de THôtel-de-YiHe, 12. 

Barouuer, ingénieur, colline Sainte-Barbe. 

Barraillrr (Jacques), fabr. de velours, r. de la République, 25. 

Barrallox (Anlony), propriélaire, rue de la République, 3. 

Babrodin, ingénieur, rue Brossard, 9. 

Bastide, négociant, rue de la République, 4. 

Baozin (Jean- Baptiste), carrosâer, rue d'Annonay, 150. 

hhfmn (Louis), quincailler, rue Saint-Louis, 44. 

Bedbl (Jean-Buptiste), maître de Torges, à la Bérardière. 

Bérencer, ingénieur, rue Saint-Louis, 14. 

Béraro, maitre-tailleur, rue Saint*Jacques, 4. 

Bzrland (Jules), imprimeur, place Jacquard, 22. 

BBS80.1 (Claude), propriétaire, rue des Deux-Amis, 6. 

Bbssor (Jean), négociant, rue de la République, 14. 

BiÉTRix, consirucleur-mécanicien, à la Gbaléassiére. 



6 

BiRON (Joseph)^ chef de division à la Préfecture de la Loire, au 

Gros, route de la Talaudière. 
Blacet (Hippolyte), fondeur en cuivre, rue de Lyon, 7. 
Blagbt (NoôI), propriétaire, rue Brossard, 8. 
BoBiCHON (Pierre), négociant en charbons, rue Saint-DeniS) 31. 
BoDENAM, chef de division à la Préfecture de la Loire, place 

Saint-Charles, 15. 
BoRiE, notaire, place du Peuple, 5. 
BoRY-DupLAY, coutelier, rue des Prêtres, 4. 
Boulin (Stéphane), architecte du département, rue de la Paix, 10. 
Brottibr (Romain), reutier, à Champagne. 
Brun (Alfred), entrepreneur, rue Marengo, maison Dubois. 
Brun (Gamillp), négociant, rue de Roanne, 3. 
Brun (Jean), confiseur, rue du Grand-Moulin, 2. 
BuFFERNE (Claude), marchand de comestibles, rue de Foy, 20^ 
BuHET, négociant, rue de la Croix, I. 
BuHBT, notaire, place de THôtel-de-Ville, 6. 
Buisson (Lucien), mécanicien, rue Bas-Tardy, 7. 
Cabaud (Claude), comptable, rue Saint-Antoine, 31. 
Cadel, directeur du gaz, rue Gérentet, 8. 
Carro (Jean-Baptiste), employé de commerce, rue des Trois- 

Meules, 1. 
Carvès, directeur de la C^« de carbonisation, place Hi-Garéme, 4. 
Castel (Constant), négociant, place de l'Hôtel-de-Ville, 6. 
Celle, marchand de fer, rue de la Loire, 43. 
GnABRiER (Régis), chef de comptabilité, rue de la Bourse, 30. 
Chanssellb, ingénieur principal des mines, à Méons. 
Chapelle, avocat, cours Saint-Paul, 10. 
Chapelon (François), armurier, rue du Vemay, 8. 
Chapon (Antoine), négociant, place Saint-Charles, 8. 
Charlois, vétérinaire, rue Saint-Loui^, 43. 
Charpin (Henri), négociant, rue Praire, 21. 
Charvet (Henri), négociant, place Marengo, 5. 
Chaussât (Auguste), entrepreneur-cimentier, r. Saint-Michel, 5. 
CnAVERONDfER, archiviste du département, rue Marengo, 19. 
Chevalier fils, libraire, rue Gérentet, 4. 
Chevret (Louis), pharmacien, rue de la Ville, 27. 
Chorel (Claudius), agent général de la compagnie d'assurances 

La Confiance^ rue des Jardins, 14. 
Cum (Benoit), mécanicien, rue de Lyon, 130. 



Clczct, vétérinaire, rue de Roanne, 19. 

GoGNARD (Louis), propriétaire, rue de la Loire, 26. 

Gogskt-Frappa, fabricant de rubans, place iMareogo, 5. 

GoGNCT-BoBiif, grenetier, rue de la République, 3. 

GûiGSET, professeur de langues, petile rue Neuve, 3. 

CooRALLV (Claudius), nc^gociant, rue de la Bourse, 3. 

CooRALLV (Ferdinand), négociant, place Salut-Cbarlcs, 5. 

Gdcjbbon-Lafavb, propriétaire, rue de la Bourse, 18. 

Constantin, libraire, rue de la Comédie, 12. 

Crépbt (Jacques), négociant, cours Salut-Andréi 27. 

Croizibb, propriétaire, rue de la Paix, 52. 

Ccuiet (Alpbonse), fabric. de pièces de forges, r. de l'Industrie. 

Daro-Janim, libraire, rue de la République, 3. 

David (Francisque), négociant, rue de la Bourse, 16. 

Davier (Paul), cbef-jardinier de M-. Otin, au Portail-Rouge. 

Décarlt (Anselme), sculpteur, rue Ferdiuand, 3. 

Décos, négociant en cotons, rue Forissier, 3. 

Decoclarcb, n^ociant, rue de Lodi, 7. 

Dbgbaix (Antoine) dis, négociant, rue des Jardins, 29. 

Dejean, s.-inspecteur des eaux et forêts, rue de Montaud, 21. 

Déléagb, rentier, rue de la Bourse, 25. 

Delpt, pbannacien, rue Saint-Louis, 23. 

Dbnis (Antoine), négociant, place Jacquard, 13. 

Dbsbief, directeur des mines de Montaud, rue de Hontaud, 25. 

DeviLLAiNB, ingénieur-directeur des mines de Montrambert, rue 

Saint-H>noré, 1. 
Dkvillb (Jean-Pierre), fabricant de velours, rue de la République, 

25. 
Dbvoijcoiix, négociant, rue de la Bourse, 30. 
Digubt (Jean-Marie), négociant, place Saint-Charles, 12. 
DoFOUR (Gabriel), négociant, place de raôtel-de-Ville, 9. 
Dognat, fabricant de rubans, place Marengo, 8. 
Duharest (Emile), négociant, place Hi-Garéme, 3. 
DcpiN, maltre-teinturier, à la Valette. 
Dopuin, docteur-médecin, rue Sainte-Catherine, 6. 
Durand (Paul), architecte, rue du Coin, 16. 
Doterrail (Henri) aîné, papetier, rue de Foy, 2. 
Epitalon (Jean-Jacques), avocat, rue d'Arcole, 32. 
EprrALON (Jean-Marie), négociant, rue Mî-Caréme, 5. 
EiBRATAT, pharmacien, rue de Lyon, 22. 



8 

Fabre^ ingénieur civil, cours Saint-Paul, 8. 

Faure (Ferdinand), agent général de la compagnie d'assurances 

le Monde, rue d'Ârcole, 13. 
Fauvain (Fieury), propriétaire, rue de la Bourse, 24. 
Favarcq (Louis), comptable, rue du Vemay, 48. 
Favrb (Joseph), banquier, rue des Arts, 1 1. 
FAYETj)ère, rentier, rue Mercière, 5. 
FoNSELLB, négociant rue des Arts, 10. 
FoNYiRLLB (Félix), Commissionnaire, place Saint-Gharles, 3. 
FoNviELLB (Paul), propriétaire, rue du Treuil, 23. 
FoRissiER (Jean-Baptiste), ingénieur, rue de la Loire, 31. 
FoujOLS (Amédée), propriétaire, rue de Foy, 12. 
Fraisse-Mbrlet, négociant, rue de la Bourse, 1. 
Frécon (Gabriel), maitre-teinturier, au Bas-Rey. 
Garrelon, négociant, rue du Grand-Moulin, 6. 
Gaucher, fabricant d'armes, grande rue des Creuses, 12. 
Gadthibr-Dumont, négociant, rue de Paris, 1. 
Gauthier (Jacques) négociant, place Saint-Charles, 14. 
Gattel, horticulteur, rue de la Condition, 2. 
GÉRARD, architecte, rue Saint-Jacques, 12. 
Gérentet, rentier, place Marengo, 5, 
Gert, négociant, rue de la Croix, 13. 
GiBOT, fabricant de briques, à Bel-Air. 
GiDON, négociant, rue de la République, 29. 
GiNOT, propriétaire, rue de la République, 4. 
Giron (Marcellin), négociant, rue Richelandiére, 2. 
Grand (G.-H ), rentier, au Bemay. 
Grubis (Ferdinand), légiste, rue de Foy, 10. 
Gruet, vétérinaire, rue de la République, 26. 
Guerin-Granjon, négociant en grains, rue de la Mulatiôre, 2. 
Guétat (Lucien), négoc. en charbons, rue de la République, 22. 
GuiGHARD (Christophe), armurier, rue de la Badouillère, 16. 
Gutard, fabricant de briques réfractaires, route de St-Chamond. 
Heilnann, propriétaire, rue Saint-Louis, 16. 
UouppEURT, directeur des mines de la Loire, place Marengo, 2. 
HuTTER (Georges), directeur de la Société Générale, place de 

l'Hôtel-de -Ville, 12. 
Jacob, pharmacien, rue de la Loire, 5. 
Jacquier (Marins), négociant en vins, rue Saint-Louis, 35. 
Jay, négociant en vins, rue Boulevard-Valbenolte, 6. 



9 

iuioT (Jean), négociant on vins, me Désirée, 5. 

JoUYBT, buiader^ rue de Foy, 3. 

JoDiuo?( (Louis), négociant en graine, rue de la Montât, 14. 

JouRNocD (Glaudius), desrinateur, rue Cité, 18. 

JouvB (Bruno), architecte, rue Saint-Jean-Baptiste, 5. 

JoRT, propriétaire, rue Roannelle, 28. 

JnsTs, fabricant d'armes, rue Saint-Louis, 23. 

Labollt, Tétérinaire, rue des Jardins, 6. 

Lachhann, vétérinaire, rue de Paris, 7. 

Laptoul (Félix), propriétaire, rue Royet, 113. 

Lassabuèrb (Jean-Marie), mécanicien, rue Marengo, 2t. 

Lâssabuére-Tibuer, propriétaire, rue de la Badouillère, 1 . 

Làur (Francis), ingénieur, rue Marengo, 3. 

LerÈ¥RB (Christophe), propriétaire, rue dlsly, 13. 

Lbrocx, architecte, rue Saiot-Loute, 14. 

LiAREUF (Claude), propriétaire, rue de Foy, 17. 

kiARCbON, secrétaire d'Académie, rue de la Badouillère, 7. 

Locàrd, ingénieur, rue Saint-Louis, 14. 

Looiso!!, propriétaire, place Mi-Garéme, 9. 

Maire (Louis), négociant, rue Rro6sard,,9. 

Halescodrt, propriétaire, rue de la Sablière, 1 4. 

Marquié (Félix), propriétaire, rue de la Montât, 24. 

Massardibr (Barthélémy), luslreur de rubans, rue SainMliharles, 

30. 
Massardibr (Etienne), propriétaire, rue Saint-Jean-Baptiste, 12. 
Matrat (J.-B.), employé de commerce, rue de la République, 35. 
Maurice, docteur-médecin, rue de la Croix, 9. 
Merle (Jean-Marie), négociant en Tins, rue Saint-Denis, 50. 
MiCBBL (Sauveur), négociant, me do Foy, 10. 
MiGOL père, propriétaire, rue Saint-Paul, 9. 
MoRDON (Charles), ancien notaire, petite rue des Creuses, 1. 
Mof SE, notaire, rue Saint-Louis, 2. 
MuLCET (Albert), papetier-lithographe, rue de la Bourse, 7. 
Nar, ingénieur, place do rHôtei-de-Ville, 8. 
Orm (Antoine), horticulteur, rue de la Mulatière, 95. 
OoDET (Auguste), rentier, rue Yalbenolte, 36. 
Pagalet, artificier, rue du Grand-Gonnet, 11. 
Paillon (Victor), propriétaire, rue de la Loire, 22. 
Palurd (Félix), avoué, rue de la Loire; 13. 
Pallardrb (Guillaume), horticulteur, rue d*Arcole, 12, 



I» 



10 

Paret (Blieée), négociant, coure Sainl-Ândré, ?5 
Padzb, horloger-bijoutier, rue Saint-Louis, 1 . 
Pèlissibr (Alexandre), clerc d'avoué, grande rue Saint-Rocb, 6. 
Pbnbl (Victor), propriétaire, rue Saint-Louis, 17* 
Petret-Ybut, négociant, rue firossard, 9. 
Peyrbt (Frédéric), notaire, rue de Foy, 17. 
Philip (Aimé), propriétaire, place Marengo, 2. 
Philip-Thiolliérb, négociant, rue de la Bourse, 13. 
Planchard (Louis), ingénieur civil, avenue Denfert-Rochcreau, 8. 
PoiDEBARD, propriétaire, rue de la République, 5. 
Policard-Ghénbt, négociant en vins, rue Mi-Garéme, 3. 
PovMBROL, coustructeur mécanicien, à la Ghaléassiêre. 
Porte (Louis), propriétaire, place de rH^tel-de-Ville, 8. 
PuPiER (Jean-IiOuis), fabricant de chocolat, place du Peuple, 5. 
Rebour (Charles), fabricant, de rubans, place Marengo 5. 
RÉocRBUX, quincailler, rue de la Loire, 23. 
Ressier, cafetier, place Dorian, 2. 
Rey-Palle, propriétaire, au Gros. 
RiEHBADLT, doctcur-médecio, rue Marengo, 3. 
Rimaud, docteur-médecin, rue de la Loire, 16. 
RispAL (Félix), propriétaire, rue de la Itourse, 25. 
RisPAL (Jean-Marie), négociant, rue Bas-Tardy, 16. 
RivoLiBR (J.*B.), fabricant d'armes, rue Villedieu, 9. 
Robert, architecte, rue de Lyon, 48. 
Robert (Glaudius), droguiste, rue Mercière, 2. 
Robert, marchand de bois, place de la Badouillère. 3. 
Robert, propriétaire, rue de Lyon, 13. 
RoBiCHOiN (Aotonius), fabricant de rubans, rue de la Paix, 10. 
Roghetin (Louis), marchand d'acier^ rue Valbenoite, 5. 
Rousse, professeur de physique, rue Neuve, 23. 
SiSMONDE, ingénieur, place Marengo, 4. 
SouLÉ, docteur-médecin, rue Saint-Louis, 7. 
SuTERUN, entrepreneur de la Manufacture d'armes, rue Mi- 
Garéme, 4. 
Stméon (Jules), propriétaire, rue de la Loire, 49. 
Tardy (Félix), fabricant de rubans, rue d'Arcole. 
Testbnoirb-Lafaybtte, notaire honoraire, rue de la Bourse, 28. 
Textor de Ravisi (baron), |)ercepteur, rue d*Annonay, 7. 
Teyssier, fabricant de rubans, rue Gérentet, 12. 
Teyssot (Claude), tapissier, rue Saint-Louis, 17. 



il 

T^zofAS DO MoNTCBL (AugQSte), négociant, rue de la Paix, 1. 
Théouer (Henri), directeur du Mémorial de la Lotre^ rue 

Gérentet, 12. 
Tbézexas (Ferdinand), propriétaire, place Dorian, 6. 
TfiBiLLB, pbarroacien, rue de la République, 7. 
Tacbbr (Etienne), rentier, place du Peuple, 20. 
Ta(»er (Jean), mécanicien, rue Raisin, 3. 
Taragnat, négociant, rue Gérentet, 2. 
Tborimb (Syméon), entrepreneur, rue du Coin, 3. 
TuL (Jean Marie), distillateur, rue des Arts, 6. 
ViKBi ancien avoué, rue du Palais-de-Justice, 10. 
YiGscAT (loseph), négociant, rue Saint-Denis, 31. 
Tixcekt-Dumarest, négociant, rue des Deux-Amis, 1 1 . 

MeBÉkrea titalaires résidant hors Salmt-fiUemBe. 

Arbel, maître de forges, à Rive-de-Gier. 

Barret, juge de paix, au Gbambon-Feugerolles. 

Berïte (Philippe), fabricant de lacets, à Saint-Julien-en- Jarret. 

Bonjour (Jean -Baptiste), cultivateur, à Yerpilleux, commune de 

Saiot-Romain-en-Jarrét. 
BoxREYiLLE (db), propriétaire, à Saint-Régis-du-Coio. 
Brukon (Barthélémy), constructeur, à Rive-de-Gier. 
BuRREUER, fabricant de lacets, à Saint-Ghamond. 
Garrot, (Marcellio), propriétaire, à Honistrol (Saute-Loire). 
Castel (Henri), négociant, à Izieux. 
Cellard (Antoine), propriétaire, à Maclas. 
CHAPEL09I (Claude), propriétaire, à Yernay, Saint-Just-sur-Loire. 
Charpir-Fbugbrolles (db), propriét., au Ghamboo-Feugerolles. 
Chirol Bizaillo!!, propriétaire, à Saint- Julien -Molin-Holette. 
Clarard, ancien notaire, à Pirminy. 

Claudinoh (Jacques), maître de forges, au Gbambon-Feugerolles. 
Claheiis, ingénieur à l'usine Grozet, au Ghambon-Feugerolles. 
CoEOR (Pabbé), directeur de la Colonie, à Saint-Genest«Lerpt. 
GoLOtfJO!!, propriétaire, à Saiut-Pierre-de-Bœuf. 
CosTB (Btienne), propriétaire, au Platon, à Yillars. 
CoTTA (Eugène), propriétaire, au Ghambon-Feugerolles. 
CouRBON DB Saint-Genbst, propriétaire, à Sainl-Genest-Halifiaiux. 
CfiÉPET, propriétaire, à la Fouillouse. 
Gbûzbt (Emile), ingénieur-<x)n8truct., au Ghambon-FeugeroHes. 
Dehars (Zenon), maître de forges, au Ghambon-Feugerolles. 



13 

DescoSi horticulteur» à l'Bpart de Saiot-Priest, route de l'Btrat. 

Dmion» propriétaire^ à Rochetaillée. 

DouvRBLBUR (Léou), propnétaifei à Yeaucbe. 

DoLAC (J.-B.), architecte, à Montbrison, route de Moingt. 

DupuY (Philippe), propriétaire, à Montsalson, près Saint-Btienoe. 

DusscD, négociant, à Ri?e-de-Gier. 

BuvEHTB, directeur des usines, à Terrenoire. 

Evrard (Maximilien), ingénieur, i Saint-Btienne. 

Faudrin, proresseur d'horticulture, à Aix, boulevard Sainte- 
Anne, 37 (Bouches-du-Rhône). 

Fbrrand (Auguste), négociant en vins, à St-Bonnet-Ie-Château. 

FiLLON (Antoine), propriétaire, à Puits-Château, à Rive-de-6ier. 

Flachier, propriétaire, à Ghavanay. 

Fond (I.-F.) propriétaire, à Saint-Romain-en-Iarrôl. 

FoRissiBR (Barthélémy), propriétaire, à Roche-la-Holiére. 

François, notaire, à Pélussin. 

FuGiER, pharmacien, à Firminy. 

Garât (Francisque), entrepreneur, à Saint-Ghamond. 

GATT (Henri), manufacturier, à Saint-Julien-Molin-Molelte. 

GiLLiEK (Victor), id. id. 

GiRODET, négociant, à Bourg-Argental. 

GoNTARD, agent- Yoyer cantonal, à Saint-Ghamond. 

Granjon (Marins), propriétaire, à Saint-Paul-en-Jarrét. 

GuiCHARD (Jean-fiiarie), propriétaire, à Veauche. 

Heurtier (Jean-Claude), Tabricant de boulons, au Ghambon- 
Feugerolles. 

HuMBBRT, docteur-médecin, à Doizieu. 

Jagod (André), propriétaire, à Saint-Gliristôt-en-Iarrét. 

Jacquemard^érin, propriétaire, à la Ricamarie. 

Jambt (Jean), propriétaire, à Saint Ghamond. 

JouEN, propriétaire, à Pélussin. 

JuLUEN (Jules), propriétaire, à Lorette. 

KoscuKiEwicz, docteur-médecin, à Rivc-de4lier. 

Lagrakge (Théodore), ingén., à Montpellier, rue des Etuves, 27. 

Lanet (Joseph), constructeur, à Saint-Julieo-en-Jarrét. 

Langlois, fabricant de tuiles, à Roche-la-Moliôre. 

Lanoir, propriétaire, à Rive-de-6ier. 

Lassarliére (Jérôme), fabricant de lacets, à Saint-Ghamond. 

Lbmonnier (Paul), ingénieur, à Terrenohre. 

Limousin aloé, maître de forges, à Firminy. 



4S 

Lmoiisni (Prançi^), maître de forges, à Firminy. 
LMiBxftB (Théodore), monliaier, à Yirieux-Péluasin. 
MxDiGiiiUi, conslructeur-mécaoicieD) à Rive-de-Gier, me dee 

Yerchèree. 
lUcANB (Jean), fermier-cultiTateur, à TBirat, près SaiDt-EUeoDe. 
Malécot (JacqoeeX iogénieur, au PoDt-de-rAoe» Saint-Ieao- 

Bonoeroods. 
Màllecourt, propriétaire» à Yéraone, 
Maibl (Jeao), propriétaire, à PirmiDy. 
Martigiiat (Jacques), propriétaire, au Bouchel, au Chamboo- 

Feogerolles. 
HASSàamBR, propriétaire, à Terrenoire* 
Madmck (Qaude), ingénieur, à RlTe-de-Gier. 
Maossieb, ingénieur, à Saint-Galmier. 
Moirrcox, propriétaire, à Planfoy. 
Moolard-Bellacus* propriétaire, à Saint-Héand. 
IfeTBOH (Louis), manufacturier, à SaintrJulien-HoliQ4loktte. 
NoÈLAS, docteur-médecin, à Roanne. 
OaioL, fabricant de laceta, à Saint Chamond • 
PALLB-BBRTRAifD, métallurgiste, au Chambon-Feugerolles. 
PBn.> (Hippolyte), propriétaire, à RiTO-de-Gier. 
PiÉGAT, propriétaire, à Saint Héand. 
PiÉGAT fils, notaire, à Saint-Héand. 
PtifKL (Jean-Eugène), ingénieur aux mines de la Béraudiére* 
PoiDEBARO (Bmest), propriétaire, à Saint-Paul-en^arrét. 
PaoGNAT (PrançcMs), négociant en charbon?, à Rive-de-6ier. 
REPiQosr, vétérinaire, à Firminy. 
Rbtoot, fabricant de lacets, à Rochetaillée. 
RiCHARiiB, fabricant de verreries, à Riye-de-Gier. 
Robert (Jean-Marie), propriétaire, à Yéranne. 
Rocbrtaiuèe (Charles de), propriétaire, à Nantas, Saint-Iean- 

Bonnefonds. 
RocHBTAiLLÉB (Yttal DE), propriétaire, à Nantas, Saint-Jean- 

Bonne fonds. 
RocBEnn (Joseph), fabricant de limes, an Ghambon-Feugerolles. 
RoLARD (Dominique), aîné, fabricant de limes, au Ghambon* 

Feogerolles. 
SAnrr-GsRBST (baron Pierre de), propriétaire, à Saint-Genest- 

Malifaux. 



Samouillbt (Gabriel), fabricant de limes, au Gbambon-Feu- 

gerolles. 
Sàuzêas, propriétaire, à Saint-Geoest-Malifaux. 
Savotb, mécanicien, à Sorbiers. 
SoLEOL (Henri), propriétaire, à Saint-Cenest-Lerpt. 
Tardivat, ingénieur des mines, à Roche-la-Holiére. 
Targe (Etienne), propriétaire, à Cbavanay. 
Terme (Auguste), propriétaire, à Meus. 
Thévenin (Claude), notaire, à Bo6n-8ur-Lignon. 
Thiollièrb (Camille), maître de forges, à Saint-Chamond. 
Thiollier (Jean), propriétaire, à La Cula. 
Thouilleux, coostructeur-mécanicien, à Sainl-Chamond, 
Vassal (Clément), fabricant de dentelles, à Sainte-Sigoléne 

(Haute-Loire). 
Yassogalogro-Poulos, étudiant agronome à Paris, rue Gardinal- 

Lemoine, 61. 
Ybrmt, directeur des mines, à Firminy. 
Vincent (Louis), propriétaire, à la Gorge de-Chavanay. 
YiRiCEL, propriétaire, à Izieux. 
ViRiCEL (Léon), banquier, à Rive-de-Gier. 
Wbrt (Blbon), ingénieur dos mines, à la Gbazotte. 

Membre démlMloMmalre* 

Barlbt (Antoine), mécanicien. 

llemlirei admis da !•' JanTler au 8 mars 1881* 

Ybrnet-Garron aine, fabricant d*armes, rue de Foy, 4. 
BoissiEU (YictoroB), propriétaire, à Saint-Chamond. 
Defour, régisseur de propriétés, à Bourg-Argental. 
Harkbrt, fondeur, rue de Lyon, 49. 
HuET (Cbarles-Hippolyte), comptable à la Trésorerie générale. 
Deryibux (Antoine), propriétaire, à Cbavanay. 
CuiLLERON (Jean-Claude), propriétaire, à Cbavanay. 
Randon (Louis), propriétaire, à Cbavanay. 



15 

Pmès-verbal de la séance dn 13 janrier 1881. 

SOMMAIRE. — CorretfjpoMdanee t Lettres et cirenlaires analysées ; 

— Démission de 4 membres ; — Demande de concours de M. Revol, 
etc. — TraTftax des ■eetions*,— SecUon d'agriculture et d'horti- 
culture : Rapport de M. Liabenf ; — Nomination an Bureau pour 1881. 

— Sectkms réunies des sciences, lettres et éndusirie : Congrès 
orientaliste de Saint-Etienne en 1875, par M. .de Rarisf ; — Proposition 
d*an Yœn, par M. Michel ; — Nomitiation des Bureaux pour 1881. -^ 
Acte* de TAMemblée t Election de M. Eu?erte, comme président 
général, pour 3 ans ; — Election de MM. Maurice et Favarcq, comme 
secrétaire et trésorier, pour 1881 ; ~ Composition des Bureaux pour 
188! ; — Compte-rendu de l'exerdoe 18âl, par MM. Fararcq et 
Maurice ; — Compte-rendu financier ; — Mourement du personnel 
des membres ; — Membres déoédés ; — Travaux écrits classés par 
section ; — Vote de remerciement au Bureau sortant ; — Musée 
Guimet ; échange de publications ; — Concours régional agricole à 
Montbrison ; vœu relatif à l'espèce cfaeraline; — Vœu rdatif à un 
moyen de Yulgarisation des connaissances botaniques à Saint- 
Etienne, par M. Michel ; — Commission d'encouragement ; Récom- 
penses agricoles des comices ; rapport de M. Liab^ ; — Médaille 
d'or remise au docteur Maurice ; — Propositions de candidatures ; 

— Admission de MM. Vemey-Carron, Victor de Boissieu et Defour. 

Présidence de M. Rimaud ; secrétaire, M. Maurice. 

Les membres présents, au nombre de 36, sont : MM. Besson 
(Jean), Blacel (Qippolyte), Bory-Duplay, Borrelier, Gabaud, 
Chapelle, Ghayerondier, Gognard, Groisier, Descot, Faure 
(Ferdinand)» Favarcq, Forissier, Gautbier (J.), Guétat, Guichard 
(Ghristophe), Jay, Joliyet, Lassabliére-Tiblier, Uabeuf, Halescourt, 
Massardier. (Etienne), Massardier (P.), docteur Maurice, Michel 
(Sauveur), Otio fils, doctenr Rimaud, Rispal (Félix), Rivolier, 
Roosse, Sisfflonde, Terme, Textor de Ravisi, Teyssier, Thézenas 
(Ferdinand), Yincent-Dumarest. 

Se font excuser par lettres : MM. EuTerte, Evrard, Garvès, 
KoBciakiewicz et Vial. 

Corre«poadaiice. 

Bile comprend les pièces suivantes : 

!• Lettre de M. le Préfet de la Loire, accompagnant : 1% une 
afSche émanant du Ministère de l'Agriculture, relative aux 
coacours n^onanx agricoles, devant se tenir en France, en 
l'aînée 1881 ; 2s un arrêté ministériel, signé Tirard, en date du 
18 octobre 1880, fixant à Montbrison le siège du concours 
agricole de la région, dont fait partie le département de la Loire, 



16 

et qui comprend les départements de TArdèche, de b Loire, de 
h Haate-Ldre, de la Lozère, da Puy-de-Dôme et da Rhône. 
Ce concours aura lien du 18 au 27 juin 1881. L'arrêté contient 
le programme et le règlement du concours. (Voir aux actes de 
l'Assemblée) ; 

2o Lettre de M. le Préfet de la Loire, demandant pour le 
Ministère les renseignements habituels, sur les actes et la 
marche de la Société d'agriculture, pendant Tannée 1880. 

M. le Secrétaire génénd est chargé de fournir les renseigne- 
ments demandés; 

3* Dne lettre-circulaire de H. 6. Berger, commissaire général 
de l'Bxposition internationale d'électricité, qui aura lieu à Paris, 
du 1« août au 15 novembre 1881, lettre relative à cette expo- 
sition ainsi qu'au Congrès international des Electriciens, qui 
s'ouvrira à Paris le 15 septembre de la même année ; 

Le règlement général de cette exposition, en plusieurs exem- 
plaires, accompagne la circulaire ; 

4* Lettre du Président de la Société d'agriculture de Hontbrison , 
relative au futur concours régional, dont le siège est fixé à 
Hontbrison, pour Tannée 1881. (Vohr aux actes de l'Assemblée). 

6^ Lettre de H. le Directeur du Musée Guimet, de Lyon, 
demandant au nom de M. Emile Guimet, fondateur du Musée et 
membre correspondant de notre Société, à échanger les publi- 
cations de la Société contre les Annales du Musée Guimet, en 
cours de publication. (Voir aux actes de la Société) ; 

6, 7, 8 et 9» Lettres par lesquelles MM. Courbon, docteur- 
médecin, Grubis, notaire, Louis Gillier et Iules Balay, donnent 
leur démission de membres titulaires ; 

10 et 11* Lettres par lesquelles MM. Barjon (Bernard) et 
Gontard, accusent réception de Tavis de leur admission comme 
membres titulaires, avec remerciements ; 

12o Lettre de H. J.-M. Vial, membre titulaire et membre de 
la Commission d'encouragement, accompagnant une lettre de 
M. Revol, inventeur d'un système de balance-romaine perfec 
tionnée, demandant à concourir pour les récompenses de la 
Société. Renvoyé à la Commission d'encouragement ; 

13o Publications adressées par diverses sociétés correspon- 
dantes ; 



47 

14<> BoD à toucher le Tolame du Congrès de Montpellier, de 
rAsdociation fraoçaise pour Tavanceinenl des scieneea ; 

15* Gorople-rendu du Congre) orientaliste de Saint-Etienne en 
1875; tome 2">«, conaprenant l'Ëgyptologie; (Voir le procès- 
Terbal de la séance des sections réunies.) 

16* Circulaire de V Académie poétique de France, à Nîmes 
(Gard), invitant tous ceux qui s*occupent de liUérature (poésie 
et prose), à faire parvenir leur carte d'adresse à cette société, 
dont le secrétaire perpétuel est M. Anlonin Martin, hôtel du 
Comité, rue Neuve, 29, à Nîmes (Gard). 

Sectiom d'agriculture et d'horticulture. — Séance du 30 
décembre 1880. — Président, M. Liabeuf ; secrétaire, M. Vacher 
(Etienne). 

M. le Secrétaire général présente à la Section le programme 
du concours régional de Montbrison. Il donne ensuite lecture 
d'une lettre de la Société de cet arrondissement, invitant la 
Société de Saint-Elienne à se joindre à elle, pour demander au 
Ministère qu'un concours de l'espèce chevaline soit annexé au 
concours régional. La Section est d'avis de joindre sa demande 
à celle de la Société de Montbrison. 

M. Uabeuf, rapporteur de la commission chargée de préparer 
le programme des concours cantonaux, indique les modifications 
apportées par la Commission. Les médailles ne seraient plus 
distribuées en même temps que les primes en espèces. Il serait 
donné à chaque lauréat une médaille commémorative de bronze ; 
)P8 médailles or et argent formeraient des primes spéciales. 11 
résulterait, de celte manière d'attribuer les récompenses, une 
économie notable qui devrait être reportée aux primes afTectées 
aux exploitations. 

Puur ce concours, la Commission est d'avis qu'une somme 
Tariant de 500 à 600 francs, soit mise à la disposition du Jury 
de visite des fermes. Cette somme serait répartie, soit en 
médailles, soit en espèces, d*après l'avis du Jury. 

Les propositions de la Commission sont acceptées et renvoyées 
\ Tapprolrâtion de l'Assemblée générale. 

Conformément à Tordre du jour, la Section procède au 
leoouvellement de son Bureau. Sont élus : 

2 



48 

Président M. Fon vielle. 

Ttce-Préflidents. • • . MM. Liabeuf et Otio. 
Secrétaire M. LabuUy. 

Rien n'étant plus à l'ordre du jour, la séance est levée. 

Séchons réunies des sciences, lettres et industrie. — 
Séance du 29 décembre 1880. — Président, le docteur Maurice, 
secrétaire général. 

Congrès orientaliste de 1875 à Saintr-Etienne, — M. Textor 
de Ravisi présente à la réunion le 1*' bulletin du i^^ volume 
des mémoires du Congrès provincial des Orientalistes, sessioa de 
Saint-Etienne. Après avoir expliqué en quelques mots les causes 
qui ont retardé cette publication, causes entre lesquelles il faut 
mentionner surtout une grave maladie de M. Cbabas, Tégypto- 
logue, et les difficultés particulières de Timpression, M. de 
Ravisi analyse sommairement le volume présenté. Ce volume a 
pour titre général : YEgyptologie. Il contient plusieurs mé- 
moires très-importants, relatifs à cette partie de l'Orientalisme. 
L'intérêt que présente le texte est encore rebaussé par l'adjonc- 
tion de plusieurs planches dessinées par M. de Ravisi lui-même. 
Ce volume sera présenté à la prochaine Assemblée. 

Proposition de voeu, — M. Michel demaode à la section des 
sciences de vouloir bien appuyer auprès de l'Assemblée la pio- 
position d'adresser à TAdminislration municipale la demande de 
faire poser, sur les arbres et arbustes de nos squares et jardins 
publics, des étiquettes indiquant les noms scientifiques et 
vulgaires de chaque espèce. C'est un moyen de vulgarisation des 
sciences botaniques peu dispendieux et très-efficace, usité dans 
plusieurs grandes villes. La section décide que le vœu de 
M. Michel sera présenté, avec son appui, à la prochaine Assem- 
blée. 

Elections des Bureauœ de section pour 1881. — Sur l'in- 
vitation de M. le Président, chacune des sections représentées 
dans la réunion procède au renouvellement de son bureau 
pour Tannée 1881. 

Voici le résultat de cette opération : 

Section d'industrie. 

Président M. Maximilien Evrard. 

Vice-Président M. Garvès. 

Secrétaire M. Rivolier. 



19 

Section des sciences. 

Président M, Rousse. 

Vice-Président M. Baroulier. 

Secrétaire M. Ghariois. 

Section des arts et belles^lettres. 

Président M. Rîmaud. 

Vice-Président M. CliaYeroadier. 

Secrétaire M. fierland« 

Aetes de rAosemblée* 

M. le Secrétaire général lit le procès-yerbal de la précédente 
séance qoi est adopté, puis analyse la correspondance et lit les 
procès-yerbaux des séances de sections tenues en décembre. 

Elections pour la constitution du Bureau de la Société, — 
IL le Secrétaire général explique que dans la présente séance 
l'Assemblée doit, d'après le règlement, renouveler son bureau 
en nommant un Secrétaire général et un Trésorier, dont les 
foodions sont annuelles. 

RUe devra, en outre, nommer un président pour trois années. 
Les fonctions de M. Buverte, le préaident actuel, espirant dans 
la présente séance. 

A cette occasion» M. Euverte a adressé à M. le Secrétaire gêné* 
rai la lettre suivante : 

€ Terrenoire, le 12 janvier 1881. 

c Mon cher Docteur, je vois à l'ordre du jour de la séance 
c générale de demain : Election du Président général pour 
« trois ans. » 

c Je vous prie de vouloir bien faire savoir à nos collègues que 
c j'ai le plus grand désir d'être relevé des fonctions de préei- 
« dent que je remplis depuis neuf ans, 

c II me semble que j'ai payé ma dette, et que j'ai bien le 
ft droit de demander à mes collègues de donner la charge à un 
c autre. 

c Notre Société possède bien des hommes qui feront d'ex- 
« ccllents présidents, et le moment me parait venu de confîer 
< cet honneur à d'autres qui en sont tout à fait dignes. 



M Je saisis cette occasion pour remercier nos excellents collè- 
M gués de la bienveillance dont ils m'ont prodigué les témoi- 
t goages. Pendant ces neuf années de présidence, je n'ai pas 
« eu un seul désagrément ni le plus petit souci sérieux, et 
« l'bonneur en revient certainement à l'excellent esprit qui 
■ anime tous les membres de la Société. 

« Croyez bien, mon cber Docteur, que je resterai toujours 
« entièrement dévoué à cette Société à laquelle je suis très- 
t atlacbé ; croyez aussi que je n'oublierai pas que si, pendant 
• neuf ans, j*ai été à l'bonneur, c'est vous qui avez été à la 
c peine. 

c Veuillez agréer, pour vous et pOur nos collègues, l'assu- 
« rance de mes sentiments affectueux. 

« J. ËUVERTB. 

« Monsieur le Docteur Maurice. » 

Après la lecture de cette lettre, M. le Secrétaire général fait 
observer que M. Buverte, tout en exprimant le désir d'être 
relevé des fonctions qu'il remplit depuis neuf ans avec le zèle 
et l'aptitude que chacun connaît, ne dit cependant rien qui 
puisse faire supposer qu'il soit décidé à refuser le mandat, si la 
Société jugeait utile à ses intérêts de le lui confier à nouveau. 
C'est donc à l'Assemblée de voir ce qui convient à l'intérêt 
général de la Société et de voter en conséquence. 

Après cette communication, le scrutin secret est ouvert pour 
la nomination d'un président général pour trois ans. 

Le scrutin, dépouillé par le Bureau, donne 34 voix à M. 
Buverte sur 36 votants. En conséquence, M. Euverte est pro- 
clamé président général pour (rois années. 

L*AssembIée procède ensuite de la même manière à la nomi- 
nation d'un secrétaire général et d'un trésorier pour l'année 
1881. 

D'après le résultat du dépouillement des bulletins de vote, 
H. Maurice, secrétaire général sortant, et M. Favarcq, trésorier 
sortant, sont continués dans leurs fonctions par 34 voix sur 36 
votants. En conséquence de ces élections et de celles effectuées 
dans les séances de seclioûs, les Bureaux et le Conseil d'admi- 
nistration de la Société sont ainsi constitués pour Tannée 1881 : 



3i 

BUREAU GÉNÉRAL 

Président H. Bu verte. 

Tice-PrésideDls HH. les PrésideotB de sec- 
tions* 
Secrétaire général. . . M. Maurice. 
Trésorier M. Favarcq. 

BUREAUX DBS SECTIONS 

Section d'agriculture et (^horticulture. 

Président M. Paul FonmUe. 

Vice- Présidents MH. Liabeuf et OUd. 

Secn^taire . H Labully. 

Section d'industrie. 

Président M. Maximilien Evrard. 

Vice-Président M. Carvès. 

Secrétaire M. Rivolier. 

Section des sciences. 

Président M. Rousse. 

Vice-Président M. Baroulier. 

Secrétaire M. Charlois. 

Section des arts et belles-lettres. 

Président H. Rimaud. 

Vice-Président. M Chaverondier. 

Trésorier H. Jules Berland. 

Bibliothécaire M. lean Besson. 

Conservateur du matériel des Comices. . • M. Croizier. 

Compte^endu de l'exercice 1880. — M. Favarcq, trésorier, 
donne d'abord lecture du comptc^rendu financier quicomprend, 
d'une part, le compte du Comice de Rive-de-Gier et ensuite le 
compte général de la Société, et enfin le compte du fonds de mé- 
dailles. Ces divers comptes sont approuvés. Le compte-rendu 
fioander sora inséré comme d'habitude dans la dernière livrai* 
SQQ des Annales de Tannée écoulée. 

H. le Secrétaire général fait ensuite verbalement le compte-* 



93 

reodu de l'exercice écoulé, en ce qui concerne le personnel et 
les travaux de la Société. 

Mouvement du personnel. ^ La Société comptait, au l^^ 
janvier 1880, 324 membres dont 220 habitant la ville de Saint- 
BUennCy 104 habitant bors de Saint-Etienne. 

La Société a perdu dans Tannée, en tout, 21 membres, dont 
7 par décès, 11 par démission volontaire et 3 par radiation. Ces 
21 membres, retranchés des 324 membres du 1*' janvier, don- 
nent un reliquat de 303 membres anciena. 

Les membres nouveaux admis dans le courant de Tannée 
sont au nombre de 36 ; en ajoutant ce chiffre à celui de 303, on 
a le nombre actuel des membres de la Société au l*' janvier 
1881, soit 339 membres titulaires dont 229 habitant Saint- 
Etienne, 110 habitant hors de Saint-Etienne. 

La Sodéié a admis aussi un membre correspondant nouveau. 

Membres décédés. — Les sept membres décédés dans Tannée 
sont : 

M. Claude de Boissreu, propriétaire à Saint-Ghamond, ancien 
président de la section d'agriculture, à la mémoire duquel le 
président de la Société, H. Euverte, et le secrétaire général ont, 
dans diverses circonstances, rendu un hommage mérité. M. de 
Boissieu était membre de la Société depuis le mois de juillet 
1864. 

M. Alphonse Chardon, avocat distingué de Saint-Etienne, qui 
faisait partie de la Société depuis le mois de juillet 1873. Pen- 
dant deux années, il avait été secrétaire de la section des arts 
et belles-lettres, et dans plusieurs de nos Comices il s'était rendu 
fort utile par ses services, soit comme membre des Commissions 
d'organisation, soit comme membre du jury. 

M. lean-François Ducluzel, maître teinturier à Saint-Etienne, 
membre de la Société depuis le mois de février 1879. 

M. Germain de Hontauzan, notaire à Saint-Etienne, membre 
de la Société depuis l'année 1866. 

M. le Dr DucHÉNB, de Firminy, membre do la Société depuis 
Tannée 1856. 

M. MouRGUBT-RoBiN, conservateoF honoraire du matériel doa 
Comices de la Sociélé, après avoir rempli les fonctions de con- 
servateur effectif avec beaucoup de zèle pendant un grand nom- 
bre d'années. M. Mourguet était membre de la Société depuis 
1855. 



S3 

EqBq, m. Ratbl db Malyal, de Saint-Htend, ancien maire 
d andeo conseiller général de Saint -Héand, canton oix il 
jouttsail d'une grande conaidéralion et d'une grande inOuenœ 
qu'il devait autant à son mérite personnel qu'à sa grande for- 
tune territoriale. H. Ravel s'intéressait à l'œuvre de nos Comices 
agricoles et plusieurs Tois avait fait des sacriflces personnels 
d'une certaine importance pour en assurer le succès dans sa 
commune. Il était membre de la Société depuis Tannée 1875. 

Travaux. — Les travaux de la Société (les plus importants, 
du nidns) se résument toujours en une publication écrite, mé- 
moire, rapport ou compte-rendu. 

Ces travaux sont, pour l'année 1880, au nombre de 28. Ba 
classant nos sections suivant l'importance du nombre des tra- 
vaux écrits fournis par chacune d'elles, on voit que la section 
d'agriculture et d'horticulture tient toujours la tète, comme les 
autres années, avec le nombre 19; après elle, vient la section 
des sciences avec le nombre 5 ; enfin, la section d'industrie et 
la section des lettres Ggureni chacune avec le nombre 3. 

Les auteurs de ces travaux écrits sont, par ordre alphabétique 
des noms, MM. Gharlois, Ghaverondier, Croizier, Paul Davier, 
Euverte, Guétat, Jouve (Bruno), Liabeuf, D' Maurice, D' 
Michalowski, Olln, Repiquet, D' Rimaud, Thézenas (Ferdinand) 
et Syméon. 

En ajoutant à cette liste des auteurs de nos travaux écrits le 
nom de M. Etienne Vacher, secrétaire sortant de la section 
d'agriculture^ ce n'est que faire un acte de justice, car M. 
Vacher, pendant toute la durée de l'exercice 1880, s'est acquitté 
de ses fonctions avec une assiduité et un soin qui méritent les 
plus grands éloges. Si M. Vacher n'est plus aujourd'hui secré- 
taire de la section, c'est qu'il a décliné formellement le renou- 
vellement de son mandat. 

Après le compte-rendu terminé, M. Texlor de Ravisi demande 
la parole et propose un vole de remprclment au bureau sortant, 
La proposition est adoptée par acclamation. 

Musée Ouimet, de Lyon, échange de publication, — Gon- 
formémont à la demande faite par M. le directeur du Musée, 
Emile Guimet, de Lyon, l'Assemblée décide que la Société échan- 
gera ses publications contre celles de cet établissement qui publie 
des Annales. 

Concours régional agricole de Montbrison. — L* Assemblée, 



31 

approuvant el adoptant les motib exposés dans le procès-verbal 
de la séance de la Sociélé d'agriculture de Monlbrisoo du 6 
décembre 1880, qui lui a été communiqué, décide, à l'unanimité 
des voix, qu'elle appuiera auprès de M. le Ministre de Tagricul- 
ture le vœu émis par cette Société, pour qu'une exposition de 
l'espèce cbevaline soil ajoutée au programme du concours régio- 
nal qui se tiendra à Montbrison du 18 au 27 juin 1881. 

Vœu relatif à un mot/en de vulgarisation des connais^ 
sances botaniques à Saint-Etienne, — M. le Secrétaire géné- 
ral, au nom de M. Michel (Sauveur), donne lecture de la note 
suivante. (Voir la note plus loin.) L'Assemblée adopte le vœu en 
question, à Tunanimité. 

H. le Secrétaire général est chargé de transmettre une copie 
de la Note à TAdministration municipale» avec mention de l'ap- 
probation de la Société. 

Commission d'encouragement pour Vindustrie, les scien^ 
ces et les lettres. — A propos de la demande de concours pour 
les récompenses industrielles mentionnée à la correspondance et 
renvoyée à la Commission spéciale d'encouragement, plusieurs 
membres expriment le désir que M. le Secrétaire général fasse 
connaître au public, par une insertion dans les journaux, le bui 
de cette institution et la composition de la Commission, afin que 
les auteurs d'inventions et de perfectionnements industriels 
sachent à qui s'adresser pour faiie connaître leurs découvertes et 
obtenir les encouragements qu'ils croient avoir mérités. 

La proposition est approuvée. 

Récompenses agricoles des Comices» — M, Liabeuf, au 
nom de ses collègues de la Commission nommée dans la précé- 
dente séance pour étudier cette question, lit le rapport suivant: 
(Voir le rapport plus loin.) Le rapport et ses conclusions sont 
adoptés à l'unanimité. 

En conséquence, il est décidé que pour les futurs Comices une 
somme de 5 à 600 francs sera affectée au concours des exploi- 
tations agricoles. Cette somme sera distribuée soit en espèces, 
soit en médailles d'or, de vermeil ou d'argent, suivant que le 
jury le jugera opportun. 

Dans tous les autres concours, les récompenses en argent ne 
seront plus accompagnées de médailles d'or, de vermeil ou d'ar- 
gent. Ces médailles seront décernées exclusivement à titre de 
prix. 



9K 

Chacun des lauréats primés en argent recevra une médaille 
commëmoratiye du Comice — en bronze. 

Médaille cTor remise au 2> Mattnce. - Avant de procéder 

au vote sur l'admission des candidats proposés dans la séance 
précédente, II. le Président se lève et prévient l'Asëemblée 

qu*il va remettre au docteur Maurice la grande médaille d'or 
qui lui a été votée par la Société dans la séance du 4 novembre 
1880, pour ses services comme secrétaire général. 

M. àlaurice, en recevant la médaille des mains de H* le Prési- 
deoi, exprime de nouveau à TAssemblée toute sa reconnais- 
sance pour le témoignage d'estime que la Société lui a donné. 
Il fera, dit-il, tous ses efforts pour en rester digne, tant qu*il 
aura Tbonneur de remplir les fonctions do secrétaire général. 

Proposition de candidatures. — MM. Blacet (Noël) et Bory- 
Doplay pr(q)osent9 comme candidat membre titulaire, M. Antoine 
Marckert, fondeur, rue de Lyon, 49. 

Admission de membres nowoeaux. — Sur Tinvitation de 
M. le Président, l'Assemblée procède, au scrutin secret, au vote 
sur l'admission de nouveaox membres; sont admis comme 
membres titulaires, à l'unanimité des votants : 

M. Verney-Carron alué, fabricant d'armes à Saint^Etienne; 

M. Victor de Boissieu, propriétaire à Saint Ghamond ; 

M. Defour (Maurice), régisseur des propriétés de H. de Saint- 
Trivier, à Bourg-Argeotal. 

La séance est levée. 

Le Seeréiavn général, 

B.-F. MAURICE. 



Proeès-verbil de la séance dp 3 février 1881. 

SOMMAIRE. — Correipondanee t Lettres et circulaires diverses. 

— TraTanx des sections* — SecUon tTagrieulture et d'horti' 
culture : Proposition dinstituer une exnosition annuelle d'horti- 
culture à Saint-Etienne, par M. Otin; — Projet d'observatoire mé- 
téorologique au Mont-Piiat. — Sections réunies des fcienees, lettres et 
industrie : Compte-rendu des publications scientiflques. — Actes 
de rAssemblèe t Pro^amme pour Tencouragement de llndus- 
trle; — Question des recompenses à décerner dans les Comices; 

— Proposition d'instituer une exposition et un concours annuels à 
Saint-Etienne; Commission nommée; ~ Projet d'observatoire au 
Mont-Pilat: — Proposition de candidatures; — Admission de 
M. Markert, de Saint-Etienne. 

Président, M. Euverte ; secrétaire, M. Maurice. 

Les membres présents, au nombre de 33, sont MM. Ailoués, 
Baraiile, Berne, Bcsson (Jean), Blacet (Hippolyte), Blacet (Noét), 
Bory-Duplay, Chapelle, Gharlois, Groizier, Dejean, Descos, Dupuy, 
Buverle, Gattel, Gauthier (Jacques), Guétal, Guichard, Jolivet, 
Labully, Laur, Lefévrc, Liabeuf, Uaogeon, Magdinier, Malescourt, 
Massardier (Btienne)^ D' Maurice, Michel, Olin^ Rivolier, Teyssier, 
Tézenas (Ferdinand). 

M. Garvès se fait excuser par lettre. 

CSorreepondance* 

i^ Lettre de M. Jules Syméon^ exprimant le regret de ne 
pouvoir condescendre au désir que lui a fait exprimer la Société 
de lui voir continuer ses observations météorologiques annuelles. 

2» Circulaire de TAssociation française pour l'avancement des 
sciences, informant les Sociétés correspondantes et les membres, 
qu'elle tiendra sa dixième session annuelle à Alger, du 14 au 21 
avril 1881. 

3* Lettre de la Société d'anthropologie, informant la Société 
qu'elle ouvre une souscription pour élever un monument à la 
mémoire de Broca, son fondateur et président. 

Broca, le créateur pour ainsi dire de l'anthropologie, était 
membre correspondant de la Société. 

Le Bureau propose de souscrire, au nom de la Société, pour 
20 francs, conformément aux précédents de la Société dans des 
cas analogues. (Voir la séance du 3 mars.) 



37 

4* Cifcoiaire d'un Comité d'ioitiattye pour rorganisation do 
earairanes commerciales régulières entre la Tunisie et le centre 
de l'Afrique, sollicitant l'appui de la Société. 

5* Publicalions adressées par diTorses Sociétés correspon- 
dantes. 

SscnoH d'agbicdltubb et d'boetigultdrb. — Séance du 29 jan- 
fîer 188t. — Présidence de M. Olin, vice-président; secrétaire, 
N. Labuily. 

Proposition relative à FinstiitHion d'une exposition et 
(Tun concoitrs annuels (ThorticuUure à Saint-Etienne. — 
M. Otin, auteor de cette proposition, envisage la question sur- 
tout au prânt de vue de la dépense ; il fait remarquer qu'elle 
sera moindre que lorsqu'il s'agit d'an concours agricole; et 
qu'en outre, la perception de droits d'entrée atténuera considé- 
rablement les frais d'organisation. 

Il compte que ce concours rapportera, en moyenne, 1,200 fr., 
et qu'une allocation de 1 ,500 fr., faite par la Société, serait suffi- 
sante. 

En 1878, le concours a rapporté 1,680 fr., chiffre qui eût 
été bien plus considérable sans les autres concours (musical et 
agricole proprement dit). — 2,178 fr. de prix ont été donnés 
en médailles, somme de laquelle il faut déduire les récompenses 
attribuées aux exposants d'instruments d'agriculture. 

Pour une exposition annuelle d'horticulture, il y aurait assez 
de 1,300 fr. de primes ; le reste de la subvention (200 fr.) ser- 
virait à couvrir les frais d'installation. 

M. Otin insiste sur la place importante qu'occupe, dans notre 
Société, la section d'horticulture, laquelle compte près de 150 
membres. De plus, l'art horticole intéresse non-seulement la 
culture forestière, la sériciculture, la matière médicale, etc., 
mais aussi et surtout riodustrie rubanière qui demande aux 
fleurs ces modèles variés qui lui permettent de créer quelques- 
ans de ses merveilleux produits. Les élèves de l'Ecole de dessin 
trouveront beaucoup à apprendre dans ces expositions. 

Une discussion, à laquelle prennent part divers membres, s'en- 
gige sur la proposition de H. Otin. 

M. le Secrétaire général craint que les lirais qu'occasionnera 



28 

cette créatioQ soient âésastreox pour les finances de la Socii^té . 
Faisant le décompte des ressources représentant son actif, il 
doute que l'on puisse disposer annuellement d'une somme assez 
importante. 

îf. Otin croit ces craintes exagérées ; selon lui, ces concours 
amèneront beaucoup de nouvelles adhésions et aideront sûre* 
ment au développement de la Société. 

M. Vial demande qu'avant de s'engager sur le fond de la 
question» une Commission soit nommée pour l'examiner. 

M. Malcscourt réclame seulement la prise en considération et 
le vote immédiat. 

La proposition mise aux voix est adoptée à l'unanimité. 

Etablissement cTun observatoire météorologique au MotU" 
Pilât. — Ayant fait ressortir les avantages que notre région 
retira'ait de cet établissement, M. Otin donne des détails très- 
précis sur les prix de revient de la construction de l'observa- 
toire, de rachat des instruments et de l'établissement d'une 
h'gne télégraphique; il se base, dans ses appréciations, sur les 
frais occasionnés par rinstaliation de l'observatoire du Semnoz 
(Haute-Savoie). 

M. le Secrétaire généial doute de la réussite de ce projet, à 
cause du vote défavorable émis l'an dernier par le Conseil géné- 
ral de la Loire. 

Suivant M. Otin, cet échec est dû à la double proposition faite 
pour l'établissement d'observatoires au mont Méxenc et au Mont- 
Pilat; il est persuadé qu'une nouvelle demande plus précise 
aurait quelque chance d'aboutir. 

M. Otin apprend aux membres de la Société que la chose inté- 
resse, qu'il n'a pu être donné suite à l'offre faite par M. Buverte, 
d*un terrain d'expérimentation, vu la mauvaise volonté d'un 
fermier détenteur du terrain concédé. 

M. Vial propose que l'on fasse des démarches près de la mu- 
nicipalité de Saint-Etienne, pour obtenir le clos de la propriété 
Yalladier. 

M. Otin met gratuitement à la disposition des sociétaires qui 
voudraient en faire l'essai, différentes variétés d'avoine parmi 
lesquelles : 

1® L'avoine prolifique, 

2'' » de Californie, 

3® » sénégalienne. 



11 dispose aussi â*one vinglaiDe de variétés de pommes de 
terre améhcaioes et anglaises, recommandant que ces cultures 
aient lieu en pleine terre. 

La séance est levée à midi. 

Sectioks réunies des sciences, lettaes et industrie. — 
Séance du 26 janvier 1881. — Présidence de M. Rousse ; secré- 
taire, H. Maurice. 

Compie^rendu des pubUcaUona scientifiques. -* M. Rousse 
explique le mécanisme de ce que M. Gaston Planté, l'ioventeur, 
appelle une pile secondaire. Le principal avantage de ce genre 
de piles est de pouvoir accumuler et emmagasiner lentement, à 
mesure de production, l'électricité dynamique pour Tutilser tout 
4 la fois, à un moment donné, suivant le besoin. 

Ae«c« 4e rAMemblée. 

M. le Secrétaire lit le procés-verbal de la séance précédente 
qui est adopté, puis analyse la correspondance. 

Les secrétaires de sections donnent lecture des procés-verbaux 
des séances tenues dans le mois de janvier. 

Programme d^ encouragement pour Vindustrie^ les scient' 
ces et lettres, — M. le Secrétaire général donue lecture du 
projet de programme adopté par la Commission spéciale. C'est 
un programme général faisant connaître Tinstitution du fond 
d'encouragement et celle de la Commission spéciale dont la 
composition sera donnée. Les questions particulières mises au 
concours ne figureront au programme que lorsque la Société 
sera en mesure de mettre en regard de la question une récom- 
pense spéciale, digne de son importance. — L'Assemblée ap- 
prou?e le programme. 

Question des récompenses à décerner dans les comices, — 
M. Liabeuf lit le rapport suivant, approuvé par la Commission 
nommée sur sa demande dans la séance précédente. (Voir le 
rapport plus loin.) Les conclusions de ce rapport sont adoptées 
par l'Assemblée. 

Proposition d^insHtuer une exposition et un concours 
d^horticiUture annuels à S aint'E tienne, — H. Olin développe 
4 nouveau les raisons qu'il a déjà fait valoir, à la section d'agri- 
culture, à l'appui de sa proposition. L'horticulture a pris à Saint- 



30 

Btienne aBsez d'importance pour qu'on ne puisse mettre en 
doute le succès d'un concours et d'une exposition exclusivement 
horticoles. Un grand nombre de membres de la Société qu'il a 
consultés à cet égard ont donné leur approbation à la propo- 
sition et seraient réellement peines s'ils la voyaient rejetée. 
Il espère que la prise en considération de la proposition, par la 
section d'agriculture et d'horticulture, décidera rAssemblée à 
l'adopter. 

M. le Secrétaire général fait observer que la proposition de 
M. Otin soulève une question financière très-grave. Une expo- 
sition et des concours horticoles annuels entraîneront une 
dépense annuelle qu'on ne peut guère évaluer au-dessous de 
3,000 francs. 

La Société est-^elle actuellement en mesure de pourvoir à cette 
dépense qui viendra s'ajouter à la somme de toutes les dépenses 
actuelles, en quelque Mrte obligées, savoir : allocation des Co- 
mices cantonaux, publication des Annales, frais généraux divers? 
L'opinant ne le croit pas. 

Si la section d'agriculture et d'horticulture a pris la propo- 
sition en considération, ce vote n'a d'autre portée que celle 
d'une demande d'examen plus sérieux de la proposition. 11 pro- 
pose, en conséquence, d l'Assemblée» de nommer une Commis- 
sion spéciale pour faire cet examen. 

La proposition de H. le Secrétaire est adoptée. I^a Commission 
nommée pour cet objet est composée de : BfH. Maurice, Otin, 
Pavarcq, Malescourt, Chapelle, Uabeuf, Guétat, Kvrard, Labully, 
Michel. 

Projet (Tobservatotre au Mont-Piîat, — M. Otin demande 
à dire quelques mots sur ce projet que la Société a déjà patronné 
de son approbation. 

La question financière soulevée par le projet est évidemment 
la seule cause qui fasse obstacle à sa prompte réalisation 
M. Otin, voulant se rendre compte approximativement du chiffre 
de dépense qu'entraînerait l'exécution, est arrivé à trouver un 
chiffre beaucoup moins effrayant qu'on ne pourrait le supposer. 
D'abord, les instruments nécessaires pour les observations se- 
raient probablement, comme cela a eu lieu pour l'observatoire de 
Semnoi, dans les Alpes, fournis et installés par le Bureau météo- 
rologique central de Paris. Cet article figurera donc pour mé- 
moire. Restent la construction du télégraphe pour mettre en 



31 

eommuDicatiOD robBenratoire ayec les lignes télégraphiques 
tctueUement eiistantes, et la constructioD de Tobseryatoire lui- 
même. La construction du télégraphe, d'après un devis détaillé 
dressé par M. Olio, se monterait, au plus, à 3,500 francs. 
Quant à la construction de l'observatoire, si Ton veut bien con- 
âdérer qu'il s'agit simplement d'abriter les instruments et de 
fournir un logement à un modeste gardien, il pense qu'en dou- 
blant le chiffre précédent, on approchera assez de la vérité, ce 
qui ferait 7,000 francs eu tout, somme assez modique pour ne 
pas effrayer nos conseillers généraux du département. 

On membre fait observer à M. Otin que le peu d'appui qu'a 
reça le projet du Mont-Pilat au Conseil général de la Loire, alors 
qu'il s'agissait d'un simple vœu à émettre en sa faveur, donne 
peu d'espoir de voir le projet mienx accueilli, alors qu'il s'agira 
d^une dépense à faire. 

Propositton de candidatures. —Sont proposés comme can- 
didats membres titulaires : H. Huet(Gharles-Hippolyte), comp- 
table à la Trésorerie générale, présenté par MM. Besson (Jean) 
et Blacet (Hippolyle) ; MM. Dervieux (Antoine), propriétaire au 
Haupas, commune de Ghavanay, Guilleron (Jean-Claude), pro- 
priétaire, et Randon (Louis), également propriétahre de la même 
commune, présentés par MM. Jacod et Flachier. 

Admission de membre. — Sur l'invitation de M. le Prési- 
dent, l'Assemblée procède au vote sur l'admission du candidat 
proposé à la précédente séance. 

M. Antoine Markert, fondeur^ rue de Lyon, 49, est admis à 
l'unanimité. 

La séance est levée. 

Le Secrétaire général, 

B.-F. MAURICE. 



Proeès-verbii de li séuee k 3 ni» 1881. 

SOMMAIRE. — CoirespoMdamce t Lettres et circulaires direrses 
analysées. — Travaux des •ectlons* — Section cTagriadture et 
dChorticuUwe : Question du champ d'expériences agricoles à 
créer ; ^ Question de la conservation des petits oiseaux ; — Expo- 
sition horticole de Saint-Etienne ; — Sections réunies des sciences, 
lettres et industrie : Compte-rendu des publications scientifiques ; 

Îuestion des moteurs applicables à rindustrie rubanière. — Aclcfi 
e l^Assemblée t Concours et exposition horticoles à Saint- 
Etienne; rapport présenté au nom d'une Commission, par M. 
Maurice; programme des concours adopté; Commission d'orga- 
nisation nommée ;•— Matériel des Comices; TOte d'une allocation; 
— Réunion annuelle des Sociétés sayantes à la Sorbonne ; délé- 

Siés nommés ; — Mémoire sur l'état des études sinaltiques, par 
. Textor de Ravîsi ; — Décisions interprétatives du règlement ; — 
Souscription pour le monument Broca; — Société d*agriculture de 
Tam-et- Garonne, admise comme correspondante ; — Perfectionne- 
ments de la balance-romaine ; Commission nommée ; — Proposi- 
tions de candidatures nouvelles; — Admission de MM. Huet, 
Dervieux, Cuilleron et Randon. 

Présidence de M. Maximilien Evrard ; secrétaire, H. Maurice. 

Les meaibres présents, au nombre de 35, sont : MU. Alloués, 
Barailler, Besson (Jean), Blacet (Hippolyle), Blacet (Noél), Bory- 
Duplay, Brun (J.), Buffeme, Chapelle, Gogoard, Groizier, Degou- 
lange, Oejean, Descot, Evrard (Max.), Guerin-GraDJon, Guélat, 
Guichard, Lefévre, Liabeuf, Massardier (Etienne), Dr Maurice, 
Otin, Pallandre, Pauze, Rispal (Félix), Rivolier, Robert (B.), 
Rousse, Terme, Teyssier, Thézenas (Ferdinand), Textor de Ravîsi, 
Vial (J.-M.), Vincenl-Dumarest. 

M. Euverte se fait excuser par lettre. 

Elle comprend les pièces suivantes l 

lo Circulaire du ministre de l'instruction publique, relative à 
la création d'une revue qui contiendra la bibliographie et l'ana- 
lyse de toutes les publications scienliHques faites en France, 
tant en province qu^à Paris, sous le titre de : Revue scientifique 
du Comité des travaux historiques et des Sociétés savantes. 
Cette Revue sera adressée chaque mois aux Sociétés savantes. 
Ces Sociétés sont invitées à envoyer au ministère 5 exemplaires 
de chacune do leurs publications, afin d'en faciliter l'examen. 



33 

2* Aulre circulaire du môme irinistre, invitant les Sociétés 
Ayantes à désigner des délégués à la réunion annuelle de la 
Sorbonoe, qui aura lieu, cette année, du 20 au 23 avril. 

3-> Circulaire du seul secrétaire d*Etatau ministère des beaux- 
arts, ioformaal les Sociétés qui s'occupent des beaux-arts qu'une 
réunion spéciale des délégués des Sociét(?s des beaux-arts aura 
lien à la Sorbonne, en même temps que la réunion des Sociétés 
savantes. 

4« Lettre de M. le Préfet de la Loire» demandant, au nom du 
ministre de ragriculture, si la Société se propose d'organiser 
mne exposition comme annexe au concours régional de Mont- 
brison. 

Une réponse négative a été faite par le Secrétaire général, 
motivée par l'emploi déjà décidé des allocations ministérielles 
pour la tenue du Comice cantonal annuel à Bourg-Àrgenlal. 

5* Lettre de M. Yerney Garron, membre titulaire, accusant 
rrception de l'avis de son admiâsion, avec remcrcimenls. 

6* Circulaire relative à une exposition générale des produits 
français, devant se tenir à Tours, au mois de mai 1881. 

7* Circulaire de la Société des agriculteurs de France, deman- 
dant l'avis des Sociétés sur des réformes proposées pour le mar- 
ché aux bestiaux de la Viilette. 

%^ Circulaire de M. Richard, du Gunlal, intitulée : « L'agri- 
callure et les haras, dans leur rapport avec la puissance mili- 
taire de la France et sa richesse agricole. • 

9" Lettre de M. Milloué, directeur du musée E. Guimel, de 
Lyon, accusant réception d'une collection deâ Annales de la 
Société et annonçant l'envoi des publications du Musée. 

10* Lettre du secrétaire général de la Société d'agriculture 
du département de Tarn-et-Garonne, à Montauban, demandant 
pour cette Société récemment fondée l'échange de publications. 
(Voir aux actes de l'Assemblée.) 

11* Lettre de M. Bost-Durand, de Saint-Etienne, admis comme 
membre titulaire en 1878, et rayé pour refus de payement de 
cotisation. M. Bost-Durand demande à payer sa cotisation arrié- 
rée depuis cette époque. (Voir aux actes de TAsscmblée.) 

12* Circulaire de TAssociation française pour Tavanccment 
des sciences, relative au Congrès de 1881, devant s'ouvrir à 
Alger le 14 avril 1881. 3 



Si 

13** Lcltre-ciiculairo de M. le baron Textor de Ravisi, adrcs 
séc à MM. 163 mombrcâ de la 1^ sesiion du Congrès provincial 
des OrJenlaliites français, cl annonçant rapparilion du \*' bul- 
letin du 2«>e volume des travaux du Congrès de Saint-Etienne, 
ayant pour litre : « Rgyplol'gie », volume dont la circulaire 
analyse sommairement le contenu. 

14"* Lettre de M. Laur (Francis], membre titulaire, exprimant 
le désir de faire paraître, dans les Annales de la Société, un 
travail géologique sur la plaine du Forez, travail dont il estime 
l'importance à 5 ou 600 pages. (Voir aux actes de l'As- 
semblée.) 

15^ Lettre-circulaire adressée par une Gommi.<8ion delà Société 
d'anlbropologie^ invitant la Société à souî^crire pour élever un 
monument à la mémoire do Broca, fondateur de la Société d'an- 
tbropologle. (Voir aux actes de l'Assemblée.) 

16» Publications adressées par les Sociétés correspondantes. 

Travaux des Sections* 

Section n'AGRicuLTunE et u'hohticulture. — Séance du 26 
février 1881. — Présidence de M. Otin ; secrétaire, M. Maurice. 

Question du champ d'expériences agricoles à créer. — 
Plusieurs membres ont visité l'enclos Valadier, actuellement 
appartenant à la ville, et il leur a paru que cet emplacement 
serait excessivement avantageux sous tous les rapports pour y 
établir le cbamp d'expériences agricoles projeté par la Société. 
Sur la proposition de M. le Président, la section décide qu'une 
Commission spéciale de délégués de la Société ira voir M. 1j 
Maire de la ville de Saint-Etienne, pour lui demander de vouloir 
bien accorder à la Société d'agricuKure Pautorisalion de créer 
un cbamp dVxpérienccs agricoles dans une partie de l'ancien 
enclos Valadier, actuellement propriété de la \ille. 

La Commission est composée de MM. Olacet (Noël), Jean- 
Marie Vial, Lucien Guétat, Etienne Vacher, Teyssier et Etienne 
Massardier. 

Question de la conservation des petits oiseaux. — M. 
Massardier Etienne demande que la Société fasse de nouvelles 
démarches pour obtenir l'interdiction de la vente des petits 
oiseaux vivants sur les marchés de Saint-Etienne, commerce qui 
est la cause de la destruction de beaucoup de nids de petits 



35 

aseaox. La section décide que lu Gommisaion précédemment 
nommée profitera de sa vtsile à M. le Maire pour renlretenir de 
h question. 

Exposition horticole de Saint- Etienne. — M. le Président 
informe la section que lu Commission chargée par la Société 
d'étudier la question d*uno exposition horticole annuelle à Saint- 
Etienne a été unanimement d'avis que, sans s'engager d'avance 
pour l'avenir, on pouvait faire l'essai d'une exposiliou horticole 
pour celte année* 

Gomme il est probable que l'Assemblée générale adoptera 
ra?is de la Gommission, M. Olin, pour gagner du temps, a pré- 
paré UQ programme qu'il soumet dès aujourd'hui à l'approbation 
de la section. 

Le projet de programme, lu par M. Otin, est approuvé ; il 
sera présenté à la prochaine Assemblée générale. 

La séance est levée. 

SeCTIOKS réunies des sciences, lettres et INDU3TRIB« — 

Séance du 23 février 1881. — Présidence de M. fUmaud. 

Compte-rendu des publications scientifiques, — M. Rousse 
parle du moteur à gaz Ravel, aussi avantageux, quoique diffé- 
rent, du moteur Otto. A ce propos, une conversation s'engage 
sur la question des meilleurs moteurs appliqués aux petits ateliers 
de ri&dustrie rubaniére. 

A l'égard des ateliers de l'industrie rubaniére de Saint-Etienne, 
leur transformation par application des moteurs mécaniques est 
regardée partout aujourd'hui non-seulement comme possible et 
avantageuse, mais encore comme indispensable sous peine de 
déchéance de l'industrie stéphanoise. Plusieurs solutions sont 
possibles ; reste à déterminer quelle serait la plus avantageuse. 
Yaudrait-il mieux supprimer les petits atehers pour les rem- 
placer par de grands ateliers auxquels on appliquerait de puis- 
sants moteurs, soit hydrauliques, soit à vapeur? Ou, au con- 
traire, ne vaudrait«il pas mieux chercher à conserver le sys- 
tème établi des petits ateliers en donnant à chacun d'eux un 
moteur spécial ? 

Les moteurs à gaz répondent à cette solution. Les moteurs 
à eau sous pression, tels que les moteurs Smith, seraient encore 
possibles à Saint-Etienne, où l'on dispose de l'eau des fontaines 
à une forte pression, pouvant se distribuer partout comme le gaz. 



36 

Ces deux genres de moteurs : les moteurs à gaz et les moteurs à 
eau sous pression, ont l'avantage d*élre dans des conditions 
d'application immédiatement possible dans tout le périmètre de 
la ville de Saint-Etienne. Il est un troisième genre de moteur 
qui, très-probablement, serait plus avantageux que les précé- 
dents sous beaucoup de rapports, mais suitonisous le rapport 
de réconomie : ce sont les moteurs à air comprimé. Seulement, 
Tair comprimé nécessiterait de grands frais d'installation pour 
le réservoir central et la canalisation. Quel serait le chiffre de 
ces frais? Ce serait une étude longue et difficile à faire. Un grand 
avantage qu'on entrevoit dans l'application du systèm*) des 
moteurs à air comprimé, est celui de pouvoir utiliser toutes les 
chutes des eaux de fontaines de la ville, tout le long de la vallt^ 
du Furens, sans compter les chutes du Furens lui-môme. 

Acl«s de P Assemblée* 

H. le Secrétaire général lit le procès-verbal de la séance pré* 
cédente qui est adopté, puis analyse la correspondance, et enfin 
donne lecture des procès-verbaux des séances de sections tenues 
dans le mois de février. 

Concours et exposition horticoles de Saint-E tienne. — 
H. Maurice, secrétaire général, au nom de la Commission nom. 
mée dans la dernière séance pour examiner la demande de 
M. Otin, tendant à instituer des concours et une exposition hor- 
ticoles annuels à Saint-Etienne, donne lecture du Rapport sui- 
vant. (Voir le Rapport plus loin) Après une courte discussion, 
l'Assemblée adopte les conclusions du Rapport. En conséquence, 
il est décidé qu'au niois de septembre 1881, des concours cl une 
exposition horticoles auront lieu à Saint-Etienne. Les produits 
horticoles de tout le département de la Loire y seront admis 
Pour ce qui est des outils el instruments horticole^ les fournis* 
seurs des départements limitrophes y seront admis comme ceux 
du département de la Loire. 

Après ce vote, M. Otin donne communication d*un projet de 
programme dt^à soumis à la section d'agriculture el d'horti- 
culture et approuvé par elle. (Voir le programme plus loin.) 
L'Assemblée approuve le projet de programme, qui fixe la date 
de Texposition du 22 au 25 septembre 1881. 

Après ce vote, M. Otm demande que, pour gagner du temps, 



37 

Vissemblce nomme dès aujourd'hui la Commission d'organi- 

alioQ. 

Celle Commission s'occuperait toul d'abord de la souecriptioa 
àouTrir dans le but d'augmenter le chiffre des récompenses à 
âblhbaer, en môme temps qu'elle ferait des démarches auprès 
de la municipaUié, pour obtenir une allocation do la ville. Cette 
proposition est adoptée. 

La Commission est composée de MM. Euvertc^ Maurice, Otio 
ffls, Teyssser, Besson (Jean), Alloués, Ballas, Barailler, Blacct 
(Hippo^yle), Blacct (Noël), Bory-Duplay, Bufferne, Croizier, 
Di^oulange, Descos, de l'Epart, Fonlvielle (Félix), Gatiel, Guerin- 
Granjon, Guôtat (Lucien), Jacquier (Marins), Malrat, Massardier 
(Etienne), Fallandre, Rispal (Félix), Robert, Thézcnas (Ferdi- 
nand), Vacher (Etienne) 

Matériel des comices ; augmentation. — M. Croizier, con- 
ferTaieur du matériel de la Société, demande à être autorisé à 
augmcnler du double le nombre des tables avec rayonnages, des- 
tinées k Télaluge des produits cl instruments agricoles et horti- 
coles ; le nombre qu*cn possède déjà la Société est manireste- 
meot insums.-mt. Le devis de celte dépense qu'il communique 
s'élève à 125 francs. 

La demande d'autorisation est accordée. 

Réunion annuelle de la Sorbonne, — Sur la proposition 
da Bureau, rA.*^sembIée désigne, comme délégués chargés de 
représenter la Société au Congrès des délégués des Sociétés 
savantes devant se tenir à Paris, à la Sorbonne, du 20 au 23 
avril 1881, Sil. Tcxtor de Ruvisi, U. Mickalowski et M. Auguste 
Calïet. 

U. de Ravisi demande à donner lecture d'un mémoire qu'il 
a rifitention de présenter au Congrès pour lequel il vient d'être 
Dooimé délégué. Ce travail, qui a pour titre : Mémoire sur 
rétat des études sinaîtiques^ est lu et approuvé par TAs- 
seoiblée. 

Société d'agriculture de Tarn-et-Oaronne, admise comme 
correspondante. — Sur la proposition du Bureau, la Société 
d'agriculture de Tarn -i*c- Garonne , nouvellement fondée à 
MonUuban, ^t admise comme Société correspondante à l'échange 
de publications. 

Décision interprétative du Règlement. — La lettre 



3S 

mentionnée à la correspondance sous le nom de M. Bost-Durand, 
soulève une question intcrprélalive du Rùglement, que M. le 
Secrétaire sou net à rAsscmblt^e. Un membre qui a été rayé de 
la liste des membres de la Société pour cause de non puyemeDt 
en temps voulu de la cotisation, peut-il se faire relever de cette 
radiation en offrant apr^s coup de payer les cotisations arriérées. 
M. le Secrétaire ne le croit pas. Un membre rayé de la liste, 
sauf le cas d'erreur matérielle, n'est plus membre et pour le 
devenir, il doit remplir les formalités exigées par les Statuts, 
c'est-à-dire se faire présenter par deux membres, qui moti- 
veront sa présentation. C'est dans ce sens qu'il a répon Ju à 
la demande de M. Bost-Durand. MM. Bufferne et Otin foot 
observer que dans le cas de M. Bost-Durand, s'il n'y a pas eu 
erreur matérielle, il y a eu tuul au moins de sa part une erreur 
qui le rend excusable. Il a confondu la Société avec une autre. 
Plusieurs membres pensent, comme M. le Secrétaire, que ce serait 
violer le Règlement que de revenir aujourd'hui sur une radiation 
datant de plus de deux ans. L'Assemblée se range à cet avis. 

Si la lettre de M. Laur, également mentionnée à la corres- 
pondance, ne soulève pas une question de règlement, elle soulève 
tout au moins une question d'usage. Jusqu'à ce jour les Ira- 
vaux auxquels l'Assemblée générale accorde l'insertion dans 
les Annales, sont toujours préalablement soumis à la section 
compétente qui donne un premier avis, puis à l'Assemblée 
générale qui prononce en dernier ressort. Ces formalités préa- 
lables à l'insertion, donnent certainement une garantie contre 
les erreurs possibles. Plusieurs membres, exprimant l'opinion 
qu'il ne faut pas créer de précédents contre l'usage, M. Laur sera 
prié de faire suivre à son travail ta filière ordinaire. 

Souscription pour le monument Broca, — Sur la proposi- 
tion du Bureau, l'Assemblée décide que la Société se fera 
inscrire pour une somme de 20 francs pour la souscription en 
question. Broca était un savant éminent que la Société avait 
l'honneur de compter au nombre de ses membres correspondants. 

Perfectionnement de la balance-romaine. — M. Rivolior, 
inscrit pour la lecture d'un rapport sur cette question, au nom 
de la Commission d'encouragement, demande l'ajournement de 
cotte lecture, en raison de plusieurs demandes analogues parve- 
nues à la Commission. Pour ce motif aussi, il demande la 
nomination d'une Commission spéciale pour examiner toutes ces 



89 

demaDdes. 1<a propoBiiion esl adoptée et la Commission est 
composée de MM. Rivolier, Blaximilien Evrard, Bory-Duplay, 
tjMiase el Blacet (Noei). 

Froposition de candidatures. — Sont proposés commo 
ondidats membres titulaires : 

1. Tictor Rey, propriétairo, cours Fauriel, présenté par MM. 
Victor GiUicr, Guétat et Maurice ; 

I. Louis Dérois, fabricant de galons» rue de la Croix, 3, présenté 
par MM E. Vacher, Teyssier et Guétat ; 

M. Toornier, fabricant de jalousies, rue de la Paix, 22, présenté 
par MM. Croizier et Bruno Jouve ; 

1. Bo6t-Duraod, banquier, place de THôtel-de-Ville, 6, présenté 

par MM. BufTcrne et Otin ; 
1. Camier, notaire, à Chavanay, présenté par HM. Flachier et 

Maurice ; 

M. Gbapoton fils, horticulteur, rue de Roanne, 4, présenté par 
MM. Otin et Teyssier ; 

M. Robert (Théopliile), négociant, place de rHélei de*Yilte, 
13, présenté par MM. Jinot atné et J.-M. Yial. 

Admission de membres. — L'Assemblée procède ensuite au 
vote, au scrutin secret, sur l'admission des candidats présentés 
dans la séance précédante. Sont ainsi admis à l'unanimité des 
votes i M M» 
Hoel (Charles-Hippolyte), comptable à la Trésorerie générale, 

rue Marengo, 35. 
Dervieux (Antoine), propriétaire, à Maupas, commune de 

Gbavanay ; 
CoUléroD (Jean-Claude), propriétaire et maire, à Chavanay. 
Raodon (Louis), propriétaire, à Chavanay. 

La séance est levée. 

Le Secrétaire général, 

B.-F. HAURUB. 



40 

RÉCOMPENSES POUR L'ENCOURAGEMENT 

L'LNDUSTRIE , DES SCIENCES, DES LETTRES ET DES ARTS 



Prof^ramme général et Comité «péclal. 

Programme général. — La Société d*agricuUure, ioduslrie, 
BcienceSy arts et belles-lettres du département de la Loire» 
désirant atteindre le plus efficacement possible Tun des buts de 
80D institution, qui est d'encourager par des récompenses tous 
les efforts méritoires faits dans le but de faire progresser 
l'industrie^ les sciences, les arts et les belles-lettres dans le 
département, a arrêté les résolutions suivantes ; 

En 1865, la Société a institué un Tonds spécial à cet objet, 
dans les termes suivants : 

« Un fonds spécial pour Tencouragement de Tindustrie, des 
sciences, arts et belles-Ieitres, agriculture, est créé par la 
Société. 

c Les sommes versées dans ce fonds seront exclusivement 
employées à récompenser, par des primes ou médailles, les 
industriels qui auront réalisé quelques découvertes ou quelques 
progrès, et les auteurs de mémoires, qui auront convenablement 
traité les questions relatives à l'industrie, au commerce, aux 
sciences, aux arts, belles-lettres et agriculture, posées dans les 
programmes publiés chaque année par la Société. • 

Cette institution d'un fonds spécial d'encouragement pour 
l'industrie, les sciences, les arts et les lettres, est complétée 
aujourd'hui par la nomination d'une Commission spéciale, ayant 
pour mandat, non-seulement de faire un premier examen des 
demandes de concours arrivées spontanément, mais encore de 
rechercher les candidats méritants et de les signaler elle-même 
à la Société. Elle aura en outre pour mission, de faire tout ce 
qu'elle croira utile pour, d'une part, accroître le fonds d'encou- 
ragement par des allocations, souscriptions et donations, et, 



Il 

d'autre part, en faire le meilleur emploi, en dreâsaot au besoin 
des programmes de questions ou de perfectionnements à réaliser, 
dans telle ou telle industrie. 

Les questions particulières à traiter ne seront portées au 
programme que lorsque la Ck)mmission aura été mise en mesure, 
soit par une donation parliculiëre, soit par un vote d'allocalion 
spédale, de mettre en regard de la question une récompense 
déterminée. 

Les donations faites à la Société, en yuo de favoriser la solution 
d'une question quelconque, seront mentionnées au programme 
éi, dans aucun cas, elles ne seront détournées de leur affectation 
spéciale, sans le consentcmont des donateurs. 

La Société décernera soit des primes en argent, de 50 à 1,000 
francs, soit des médailles d'or, de vermeil, d'argent ou de bronze, 
saîvant le mérite des travaui ou des concurrents. 

Toute personne qui visera à obtenir une récompense de la 
Société, pourra adresser sa demande à Tun quelconque des 
BKmbres de la Commission d'encouragement dont la liste suit : 

Comité spécial du fonds d'encouragement ; 
composition pour Vannée 1881. 

MM. 
Bory-Duplay, fabricant de coutellerie, rue des Prêtres, 4. 
Carrés, ingénieur, place Sli-Garéme, 4. 
Crosner, propriétaire, rue de la Paix, 52. 
Evrard (Maximilien), ingénieur, à Saint-Etienne. 
Favarcq, comptable, rue du Yernay, 48. 
Goélat (Lucien), négociant, rue de la République, 22. 
Gulchard (Christophe), armurier, rue de la Badouillère^ 12. 
Jouve (Bruno), architecte, rue Saint-Jean-Bapllste, 5. 
Maurice, secrétaire général, rue de la Croix, 9. 
Michel (Sauveur)» négociant, rue de Foy, 10. 
Olin fils, horticulteur, rue de la Uulatière, 95. 
Rivolier (Jean-Baptiste), fabricant d'armes, rue Yilledicu, 9. 
Rimaod, rue de la Loire, 16. 
Rousse, professeur de physique, rue Neuve, 23. 
Tial (Jean -Marie), distillateur, rue des Arts, 8. 
Tineent-Dumarest, négociant, rue des Deux-Amis, 5« 



42 
VŒU 

RELATIF A UN MOTBN OB TULGABISATION 

DES CONNAISSANCES BOTANIQUES A SAINT- ETIENNE 

Par M. Sauveur MICHEL. 



La Société d'agriculture jouit à Saint-Elienne et dans tout le 
département, d'une considération et d'une influence amplement 
justifiées par les services, que, depuis sa fondation, elle rend 
aux sciences ainsi qu*à l'agriculture. J*ai donc toute raison 
d'invoquer ?on honorable patronage, pour faire parvenir à qui 
de droit le modeste vœu suivant : 

Notre Jardin des Plantes et nos squares sont peuplés Je plantes 
indigènes ou exotiques qui en font l'ornement. Ces arbres ou 
arbustes sont très-beaux à voir, mais une grande partie du 
public en ignore les noms. Cette ignorance est à coup sûr 
regrettable. Ne serait-il pas bon d'y remédier, en faisant accom- 
pagner les types principaux de chaque e.«pèco, d'étiquettes 
permanentes, très-lisibles, indiquant les noms sdentilique et 
vulgaire de la plante. 

Je propose à la Société d'en faire la demande à TAdministration 
municipale. 

Le Lycée, les institutions de l'enfance, qui font de ces lieux 
un but de promenade, seraient d'autant plus enchantés de cette 
amélioration, qu'elle leur fournirait un moyen très-sérieux de 
vulgariser, par la vue, les connaissances botaniques sans fatiguer 
les enfants. Il est certain que les enfauls eux-mêmes y trouve- 
raient autant d'agréments que leurs professeurs. 

Ce serait incontestablement un moyen d'instruction aussi 
agréable que peu dispendieux pour tout le monde. Agriculteurs 
et ouvriers apprendraient, avec un égal plai^^ir, le nom de ces 
plantes que, jusqu'à ce jour, ils ne connaissent que de vue. Le 



43 

père de famille surtout serait Irès-heureux de Toccasioa qu'où 
lui fournirait d'initier, lui-même, chaque jour, ses enfaulâ aux 
joies que proLurcut Têtude cl la connaissance des plantes. 

Eu adoptant l'amélioration proposée, TÀdministration munici* 
(lalc de Saint-Etienne ne ferait du reste qu'imiter ce qui Ee 
pratique déjà depuis longtemps, dans la plupart des grandes 
Yiiles de la Fiance et de l'Etranger. 



4i 

rvw^rv w><»r» fw^rx»vww">r>r»nfWTnofw Trirvv nrvTr i nrMTrTrM' i r»rvT i ~^ 1 i n i r ii r i n i -<r i n. i - i _ ii , 

RAPPORT 

80R LES 

RÉCOMPENSES AGRICOLES A DÉCERNER DANS LES COMICES 

Présenté au nom d'une Commission, 
Par M. LIÂBEUF, rapporteur. 



La Commis8iou nommée dans la séance de décembre, pour 
s'occuper de la question des récompenses agricoles qui sont 
distribuées dans nos comices 8*esl réunie, et après avoir entendu 
les explications fournies par ses membres, a été d'avis d'apporter 
diverses modifications au programme des concours. 

Vous savez tous, Messieurs, que chaque prime en argent est 
accompagnée d'une médaille, soit d'argent, soit de bronze. Dans 
les sept derniers concours de l'arrondissement, c'est-à-dire 
depuis 1873, il a été distribué aux lauréats, pour 1rs espèces 
bovine, ovine, porcine, galline et chevaline, 295 médailles, 
représentant une valeur de 2,350 francs, en chiffres ronds, non 
compris les médailles pour prix d'ensemble, prix qui consistent 
uniquement en médailles. 

Votre Commission est d*avis de supprimer la médaille toutes 
les fois que celle-ci accompagne un prix en espèces, et de donner 
à chaque lauréat une médaille commémoralive du concours ; 
cette médaille serait en bronze. 

La Commission a été aussi d'avis que les primes actuelles 
pour le concours des exploitations, étaient insuffisantes et ne 
devaient pas consister uniquement en médailles ; elle vous 
propose de mettre à la disposition du Jury, chargé de la visite 
des fermes, une somme variant entre 500 et 600 francs, pour 
être affectée aux divers lauréats de ce concours ; le Jury distri- 
buerait celte somme, soit en médailles d*or, de vermeil ou 
d'argcnt,'^Boit en eepèces ; mais, dans aucun cas, un prix en 
espèces ne pourrait être accompagné d'une médaille, autre que 
de la médaille de bronze commémoralive. Quant au diplôme 
délivré jusqu^à ce jour aux lauréats des concours d'exploitation 
çt des serviteurs et servantes de ferme, il devrait être maintenu. 



45 

PROPOSITION 

fintitier bi Coneonrs et une Exposition d'iiortieBltBK inoBels 



RAPPORT 

Préseiitô aa nom d'one Commlaslon 

Par M. MAURICE, Secrétaire général. 



La Commission que vous avez nommée dans la précédente 
féance, pour examiner la demande présentée par H. Olin, au 
nom d'un ceitain nombre d'horticulteurs, a eu à examiner 
d'abord ce premier point : Des concours et une exposition annuels 
répondenl-ils à un besoin? Y a-t-il, dans la localité, des éléments 
Fuffiitants de léu^ite ? 

A cet égard,les opinions ont été partagées. Les horticulteurs, 
avec M. Otin, se prononcent sans hésitation pour TarUrmative, 
et iU ont une foi entière dans le succès ; quant aux non 
borliculteurs, ils sont loin encore de partager la même conviction 
et la même confiance ; ils conservent des doutes que Texpérience 
ultérieure pourra seule lever. Cette expérience, tous seraient 
disposés à la faire, si la situation financière de la Société le per- 
mettait. La question financière, soulevée par la proposition, est, 
en elTet, le point capital à résoudre. 

Quelles dépenses entraînera un concours horticole avec expo- 
sition f 

M. Otin, après avoir étudié à fond la question, en se basant sur 
ce qui a été fait à Saint-Etienne, en 1879, estime à 3,000 francs, 
au maximum, le chiffre de cette dépense, dont moitié pour les 
récompenses et moitié pour les frais d'agencement. Il estime 
aussi, en se basant sur les précéd(*nts de 4879, que, soit par des 
souscriptions, soit par les droits d'entrée de Texposition horticole, 
on atténuera celte dépende par une recette de 1,500 francs, de 



46 

sorte qu'il no resterait en définitive, à la charge de la Société, 
qu'une dépense de 1 ,5C0 francs. La Commission pense que ces 
prévisions budgétaires ont suffisamment de probabilités, pour 
que la Société puisse les admettre comme Eérieuses, et baser sur 
elles la résolution à intervenir. 

La situation financière de la Société lui permet-elle, dans l'état 
actuel» une dépense annuelle de 1,500 francs, en sus des 
dépenses obligées qui figurent chaque année sur son compte- 
rendu financier ? 

Il suffit de parcourir la série des comptes-rendus financiers de 
la Société depuis 18 an.^, pour être fixé à cet égard. En 1863, la 
Société était endettée de 1,800 francs environ. L'année suivante, 
en 1864, grùceà une souscription très-fructueuse» motivée par le 
concours de charrues à vapeur de Roanne, elle put payer ses 
dettes et sortir enfin de cette fâcheuse situation qui pesait depuis 
plusieurs années sur elle. Ce fut dés cette époque une résolution 
bien arrêtée, dans l'esprit de ses administrateurs successifs, 4c 
ne plus l'exposer à y retomber. Aussi, depuis cette année 
1864, presque chaque exercice se solde par un petit excédant 
des recettes sur les dépenses. Ces excédants accumulés ont donné 
en 17 ans, un total de 1 1 ,000 francs d'actif net, mais non 
complètement disponible, car il ne faut pas oublier que 1,200 
francs sont encore engagés dans la liquidation de la banque 
Girerd et Nicolas, et que 1 ,200 francs appartiennent au fonds 
d'encouragement pour Tindustrie, ce qui réduit le fonds disponi« 
ble à 7,000 francs. Cette somme de 1 1 ,000 francs, divisée par 
17, donne une moyenne de 650 francs environ pour les excédants 
annuels. Il est clair qu'avec 650 francs de ressourses annuelles, 
on ne peut pas faire face à une dépense nouvelle annuelle de 
1,500 francs. Avant de songer à faire un concours et une expo- 
sition horticoles annuels à Saint-Etienne, il faut donc créer à la 
Société de nouvelles ressources. 

Mais, si notre situation financière actuelle ne nous permet pas 
encore d'entrer dans cette voie, elle nous permet cependant de 
faire quelque chose pour ceux de nos collègues qui s'intéressent 
plus particulièrement aux choses de Thorticulture. En prenant 
sur nos économies dans le passé la somme nécessaire pour 
pourvoir à ces frais nouveaux, nous pouvons, dès aujourd'hui, 
décider qu'une exposition et un concours horticoles auront lieu 
à Saint^Etienne, en 1881, à titre d'expérience; ensuite, ces 



47 

expositions et concours seront renouvelés à des époques plus ou 
moins rapprochées ou éloignées, suivant que les essais faits 
auront été plus ou moins satisfaisants et -encourageants. Ce sera 
par conséquent aux membres qui composeront les futures com- 
mi^ions d'organisation des expositions horticoles, à faire de 
leur mieux pour que la période du renouvellement des expositions 
soit la plus courte possiblo. 

Dans tous les cas la Commission a été unanime à penser que 
les concours devaient être limitées à la région où s'étend 
l'influence et l'action de la Société, c'e.^l-à-dire l'arrondissement 
de Saint-Etienne et pent-étre le département de la Loire, sauf 
toutefois en ce qui concerne los outils et instruments horticoles, 
pour lesquels on admettrait tous Ls fournisseurs de la région, 
comprenant le département de la Loh*c et les départements 
limitrophe.^. 

Kn résumé, la Commission est d'avis que sans s'engager pour 
FaYenir, lu Société adopte la proposition d'une exposition et de 
concours horticoles à Saint-Biieune, pour le mois de septembre 
1881, concours où seraient admis tous les horticulteurs de 
rarrondissement de Saint-Btienne pour les produits horticoles, 
et fous les fabricants et fournisseurs de la région délimitée, 
comme il est dit ci-dessus, pour les outils et instruments horti- 
coles proprements dits. 



48 
PROGRAMME GÉNÉRAL 

DE 

L'EXPOSITION HORTICOLE 

Qui aura lieu 
A SAINT-'ÊTIENNE, AU PAUIS DES ARTS 

Les 22, 23, 24 et 25 Septembre 1881. 



A celte Exposition seront admis les produits horticoles de 
tout le département de la Loire ; pour les outils et instruments 
d'horticulture^ on admettra les exposants de tous les dépar- 
tements limitrophes. 

ORDRE DES JOURS DE L'EXPOSITION 

Jeudi 2Z — Ouverture de l'Exposition au public, à 9 

heures. — Entrée payante» 50 cent. 

Vendredi 23.. — Opérations des Jurys, de 7 heures du matin 

à 4 heures du soir. — Musique de 4 
à 5 heures. — Entrée payante, 1 franc, 
toute la journée. 

Samedi 2i... — Ouverture de l'Exposition, à 9 heures. — 

Entrée payante, 50 cent, 

Dimanche 25. . — Ouverture de TExposilion, à 7 heures. — 

Entrée payante, 25 cent. — Distribution 
des Prix, à 3 heures. — Clôture de 
l'Exposition, à 7 heures du soir. 

PROGRAMME DES CONCOURS 
Récompenses à décetmer : 



6 Grandes Médailles d'or. 
8 Petites Médailles d'or. 
20 Médailles de vermeil. 



28 Médailleâ d'argent. 
28 Médailles de bronze. 



49 

PRKMfÈBE DIVISION 
CNiltares oraeoieMtAlcB» 

l'* Seclion. — GollectioDS de conifères, d'arbres et arbustes à 
feuillage persistant, d'arbres et arbustes à feuillage caduc. 

2« Section. ^ Collections générales de plantes de serre chaude 
00 tempérée et d'orangerie. 

3* Section. — C!olieclions générales de plantes molles ou her- 
bacées et plantes yivaces en pot, telles que : pelargonium, gé- 
ranium, faschia, lantana, yerbena, bégonia, héliotrope, canna, 
dalhia, etc., etc. 

4* Section. — Collections générales de fleurs coupées, telles 
que : roses, phlox, delphinium, glaieul, dalhia, reine-margue- 
rite, sinnia, etc., etc. 

5* Section. — Bouquets pour festins et coiffures, surtouts de 
table et jardinières, couronnes en fleurs naturelles. 

DBuxiÈMB nmsioif 

Arborlcaltare fruitière. 

Collections générales de fruits : poireii, pommes, pèches, 
raisini, prunes, amandes, coings, fraises, framboises, etc., elc. 

TROISIÈME DIVISION 
Cnltares auiimtekères. 

CoQeclioDB générales de plantes de cultures maraîchères. 

QUATRIÈME DIVISION 

Avim ei iBdvstrIes liortle^eB* 

Serres, châssis, appareils de chauffage, ponts, kiosques, chau- 
mières, jardinières, volières ; travaux en ciment, bois rustiques, 
outils et instruments de jardinage, pots et vases à fleurs, pro- 
duits céramiques, horticoles, engrais et insecticides. 



50 



Article premier. — Tous les horticulteurs et amateurs du 
déparlement de la Loire seront seuls admis à concourir dans les 
!•«•, 2«, 3« et 4* divisions. Les induslriels des déparleraents li- 
mitrophes : Rhône, Isère, Ardèche, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, 
Allier et Saône-et-Loire ne seront admis à concourir que dans 
]a 4* division, comprenant tout ce qui ect relatif aux arls et 
industries horticoles. 

Art. 2. — Pour l'horticulture proprement dite, les concours 
seront partagés en deux classes distinctes : les concours entre 
les horticulteurs de profession et les concours entre les ama- 
teurs ou les jardiniers qui les représentent. 

Art, 3. — Une Commission spéciale, nommée par la Société 
d'Agriculture, sera chargée de l'organisation de rExposition, 
en se conformant au programme et au présent règlement. Elle 
prendra toutes les mesures nécessaires pour la conservation des 
objets exposés. 

Art. 4. — Un Jury, composé de praticiens et d'amateurs pris 
une partie en dehors des membres de la Société, sera charge^ 
de juger tous les concours et de décerner les récompenses. 

Les membres du Jury pourront exposer, mais ils no pourront 
pas prendre part au concours. 

Art. 5. — Les récompenses consisteront en médailles de 
diverses natures, savoir : grandes médailles d'or, petites mé- 
dailles d'or, médailles de vermeil, médailles d'argent, médailles 
de bronze. 

L'attribution des récompenses sera laissée à la complète dis* 
position du Jury. 

Art. 6. — Aussitôt les opérations du Jury terminées, la 
Commission d'organisation fera placer sur les lots récompensés, 
des pancartes indiquant la nature de la médaille décernée et le 
nom de Texposant récompensé. 

Art. 7. — Les demandes d'admission à l'Exposition seront 
adressées au Secrétaire général de la Société d'Agriculture, à 
Saînt-E tienne j rue de la Croix, 9. 

Elles devront comprendre : 1® les noms el adresses du de- 
mandeur ; 2* la nature et la quantité des objets exposés ; 
3* la grandeur superiicielle approximative de l'emplacement 



51 

nécessaire pour leur eicpoeitlon. Elles devront être parvenues 
avant le 1*' septembre. 

Art. 8. — Les objets destinés à figurer à rSxposition horti- 
cole devront être présenlés au Palais des Arts, du 19 au 21 
septembre. On ne recevra plus rien passé le 21. 

Art. 9. — Les fleurs coupées, bouquets, surtouts de table, 
couronnes, ne devront être expos^^s que le vendredi matin, 
de 5 heures à 9 heures précises, jour de la visite du Jury. 

Art 10. — Les exposants ou leurs représentants seront 
munis d'une carte personnelle d*entrée ; ils devront être pré- 
sents le vendredi, pendant la visite du Jury, pour donner les 
explications utiles. 

Art. 11. — Les fleurs coupées et les légumes devront être 
renouvelés lorsque leur état le demandera. 

Les objets exposés ne pourront être enlevés qu'après la clô- 
ture officielle de l'Exposition, dont l'heure sera indiquée sur 
les affiches. 

Art 12. — Toutes les contestations qui pourront surgir à 
propos de l'Exposition seront soumises à l'appréciation d'un 
Commissaire spécialement investi de ce mandat et jugées par 
lui en dernier ressort. 

Le Secrétaire général, 
Ë.-P. Maurice, 

roe de la Croli, 9. 

Le Président de la Commission d'organisation, 

Otin fil^. 

Le Président de la Société d'Agriculture, 
J. EOVERTB. 



SOCSCRIPTION OUVERTE 

POUB 

IjSS OOIN-OOTrRS SOROMOOr^SS 
Qui aiffoiU lieu à Sê^Etienne, au mois de êeptcmbre 488 i. 



Sur la proposilioii de sa Section d'Agriculture et d'Horticul- 
ture, la Société d'Agriculture, Industrie, Sciences, Arts et Belles- 
Lettres de Saint-Etienne a décidé que des Concours et une 
Exposition exclusivement horticoles, auront lieu à Saint- 
Etienne, au mois de septembre 1881. A cette occasion, elle a 
nommé une Commission d'organisation à qui elle a donné 
mandat de recueillir des souscriptions en vue d'augmenter le 
nombre et l'importance des récompenses ù distribuer. Tuutes 
les personnes qui s'intéressent aux progrés de rhorliculture 
dans notre pays, sont invitées à souscrire. La liste des sous- 
cripteurs sera publiée dans les Annales de la Société d'Agri- 
culture. 

Toutes les souscriptions, quelque minime qu'en soit le chiffre, 
seront reçues avec reconnaissance. Les souscripteurs d'une 
médaille d'or auront la faculté de l'affecter spécialement à telle 
ou telle catégorie de concours qu'il leur plaira de désigner. 

Composition de la Commission d'organisation 

de FExposition : 

HH. EuvERTB, président général, à Terrenoire. 

Hauricb, secrétaire général, rue de la Croix, 9. 

Otin (fils}, président de la Commission, rue de la Mula- 

tiére, 95. 
Tbtssibr, Tice-président de la Commission, r. Gérentet, 12. 
Besson (Jean), secrétaire de la Commission, rue de la 

République, 14. 
Alloués, rue de la République, 14. 
Ballas, rue de la Loire, 6. 



ft3 

Wt. Baraillbr, rue de la République, 25 
BucET (Hippolyte), rue de Lyon, 7. 
Blacet (Noél)y rue des Arts, 7. 
BoRT-DupLAT, rue des Prêtres, 4. 
BuFFERNE, rue de Foy, 18. 
Croizibr, rue de la Fais, 52. 
Decoolakgb, à Saiot-Etienae, rue de Lodi, 7. 
Descos, à TBpart, commune de Sainl-Priest. 
FoRTTiBiLLB (Félix), place Saiot-Charle», 3. 
Gattel, rue de la Condition, 2. 
Goêrik-Graicjon, rue de la Mulalière, 2. 
Gdétat (Lucien), rue de la République, 22. 
Jacquier (Marins), rue Saint-Louis, 35. 
Matrat, rue de la République, 35. 
Massardibr (Etienne), rue Sainl-Jean-Baptiste, 12. 
Palundre, rue d'Arcole, 12. 
RisPAL (Félix), rue de la Bourse, 25. 
Robert, rue de Lyon, 13. 
Thézenas (Ferdinand), place Dorian, 6. 
Vacbbr (Btiennc), place du Peuple, 20. 

Valet4rs des Médailles à donner en Priât: 



Grande médaille d'or. . 


• 100 francs. 


Petite médaille d*or • . 


. 50 — 


Médaille de vermeil. . . 


. 20 — 


Médaille d'argent. . . . 


. 10 — 


Médaille de bronze. • • 


5 — 



56 



GÉOLOGIE 

DE LA PLAINE DU FOKEZ 



ÉTUDE PAR LES SONDAIiES 



Par M. Francis LAUR, ingénieur ciTil des mines. 



On pralique généralement deux genres â*éludes géologi- 
ques formant comme deux géologies dif^tinctes. Il y a d*abord 
Tétude en surface et, en second lieu, l'étude en profondeur. 

Dans les terrains horizontaux où les dénudations sont 
insigninantcs, où nulle part on ne peut dresser une coupe 
profonde, on est obligé de suivre les affleurements des diffé- 
rents étages, sMIs existent, de consigner sur une carte leurs 
lignes dMntersection et de teinter les différentes zones occu- 
pées par eux.C*est ce qu*a fait, avec une haute autorité, 
H. Gruner pour la plaine du Forez (1). I! a délimité et teinté 
les deux étages supérieurs du tertiaire, dans une carte remar- 
quable que tout le monde possède. 

Etant donnée Tborizontalité des assises qui ont comblé 
Timmense cuvette forézienne, M. Gruner n*a pu que supposer 
Texislence de Télage tertiaire inférieur, sans pouvoir en 



(1) Description géologique et minéralogique du département de la 
Loire, par M. L. Grunbr, 1867. 



55 

préciser aolrement que par analogie la nature et la puis- 
sance. 

L*éiage tertiaire moyen n*étant connu que par sa surface, 
ne pouvait également donner lieu & aucune estimation pré- 
cise de sa puissance. La délimitalion exacte, même des 
étages miocène (moyen) et éocène (inrérieur), était laissée 
dans le vague, toujours par ce motif qn*on ne possédait que 
des doonées de surface. 

Un sondage profond, dû à Hnitiative de plus de 316 per- 
sonnes, devait me permettre de pratiquer cette seconde 
géologie que j*appel!e, par opposition à la géologie de #ur- 
face^ la géologie de profondeur. 

Grâce i ce travail, je puis, sinon fixer toutes les idées 
sor le gisement tertiaire de la plaine du Forez, du moins 
jeter quelque lumière sur les points inconnus que je viens 
d'indiquer et qui sont les suivants : 

1* Existence du tertiaire inférieur; 

2* Puissance de cet étage ; 

3* Délimitation du miocène et de Téocène; 

4* Puissance de Téocène. 

Mais, chemin faisant, d'autres faits nouveaux et que je crois 
intéressant, se sont présentés. L'hydrologie de la plaine du 
Forez s*est montrée sous un jour nouveau. Des sources 
jaillissantes sont sorties inopinément du sol à de faibles 
profondeurs. 

A des niveaux plus inférieurs, nous avons vu, non sans 
surprise, un ensemble de phénomènes thermaux se pro- 
duire graduellement. Des sources variées, minérales, gazeu- 
ses, sont venues au jour, ajoutant ainsi à Tintérét géolo- 
gique déjà puissant qui guidait nos travaux. 

Enfin, la chimie des roches rencontrées pendant les 4 ou 
500 mètres de notre forage a présenté également des sur- 



56 

prises. Je cilerai, par exemple, celte richesse inasitée eo 
potasse t5 à 6 p. 7o) Q"^ caractérise certaines argiles con- 
crétionnôes que j*ai tout lieu de rattacher à une origine 
thermale. 

Brcr, il m*était donné, par suite du concours d*un grand 
nombre de souscripteurs intelligents, de rattacher étroite- 
ment par de nouveaux liens la plaine forézienne à la 
grande famille des plaines tertiaires lacustres, à la plaine 
de Roanne, à celle do Vichy, à la Limagne, aux lambeaux 
de Brassac, de Brioude, etc. 

Je ne pouvais échapper au devoir de relater mes obser- 
vations et je remercie avec émotion la Société d'agricuUure 
du dépariemeni de la Loire de me permettre d*acconiplir 
ce devoir dans les colonnes de ses Annales. 



57 



PREMIÈRE PARTIE 

Les précédents géologiques et les données qni ont déterminé 

le sondage de lontrond. 



I. 

li'hypotlièfle de Fonriiet* 

II pourra paraître audacieux de consigner ici un certain nom- 
bre de théories géologiques que ies travaux du sondage anéan- 
tiront peut-être par la soite. Mais, en matière scientifique, la 
franchise est une loi absolue. L'expression vraie des illusions 
passées et des théories ayant eu un caractère de vraisemblance. 
De nuit pas à la sincérité du chercheur. Je ferai pour moi comme 
pour les autres, et je crois qu'en signalant nos erreurs, si elles 
existent nous ne ferons qu'augmenter Testime de ceux qui nous 
liront. 

Ainsi, à diCTérentes époques, MU. Fournbt et Gruner, MM. 
Vacssibr, Ghanssellb, Mortier, ingénieurs de Sainl-Biienne, 
M. ftoussE, professeur, se sont occupés de la géologie de la 
plaine du Forez. Mon but, dans cette première partie, est d'ana- 
lyser rapidement les travaux de ceux qui m'ont précédé et de 
Térifîer ultérieurement dans mes conclusions leurs diverses 
hypothèses, au moyen des données expérimentales qui seront 
fournies par le forage. 

Celui qui le premier émit l'hypothèse du prolongement du 
bassin houiller de la Loire sous la plaine du Forez, est un 
savant que la science regrette encore, M. Fournet, de Lyon. 

L'ouvrage où Fournet a publié ses vues est presque introu- 
vable maintenant. Il est intitulé : Etude sur Vextension des 
terrains houillers en France (1). C'est une élude magistrale 



(1) 11 m'a été communiqué par les soins du docteur Maurice, qui 
devait le volume à Tobligeance de M. le docteur Saint-Lagbr, bibuo« 
thèeaire de la Société d'agriculture et d'histoire naturelle de Lyon, 



58 

de près de 600 pages. Bile fut présentée à rAcadémic 
ces, belles^lettres et atis de Lyon, dans la séance du 
1854. 
Elle commenee par celte épigraphe d'Blie de Beaumi 

La connaissance des anciens rirages de cette mer (houill 
des tributs les plus importants que la géologie puisse et 
à fournir à Tindustrie française. 

Je crois nécessaire et loyal de ne pas faire d'extrait é 
important travail, et de donner m extenso les passai 
tifs à la question qui nous occupe. Chacun pourra 
comme à la source authentique les éléments de sa ce 
personnelle. 

Dans un préambule d'une hauteur de vue vraiment 
quable, Fouhnet pose ainsi les bases de son étude : 

A une époque antérieure (en 1828 et en 1830), quand J*étals 
de la direction des mines de Pont-Oibaud (Puy-de-D^me), j*e 
ques occasions d'examiner les gites de Brassac ; on connaissa 
leurs, la position de ceux des environs de Montluçon et de la 
Dès lors, ces deux dernières stations, disposées de ma 
figurer les extrémités de la base d'un triangle, dont Brassac in 
le sommet, s'offrirent à ma pensée, comme étant trois partie 
grande formation houillère, redressée contre les flancs des ) 
du Forez, du Puy-de-Dôme et de la Margeride, et dont la 
centrale devait être enfouie sous les plaines de la Limagne. 

Ainsi donCy ce sont ces lambeaux, épargnés par les soi 
menls et gisant naturellement sous les plaines de cette 
région, que Pournet allait s'appliquer à recheicher sou 
terrains récents qui les recouvrent et les cachent à nos j 

Le maître commence par établir un principe fondamental 

Si d'ailleurs Ton se reporte, soit à l'Angleterre, où la supei 
houillère occupe la vingtième partie de la surface du pays, soit 
Belgique, où elle se développe sur sa vingt-quatrième partie, ta 
qu'en France elle n'en est que la deux centième partie, on sert 
droit de déclarer que la différence a dépendu essentiellement 
intensités respectives des oscillations du sol. Dans les deux prend 
pays, elles ont été de force à placer immédiatement de ^ran 
parties de la formation au-dessus du niveau des anciennes mers. 

Sur notre territoire, au contraire, où les dépôts secondaires 
tertiaires occupent une vaste surface, les mouvements ayant 4 
plus faibles et probablement plus complexes, il en est résulté d 
découverts peu étendus en comparaison des recouvrements. 

Agrandissons actuellement le cadre de nos observations, poursuit» 
plus loin. 

S'il faut en croire les mots, rien ne serait mieux cerné que 1 



59 

« 

basân de la Loire. Vers le sud-oaest, il est comme séparé du fleuve 
dont il porte le ^nom, par les roches granitiques et gneussigues qui, 
après aToir constitaë Farète pittoresquement déchirée du Suc- 
Beniard, de Salnt-Paul-en-Gornillon et du rocher de Bramafan, s'épa- 
nouissent Ters le nord-est, dans la hante protubérance du crét de 
Tremat. Qaelqae élevée que soit cette marge, elle est néanmoins 
incomplète, car dans la concavité du Furens, on voit le terrain 
hoaiiler descendre yers la Loire Jusque près de la Fouillouse (Voir 
la carte annexée.)» et la rien n'indique un barbagb ; la terminaison 
est simple et peat aussi bien être le résultat d'une ablation ulté- 
rieure que celui d'un arrêt réel dans la sédimentation. 

k Vopposë, yers le sud, on trouve l'extrémité sud-ouest du Pilât, 
qui, au premier asi)ect, semble se raccorder avec l'arête susmen- 
tionnée de Saint-Paul et du Suc-Bernard, et ici encore les apparences 
sont faUacieuses. En effet, entre les hautes montagnes de Rivoire et 
les âpres rochers du Suc-Bernard, il existe un col on se trouve le 
hameau de Bois-de-la-Rive, Côte-Martin, Livernat, La Vanne à Girard, 
et la Croix-de-la-Sollière. Le terrain houiller remplit tellement ce 
col, qu'il en dépasse le point culminant de manière à surplomber 
dans la gorge qui conduit à la Jolie concavité d'Aurcc qu'arrose la 
Loire. 

Un pareil surplomb ne peut pas davantage être le résultat de la 
sédimentation que l'arrêt de la Fouillouse. Dans aucun des deux cas, 
rien n'offre les véritables caractères d'un barrage. 

/I est naturel de supposer que le terrain houiller a pu pénétrer par 
tum et rantre goulets, fort au loin dans les défilés et dans les 

ÉYASSMENTS DE LA LOIRR. 

Entrant résolument dans le sujet qui m'occupe spécialement 
aujourd'hui* Fournet s'exprime ainsi : 

J^ai établi précédemment que le terrain houiller de Saint-Etienne 
ne présente aucune limite réelle vers le sud-ouest, c'est-à-dire qu'il 
a dft déboucher dans les plaines de la Loire. Cependant, à l'occasion 
de cet énoncé, Je n'ai pas sufflsamment insisté sur l'indétermination 
qui règne du cêtë de la Fouillouse, et Je vais ajouter de nouvelles 
données sur cette partie. 

Dans la direction de Roche-la-Molière, M. Gruner a signale l'ex- 
tension du terrain houiller Jusqu'à Landuzière, station qui est en 
plein sur le versant de la Loire, à environ 4 kilomètres des bords 
du Furens. L'étendue n'est guère moindre vers le nord. En effet, 
averti par M. Edouard, directeur des mines de la Roche, près de 
Montégu, qu'une demande en concession était faite relativement à 
une portion de terrain houiller placé sur le territoire de la Gou- 
yonnière, en face des mines de Villars, Je gagnai cette hauteur en 
m'écartant de la grande route, à partir du pont de Ratarieu. Le 
conglomérat inférieur du terrain houiller, caractérisé par ses blocs 
et par ses parties rouges, parut d'abord parfaitemcut suivi le long 
de la berge du torrent : bientôt les bosselures du micaschiste com- 
mencèrent à pointer au travers de cette nappe qui, finalement, ne 



60 

• 

se montre plus qu'à Tétat 4e petits lambeaux dispersés çà et là. 
En sulTant ces traces, Je me trouYai conduit jusqu'à Villemagne, 
Tillage perché sur une sommité, d'où Ton domine parfaitement le 
bassin de la Loire. Là encore, près d'un abreuYoir, Je retrouYai une 
portion de micaschiste, composée d'un pétrissage de mica et de 
débris de micaschiste, anguleux ou arrondis, et rappelant, sauf la 
fraîcheur, les caractères de la roche de Serpaize, près de Vienne. 
Non content de cette donnée. Je continuai à graYir Jusqu'à la Cou- 
douleuse qui forme la partie culminante de ce contrefort, mais Je 
ne pus découYrir autre chose que des gneuss, des granits, du por- 
phyre quartzifère avec un gros filon de quartz, et ces rochers m'au- 
raient sans doute amené au moins Jusqu'à Saint-Héand, que Je Yoyais 
à peu de distance deYant mol, pittoresquement planté sur l'extré- 
mité sud-ouest de la chaîne de RiYcrie. 

N'ayant pas le projet de faire une carte détaillée de ces gisements, 
mais uniquement d'appuyer la Yérité de mes propositions, Je Jugeai 
inutile de prolonger daYantage cette inYestigation. Elle suffit pour 
établir que les données géologiques concordent de la manière la 
plus exacte avec ce que l'orographie permettait de préYoir d'à- 
Yance. De Villemagne à Landusière, il n'y a pas moins de 7 à 8 
kilomètres en ligne droite, ei c'est par cette large ouverture que le 
i^itème houiller devait s'épancher vers la Loire, dont il rejoignait, 
selon toute apparence, les rives du côté de Saint- Rambert ei d'An^ 
dréiieux. Le morcellement, si éYident sur toute l'étendue de mon 
tn^et, explique d'ailleurs ce qui a dû arriYer sur les rampes, dont 
la pente, passablement rapide, descend Yors le fleuYe, c'est-à-dire 
qu'ici tout a pu être décapé. Cependant, on est autorisé à supposer 
que les parties abritées par les terrains tertiaires de la concavité ifAm' 
dréiieux, de Montbrison et de Feurs ont été conservées ; il est même 
permis de concevoir leur ancien raccordement avec la Clagette, Bert, 
Blansg, le Creusot, etc ; et par là se trouYerait complétée la grande 
ceinture houillère qui euYeloppait tout le massif des montagnes 
charolaises, beaujolaises et lyonnaises. 

6nfiD« plus loin, à la page 290, parlant de ces communica* 
lions entre bassins et lacs houillers, Fournbt dit : 

Il est de même possible que le Lyonnais ait été relié au Fores par 
Sainte-Foy-l'Argentîère et par Meys dans la Yallée de la BroYenne. 

Le savant géologue termine ses observations par le Irait sui- 
vant qui est plein de finesse : 

Je placerai ici, dit-il, une observation importante de M. Gbunbb, 
au sujet des couches du grès de Saint-Etienne et de RiYe-de-Gier ; 
elles semblent constituées, au moins pour la majeure partie, de 
manière à s'amincir généralement de l'est à l'ouest, en même temps 
que la dimension des galets Ya en diminuant. J'en tire la conclusion 
que des courants dirigés dans ce sens les auront formées en perdant 
successiYement de leur vitesse d'impulsion, et par conséquent en 
p'appauvrissant de plus en plus en matières sédimentaires. 



61 

A son four, ce régime conduit à suppoter Vextitenee d'un débouché 
vert la UOre, et par conséquent à admettre une étendue illimitée dans 
ce sens. On a Tii]asqn*à quel point cet aperçu est fondé, d'après les 
données les plus récentes. 



IL 



C^mstatatlon des Uoto homUlem au-delà da i^oulet 

de la Fonillouse* 

Telle est la théorie exposée par un savant de premier ordre. 
J*ai voulu 80 conserver la lettre, afln d'encourager et de soutenir 
dans la lutte ceux qui voudront continuer le sillon tracé par un 
Id maître (1). 

Néanmoins, la science devait procéder à une enquête, et la 
théorie devait être appelée à subir la souveraine épreuve du 
tem[«. 

Dés les premiers jours, d'autres savants géologues, el parmi 
eux M. Gruneu, posèrent une objection principale qu'on peut 
résumer ainsi. 

Si réellement, disaient-ils, un lambeau important de terrain 
houiller git sons la plaine du Fores, on doit retrouver sur le 
pourtour de celte plaine, sinon des affleurements de terrain 
bouiller, du moins des indices précurseurs de sa présence. 

La question est restée ainsi pendante de part et d'autre, durant 
one longue période de 20 années. 11 appartenait à deux ingé- 
nieurs de notre bassin, MM. Maossibr et Ghanssellb, de rap- 
peler aux esprits oublieux et de raffermir la théorie de l'IUuâtre 
FouRiorr. 

En 1873, en effet, un fait important se produisit. Je ne puis 
mieux faire pour le relater que de reproduire m extenso^ comme 
je m'en suis fait une loi, le procès-verbal de la séance de décem- 
bre 1873, qui s*cst tenue à Saint-Etienne en présence des 
membres de la Société de l'Industrie minérale, sous la présidence 
de M. Vicaire, ingénieur des mines : 

(1) FouiufET a également recommandé chaudement un sondage 
dans rièère, au-delà du goulet de Tartaras. Nous apprenons que des 
Sociétés de sondage viennent de se former pour vérifler de ce côté 
l^ypotbése de M. FouaNST. Cette partie du programme que J'avais 
propceé à mes sousoripteurs est donc réalisée en même temps que 
Je sondage de U plaine du Forez. 



62 

M. Gbanssbllb donne lecture de la note suivante : Au nord-ouest 
de Saint-Etienne (1), vers La Fouillouse, le terrain houiller s'ayance 
en pointe sur les terrains anciens, dans la direction de la plaine 
tertiaire du Forez ; il en est séparé seulement par une bande étroite 
de terrains anciens, faisant partie de ce que M. Gruner appelle le 
chaînon de Riverie. 

 Marnas, village situé à 1,600 mètres au nord-est de La Fouillouse, 
11 n*y a guère que 300 mètres de distance entre le bord du terrain 
houiller et la lisière du tertiaire. 

Le chaînon de Riverie est parallèle à celui du Pilât, nord, 55«» est, 
et a la même origine. Il prend naissance, dit M. Gruner, entre Oullins 
et Vernaison, sur les bords du Rhône, s'élève vers Saint-André et 
Riverie, passe à Saint-Christô et Fonlanès, coupe le Furens entre La 
Tour et La Fouillouse, et se prolonge encore au-delà Jusqu'à la Loire. 
Sa longueur est de 50 kilomètres, sa largeur de 9 à 10. La hauteur 
de la chaîne est de 800 à 850 mètres. 

Entre ce chaînon et le Pilât coulent, au nord-est le Janon et le Gier, 
au sud-ouest TOndaine, et dans cette double vallée glt le terrain 
houiller de la Loire, qui, par ce seul fait, se trouve orienté comme 
le Pilat, soit nord 55» est. (Gruner, Description géologique du dépar- 
tement de la Loire.) 

La limite sud-est du terrain houiller de Ghazeau, au sud de 
Firminy, Jusqu'à Tar taras, est, en effet, une ligne presque droite 
ayant cette direction. Les strates du terrain houiller se redressent 
fortement contre le terrain primitif, tout le long de cette limite. 

A sa limite nord et nord-ouest, au contraire, le terrain houiller 
s'étale avec des inclinaisons beaucoup moindres, sur le flanc sud-est 
du chaînon de Riverie, et des érosions puissantes donnent à cette 
limite une forme bien plus irrégulière. 

Au-delà de cette limite, les témoins existent encore, indiquant 
nettement que le terrain houiller s'est déposé plus loin, vers le 
nord-ouest Ainsi M. Gruner rattache au conglomérat de la base du 
terrain houiller, la brèche formée de fragments de schistes micacés, 
reciraentés par l'hydroxyde de fer, qui existe à La Tour-en-Jarrêt, et 
qui a donné lieu à une exploitation de minerai de fer. 

Ainsi encore des ilôts de terrain houiller reposant au milieu du 
gneiss, et entièrement séparés du bassin de Saint- Etienne, existent 
aux environs de La Fouillouse. Les deux plus étendus sont celui des 
Perrotins, au nord-ouest de La Fouillouse, lequel est en contact 
avec le terrain tertiaire, et celui de Ghapoulet, à mi-chemin de La 
Fouillouse et de Saint-Héand. 

Dans ce dernier, il y a quelques années, on a même entrepris 
quelques travaux dans une couche de qualité médiocre, mesurant 
0" 50 à 0" 80. Cette couche est peu éloignée du terrain ancien, et à 
la base de cet Ilot, on ne trouve, comme à Valfleury, aucune brèche. 
(Gruner, Note sur la classification des couches du bassin de la Loire. 
— Bulletin, tome XL) 

(1) Voir la carte annexée. 



63 

Ces témoins peaTent permettre de supposer qae le terrain houiller 
s*e8t déposé beaucoup plus loin, vers le nord-ouest, notamment dans 
la grande dépression, aujourd'hui nivelée par du terrain tertiaire 
et les tUuTions tertiaires, à la cote de 370 environ, sous la plaine 
du Forez. 

On ranarquera que le chaînon de Riverie est le produit d'un sou- 
lèvement semblable à celui du Pilât, et qu'il doit jouer, relativement 
aux terrains de sédiments de la plaine du Forez, le rôle que joue 
celui du Pilât, relativement au terrain houiller de Saint-Etienne, qui 
se trouve précipité en profondeur sur le flanc nord-ouest du Pilât, 
le long duquel les strates s'étirent et s'inclinent fortement. 

Dans le chaînon de Riverie, comme dans celui du Pilât, les assises 
de gneiss plongent fortement vers le nord-ouest ; elles sont presque 
verticales et parfois même se renversent. 

Une coupe passant par Rssartine (chaînon du Pilât), Saint-Etienne, 
Marnas, Veauche, Boisset-les-Montrond, Sourcieux, Magneux, montre 
bien qu*elle doit être l'action du chaînon de Riverie sur les terrains 
de la plaine ; cette coupe est présentée à la réunion (1). 

On y remarque combien le terrain houiller et le terrain tertiaire, 
prés de Marnas, se rapprochent. Ils ne sont séparés que par un poin- 
tement très-étroit de gneiss, ainsi qu'il a été dit plus haut. Cette 
hypothèse du prolongement du terrain houiller sous la plaine du 
Forez n'est pas nouvelle ; elle a été émise par H. Fournbt et autres 
géologues. Mais rien ne Ta confirmée encore; et le fait de l'absence 
d'affleurements de terrain houiller, tout autour du terrain tertiaire 
de la plaine, l'avait relégué un peu parmi les utopies. 

M. Maussies et moi nous avons voulu vérifier si réellement aucun 
iffleorement du terrain houiller ne parait sur la lisière du tertiare. 
Une course géologique, sur un des points les plus rapprochés de 
Saint-Etienne, nous a donné à penser qu'il n'en est peut-être pas 
ainsi. Nous avons parcouru le terrain de la Fouillouse à Marnas, 
Saint-Bonnet-les-Oules, Ghambœuf et Saint-Galmier. Nous avons 
reconnu autour de Saint-Bonnet-les-Oules, reposant en bandes étroites 
sur ifi granit et sur une longueur de plus de deux kilomètres, un 
gis aent très-net de grès, dont nous soumettons des échantillons à 
la réunion. Au sud-est, au sud, au nord-ouest de Saint-Bonnet, ce 
grès se retrouve ; il est à grain fin, parfois d'aspect schisteux ; au 
nord-ouest de Saint-Bonnet, et se dirigeant vers Ghambœuf, on le 
trouve plongeant vers la plaine, et nettement recouvert par le ter- 
rain tertiaire. A Saint-Bonnet même, on trouve un gisement de grès 
plus grossier traversé par des injections siliceuses. 

Ces grès sont-ils d'origine houillère ? Nous ne voulons pas l'affir- 
mer, mais leur position tend à le faire supposer. Il reste à examiner 
ti on trouvera quelque chose d'analogue sur d'autres points de la 



(1) Cette coupe a été perdue. On verra plus loin que j'en ai construit 
une nouvelle, passant à peu près par les mêmes lieux. — Je dois 
dire ici que je me suis trouve, à ce propos, en conformité d'idées 
avec M. Chanssblls, auquel j*ai soumis mon travail. 



6% 

lisière da tertiaire. Mais cette première décoorerte nous a para 
sofiisante pour saisir la rêonion de cette intéressante question. 

Ce n*est pas encore le moment de songer aux yoles et moyens de 
faire des recherches pour arriyer à constater Texistence du terrain 
houiller sous la plaine du Forez. Mais nous croyons utile qu'une 
étude géologique très-minutieuse de la lisière du terrain tertiaire 
soit continuée par un certain nombre de nos collègues qui Toudront 
bien se Joindre à nous. Si Ton arrive à acquérir ainsi la conyiction 
que le terrain houiller peut se prolonger sous la plaine du Forez, 
on aura résolu une question d'un grand intérêt, 

H. Ghansselle donne ensuite lecture des obsenrations suivantes 
qui ont été adressées par M. Grunbr, enTéponse à renvoi d'échantil- 
lons et à la communication des observations faites par M. Haussier 
et par lui : 

« Sur ma carte minute, dit M. Gruner, j'ai tracé un petit lambeau 
houiller isolé entre la Fouillousc et Saint-Héand, que J'ai reconnu 
après la publication de ma carte. Mais ce lambeau ne va pas jusqu'à 
la plaine du Forez. 

« Je sais que M. Fournet a soutenu la théorie de la prolongation du 
bassin houiller sous la plaine tertiaire. Sans doute, il n'est pas im- 
possible que quelque lambeau houiller s'étende sous le tertiaire 
de la plaine du Forez. Mais cela est peu probable, puisque on n'en 
voit nulle trace sur le pourtour, pas même au nord, où parait le 
calcaire carbonifère. A Roanne, un trou de sonde a traversé 230 mè- 
tres de tertiaire, sans avoir rencontré la formation houillère. (Le 
sondage est resté à 20t mètres dans le tertiaire inférieur, comme on 
le verra plus loin.) 

d Les roches que vous m'avez adressées ressemblent aux grès rouges 
du puits de la Vogue, de la partie du terrain houiller située au pied 
de la chaîne du Pilât. Mais cette ressemblance ne suffit pas pour 
pouvoir en conclure que ces morceaux proviennent réellement d'un 
lambeau houiller. On trouve des roches analogues au sud de Néronde, 
dans la zone sur laquelle repose le calcaire carbonifère. » 

M. Maussier présente à l'Assemblée divers échantillons de roches 
de différentes provenances. Ces échantillons, qui pourront donner à 
la réunion des points de comparaison sur le terrain houiller de 
Saint-Bonnet-les-Oules, sont : 

1<» Divers échantillons du terrain anthraxifère du Roannais, pris 
dans la concession de Lay, savoir : les grès qui, sur plusieurs cen- 
taines de mètres, forment le mur des couches d'anthracite de ce dis- 
trict, grès jaunâtres très-micacés avec parties fcldspathiques (plateau 
des Arbres); divers grès intercalés dans les couches, dont quelques- 
uns très-flns rappellent' le grès houiller et le gore de Saint-Etienne ; 
les grès qui, sur plusieurs centaines de mètres d'épaisseur, forment le 
toit des couches, grès rougeâtres avec nombreux débris de schiste 
dévonien (plateaux des Aberoux et de la Verpillière). M. Haussier fait 
remarquer que les couches d'anthracite de ce district, d'après la 
carte de M. Gruner et les exploitations commencées, présentent la 
direction du soulèvement du Pilât et du chaînon de Riverie, nord 55* 
est. 



65 

î* DîTers échADtilloiis des qnartzites da terrain de transition infé- 
rieur qui, à Sainte-Foy-rÂrgenlière et à Viricelles, forment la base 
da terrain honiller. Ce dépôt constitue aussi la base de la concession 
hooillère de la Giraudière, à quelques kilomètres à Test de Sainte- 
Foy, concession où la couche de houille se troaye à un mètre à 
peiœ an-dessos des quartzites. La direction de Tensemble de ces 
deux llols houillers est aussi nord 55* est. 

M. Maussibb signale Texistence de ces quartzites dans le terrain 
ancien Josqn'à Bellegarde, Tillage sitné à 5 kilomètres ift à Test de 
Montrond, an bord du tertiaire de la plaine du Forez où ils peuTent 
pénétrer, de sorte qn'on peut même dire qu'en prolongeant Taxe du 
bassin de Sainte-Foy Jusque sous la plaine du Forez, par Bellegarde, on 
pourrait admettre que le terrain honiller existât dans cette plaine, 
recoorert par le tertiaire et reposant sur les quartzites, comme cela a 
lieu à la Giraudière. 

Ces quartzites diffèrent beaucoup des grès de Saint-Bonnet-les- 
Ooles; aussi, M. Haussier croit-il que ces derniers appartiennent bien 
réellement à Vépoqne houillère ou anthraxifère. 

H. Haussier ne s'est pas borné à la communication qui 
précède, il Ta reproduite à la séance du 2 avril 1874^ de la 
Société d'agriculture, sciences et arts de Saini-Etienné; et cela 
dans les termes suivants : 

H. le Secrétaire général donne lecture, au nom de M. Maussibb, 
ingénieur, d'une note écrite, accompagnant renvoi, fait par lui, du 
eompte-rendu des réunions mensuelles de Flndustrie minérale, de 
décembre et féTrier derniers, dans lesquelles il a fait connaître, 
avec M. Cuaïvssbllb, ses études sur la possibilité du prolongement 
da terrain honiller dans la plaine du Forez. 

n résulte de ce dernier compte-rendu, que H. Maussibb signale 
des lambeaux ou témoins du terrain carbonifère, le long de la limite 
orientale de la plaine da Forez, entre La Fouillouse et Saînt-Galmier, 
en dehors du bassin houiller de Saint-Etienne proprement dit. 

H. Maussibb, qui dirige depuis Tannée 186*2 les mines du district 
anthraxifère de Saint-Symphorien-de-Lay, près Roanne, estime par 
les échantillons recueillis, que ces lambeaux établissent le point de 
passage de terrain anthraxifère au terrain houiller d'âge plus récent 
de Saint-Etienne. Il en conclut dès lors que, selon toute probabilité, le 
terrain carbonifère, à la fois houiller et anthraxifère, peut exister 
soos le tertiaire de la plaine dn Forez, principalement au prolonge- 
ment de Taxe du bassin houiller de Saintc-Foy-rArgentière, aux 
environs de Meylieux-Montrond, soit sur le chemin de fer Mangini. 
de Lyon à Monlbrison, aux environs de la nouvelle gare de Sourcieux. 



66 



III. 



Uaiflon du tcrimtii anihmxlfère de BoasBe aTec 
le terrain hoalUer de Saint-EileMae* 

Dès ce moment, la question était de nouveau posée et elle 
allait faire, malgré ou peut-être à cause des doutes exprimés 
par M, Gruner, un nouveau pas en avant. 

En effet, l'attention de MM. Maussier et Gbanssbllb étant 
éveillée, leurs investigations devaient se poursuivre. 

Un an après cette séance remarquable, le 7 février 1874, une 
nouvelle pierre était apportée à Tédince. # 

A la réunion de la Société de l'Industrie minérale, M. IfAUSSiKR 
déclarait qu'il avait découvert de nouveaux lambeaux présageant 
le terrain bouilier dans le parcours de la Fouillouse à Saint- 
Galmier. 

Le procès-verbal de la Société reproduit en ces termes la com- 
munication de M. Maossibr : 

M. Mâussibr, rappelant les communications faites à ce sujet dans 
la séance du 6 décembre dernier, dit qu'il a découvert de nouveaux 
lambeaux dans le parcours de la Fouillouse à Saint-Galmier, ce qui 
porte à dix le nombre de ces lambeaux isolés dans ladite région, en 
dehors du bassin houiller de Saint-Etienne proprement dit, savoir : 
trois sur la route de La Fouillouse, aux Brosses et aux Perrotins, ce 
dernier indiqué par M. Gbuner, étant le plus Important de tous; cinq 
à Saint-Bonnet-les-Oules ; un à Cbambœuf ; un à Saint-Galmier. 

Les trois premiers sont enchâssés dans les micaschistes, les autres 
dans le granit, leur direction est généralement nord-ouest, la plongée 
est à Test. 

Il n*est pas douteux qu'il y ait là des traînées de terrain ho%UUer. 

Bien que voisines du terrain houiller de Saint-Etienne, les brèches 
des Brosses sont essentiellement distinctes et caractérisées par un 
ciment presque exclusivement composé de mica ronge. A Saint- 
Bonnet, on retrouve du mica très-analogue avec quelques cailloux de 
quartz. A Saint - Galmier, un examen attentif fait reconnaître des 
échantillons de grès analogues à ceux du terrain anthraxifère de Lay. 

M. Maussibr complète ainsi la première communication qui a été 
faite sur ce sujet, en disant que pour lui les lambeaux de terrain dont 
il s'agit forment le trait d'union, dans la Loire, entre les terrains 
anthraxifères du Roannais et les terrains houillers de Saint-Etienne ; 
et, selon toute apparence, le terrain des Brosses et des Perrotins est 
d'âge plus ancien que les brèches de Rive-de-Gier qui affleurent à La 
Fouillouse. 



67 

M. lUnssam fait obserrer, en outre, qu'à Néronde, à une faible 
distance an toit da calcaire carbonifère, on retrouTe les grès anthraxi- 
fms âe Lay et une assise micacée offïrant une analogie incontestable 
atec tel grès micacés de Saint-Bonnet-les-Oules. 

On le voit, les données s'accumulent, se pressent, et si le 
suprême argument, le sondage, fait encore défaut, les proba- 
bilités augmentent. 

Cependant, cette liaison du terrain anthraxifôre du Roannais 
et du terrain bouiller de Saint-Etienne, qui Tiendrait compléter 
et affermir la théorie de Fournbt, a besoin d'être constatée. Il 
fondrait trouver une roche horion, qui existât dans notre 
légion et qui se retroutàt dans le Roannais. C'est en assemblant 
les anneaux dispersés qu'on parvient à reconstituer la chaîne. 

Dn an s'écoule encore, et M. Haussier, à la persévérance et 
la ténacité duquel il faut rendre justice, apporte la preuve 
demandée. 

Dans la séance de la Société de l'Industrie minérale du 2 jan- 
vier 1875, il donne lecture de la note suivante : 

La brèche dn mont Crépon occupe, comme on le sait, la base de la 
formation houillère de Rive-de-Gier. 

En examinant les blocs qui la constituent, sur la nouvelle route 
de Sorbiers à Valileury, on trouve qu'elle est composée, dans la 
proportion du quart environ, de gros fragments de grès, dits an- 
thraxiferes, de la nature de celui qui existe dans Tarrondissement de 
Roanne, et que nous avons signalé sur la lisière orientale de la plaine 
do Forez. 

Au Mont-Reynaud, dans un puits à eau récemment foncé par le 
sieur Cheynet, on trouve dans la même brèche une pâte tout à fait 
micacée, rouge, qui relie les blocs ou galets. En se reportant au nord 
dn bassin de Saint-Etienne proprement dit, aux Brosses-les-Perrotins, 
près la Fouillonse, on reconnaît que la brèche existant sur ce point 
présente un aspect identique ; c'est la même pftte micacée rouge qui 
agglomère les éléments. De plus, on voit que. dans cette région, cette 
brèche s*épanouit largement et disparait sous le tertiaire de la plaine 
dn Fores. 

Il 7 a d^x faits nouveaux que nous signalons : le premier établit 
one certaine liaison entre la formation dite anthrazifère du Roannais, 
et le dépôt houiller postérieur de Rive-de-Gier. Le second apporte 
une présomption nouvelle de la formation houillère, sons la plaine 
da Forex, puisque non-seulement nous y trouvons, Jusqu'à la porte 
de Saint-Etienne, la formation dite antbraxifère du Roannais, mais 
encore un terrain de la formation houillère de Rive-de-Gier, appar- 
tenant i la brèche du mont Crépon. Quant à cette formation dite 
anthraxifére du Roannais, ainsi agrandie, on la connaissait sur une 
étendue de 45.000 hectares, dont 4.000 environ concédés ; elle a été 



étudiée ininatiensement par M. Geunee dam la DeicripUon gM 
et minéralogique de la Loire. 

Il importe de faire ressortir son âge géologique, qui est le 
que celui des bassins houillers anciens de la Belgique, du Noré 
France et du pays de Galles. 

Tous ces bassins reposent sur la même base, qui est le calcain 
bonifère, signalé par MM. Jourdan et Gruneb, dans Tarrondissc 
de Roanne. è , 

On doit entendre plus particulièrement, par terrain anthraxi h 
selon M. Elle de Beaumont, celui qui est inférieur au calcaire >l 
bonifère et appartient, par suite, au dévonien. Au-dessus du cali 1^ 
carbonifère commencent des dépôts houillers proprement dî! ^"^ 
avec Tautorité que nous Tenons de nommer, nous répétons doné 
les terrains houillers anciens de la Belgique et du Nord de la Fr 
se trouvent représentés, dans la Loire, sur une large échelle, 
entendu que cela ne veut rien dire quant à la quantité et à la r 
larité des couches ; les couches d'un même terrain et les m{ 
couches sont quelquefois bien différentes. 

La brèche du mont Crépon ne doit pas être considérée comi 
base de la formation houillère dans la Loire, mais comme exisi 
au contraire, vers son milieu, entre le groupe de Rive-de-Gier, S] 
Etienne, et celui qui est contemporain du bassin du Nord. 

M. Maussier donne ensuite des détails sur Tallure et la puissâ' 
des couches d'anthracite et la nature de certaine roche, dant 
concession de Lay , qu'il exploite. ,^ 

A partir de ce moment, la controverse était close. La surA 
du terrain ayant été étudiée, il ne restait plus qu'à procé^ 
aux recherches en profondeur. 

M. Ghanssellb, appelé à faire un résumé des travaux s 
M. Maussier, concluait ainsi dans un rapport à la Socié 
d'agriculture, industrie, sciences et arts de Saint-Etienne. 

La liaison entre la formation du Roannais et celle de Saint-Etieni 
et Rive-de*Gier est bien établie. Ces formations sont les deux terme 
d'une série carbonifère immense dont chacun se trouve développ 
dans un bassin différent, mais qui pourraient bien sa trouver supei 
posés sous la plaine du Forez. Qui sait même si, dans les profon 
deurs du bassin de Saint-Etienne, il n'existe pas un étage anthraxifèr^ 
n'affleurant pas, comme parait d'ailleurs le faire l'étage de Rive-de* 
Gier autour de Saint-Etienne. 

Tel était l'état de la question en 1879. 

A celte époque, je fus appelé à reprendre ces études (1), et 




(I) Je me fais un devoir de reconnaître ici que c'est grâce aux *« 
sollicitations pressantes d'un homme intelligent et curieux de toutes 
choses, M» E. Buhet, notaire, que toutes ces théories prirent un 
corps dans mon esprit et m'acheminèrent graduellement à une vérifl- ^ 









Légende 


ï 1 


Taii^,^. 


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HauOhr 


jî:.^ 




m^i 




^ 





69 

Vidée d'an sondage me viot nalurellemeot à Teeprit. Voici, 
iprës a^dr étudié la question précédemment posée, à quels 
nouYeaux traTaux j*ai dû me livrer. Je discuterai ensuite les 
obserrations qui m'ont été faites. 



IV. 



Pfttow idaaa#« ém »otBi oli a M être «mtvvpvte 

le 



J'ai procédé par élimination pour obtenir le point de forage le 
plus favorable. J'ai dit en 1879 : 

1* Le sondage ne doit pas être entrepris au nord du côté de 
la pUUne qui touche le terrain anthraxifére du Roannais. 

En effet, en examinant la carte, on voit que certaines dénu- 
dalions de la plaine ont foit apparaître des traînées du terrain 
anthraxifère sous-jacent. La Loire et le ruisseau d'Aix ont 
enlevé, en effet, en certains endroits, la mince croûte de tertiaire. 
(Voir la carte et la coupe ci-joiotes.) 

En aval de la plaine, le sondage serait donc très-peu profond, 
mais rencontrerait rapidement le terrain de Saint-Symphorien- 
de-Lay, avec ou sans ses couches de combustible. 

Pour mieux mo faire comprendre, il est indispensable que je 
donne des explications complotes sur la manière dont j'ai cons- 
truit la coupe en long ci-contre, de Saint-Etienne à Roanne. 
On Terra que j'ai constamment pris mes points de départ dans 
ce qui existe ou a été constaté par M. GnoNEB. 

D'abord, pour la partie nord de la plaine, je me suis inspiré 
de la coupe de M. Gruner, qui représente le terrain anthraxi- 
fère comme s'enfonçant sous la plaine du Forez vers le sud. 

La dénudation de la mince pellicule du tertiaire, opérée par 
le ruisseau d'Aix, et qui a mis à nu le grès anthraxifère, confirme 
parfaitement ce fait important. L'anthraxifère reparait à l'ouest 
vers Sail-sous-Couzan. 11 est donc certain, pour moi, que 
ranthraxifére forme couche et bassin sous la plaine du Forez. 

cation pratique. Mettre la main à rœuTrc, était, en effet, la seule 
minière de dégager rinconnue de Tèquation hypothétique, posée 
par mes prédéc^seurs. 



70 

• L'apparition da terrain carbonifère de chaque côté de la idaine» 
aux extrémités nord, est due à un bourrelet, dont les sommeta 
de droite et de gauphe ont été dépouillés de l'anthraxifére qui 
les surmontait. Ce dépouillement, selon nuri, n*a pu eu Heu 
sous la plaine où le bourrelet était primitivement déprimé. 

A quelle profondeur va donc ranlhraxifère en conaervant 
l'inclinaison initiale 7 Pour ne rien laisser au basard, j'ai mis 
la partie supérieure du terrain anthraanfère^ au niveau du 
fond du bassin hùuittsr de Saint-Etienne, tel qu'il m'est 
donné par la coupe de H. Grunbr. Cest un minimum, car le 
bassin de Saint-Btienne a été relevé de 200 mètres au moins 
pair le soulèvement du Pilât et de la chaîne de Riverie. Pour 
être dans le vrai, j'aurais dû mettre l'anthraxifëre à 200 mètres 
en contre-bas du fond du bassin houiller de Saint-Etienne. 
Mais laissons les choses ainsi. 

Si je mets donc l'anthraxifère à sa place, dans la coupe, si je 
figure 300 mètres de tertiaire à la surface de la plaine, il me 
reste un vide de 800 mètres de hauteur au fond de la cuvette. 
Ce vide je n'hésite pas à le combler, selon l'hypothèse de 
M. Ghanssellb, par du terrain houiller de l'étage de Rive-de-Gier 
ou de Saint-Etienne. Maintenant j'ai relevé brusquement les 
bords de l'anthraxifère et du houiller, en les étirant le long de 
la chaîne de Riverie, comme cela est vraisemblable. J'ai recouvert 
le tout par le tertiaire, pour me conformer à ce qui existe, et 
j'ai obtenu la coupe ci-contre que je crois rationnelle. Il était 
inutile de figurer le carbonifère au-dessous de l'anthraxifère si 
tant est qu'il règne partout. J'ai cependant tenu à figurer l'an- 
thraxifère supposé par M. Ghanssblle sous le terrain houiller de 
Saint-Etienne. 

On peut nier, disais-je en 1879, la présence du terrain 
houiller que l'étude graphique m'a donné ; à mon avis, on ne 
peut pas nier rationnellement, au moins, la présence du terrain 
anthraxifère sous la plaine du Forez, car il plonge au sud, il 
affleure à l'ouest vers Sail, et peut-être si on regardait de bien 
près, sur tout le bord Est de la plaine. 

Aucun géologue ne pourra, je crois, me démontrer d'une 
façon rationnelle que l'anthraxifère s'amincit en plongeant sous 
la plaine, et que, par conséquent, le tertiaire repose directement 
sur le granit ou le micaschiste. Pour moi, il y a bassin, soit 
anthraxifère, soit houiller, soit houiller et anthraxifère en même 



71 

temps. Dans les deux cas, il 7 a chance de rencontrer des com- 
bustibles en couches probablement régulières et bien sôdi- 
meatées (1). 

On )e Toit, pour recouper des formations puissantes, le son- 
dage devra être placé plus près de la Fouillouse que de Balbigny. 
Je l'ai figuré à sa place sur la coupe en long ci-coolre. 

2* Doitron se placer dans le thalweg de la Loire? 

Jen'hésite pasà répondre oui. A un ou deux kilomètres prè8,le 
eoors de la Loire doit indiquer Taxe Téritable ou thalweg de la 
plaine sous-jacente. Dans tous les cas, nous n'avons pas d'autres 
données pour le moment. Et les considérations qui suivent vont 
déterminer plus exactement le point de sondage. 

3' Doit-'On se placer sur la rivegattche ou la rive droite 

de la Loire ? 

fincline pour la rive droite, ou pour le voisinage immédiat de 
la rivegaucbe,voici pourquoi : on remarque^du côtédeHonlbrison, 
deSaint-Romain-le-Puy à Mootvcrdun, une traînée presque nord- 
md de basaltes» ayant traversé le tertiaire et étant venus à la 
surface. Or. si au niveau du sol actuel, le tertiaire a été peu 
impressionné, par ces roches éruptives, il pourrait bien ne pas 
en être de même des couches sous-jacentes ; il faut éloigner 
notre sondage de cette cause de troubles pour le terrain houiller 
inférieur supposé. 

Nous voilà donc portés à nous rapprocher du bord oriental de 
la plaine. 

4* Ne doit'On pas se rapprocher du bassin houiller 
de Sainte^Foy-VArgentière ? 

Sur cette question, tout le monde est unanime. H. Gruner 
loh^ême penche pour celte position. Il faut prolonger Taxe du 
bassin de Sainte-Foy-rArgentièrc et se placer dans la plaine, à 
lloterseclion de Taxe du bassin de Sainte Foy et de celui de la 
plaine du Forez. 

L'observation attentive des lieux donne encore plus de force 



(1) Je crois avoir appris que, dans ces derniers temps, M. Geunbr, 
absoloment contraire à la toéorie de Fournbt sur le houiller, parais- 
sait être plus afûrmatif sur la possibilité de la rencontre du terrain 
anthraxilere. 



72 

à la raison précédente. En effet, si l'on jette les yeux sur la 
carte de M. Grunbr, on voit que le terrain micaschisteux, qui 
enveloppe le terrain houiller de Saint-Etienne, reparaît vers le 
bassin de Sainte -Foy-rÂrgentière, l'enveloppe également et 
borde la plaine vers Bellegarde, depuis Saint-Cyr-les-Yignes 
jusqu'au-delà du château de la Rey. 

Pour FouRMET et pour nous, ces micaschistes sont eux-mêmes 
des précurseurs du terrain houiller (le contenant qui présage le 
contenu), et il ne faut jamais négliger ces précurseurs dans les 
recherches de houille. 

Bien plus, en examinant plus attentivement encore les roches 
de Bellegarde et de Maringes, on reconnaît des quartzites, indices 
encore plus frappants du voisinage possible du terrain ^îouiller. 

La coupe en travers que je donne ci-contre se déduit de la 
coupe en long. Si j'avais voulu la faire passer par Sail-sous- 
Gouzan, au lieu de HontbriBon, j'aurais pu montrer le terrain 
anthraxifère, affleurant de l'autre côté, le long des pentes 
granitiques, à Touest comme à l'est, mais j'ai déjà signalé ce 
fait, et pour moi il est inutile de faire ressortir surabondamment 
qu'il y a bassin. 

Pai formé une cuvette à peu près régulière dans ma coupe 
en travers, mais j'ai tout lieu de penser, à cause du cours de la 
Loire, du fleuve qui indique souvent les anciens thalwegs, que 
les pentes doivent être plus abruptes à Test qu'à l'ouest. Le fond 
du bassin serait donc plus rapproché de Bellegarde que de 
Montbrison, et c'est dans ce fond qu'il faut se placer au risque de 
traverser une plus grande épaisseur de tertiaire, afln de ne pas 
laisser échapper le terrain houiller. 

En résumé, nous devons nous mettre en amont de la Loire, 
plus près du bord oriental que du bord occidental de la plaine. 

Nous voilà, par une série de déductions, amenés aux environs 
de Hontrond. Le prolongement de l'axe du bassin houiller de 
TArgentière me porte rigoureusement au sud de ce point, vers 
Meylieu. C'est donc entre Meylieu et Hontrond, ou autour de 
Hontrond, à droite ou à gauche de la Loire, qu'il a fallu chercher 
un point favorable à l'installation du sondage, à proximité des 
routes et des villages. 

Telles sont les considérations qui ont guidé mon choix en 
1879 et que j'ai tenu à reproduire textuellement pour montrer 
que nous avions obéi à des considérations sérieuses. 



73 



V. 



Le point de sondage étant déterminé, nous nous sommes 
préoccupés, en 1879, des terrains que nous aurions à traverser. 
Iftbord le terrain tertiaire. 

Toid ce que dit M. Grurer, à propos des étages tertiaires qui 
Dous occupent. 

Koos arons montré que la lisière nord du plateau central a dû 
s'affaisser lentement, depuis Torigine de la période Jurassique Jns- 
qQ*à la Un du dépôt des argiles à jaspes. 

A partir de ce moment, un mouYement inverse se manifeste. Le 
Mus-sol ancien se relère graduellement pendant tout le reste de la 
période secondaire. Par le fait de ce mouTement, le lias seul et une 
partie de Foolithe inférieure ont pu se déposer dans nos contrées; 
les étages jurassiques supérieurs s'éloignent de plus en plus, et le 
terrain crétacé n'apparaît, au nord, qu*à partir de Bourges, et au 
gad, pas avant Valence et Privas. EnÛn, lorsque le terrain à nummu- 
lites commence à se former, la mer 8*arréte à Paris, aux Alpes et aux 
Pyrénées ; et, à cette même époque, le Limousin communique par la 
Vendée arec la Bretagne. 

Dès ce moment, le plateau central s'abaisse de nouveau, au 
moins sur certains points. 11 se produit divers lacs, d*abord isolés 
et d'une faible étendue, où se déposent des arkoses avec des débris 
organiques de lâge de la période tertiaire inférieure, puis des 
argiles bigarrées avec de très-rares coquilles lacustres (1). 

Telle est l'origine des premiers bassins tertiaires de la Haute* 
Loire et de la Limagne, et probablement aussi celles de nos bassins 
de Feurs et de Roanne. 

Plus tard, ces lacs augmentent d'étendue et couvrent, à l'origine 
de la période miocène, une partie notable du bassin actuel de la 
Loire. Alors se formèrent surtout des argiles et des marnes, avec 
des calcaires lacustres plus ou moins siliceux. Enfin, vers la fin de 
la même période, les eaux montent encore plus haut et relient entre 
eux la plupart des bassins jusque-là isolés. 



(1) Au-dessous du calcaire tertiaire moyen de la Limagne et du 
Puy-en-Velay, on cite, en effet, des arkoses ou grès-silicéo-ferru- 

elneox avec empreintes do plantes et moules de cyrènes, que 
M. PoMEL et n'ARCHÉAG croient devoir classer dans la formation 
éocène. — Bulletin de la Société géologique, 2* série, p. 595 et t. 111, 
p. 357. ^ Histoire des progrès de la géologie, t. Il, p. 656, 656, 666 
et 668. 



n 

Par le fait de cet abaissement progressif du sol, la mer elle-même 
fait invasion. Les faluns de TOrlëanais se forment, et pea après, 
sons rinflnence d*eaax plus agitées, un dépôt graveleux et caillou- 
teux vient partout recouvrir les argiles et calcaires silicéo-mameux 
du bassin de la Loire. Ce sont les sables graveleux et supérieurs de 
la Sologne, du Bourbonnais, de TAuvergne et du Forez, qui corres- 
pondent ainsi probablement à la base des molasses marines de la 
Suisse et des Alpes. Us débordent partout les marnes et calcaires 
lacustres et reposent, en beaucoup de lieux, directement sur les 
terrains anciens du plateau central. Alors survient un nouveau relè- 
vement contemporain de Tapparition des trachytes. Les eaux se 
retirent, et, dans la Hante-Loire comme en Auvergne, la période 
tertiaire supérieure (subapennine) n'est plus signalée que par des 
lacs d*une faible étendue, où se produisent des atterrissements pon- 
ceux, an milieu desquels on rencontre les débris de la faune des 
cerfs. 

Mais, à la même époque, le Forez, le Roannais, et même la ma- 
jeure partie du bassin de la Loire, étaient déjà émergés, car on n*y 
rencontre nulle part des dépôts pliocènes. 

D*après cela, le terrain tertiaire du Forez se compose de trois 
étages, dont l'étendue superficielle s'accroît de bas en baut, tandis 
que leur puissance varie en sens inverse. De ces trois étages, le plus 
ancien corre^iond probablement à la partie la plus baute du terrain 
tertiaire inférieur (éocène), ou à la base de la formation miocène ; 
le moyen, par ses fossiles et sa liaison avec les terrains analogues 
de la Limagne et de l'Orléanais, d'une manière positive, au premier 
groupe du terrain tertiaire moyen (le tongrien de d'Orbigny), et le 
plus récent, à la partie supérieure de ce même terrain (le falunien 
de dOrbigny). 

Observons encore que, grâce à rborizontalité des assises ter- 
tiaires et l'extension relative plus grande des parties élevées, l'étage 
inférieur n'est visible nulle part. Son existence n'a pu être cons- 
tatée que par le sondage de Roanne. 

Les étages moyen et supérieur figurent donc seuls sur la carte. 
On les y a distingués avec soin ; mais comme ils passent sur cer- 
tains points d'une manière graduelle l'un à l'autre, on a dû parfois 
se contenter de tracer d'une manière approximative leur limite 
commune. C'est particulièrement le cas dans les parties où le terrain 
s'élève en pente douce, sans ressaut marqué, depuis la Loire Jusqu'aux 
bords du bassin. 

L'étendue totale du terrain tertiaire visible à la surface est de 
96.580 bectares, soit les 0.202 de celle du département. Sur ce chiffre, 
49.850 appartiennent à la plaine de Feurs, et 46.730 à celle de 
Roanne. De plus, 33.900 hectares sont cachés sous les alluvions, dont 
l'épaisseur maximum, au-dessus du tertiaire, ne dépasse Jamais 
10 à 12 mètres. 

Les bassins de Feurs et de Roanne sont aujourd'hui isolés, et ils 
l'étaient également, comme nous le verrons, lors du dépôt des deux 
premiers étages ; mais un chenal assez large devait les unir peu- 



75 

dant la période de Tétage aapMenr. Le bassin de Roanne commà- 
niqnait anssi, dès le deoxitaie étage, arec celai de la Limagne, 
entre Digoin et Moulins, tandis que la plaine de Feurs ne fût, à 
ancnne époque, en relation directe arec les bassins d*Aurec et du 
Pny, dans la Haute-Loire ; quelques lambeaux de Tétage sablonneux 
supérieur remontent cependant le long de la Loire Jusqu'à Firminy 
etUnieux. 

La puissance du terrain tertiaire eii êmpouêbU àjlaeer exactement. 
Le sondage de Roanne Ta trarersé sur 201 mètres, sans avoir atteint 
sa limite inférieure. D*autre part, au-dessus de Toriflce du trou de 
sonde, existent tout Tétage supérieur et enriron 20 mètres de Tétage 
moyen. On tronre ainsi un minimum de 250 mètres, et pour cer- 
taines parties une puissance probable d*enTiron 300 mètres, chiAre 
fort éioTé et qui cependant est encore surpassé par la puissance du 
terrain de la Limagne. 

i n. Stagb infAeibub. 

L*étage inférieur du terrain tertiaire a été reconnu par le trou de 
sonde foré à Roanne pendant les années 1845 et 1846. Aucun soulève- 
ment, aucune érosion ne Ta mis à nu. Aussi, sa séparation d'avec 
rétage moyen pourra-t-elle paraître peu motivée. Pourtant Tabsence 
de tout calcaire dans les assises inférieures et leur analogie frap- 
pante avec les argiles bigarrées de la Limagne me semblent Justifier, 
dit M. GauffBB, la division admise. 

Dans tous les cas, voici la coupe du trou de sonde de Roanne, telle 
qu'elle m'a été communiquée par M. Degousée : 

Sables et gravier (alluvions de la Loire) .... 7«,50 

Sable Jaunâtre 4-,54 

Argiles vertes plus ou moins sableuses .... 49«,00 

Argiles plus fines de différentes nuances. . . . 140*,00 

Profondeur totale 20t*,04 

Le calcaire y manque absolument. Dans la plaine de Roanne, cette 
roche caractérise la partie haute de l'étage moyen, qui fut enlevée, 
puis remplacée par l'alluvion, au point où le trou de sonde est 
ètaUi. 

Les sables Jaunâtres, situés sous l'alluvion, et les argiles sableuses 
vertes, d'une puissance de 49 mètres, paraissent à M. Grunbr devoir 
être rangés dans l'étage moyen, tandis que les 140 mètres d'argiles 
bigarrées appartiendraient, dans tous les cas, à l'étage inférieur. 
Mais cette division est nécessairement un peu arbitraire, et M. Grunbr 
De l'adopte que par comparaison avec le dépôt analogue de la Lima- 
gne (1). 



(1) Les terrains inférieurs du Forez et de la Limagne ressemblent 
aussi aux dépôts tertiaires du bassin de Brioude, dans la haute 
vallée de l'Allier. Le sondage de Lempdes. entre Brioude et Brassac, 
n'a rencontré, sur une hauteur totale de 223 mètres, que des argiles 

8 lus ou moins sableuses, généralement rouges, avec prédominance 
amies proprement dites vers le bas. (DeuriptUm du bassin hoiUUer 
i€ Èrassae, par M. Baudin, p. 74). 



76 

Aucun travail ii*a fiait comaltre la puissance et la nature des 
parties inférieures du bassin de Feurs : le trou foré de Sury n*a que 
44 à 45 mètres, et ne parait pas dépasser Tétage moyen. Mais il est 
probable que les dépôts inférieurs du Forez ne diffèrent pas sensible- 
ment de ceux du Roannais. 

Le sondage de Roanne n'a fourni aucun fossile. Par contre, les 
argiles bigarrées inférieures de la Limagne renferment quelques 
cyrènes, et sont ainsi positif ement d'origine lacustre. C'est d'ail- 
leurs le cas aussi des étages moyens de la Limagne et du Forez. 
On peut donc supposer avec assez de raison, en considérant les rap- 
ports intimes et la situation respective de ces divers dépôts, que 
rétage tertiaire inférieur du département de la Loire doit être égale- 
ment un produit d'eau douce. 

i m. Etage motin. 

L'étage moyen occupe le fond et Jusqu'à mi-coteau, le flanc de la 
plupart des vallées transversales des bassins de Roanne et de Feurs.' 
En approchant de la Loire, il se perd sous les alluvions, tandis que 
dans le voisinage des bords, on le voit se continuer sous le cail- 
loutis tertiaire supérieur, qui couronne spécialement toutes les 
hauteurs de la plaine. 

Les assises les plus élevées de l'étage en question sont, en moyenne, 
à la cote de 360 mètres dans la plaine de Feurs et à 320 mètres dans 
celle de Roannc.^.La différence de 40 mètres équivaut exactement à 
la pente de la Loire, dans le défilé des Roches, entre les deux plaines. 
Dans chacun des bassins, on remarque également un abaissement 
graduel de Tétage moyen, parallèlement à la pente du fleuve, de 
telle sorte que le niveau relatif est à peu près constant et repré- 
senté, pour les parties culminantes de cet étage, par 30 à 40 mètres 
au-dessus des eaux de la Loire. A part cela, toutes les assises sont 
encore à peu près horizontales, et dans leur position première. 

A Roanne et à Feurs, Tétage moyen est surtout développé sur la 
rive gauche de la Loire. 

Dans le bassin de Roanne, à cause du niveau élevé du sous-sol 
secondaire, la plaine haute de la rive droite n'a même été envahie 
par les eaux tertiaires que pendant la période, relativement courte, 
de l'étage supérieur. 

L'étage moyen se compose principalement d'argiles blanches ou 
vertes, entremêlées de quelques bancs plus ou moins sableux, dont 
la teinte varie du blanc au rouge ; mais les sables proprement dits 
y sont rares et n'y prédominent Jamais. A ce point de vue, il relie en 
quelque sorte, d'une manière graduelle, les argiles bigarrées infé- 
rieures aux sables graveleux supérieurs. 

Du reste, à tous les niveaux, nos dépôts tertiaires sont plus fins 
vers le centre du bassin que sur les bords. Cela est vrai en parti- 
culier pour l'étage supérieur, mais se vérifie aussi dans l'étage 
moyen, ou les argiles sont d'autant plus fréquentes et moins sa- 
bleuses que l'on s'éloigne davantage de la lisière du bassin. 



77 

Ces aigites ne sont Jamais dures et les sables ar^eox presqne 
toujours sans consistance. Cependant, yers le milieu du bassin de 
Feurs, àSaint-Cyprien, Montrond, Cbalain-le-Gomtal, etdon rencontre 
du ^rès Un, dur, dirisé en assises ou plaquettes minces. Le ciment 
qui lie les grains siliceux est une sorte d*argile Itaolinique blancbe, 
presqne toujours associée à une faible proportion de sel calcaire. 
Les argiles Toisines sont alors aussi légèrement marneuses. Enfln, 
sur certains points, la matière calcaire derient plus abondante; 
elle sillonne les argiles rertes sods forme de rognons plus ou moins 
friables ou concrétionnés, et se concentre même ailleurs en bancs 
continus, que Ton exploite arec avantage comme pierre à chaux. 

Ces dépôts calcaires caractérisent spécialement la partie haute de 
rétage moyen, mais n*y occupent nulle part, d*une manière uniforme, 
toute rétendue des deux plaines. Il semble qu*au milieu d*une 
sédimentation presque exclusivement argilo- sableuse, quelques 
sources aient fourni du carbonate de chaux qui, selon son abondance, 
anra produit des bancs ou de simples rognons. Ces derniers diminuent 
graduellement, dans certaines directions, sans doute en proportion 
de Téloignement des points d*émergence des anciennes sources. 

Le calcaire est blanc, quelquefois marneux (BataiUoux, Urbûse, 
les Athiauds), ailleurs siliceux, dur et concrétionné, ou sillonné 
de fissures et de cavités irrégulières, plus ou moins tapissées de 
aistanx de quartz (les Ouches, etc.), bien souvent siliceux et 
marneux tout à la fois (Sury). 

Enfin, la silice s'isole çà et là sous forme de rognons, qui diffèrent 
peu des silex bruns de la craie du nord (Sury). 

On n'observe en général aucune succession régulière dans ces 
diverses assises ; cependant, là où se rencontrent plusieurs bancs 
calcaires, la silice abonde, surtout dans le plus élevé. Au reste, Je 
n'ai vu nulle part, dit M. Grunbb, plus de deux ou trois lianes, et 
répaisseur de chacun d'eux ne dépasse guère 1 mètre 50. 

Sur deux points seulement le calcaire renferme des fossiles : 
à Hontrond (plaine du Forez), les feuillets d'une marne blanche, 
moyennement dure, sont recouverts de très-petites cypris faba ; 
et le calcaire des Athiauds, près d'Ambierle {plaine de Roanne), 
contient d'assez nombreux moules d'hélices, que M. n'AncHUC 
rapproche du hélix Moroguesi de Pithiviers. 

D'après la position des lieux, l'assise de cypris faba se trouverait 
à peu près vers le milieu de notre étage moyen, tandis que le calcaire 
à hélices correspond positivement aux assises les plus élevées. Cette 
dispositon s'accorde avec la succession observée dans la Limagne 
et le département de l'Allier, si ce n'est que dans nos contrées 
les fossiles sont beaucoup plus rares ; en outre, les phriganes et osse- 
ments de vertébrés, si fréquents dans le département de l'Allier, vers 
le haut de l'étage moyen, manquent absolument dans nos calcaires. 
On ne trouve d'ailleurs jamais aucun débris organique, ni dans 
les argiles, ni dans les sables ; mais les fossiles cités dans le 
calcaire prouvent, malgré leur rareté, que le dépôt est lacustre 



78 

et appartient à la base du terrain miocène, le tongrien de 
d'Orbigny (1). 

La paissance de Tétage moyen est difficile à déterminer, dit 
M. OrvNBA, puisqu'on ne peut fixer exactement sa limite inférieure. 
Cependont elle est de 50 mètres au minimum, puisque le trou de 
sonde de Sury a encore rencontré du calcaire à la profondeur de 
44 mètres, et elle serait de 70 mètres environ, si on plaçait sa base 
à rorigine des argiles sableuses du trou de sonde de Roanne, comme 
Je rai dit ci-dessus. 

Le calcaire est exploité, dans la plaine de Feurs, sur la ligne de 
Saint-Marcellin à Sury. Plus au nord, on le rencontre aussi entre 
MonâNrison et Ghalain-le-Gomtal, ainsi que dans les communes de 
Orézienx et de Prétieux, mais les bancs y sont peu puissants. 
Au-delà du Ligtton, Tétage supérieur enTahit presque en entier toute 
la plaine, et si dans les bas-fonds on découvre encore les argiles de 
rétage moyen, le calcaire ne s*y montre nulle part, si ce n'est en 
lambeaux irréguliers, peu étendus, au voisinage de la butte basaltique 
de Marcoux. Mais cela même prouve qu'à une certaine profondeur 
le calcaire existe aussi sous cette partie de la plaine. 

Dans le bassin de Roanne, le calcaire se présente le long d'une 
xone à peu près continue depuis les Oucbes Jusqu'à Urbise. Il occupe 
les bas-fonds et la moitié inférieure du flanc des coteaux, tandis 
que les parties bautes sont partout couronnées par l'étage supérieur. 
On l'exploite spécialement aux Atbiauds, près d'Ambierle, et à 
Urbise, au nord de la Pacaudière. Sur tous ces points, le calcaire 
est argilo-siliceux et ne donne qu'une cbaux maigre moyennement 
hydraulique, convenant peu pour l'amendement des terres. 

{ I?. RTAOB SUPÉEIBUB. 

L'étage supérieur occupe les parties culminantes des deux plaines 
et n'a été recouvert par les alluvions que sur un petit nombre de 
points. Au centre de nos plaines, il repose sur l'étage moyen, tandis 
que le long de la lisière des deux bassins, il déborde les argiles 
tertiaires moyennes et s'appuie partout directement sur des terrains 
plus anciens. Ainsi, après le dépôt de l'étage moyen, et probable- 
ment aussi en partie, comme nous le verrons, pendant la période 
même de l'étage supérieur, le sous-sol ancien et secondaire dut 
s'affaisser et les eaux tertiaires envahirent successivement des 
surfaces plus vastes. Dans le Forez, la différence des cotes auxquelles 
montent les deux étages est de 90 à 100 mètres. C'est la mesure de 
l'affaissement de nos contrées ; mais il diminue vers le nord-ouest. 

Dans le département du Cher, d'après les cotes de niveaux citées 
par MM. BoulAmobr et Bbbtbba, la différence des deux étages serait à 



(1) Seulement il semble que nos bassins n'offraient pas, au moment 
du dépôt desjparties hautes de cet étage moyen, autant de bas-fonds 
que celui de l'Allier, et avaient à un moindre degré Je caractère 
de marécages, si favorable à la vie des pachydermes. 



79 

pea ptès de 50 mètres ; dans llndre, la Tienne et la Charente, où J'eus 
occasion, dit M. Grunêb, de comparer moi-même les deax terrains 
lintenralie est également an maximum de 50 mètres. 

Dans le Fores, on obserre, en outre, pour Tétage supérieur comme 
poor l'étage moyen^^an abaissement général du sud au nord, parallè- 
lemoit an cours de la Loire. A l'extrémité sud de la plaine du Forei» 
les sables tertiaires supérieurs s'élèf ent dans les bois de la Fouil- 
loose, an domaine de Marnât, Jusqu'à 517 mètres de hauteur absolue, 
ou 150 mètres au-dessus de la Loire, tandis qu'au nord de la plaine 
de Ro«nne leur limite supérieure se trouve à peu près à la cote de 
400 mètres. Or, pour le même Intenralle, la chute de la Loire (entre 
Andrézieux et Briennon) est de 108 mètres. 

Dans le Cher, MM. Boulangbr et Bbrtira indiquent 300 mètres 
comme altitude extrême des parties les plus élevées de l'étage supé- 
rieur. Sur la lisière commune de la Tienne et de la Haute-Tienne, 
entre Uissac et l'Ile-Jourdain, M. OauNEU a trouvé, en se servant des 
cartes du dépôt de la guerre, des cotes limites généralement com- 
prises entre 180 ou 200 mètres, ou des altitudes relatives de 130 à 150 
mètres au-dessus de la Loire, à Tours.* Ainsi, non-seulement nos 
terrains tertiaires furent soulevés après le dépôt de l'étage supérieur, 
■ais cette nouvelle oscillation, inverse de la précédente, s'est fait 
sentir comme celle-ci d'une manière plus intense dans la partie 
sud-est du plateau central, qu'au nord et à l'ouest. Les observations 
de M. GauNEB, le long de la Loire, viennent donc confirmer plei- 
nement les idées émises depuis longtemps par M. E. de Beacmont et 
les recherches plus récentes de M. Raulin dans la vallée de l'Allier (1). 

L'étage supérieur se compose presque exclusivement de sables 
plus ou moins grossiers et caillouteux, blancs. Jaunes ou rougeà- 
tres. Si les argiles s'y rencontrent encore çà et là, elles sont relative- 
ment rares et, en général, ferrugineuses et grossières. 

Les sables et dépôts caillouteux sont d'autant plus mêlés de gros 
galets quiis sont plus voisins des bords du bassin. Mais ce qui 
frappe par-dessus tout, c'est le rapport intime, en chaque point du 
bassin, entre la nature des galets et celle des roches les plus voi- 
sines, formant les anciennes rives du lac tertiaire. 

Dans la partie sud de la plaine du Forez, Jusqu'à la hauteur de 
Montbrison et de Feurs, les galets de l'étage supérieur sont presque 
oniquement granitiques et quartzeux ; on n'y voit aucune roche des 
terrains secondaires et de transition. Les gneiss et le micaschiste y 
sont mêmes rares, sauf là où le granité voisin en renferme de 
grands lambeaux, comme entre Saint-Galmier et Saint-Rambert. 

A partir de Boén et de Pouilly-les-Feurs, le nombre des cailloux 
granitiques diminue rapidement, et à leur place se présentent des 
galets porphyriques et des débris roulés du système carbonifère 
(surtout des schistes siliceux, grauwackes lustrées et grès porphy- 
riqaes). Là où dominent les porphyres et les grès feldspathiques, les 
argiles elles-mêmes changent de nature, elles deviennent blanches, 

(1) HUMre des progrès de la géologie, t. II, p. 659. 



80 

sont BOQYeDt réfractaires et alternent avec des sables blancs quartso- 
feldspathiques (Amiens et Saint-PauI-de-Yézelin). 

Dans la plaine de Roanne, Tinfluence des anciens rivages est encore 
plus sensible. 

Sur la rive gauche de la Loire, au pied de la chaîne porphyrique de 
la Madeleine, entre Yillemontais et la Pacaudière, les galets ter- 
tiaires sont surtout quartzeux et porphyriques, sauf à Saint-André et 
aux Ouches, ou Ton Toit, en outre, fies fragments roulés du terrain 
carbonifère Tenant de la vallée supérieure du Renaison. 

Du côté opposé, sur la haute plaine de la rive droite entre Pra- 
dines, Goutouvre et Gharlieu, le sol est exclusivement criblé de 
Jaspes grenus, Jurassiques, appartenant aux argiles à Jaspes de 
Toolithe inférieure, qui supportent précisément, dans ce district, le 
terrain tertiaire. Il y a même passage graduel du cailloutis tertiaire 
au terrain Jurassique, et leur limite commune ne peut être tracée 
rigoureusement. En divers points, lea rognons Jaspeux furent sim- 
plement remaniés et arrondis sur place. En effet, lorsqu'on approche 
de l'ancien rivage, on les voit grandir et perdre peu à peu les carac- 
tères propres aux galets foulés. En même temps, Targile sableuse 
qui les empâte devient plus grosse, et, à la limite, se trouve finale- 
ment privée de tout élément sableux ; c'est l'argile pure de la forma- 
tion jaspeuse. 

Enfin, à l'extrémité sud de la plaine, le plateau de Parigny et de 
Gommelle, situé à égale distance des coteaux secondaires et porphy- 
riques, est couvert d'un mélange de galets quartzo-porphyriques, du 
terrain anthraxifère, et de Jaspes grenus. Jaunes ou bruns, du terrain 
Jurassique. 

Il suit de là, comme au reste on pouvait s y attendre à priori^ que 
le dépôt sédimentaire des plaines de Feurs et de Roanne, et spécia- 
lement son étage le plus élevé, n'a pas été amené par un cours d'eau 
unique, mais par une série d'affluents d'une faible étendue, entraî- 
nant chacun dans le bassin commun les débris des roches de son 
district hydrographique. La Loire alors n'existait pas encore comme 
artère principale. 

Une circonstance qu'il importe de mentionner également, c'est 
que l'assise la plus élevée de l'étage supérieur est spécialement cail- 
louteuse. Toutes les parties culminantes des deux plaines sont cou- 
vertes de galets, dont la grosseur et le nombre augmentent aussi à 
mesure que leur distance à l'ancien rivage diminue. On peut spécia- 
lement constater ce fait aux environs de Roanne, en parcourant la 
haute plaine de la rive droite, dans la direction de Perreux à Pra- 
dines ou à Goutouvre. A Perreux, le banc caillouteux supérieur 
couronne les falaises argilo-sableuses de l'étage supérieur, tandis 
qu'à Pradines et à Goutouvre il repose directement sur le sous-so] 
Jurassique. Ainsi, non-seulement Tétage supérieur déborde d'une 
manière générale l'étage moyen, mais encore l'assise culminante 
dépasse, à son leur, les bancs inmiédiateroent inférieurs : d'où il 
résulte nécessairement que le niveau des eaux fut surtout élevé vers 
la fin de cette époque, ou, en d'autres termes, que le sous-sol n'a 



81 

pis eessé de s'abaisser pendant tonte la période de l'étage sa- 
përiear. 

11 est bien évident, d'ailleurs, qae cette assise caillouteuse des 
parties baatcs ne saurait être attribuée à une sorte de courant dilu- 
Tien qui aurait en même temps creusé les yallées actuelles. Car» 
sll en était ainsi, les galets ne caractériseraient pas uniquement les 
hauteurs, et surtout leur nature ne varierait pas avec la position 
qu'ils occupent ; on ne verrait pas, au centre de nos plaines, presque 
eidusiveroent des galets quartzeux blancs, et sur la lisière des 
tossins, d'autres galets plus gros, provenant des roches en place du 
Tittsinage. 

La nature graveleuse de l'étage supérieur indique néanmoins des 
eux fortement agitées, et cette agitation s'explique par les oscilla- 
tions qu'éprouve le sous-sol vers cette époque. L'abaissement général 
da plateau central, qui fut dans nos contrées, pendant la période de 
l'étage supérieur, de 90 à 100 mètres,* n'a certainement pas eu lieu 
d'one manière tout à fait insensible sans contrecoups opposés. Puis 
le mouvement, décidément inverse, qui clôt nos dépôts tertiaires, 
a po aussi présenter des retours contraires et engendrer ainsi, à 
diverses reprises, des courants locaux plus ou moins violents (i). Au 
reste, quel qu'ait été, dans ses moindres détails, le mode d'action 
des deux grandes oscillations opposées dont je viens de parler, il 
est an moins évident que le dernier relèvement mit les deux bassins 
tertiaires du Forez entièrement à sec, car on n'y rencontre aucun 
dépôt de l'époque pliocène. 

Les eaux s'écoulèrent au nord-ouest et, en se retirant, durent 
sillonner les dépôts meubles de nombreux vallons qui, dès lors 
élargis et plus ou moins modifiés, affectent néanmoins encore les 
caractères dus à l'érosion primitive. 

Les dépôts sablonneux de Tétage supérieur ne renferment aucun 
fossile ; on n'y trouve ni plantes, ni mollusques, ni vertébrés. On 
ne peut donc fixer par les moyens paléontologiques ni l'âge, ni la 
■atnre propre de ce terrain. Mais nous verrons bientôt qu'il se lie 
directement aux argiles et sables supérieurs de l'Allier, du Cher 
et de la Sologne. Or, aucun de ces dépôts ne renferme des galets de 
basalte et de trachyte, et comme ces deux roches ouvrent précisément 
dans nos contrées la période pliocène, on peut en conclure assez 
sftrem^it que l'étage argilo-caillouteux du bassin de la Loire appar- 
tient, comme les faluns de la Touraine ou le falunien de d'Orbigny, 
à la dernière moitié de la période miocène. 

Kous arrivons ainsi pour le terrain de la Sologne, quoique d'une 
manière indirecte, à la même conclusion que M. d'AncuiAC, dans son 
OtMre des progrès de ta géologie (2). Dans tous les cas, il est évident 
que vers les premiers temps de Tétage supérieur, les bassins tertiaires 
du Forez devaient avoir conservé les caractères lacustres de la période 



(1) Des oscillations de ce eenre se sont fait sentir, comme on sait, 
! Jor les côtes du Chili et en Italie, dans les temps modernes. 

( (2) T. D, p. 517. 

6 



89 

précédente. Mais plus tard, par rabaissement général da plateaa 
central, les eaux salées firent irruption et les faluns se déposèrent 
aux environs de Tours. 

Plus tard encore, la mer semble avoir pénétré, sinon jusque dans 
le Forez, au moins bien avant dans la vallée de la Loire et de rAUier, 
comme Tont prouvé MM. Poubl et Lbcoq (1). Enfin, peu après, le 
plateau central se releva de nouveau, et les eaux, en se retirant, 
ont dû ravager les dépôts faluniens, ce qui explique leur faible 
étendue et Tétat d'isolement où nous les voyons ai^ourd'bui dans 
Fouest de la France. 

La puissance de Tétage supérieur est au maximum de 20 à 25 mètres, 
et en moyenne de 10 à 15 mètres. Sur la lisière du bassin, où 
rassise caillouteuse culminante s'appuie directement sur des forma- 
tions plus anciennes, son épaisseur totale est même souvent réduite 
à 2 ou 3 mètres : c'est, en particulier, le cas sur la haute plaine 
de la rive droite, dans le Roannais. 

Les assises de l'étage supérieur sont partout encore sensiblement 
horizontales, comme celles des étages inférieurs, même dans le voi- 
sinage des cônes de basalte, le terrain tertiaire est fort peu dérangé. 

Au contact immédiat de la roche volcanique, les argiles sont cuites 
et plus ou moins altérées ; mais, à peu de mètres de là, la stratification 
ne parait nullement troublée. 



VI. 

Résumé des conditions que doit remplir 
le sondai^e projeté* 

De Tétude qui précède et que j'ai cru devoir reproduire 
presque entièrement, puisque c'est la seule base sur laquelle 
nous puissions nous appuyer, il résulte que la puissance totale 
du dépôt tertiaire est au miDimum de 250 mètres, et pour 
certaines parties, sa puissance probable est d'environ 300 mètres, 
chiffre fort élevé, dit M. Gruner, et qui cependant est encore 
surpassé par la puissance du terrain de la Limagne. 

J'ai admis dans mes calculs les chiffres qui viennent d'être 
établis, et puisque nous nous étions mis dans la partie puis- 
sante des couches, il fallait calculer que nous aurions à forer 
300 mètres de terrain tertiaire. Il fallait cependant faire obser- 



(1) MM. PoMBL et Lbcoq citent dans la vallée de TAUier, au milieu 
du terrain dont nous nous occupons, des fossiles plus ou moins 
roulés, appartenant aux faluns. (Pombl, Catalogue des vertébrés fossiles, 
1853, p. 173. Bulletin de la Société géologique, 2« série, t. 1, p. 595, 
" ■ p. 364.) 



1853, p. 
et t. 111, 



83 

Ter qae nous n'ayions pas à traverser le tertiaire supérieur qui 
est décapé dans les environs de Montrond. C'eût été un gain 
sur les 300 mètres maximum. 

A partir du terrain tertiaire, je me suis demandé ce que nous 
aurions encore à traverser ? Trois hypothèses se présentèrent à 
mon esprit à Tépoque où j'entrepris cette élude : 

1* Ou nous rencontrerons, disais-je, les micaschistes ou le 
granit, le fond du bassin sera alors reconnu stérile et le sondage 
s'arrêtera à 300, 350 mètres environ. 

2^ Ou nous rencontrerons le terrain anthraxifère du Roan- 
nais, avec on sans les couches reconnues dans le terrain de 
Saint-Symphorien-de-Lay. Examinons cette hypothèse. 

Quelle est la puissance de ce terrain ? 

La puissance totale du terrain anthraxifère varie, d'après 
M. Grorbb, de 2S0 à 500 mètres au maximum. En faisant 150 
à 200 mètres de sondage dans ce terrain, on sera probablement 
fixé sur sa richesse ou sur sa stérilité en combustibles. 

3* Enfin, en troisième hypothèse, nous pourrons rencontrer 
le terrain houiller^ D'après mes calculs, comme je l'ai démontré 
précédemment, en mettant le fond de la cuvette du Forez au 
niveau du fond de la cuvette du bassin de Saint-Etienne, (ce qui 
est un minimum, puisque le terrain de Saint-Etienne a été 
soulevé d'environ 200 mètres) l'épure donne encore une épais- 
seur énorme de plus de 800 mètres de terrain houiller, ce qui, 
avec les 500 mètres de terrain anthraxifère, conduirait à une 
puî»ancede 1.200 à 1.300 mètres de terrains pouvant renfer- 
mer des couches de combustible I 

Dans tous les cas, le sondage pénétrant dans le terrain houil- 
1er, nous aurons vite des indices certains sur sa nature et ses 
fusdles. Une exploration de 200 mètres sera largement suffl- 
ante pour légitimer un approfondissement plus grand. 

Ainsi, en résumé, en 1879, nous pensions qu'il fallait aller à 
300 mètres dans l'hypothèse de Tabsence des terrains carboni- 
lères et à 500 mètres dans le cas où ces derniers seraient ren- 
contrés. 

Noos verrons, par la suite de nos travaux, dans quelle me- 
sure ces données ont été justiflées. 

Je veux maintenant me borner à résumer rapidement les 
étodes qui précèdent et qui ont déterminé la mise en œuvre 
da sondage de Montrond. Je terminerai en analysant les données 



8i 

qui (Mit été fouroies sur la questiooi après Teirifeiirise da 
forage. 

Chacun s'est représenté, déjà, j'en snis sûr, le bassin houiU 
1er de Saict-Btienne, comme formant jadis, d'après rillustre 
FouRNET, un lac Iriangulaire, ayant une énorme base, de Pir- 
miny à Rivenie-Gier, et son sommet à la Fouillouse. Les trois 
points de ce triangle formaient alors trois goulets, trois canaux, 
par lesquels le lac houiller communiquait avec d'autres nappes 
carbonifères. Le goulet de Touest yers Unieux ne peut nous 
conduire qu'à des montagnes ayant subi des bouleversements 
sans nombre. Il n'y a point de terrain houiller à rechercher dans 
ce sens. 

Au contraire, le petit goulet de Tartaras et Gommunay à Test, 
qm n'a que quelques centaines de mètres de largeur, nous con- 
duit à une véritable mer houillère qui s'étend jusqu'aux Alpes. 

Enfin, ce goulet de la Fouillouse est le plus imposant de tous. 
Il a 7 ou 8 kilomètres de largeur, de Landuzière à Villemagne. 
Gomment ne pas être frappé par cette pointe caractéristique que 
le terrain houiller avance dans la direction de l'ancien lac 
forézien ? Et ces Ilots houillers, placés à l'avant-gardc, comme 
pour jalonner la route à suivre, ne sont-ils pas les restes épar- 
gnés par Térosion, de cet ancien détroit comblé jadis par le 
terrain houiller ? 

Le cours du Furens n'indique-t-il pas par sa traînée micas- 
chisteuse encore intacte, le vieux tracé des eaux houillères, 
comme le Gier, comme la firévenne ? Jamais peut-être appa- 
rences plus séduisantes ne se sont présentées aux yeux des cher- 
cheurs. 

N'avons-nous pas encore, pour nous convaincre, les paroles 
d'un maître que je me plais à répéter une dernière fois? — Ne 
Irace-t-il pas d'une main assurée les limites de « cette grande 
c formation houillère redressée contre les flancs des massifs du 
t Forez, des puis de Dôme, de la Murgeride et dont la partie 
c centrale doit être enfouie sous les plaines de la Limagne? » 

N'est-ce pas lui qui a dit qu'à la Fouillouse t nen n'indiquait 

« un barrage ; que le système houiller avait pu pénétrer fort 

c loin dans les défilés et les évasements de la Loire, dont il 

• « rejoignait, selon toute apparence, les rives du côté de Saint- 

i Rambert et d'Andréiieux T » Ne précise-t-i( pas bien sa pen- 



aée «D écriTanl que robsenratioQ de la grosseur des galeli du 
lerraiD boaiUer de Sainl-BtieDDe « conduit à supposer l'exis- 
c teoce d'un débouché (des taux houillères) vers la Loire, et 
• par conséqaeut à admeltre une étendue inimitée dans ee 
c sensf B 

N'est-ce pas PeimztBTy enfin, qui, prophétisant peut-être, con« 
dut en nous disant • qu'on est autorisé à supposer que les par- 
ties (houillères) abritées par les terrains de la concavité d'An- 
df éiieui , de Itonthrison et de Feurs, ont été consenrées et qu'il 
esl même p^mis de concevoir leur ancien raccordement avec la 
Qayette, Bert, Blaozy et le Greuzot 1 » 

Certes, on a pu reprocher à Fournet de ne pas pénétrer assez 
avant dans les détails, mais ce qu'on ne peut lui enlever, c'est 
Boe hauteur de vues, une faculté de conception vraiment 
sorprenantes. 

Ainsi que je l'ai fait voir, sa vaste coocepticm géologique 
D'est guère attaquée à son début que par les savants qui veulent 
absoloment toucher du doigt des roches indiquant le terrain 
houiUer sur le pourtour de la plaine du Forez. Le sondage de 
Boanne est aussi j^ésenté comme un argument contraire, mais 
il suffit de lire la coupe que j'en ai donnée pour voir que l'ob- 
jectioD n'a aucune valeur, puisqu'on est resté dans les terrains 
lelativement récents (tertiaire inférieur) et qu'on n'a atteint que 
la pcofondeur de 201 mètres. 

il appartenait à deux ingénieurs de notre baBsin, MM. M^ussisa 
et CflAÎEissBLLE, de découvrir sur les bords orientaux de la plaine 
ces indices houillers réclamés par les savants. 

On constate, en effet, successivement, trois lambeaux à la 
Fooillouse, aux Brosses et aux Perroiins, cinq à Saint-Bonnet- 
ks-Oules, un à Ghambeuf, un à Saint-Galmier et un à Néronde. 

La plaine du Forez est donc un bassin^ ainsi que j'ai essayé 
de le démontrer par mes coupes^ bassin recouvert soigneuse- 
ment par des terrains récents. Au nord, un voit le terrain à 
anthracite s'enfoncer sous la plaine. A l'est, on remarque le 
terrain hooiller exploité à Sainte-Foy-rArgenlière. Au sud, voici 
le puissant dépôt houiller de Saint-Etienne. Enfin, à l'ouest 
même, à Sail, on retrouve encore le terrain anthraxifère. Ainsi, 
aux quatre points cardinaux, cette mystérieuse plaine du Forez 
est entourée, bordée de terrains houillers ou anthraxifères I 

Les conséquences de cette vérité qui s'éclaire graduellement 



86 

d'un jour plus vif, sont quelquefois inattendues. Oui, il y a bassin 
sous la plaine du Forez, mais il y a encore, selon toute vrai- 
semblance, liaisoo des bouilles de Saint-Etienne avec les anthra- 
cites du Forez : • Ces deux formations, a dit M. Ghanssbllb, 
c sont les deux termes d'une série carbonifère immense dont 
« chacun se trouve développé dans un bassin différent, mais 
«r qui pourraient bien se trouver superposés sous la plaine du 
c Forez. Qui sait même si, dans les profondeurs de notre bassin 
« de Saint-Btienne, il n'existe pas un étage anthraxifèren'affleu- 
« rant pas, comme parait d'ailleurs le faire l'étage de Rive-de- 
• Gier autour de Saint-Etienne? » 

Ainsi, terrains houillers très-probables sous Timmense plaioe 
du Dauphioé jusqu'aux Alpes, jusqu'à la Mure. Terrains houillers 
gisant sous la plaine du Forez, et, d'après moi, peut-être sous 
toute la plaine de Roanne. — Liaison des terrains anthraxifères 
de Roanne et des terrains houillers de Saint-Etienne. — Raccor- 
dement de Saint-Etienne avec La Clayette, Blanzy, Le Creuset. 
Tels sont les résultats de cette grandiose enquête commencée 
par FoURNET en 1851. 

Un seul travail pouvait mettre en valeur toutes ces études ou les 
infirmer, donner en un mot à ces hypothèses géologiques le 
caractère de réalité et de tangibiUté exigé par la loi des mines 
et par la science, c'était le sondage de la plaine du Forez. 
Qu'il réussisse ou non, l'élude aura été portée avec quelque fruit, 
je l'espère, sur la géologie forézienne. Le reste appartient à 
l'avenir. 

VIL 

Etude ir^oloylqae de la Plaine, par M* Mortier, 
après le eomateneement du eondai^e. 

Bien longtemps après la magistrale description de M. Grunbr, 
et quelques mois après le commencement du forage et la rédac- 
tion des lignes qui précèdent, paraissait, en 1880, une étude 
de M. P. Mortier, jeune géologue, né à Montrond, étude qui met 
en lumière certains points intéressants. 

Fidèle au système que je me suis imposé, je résumerai ici ce 
travail pour que le lecteur soit bien en possession de toutes les 
données de la question géologique du Forez. 



87 

La descnptîon géologique des plaines de Feurs et de Roanne, dit 
M. MoBTm, présente encore beaucoup d'incertitudes. Malgré les 
nombreuses recherches faites à ce sujet, on connaît fort peu Tallure 
et la composition des étages tertiaires. 

L'étude d'un terrain s'établit toujours sur deux classes de données : 
les faits obsenrables à la surface du sol et les explorations souter- 
raines tentées par Toie de sondage. 

La description des parties Tisibles a été faite par M. Gruner. Cet 
ëminent géologue a consigné les résultats de ses longues et patientes 
recherches dans on ourrage qui doit être cité comme un modèle ; 
mais les faits constatés par lui sont isolés et relatiTement peu 
nombreux. 

Les conditions très-défaTorables du sol ne permettaient pas des 
obsenrations plus générales et plus multipliées. 

Le sondage de Boanne, dont la profondeur est de 200 mètres, tra- 
lerse, d après M. Gbuner, les assises inférieures de l'étage tertiaire. 

Le puits de Sory, profond de 45 mètres, traTerserait, au contraire, 
les parties supérieures de ce même étage. 

Les terrains recoupés par ces deux sondages ont-ils une partie 
commune ? Dans l'hypothèse contraire, ils seraient séparés par une 
série d'assises, d'une puissance totale indéterminée. 

En tout cas, ces deux recherches, faites sur des points très-éloignés, 
fournissent peu de renseignements pour le raccordement des cou- 
ches. Elles donnent seulement une épaisseur minima de la formation 
tertiaire. 

Un troisième forage tenté à Feurs n'a, para)t-il, donné lieu à aucune 
prise d'échantillons. 

Les difdcaltés d'observations proYiennent en grande partie de la 
utore du sol. Les terrains yraimcnt stratifiés sont presque partout 
enfouis sons le manteau d'argile, de sable et de cailloux, auquel 
M. GicifKK a donné le nom de tertiaire supérieur. 

D'an antre côté, le retour périodique des mêmes produits sédimen- 
taires 8*oppose à tout essai de raccordement basé sur la nature des 
coaches. 

Une troisième considération, sur laquelle on doit particulièrement 
insister, devait détourner les esprits d'une étude dont les résultats ne 
pouvaient être que minimes. 

On a toujours considéré le terrain tertiaire de la Loire comme une 
vtste et puissante nappe, dont les assises, horizontalement stratifiées, 
recouvrent, soit le terrain primitif, soit les terrains sédimentaires 
inférieurs. 

M. Grcner constate cependant une légère plongée du sud au nord. 
D'après lui, l'inclinaison des couches est à peu près identique à la 
pente de la Loire. En d'autres termes, le niveau relatif d'une couche 
déterminée par rapport au niveau du fleuve est à peu près constant, 
et pour une même époque les eaux viennent partout lécher la même 
assise. 

Ces idées une fois admises, l'observation minutieuse des affleure- 
ments tertiaires devait présenter peu d'intérêt au point de vue géolo- 



88 

gique. L*étude pouTait seulement embrasser les couches comprises 
entre le fond des raTÎns et le sommet des hauteurs, c'est-à-dire une 
puissance d*assises d'euTiron 30 mètres. 

Ainsi qu'on Tient de le Yoir, Topinion la plus généralement admise 
attribue aux assises tertiaires une horizontalité et une régularité 
presque parfaites. Quelques faits peu remarqués Jusqu'ici paraissent 
de nature à modifier cette idée. La connaissance de ces faits prorient 
surtout d'obseryations faites au voisinage de Hontrond et dont on Ta 
lire le résumé. 

!'• ÉTUDE. 

Cette première étude noua intéresse particulièrement, parce 
qu'elle a été faite précisément aux environs de Montrond, c*e8t- 
à-dire au point où le sondage a été fixé. 

Le chemin de fer de Lyon à Hontbrison, dit H. MoRTnni, traverse 
la butte du château de Montrond, au moyen d'une tranchée. Les 
parois coupent une série d'argiles et de marnes, dont l'inclinaison» 
fortement accentuée, attire tout d'abord l'attention. Les couches 
partent du fond de la tranchée, s'élèvent graduellement de Touest à 
Test, et affleurent successivement sur le flanc du coteau. Â mesure 
qu'on s'approche du sommet, les assises ont une surface décroissante, 
et la plus élevée semble effleurer seulement la crête. 

Des mesures précises ont donné le double résultat suivant : 

l** inclinaison du nord-est au sud-ouest, Vi de degré. 

Direction suivant laquelle l'inclinaison est prise, 0. — 45<^ Vt -^ 8. 

2*< inclinaison du sud-est nord-ouest, 2* Vi- 

Direction suivant laquelle l'inclinaison est prise S. — 48* Vi— 'B* 

Cette disposition inclinée des couches est-elle l'allure normale 
dans cette région? Provient-elle, au contraire, d'un accident isolé» 
d'une action locale? Quoi qu'il en soit, la forme rigoureusement 
plane des strates, et l'absence de toute analogie entre l'inclinaison 
des couches et le profil extérieur du terrain, semblent exclure l'hypo* 
thèse d'un soulèvement de faible étendue dont l'élévation très-remar- 
quable du sol serait le résultat immédiat 

Le plus sûr moyen de trancher la question était d'étudier le terrain 
sur d'autres points. 

Une première série d'observations a été faite dans ce but en amont 
du village. 

Près du confluent de l'Anzieux et de la Goisc, les argiles vertes 
sont visibles sur une assez grande étendue. Les assises plongent vers 
le nord et semblent descendre rapidement vers le niveau de la 
rivière. On a, pour ce point, les données suivantes : 

Inclinaison du sud au nord, 3* Vi- 

Direction suivant laquelle l'inclinaison est prise, E. — 19* Vj — S. 

En aval de la route de Saint-Etienne, TÂnzieux coule dans un ravin 
au fond duquel les argiles sont mises à nu. On observe partout un 
abaissement relatif des couches par rapport au niveau de l'eau, et 
dans le sens du courant. Il existe donc, à plus forte raison, une 
plongée absolue de l'est à l'ouest. 



89 

Un lit d*irgîle noirâtre et fétide contient nne série de fossiles ani- 
maux qai n*ont pas été classés. La masse renferme des empreintes de 
Tégétaux. 

A nne petite distance en amont du confluent, on a trouvé quelques 
fragments d'os de vertébrés englobés dans une couche argile sa- 
Meose, criblée de pizolithes calcaires. 

Entre Heylieu et Montrond, au lieu dit les Vincent, une assise de 
grés très-dure, comprise entre deux séries d'argiles, peut être ob- 
serrée au fond d*un petit ravin. Cette couche caractéristique forme, 
sur nne longueur de quelques mètres, le lit d'un ruisseau, puis 
émerge de Teau, s'élève progressivement et affleure dans le champ 
à une petite distance en amont. Les mesures ont donne deux incli- 
naisons. 

Inclinaison vers le nord, ^. 

Direction suivant laqueÛe a été prise l'inclinaison, N. — 24* Vs — 0. 

Inclinaison vers Touesl, 2* Vi* 

Direction de l'inclinaison, 0. — 6* Vi — S. 

En amont du grès cité plus haut, le niveau du ruisseau recoupe une 
suite d'argile dont on peut observer la succession sans discon- 
tinuité. La puissance totale de cette série est de 4 mètres. 

Sur la rive droite de la Goise, on peut observer aussi les couches 
tertiaires. Un filet de grès dur donne un horizon facile à suivre. 
On a trouvé : 

Inclinaison vers le nord, 2*. 

Direction suivant laquelle, etc., N. — 4» Vt* — B. 

En amont de ce point, la berge de la Goise est couverte par les 
allovions. Ce n'est guère qu'au-dessus de Heylieu, à l'endroit où la 
Goise touche la route que Ton retrouve le terrain tertiaire. 11 est 
caractérisé là par une puissante assise de sable, dans laquelle un 
filet argileux sert d'horizon. 

Inclinaison trouvée vers le nord, 2® *U 

DirecUon, If. — 57» Vi- — 0. 

Une deuxième série d'observations a été faite en aval de Montrond, 
sur les bords de la Loire. 

A une centaine de mètres en dessous du pont, la rive escarpée 
permet d*étudier facilement le terrain. L'assise caractéristique est 
une forte couche de sable identique coomie aspect et comme compo- 
sition au banc de Heylieu. L'allure parait analogue à celle qu'on 
observe dans la tranchée du château. 

Depuis le ruisseau de Plancieux Jusqu'aux environs de Harclopt, 
la Loire coule au pied dune haute falaise taillée à pic. On peut suivre 
sans interruption la suite des couches, qui, grâce à leur inclinaison, 
plongent successivement sous les eaux du fleuve. 

Cette inclinaison des couches éprouve d'ailleurs un décroissement 
très-sensible. Un peu en aval de Plancieux, on a trouvé : 

Inclinaison vers l'ouest, 2®. 

Direction, N. — 57« — 0. 

Plus loin la plongée est moi^dre. 

Inclinaison vers l'ouest, W 



90 

Direction soÎTant laquelle, etc., N. — 62» V, — 0. 

Depuis Marclopt Jusqu'à Saint-Laurent, les dénudations du sol sont 
très-rares. La Loire coule loin de son ancienne berge, enyahîe par la 
Tégétation. 

En amont de Saint-Laurent, le fleuTe lèche de nouveau la berge, les 
érosions reparaissent et mettent à nu des assises peu inclinées. Une 
station faite a donné : 

Inclinaison Ters l'ouest, Vi®' 

Direction de Tinclinaison, N. — 57» Vi» — 0» 

Toutes les observations qui précèdent concordent rigoureusement 
pour démontrer les faits suivants : 

1* Il existe, dans toute la région étudiée, un abaissement général 
du terrain tertiaire vers le nord-ouest. L'inclinaison est de 3^ entre 
Meylieu etl'Anzieux, de 2^ Vi entre l'Anzieux et Plancieux. Au-delà de 
ce point, la plongée diminue graduellement, et n'est plus que de 
Vt^ en amont de Saint-Laurent. 

2* Les couches sont toutes affleurantes dans la même région. 

Gomme toutes les assises d'une formation sont parallèles sur une 
même verticale, il sera facile d'établir une coupe du terrain d'après 
les données obtenues. 11 sufflra de faire partir chaque couche du sol 
au point; où elle affleure, et de lui donner à chaque instant rinclU 
naison mesurée au-dessus de l'endroit considéré. 

Gomme toutes les observations se rapprochent comme position et 
comme direction d'une ligne N. — 30<^ — 0., passant par le château 
de Montrond, il était naturel de choisir cette ligne comme trace du 
plan de coupe. 

On a obtenu ainsi une disposition en demi-cuvette. Gomme on peut 
le constater sur le dessin, la couche de sable qui affleure en amont 
de Meylieu, passe à 215 mètres sous le village de Saint-Laurent-la- 
Gonche. Un étage tertiaire de 215 mètres de puissance affleure donc 
entre ces deux localités et peut être étudié à la surface du sol. 

G'est ici le moment de rappeler la classification du terrain tertiaire 
admise Jusqu'à ce Jour. 

M. Gbuner considère 3 étages. 

1* L'étage inférieur, sans calcaire, a une puissance de 250 mètres 
environ, et n'affleure nulle part. 

2« L'étage moyen, caractérisé par la présence du calcaire, a une 
épaisseur de 50 à 70 mètres et affleure dans les ravins et les parties 
basses. Le milieu de cette formation contient un fossile, la cypris 
faba ; la partie supérieure renferme l'hélix .Moroguesi. 

3* L'étage supérieur est une sorte d'alluvion tertiaire, caillouteuse 
ou sableuse. 

On observe immédiatement une contradiction entre la classification 
précédente et les faits constatés. Ou bien l'étage de 215 mètres, 
étudié à Montrond, est tout entier dans le tertiaire moyen ; la puis- 
sance de l'étage moyen est alors bien supérieure à celle que M. Grumbr 
lui attribue. 

Ou bien les assises affleurant entre Meylieu et Saint-Laurent se 
rapportent en partie au tertiaire inférieur; dans ce cas, cet étage 
peut affleurer. 



La question exigeait, dans tous les cas, une étude des couches au 
point de Tue de la composition et des fossiles. 

Le nombre et retendue trop restreints des érosions n*ont pas per- 
mis d'obtenir autre chose qu'une série de coupes partielles. On a pu 
d'ailleurs, par la position des affleurements, assigner à chacune 
(Telles la place qu'elle doit occuper dans la coupe générale. Toutefois, 
I épaisseur totalisée des parties étudiées n'atteint pas le tiers de la 
puissance totale de la coupe. 

Kn amont de Meylieu, au point où le chemin de Saint-Galmier 
s'embranche à la route de Saint-Btienne, les argiles Tertes ne sont 
pas Tisibles. Une assise de sable, d'au moins 6 métrés d'épaisseur, 
représente le terrain tertiaire stratifié. C'est un sable blanc, légère- 
ment TerdAtre, parfois ferrugineux, composé uniquement de grains 
de quarts laiteux, entremêlé de parties Tertes plus argileuses qui 
résistent sous la pioche. 

L'assise sableuse plonge en STal sous des argiles Tertes ou blan- 
ches remplies de cypris faba. Ces petits coquillages ressemblent à 
des moules dont le diamètre serait d'un millimètre à peine. Ils se 
trouTent généralement entre les feuillets des argiles blanches, 
quelquefois dans les argiles compactes qui prennent alors une odeur 
fétide. 

Aux Tincent, l'assise caractéristique est un banc de grès de 0",20 
d'épaisseur. Cette roche rude, tenace, fétide sous le choc, n'est qu'un 
agrégat de sable quartzeux blanc et de cypris, fortement cimenté par 
du calcaire. 
L'acide chlorhydrique froid le désagrège complètement. 
Voici la coupe prise en ce point : 
Marnes Tertes. 

Grès très-dur 0,20 

Argiles Tertes terreuses 1,60 

Marnes grossières Tertes et bleues 0,90 

Argiles à plaquettes 1" 

Id. feuilletées à cypris 0,50 

Un peu en amont, on trouTe une série d'argiles fortement sableuses, 
contenant un banc de sable ferrugineux et un filet de grès identique 
aa précèdent comme composition. 
Toici la coupe obserTée : 

Argiles compactes sableuses 0,50 

Sable ferrugineux 0,10 

Argiles compactes Tertes à cypris 1,20 

Grès dur 0,03 

Argiles sableuses 2* 

Id. feuilletées à cypris !■ 

Au confluent de l'Anzieux, les argiles sont masslTes à la base, 
sableuses au milieu, terreuses au sommet. La cypris faba est partout 
très-abondante. 
Ou a coomie coupe : 

Argiles feuilletées 0,20 

Id. blanches non feuilletées 0,10 



Argues un peu terr«»M» OJO 

Id. Id 0,70 

Id. Tertes terreuses mouchetées de fer . . 0,90 

Id. et sableuses 0,80 

Grès sableux Tert peu agr^é 0,20 

Arides Tertes feuilletées, à cypris 0,10 

Id. Tertes sableuses, feuilletées 0.50 

Sables Terts agrégés 0,50 

Argiles blanches feuilletées, à cypris 1,20 

U. Tertes, massÎTes, sableuses 0,25 

Id. blanches feuilletées, à cypris 0,90 

Ai^e Terte en plaquettes 0,30 

Id. Terte masslTe 0,50 

Dans la tranchée du château, on a la coupe suiTsnte : 

Argile dure 2,50 

Id. tendre 1,90 

Sable gris clair, extrêmement fin 3,10 

Argiles Tertes 0,50 

Id. blanches feuilletées 0,50 

Id. Tertes 0,50 

Id. blanches feuilletées 0,40 

Id. Tertes 0.30 

Id. blanches feuilletées 1,20 

Id. id. 0,10 

Id. vertes 0,50 

Id. Tertes 1,30 

Id. blanches feuUletées 0,50 

Id. Tertes 2,20 

Toutes les argiles feuilletées sont criblées de cypris. 
En aval du pont de Montrond, un banc de sable assez grossier se 
trouTe enclsTé entre les argiles. 
On a la coupe suivante : 

Argiles feuilletées à cypris 0,50 

Sable un peu ferrugineux 3» 

Argiles feuilletées 1,50 

Id. Tertes, criblées de pyrite 0,50 

A Plancieux, les argiles blanches feuilletées semblent manquer. On 
n'obserTe que des argiles vertes, terreuses et mouchetées d'oxyde de 
fer, sans ligne de stratification. 
On a la coupe suivante : 

Argiles blanches feuilletées. 

Id. vertes massives 0,75 

Id. blanches feuilletées 0,75 

Id. vertes massives 1,50 

Id. blanches feuilletées 0,50 

Id. vertes avec rognons calcaires 0,10 

Id. feuilletées 0,GO 

Les argiles feuUletéeâ contiennent des cypris. 

En aval: de Plancieux apparaît un nouveau produit sèdimentaire. 



Cest nm «lierre dar et Bilicenx, génératement bIftBc. Oette iûb^ 
dAce forme tantôt des buics, tantôt des rog&dns dlBcontiaus pltoAs 
liBS la flilaise en encorbellement. Entre les rognons, les bases 
d^trgile ferte où le calcaire a {iris naissance, conserrent leur 
allure. 

Le centre des rognons, coloré sourent en noir bleu&tre, prend à 
pem près l'apparence dn basalte. Il sont, d'ailleurs, firégaenmient 
sillomés A rintériear de Assures courbes, tapissées de petits cris- 
taux. 

Le calcaire apparaît toujours dans les mêmes couches qui dcTien- 
■ent des horizons caractéristiques. 
Toici la coupe prise au confluent du ruisseau de GrangeneuTe : 

Argile blanche feuiUetée, à cypris 1,50 

Id. clair STec calcaire 1,50 

Id. sableuse 0,10 

Id. blanche feuilletée, à cypris 1,50 

Id. Terte 0,50 

La coupe prise plus loin contient deux bancs calcaires. 

Argile terreuse 0,50 

Id. très-feuilletée, à cypris 0,50 

Banc calcaire 0,20 

Argile blanche un peu feuilletée 0,40 

Id. Terte très-terreuse 0,40 

M. bhnche feuilletée, à cypris 0,40 

Id. Terte à rognons calcaires 0,50 

Id. blanche feuiUetée, à cypris 0,70 

Sable 0,15 

Argile Tcrte un peu compacte !«• 

Entre Marclopt et Saint-Laurent-la-Gonche, quelques affleurements 
ont donné des argiles feuilletées ne contenant pas de cypris. 

En amont de Saint-Laurent, on a relcTé la coupe sulTante qui ne 
eoBtient pas de sable. 

Argile très-feuilletée, sans cypris 0,50 

Id. Terte, tendre, aTec rognons calcaires . 0,50 

Id. feuilletée, sans cypris 0,50 

Calcaire argileux 0,10 

Argile Terte mouchetée de fer 0,90 

Id. feuilletée sans cypris 0,30 

Id. dure très-compacte 

La cypris faba se trouTC, au contraire, en très-grande abondance 
flir les bords de la Toranche. 

Les résultats de Tétude précédente dilatent singulièrement les 
eoncqitions de M. Gruner. 

Les argiles à cypris faba qui, d'après lui, caractérisent le milieu 
de rétage moyen, affleurent partout entre Meylieu et Marclopt. Ces 
débris fossiles criblent le terrain tertiaire sur une épaisseur ^ile à 
215 mètres. 

Si Ton obsenre, en outre, qu'à l'extrémité sud de la coupe, rfiAdî- 
VMson est très-forte, qu'un raplanissement brusque au*delà de ce 



94 

point est peu probable, et que la cypris faba existe en g^rande abon- 
dance au dernier point étudié, on est conduit à considérer la cypris 
comme fossile caractéristique d*un étage, non limité encore, et dont 
la puissance est en tout cas supérieure au chifflre précédent. 

Ici se présente naturellement une objection : 

N*existe-t-il pas entre Heylieu et Harclopt une grande faille, qui, 
sans modifier le pendage, permettrait aux mêmes couches d'affleurer 
deux fois, et réduirait ainsi l'épaisseur de 215 mètres trouvée plus 
baut? L'étude des coupes partielles permet de résoudre cette question 
négatiTement. 

Du pont de Montrond à Marclopt, les affleurements sont partout 
Yisibles, une faille ne saurait passer inaperçue dans cette région. 

La fracture n'existe pas non plus en amont de l'Anxieux. Le 
groupe d'argiles sableuses, yisible en ce point, le grès extrêmement 
dur des Vincent, la puissante assise de sable de Heylieu, forment 
des horizons qu'il serait difficile de ne pas retrouver si les affleure- 
ments se reproduisaient. 

Il est, d'ailleurs, fort improbable qu'un pareil rejet n'ait laissé 
aucune trace visible. 

Montrond est donc le seul point où un accident puisse exister. 
Il existe en effet. 

Du pont de la route au pont du chemin de fer, la berge de la 
Loire accuse un profond bouleversement. Toute trace de stratiflcation 
a complètement disparu. La roche est une sorte de poudingue dur et 
fissuré. La masse est formée d'argile massive, irrégulière, ferrugi- 
neuse et siliceuse, englobant des galets de quartz, de calcaire noi- 
r&tre, d'argiles vertes placées là sans orientation. Quelques minces 
filets stratifiés sont plissés, contournés et presque verticaux. Plusieurs 
argiles recueillies près des fissures affectent la forme pizolitique et 
s'effeuillent comme des choux. 

A quelques mètres en aval du chemin de fer, le bouleversement 
cesse. Sans transition, les bancs stratifiés réapparaissent avec leur 
allure normale, et disparaissent brusquement pour faire place à 
un brouillage nouveau. Ce deuxième accident va du confluent de la 
Goise à un point situé à 100 mètres au-dessous de l'Anzieux. 

On observe encore le même poudingue caractéristique avec sa 
masse verte et ses nodules Jaunes ou noir&tres. Un rocher noir, 
d'apparence fllonienne émerge brusquement du niveau de la Coise, 
et forme en travers de la rivière une crête saillante au-dessus des 
eaux basses. 

Une formation semblable et parallèle existe quelques mètres plus 
haut; cette dernière est, d'ailleurs, toujours immergée. La roche 
dont il s'agit, très-dure, très-dense, d'un noir bleu&tre présente 
plusieurs plans de clivage. La substance très-homogène qui la com- 
pose raye le verre, mais s'écrase et se lime facilement en donnant 
une poussière gris clair, différant ainsi du basalte dont elle se 
rapproche par tous les autres caractères. 

L'acide chlorhydrique bouillant produit une courte effervescence, 
due probablement aux cristaux de spath calcaire disséminés dans 



la masse, et se colore fortement en Jaune, à cause du fer qu'il 
dissout 

Le gisement, qui ressemble peu i une assise sèdimentaire redres- 
sée, doit peut-être son origine à une injection aqueuse. 

Yers rinaieux, les argiles régulièrement stratifiées apparaissent de 
nouTcau. 

Cet accident remarquable n*est pas un fait isolé dans la plaine du 
Forez. Le Tillage de Boisset est bâti sur un poudingue très-dur, ana- 
logue i celui de Montrond. La stratification est très-confuse; telle 
llttore que Ton croit d*abord être une ligne d'assises, se contourne 
et se bifurque de mille manières. 

Dans la tranchée du canal, les couches, régulières vers le sud, 
Tiament tout à coup buter contre une faille oblique ; au-delà, on 
est en plein accident. Vers le haut s'obseryent quelques argiles orien- 
tées presque Terticalement ; les filets semblent converger comme 
ceux d'une Teine liquide à la section contractée. 

Si Ton s^avance Ters le nord, de quelques mètres, on Toit les bancs 
réguliers réapparaître un instant comme si un lambeau de terrain 
avait été préservé, et, chose singulière, les couches sont le prolon- 
gement exact de la partie hors de l'accident. 

Les caractères absolument identiques de part et d'autre exigent 
ane origine commune pour les deux accidents de Montrond et de 
Boisset. Leur formation semble due à une action d'emporte-piècc/ 
causée peut-être par une éruption sous-Jacente, et suivie d'un rem- 
plissage de l'ouverture produite. Dans ce mouvement, l'allure des 
terrains voisins a été soigneusement respectée. ¥ a-t-il eu affaisse- 
ment général d'un cêté sans variation dans le pendage? Gela parait 
peu probable quand on songe que les puissantes éruptions basalti- 
ques de Saint-Romain et du mont d'Uzore ont percé le tertiaire sans 
le disloquer. 

Quoiqu'il en soit, on peut affirmer que l'accident de Montrond n'a 
été accompagné d'aucun rejet La fraction de coupe qui affleure entre 
XoDtrond et Saint-Laurent, si bien caractérisée par le banc de sable 
da pont et les rognons calcaires de Plancieux, forme un tout sans 
discontinuité. S'il y avait un rejet à Montrond, cet ensemble se retrou- 
verait dans le reste de la coupe. 

Ku résumé, Tétude qui précède conduit aux conclusions sui- 
vantes : 

i* Dans la région comprise entre Meylieu et Saint-Laurent-la- 
CoBclie, le terrain tertiaire présente une inclinaison générale du 
sud-est an nord-ouest. 

2* Cette inclinaison va en décroissant dans le même sens, et s'an- 
nale presque, dans le sens de la coupe, à Saint-Laurent. 

3* La puissance totale des couches affleurant entre les localités 
désignées ci-dessus est de 215 mètres. 

4* L'épaisseur de la zone àcypris faba est supérieure à ce même 
ehifljre. 

5* Les accidents observés à Montrond et à Boisset n'apportent au- 
cane perturbation à la coupe établie. 



M 

6* Les allayions et le dépôt désig^né par M. Grunkb, sons le nom 
d*étage tertiaire supérieur, recouvrent les affleurements des assises 
moyennes en stratification discordante. 

Toute celte première étude de M. Mortier repose sur ce fait, 
que les failles de la région de Montrond n*ont pas produit de 
déDivellation importante, et qu'il n'y a eu, pour ainsi dire» qu'un 
effet d'emporte-pièce &ur un certain périmètre. 

Outre que ces effets d*emporte-pièce n'ont pas encore été Mon 
définis en géologie, un professeur du Lycée de Saint-Rtienne, 
H. ReussB, a publié, à peu près à la même époque, vers la fin 
de 1879, dans les Annales de la Société d'agriculture, ses 
obser?atioDB sur une énorme faille existant dans la vallée 
d'une importante rivière de la plaine (1), précisément aux en- 
virons de Montrond. 

Toici ce que dit M. RoossB dans cette intéressante communi- 
eaiion. Je n'extrais que ce qui a trait à la faille, me réservant 
de revenir sur la question des eaux minérales dans la partie 
spéciale que je leur consacrerai. 

Un puits voisin des premières maisons du bourg de Boisset-les- 
Montrond, qui sont situées à moins de cent mètres de la rivière 
de la Mare, renferme une eau gazeuse et alcaline riche en acide 
carbonique et en carbonates alcalins. Plusieurs puits creusés récen)« 
ment à peu de distance du premier ont fourni une eau possédant les 
mêmes qualités que le premier. Il y a environ vingt ans, pendant 
une année de sécheresse, J'ai pu recueillir dans le premier puits 
une eau exempte de tout mélange d'eau ordinaire. J'en ai fait l'ana- 
lyse et Je l'ai trouvée très-riche en acide carbonique et bicar- 
bonates alcalins. J'ai trouvé que sa composition est, à peu de chose 
près, la même que celle de l'eau de Saint-Galmfer. Elle est acidulé, 
gazeuse et agréable à boire. 

Toutes ces sources sont situées sur la rive gauche de la Mare, à proxi- 
mité d'un point où le sol tertiaire a été disloqué et brisé par une faille. 
11 est facile de constater en effet que la vallée dans laquelle coule 
la rivière de la Mare, est au milieu d'une faille qui s'étend de 
Montrond à Sury-le-Gomtal, en passant par Boisset et l'Hôpital-le- 
Qrand, et dans le voisinage de Saint-Romain-le-Puy. Les couches de 
même nature des terrains tertiaires et d'alluvion des deux rives de la 
Mare sont à des niveaux bien diflérents. 

La différence de niveau entre les mêmes couches de terrain prises 
sur la rive droite et sur la rive gauche peut être facilement constatée 
sur la commune de l'Hêpital-le-Grand, sur les terres du domaine de 

Annaleê de la Société d'agriculture, 1879, t. XXllI, p. 263. 



97 

la Tour, dont le point calminant est à 385 mètres au-dessus du ni- 
Teaa de la mer, tandis gne les mêmes couches sont à 325 mètres sur 
les bords de la Loire à Cnias. 

Dans ces terrains, le meilleur terme de comparaison que Ton 
puisse prendre est la couche de calcaire marneux renfermant le 
fossile caractéristique appelé Cypris Fàba. Cette couche, qui fait 
partie du terrain tertiaire moyen est à 385 mètres d'altitude sur la 
rire gauche de la Mare et à 325 mètres sur la rive droite. La faille 
qui a brisé le terrain tertiaire moyen a donc produit une déniyel- 
lation d'euTiron 60 mètres. La production de Teau gazeuse et alcaline 
de Boisset-les-Montrond doit être attribuée à cette faille qui est 
orientée dn sud au nord. Cette faille prolongée yers le sud passe 
à peu de distance de la butte volcanique de Saint-Romain-le-Puy, 
qui a aussi percé de bas en haut les terrains tertiaires du milieu 
desquels eUe émerge. Une source gazeuse dégageant de Tacide 
carbonique a été signalée en 1857 au pied de la butte yolcanique 
de Saint-Romain-le-Puy, non loin de la route qui conduit de Saint- 
Etienne à Montbrison. Là encore il est naturel d'attribuer la pro- 
duction de Feau gazeuze à la rupture et à la cassure du sol tertiaire, 
soit par la faille de la vallée de la Marc, soit par Tapparition de la 
botte volcanique. C'est à la même cause qu'il faut rapporter les 
sources minérales gazeuses et alcalines de Montbrison et de Moingt. 
Od sait, en effet, que Montbrison est placé sur une butte volcanique. 

8- ÉTUDE DE M. MORTIER. 

Celle deuxième étude a une grande importance, car elle 
conclol à Texisteoce d'une épaisseur considérable de terrains 
tertiaires iaférieurs, c'est-à-dire à Tinutilité à peu près certaine 
d'une recherche par le sondage dans la plaine du Forez. L'im- 
partialité me fait un devoir de ne pas la passer sous silence. 

La portion de la plaine qui s'étend entre les gares de la Renar- 
£ère et Saint-Galmier, dit M. Mortier, se trouve notablement plus 
élevée que le reste de la plaine du Forez. La surface du sol, à peu 
près plane d'ailleurs, est en moyenne à la cote de 400 mètres, tandis 
que les régions situées au nord et à l'ouest ont une altitude assez 
variable qui ne dépasse 370 mètres qu'au sommet de quelques buttes 
isolées. 

Cette différence de niveau est rachetée au voisinage de Saint- 
Galmier par une pente douce qui descend progressivement Jusqu'à 
la plaine de Montrond. Sur tous les autres points, on passe de la 
plaine hante à la plaine basse par de brusques dénivellations corres- 
pondant aux berges du Furens, près de la Renardière, de la Loire, 
entre Andrésieux et Cuzieux, de la Coize entre Guzieux et le ruisseau 
de Jourzey. 

La berge du Furens ne coupe pas le terrain tertiaire. Les pointe- 
ments micascbisteux qu'on observe sur la rive haute et escarpée 
prouvent qu'on est encore dans les terrains anciens. La crête de la 
berge, qui limite la plaine dans cette région, semble donc former la 
lisière extrême dn terrain tertiaire. 7 



98 

La berge de la Goîse présente seulement deux parties dénudées ; 
Tune est au basldu châteaa de Gnzieux, Tantre à quelques œntaines 
de mètres en amont. 

La rive droite de la Loire est mise à nu sur beaucoup de points, 
entre Bouthéon et Veauche. Les érosions rendent visibles à la fois le 
terrain tertiaire et les dépôts d'origine alluviale. 

Un petit nombre de ravins permettent d'explorer l'intérieur de la 
plaine baute. Au premier rang on doit placer le Volon, ruisseau formé 
par la réunion de deux tbalvegs secondaires. Les deux vallées d'éro- 
sion correspondantes ont une profondeur qui dépasse 25 mètres au- 
dessus de leur point de jonction. 

On peut commencer l'étude du terrain tertiaire à Tintersection da 
Yolon avec le chemin de Saint-Galmier à Ândrézieux et même un pea 
eau amont de ce point. La profondeur de l'érosion est de 10 mètres ; 
les couches stratifiées apparaissent au fond du ravin, sous les cailloux 
roulés et les argiles rouges d'origine alluviale. Les bancs se compo- 
sent de sables verdâtres assez faiblement agglutinés et parsemés 
d'éléments plus gros. On observe entre le tertiaire et les alluvions 
une zone de galets unis par un ciment ferrugineux ; ce fait, observé 
sur beaucoup de points fort éloignés, semble général et constitue dès 
lors une séparation bien nette entre les deux formations dans les cas^ 
très-rares d'ailleurs, où le doute serait possible. 

Les assises plongent visiblement vers le nord. Toutefois, comme 
les falaises, taillées à pic, sont d'un abord difficile, aucune mesure 
précise n'a été faite. 

A une très-petite distance en aval, la rive gauche du Tolon présente 
à mi-coteau une paroi dénudée où apparaissent des bancs de grès 
très-caractéristiques. On a trouvé pour ce point : 
Inclinaison vers le nord, 2* */♦• 

Direction suivant laquelle l'inclinaison est prise, N. — 13^ Vt — O. 
Inmiédiatement au-dessous, l'escarpement passe à la rive droite et 
se continue presque sans interruption sur une étendue de 200 mètres. 
La falaise, haute de plus de 10 mètres, est presque entièrement 
à pic et semble de nature trés-ébouleuse. La partie inférieure est 
presque partout cachée sous une masse boueuse d'argiles rouges 
ou verdâtres dues à l'éboulement des parties hautes. Cependant, 
Jusqu'à la hauteur de 4 mètres, la roche semble composée d'argiles 
grossières et très-sableuses; les bancs de grès manquent ou se 
eonfondent dans la masse. Au-dessus apparaissent des assises de 
grès saillantes et épaisses de 0">,20 à 0",30 qui alternent avec les 
sables argileux. La partie supérieure du coteau est envahie par 
les argiles rouges provenant du sommet. L'allure des couches est 
très-régulière ; on a trouvé : 
Inclinaison vers le nord, ^U^. 
Direction suivant laquelle, etc., N. — 16<^ Vt "-E- 
Plus bas, la rive gauche est à son tour érodée. On ^ relevé la 
toope suivante : 

Argiles sableuses ... * 0,70 

Grès 0.05 

Argiles vertes très-sableuses 1* 



99 

Grès 0,05 

Argiles yertes très-sableuses 1,30 

A qaelqnes mètres au-dessus, les grès alternés apparaissent sur 
le fluic du coteau. 
Que mesure prise sur Tun des bancs de grès a donné : 
Inclinaison vers le nord, 1*. 
Direction suiTant laquelle, etc., N. — 3l» Vt — î- 
Kn amont du point où les deux ruisseaux se Joignent, la rire 
gauche est très-escarpée et la riye droite dénudée sur une faible 
baateor. On a releié la coupe suiTante : 

Argiles yertes sableuses 1,50 

Grès 0,10 

Argiles Yertes sableuses 0,75 

Grès 0,Î0 

Argiles yertes sableuses 1,30 

Grès 0,20 

Argiles très-sableuses 0,20 

Grès 0,20 

Argiles très-sableuses 1* 

Grès 0,20 

Argiles sableuses 0,30 

An-dessous existe une série de 4 à 5 assises moins épaisses, d'un 
grès plus fin, séparées par des lits d'argile yerte. Le ruisseau 
cascade de Tun à l'autre de ces bancs. L'épaisseur totale du sys- 
tème est enyiron i">,50. 

Les grès sont peu tenaces, surtout yers le haut, fétides sous le 
choc, et ne contiennent pas de cypris faba (petits fossiles qui 
criblent les deux bancs de grès analogues de Montrond). 

Les argiles interposées sont yertes, fines, feuilletées et sans 
cypris. Leur surface se délaye dans l'eau quand on la frotte ayec 
la main. 
On a pu faire la double mesure suiyante : 
Inclinaison yers le nord, 2<» Vf 
Direction, etc., N. — 14« Vi — 0. 
inclinaison yers l'ouest, ]«. 
Direction, etc., N. — 87» Vi — 0. 

En ayal, l'eau court sur un des lits de grès cités plus haut ; le 
ruisseau coule alors suiyant une direction oblique par rapport à 
la plongée des couches ; mais il ne tarde pas à faire un coud^ 
qui le rapproche de la ligne de plus grande pente, et le grès dis- 
parait sous les couches supérieures. On a trouyé en ce point : 
Inclinaison yers le nord, 2^ 
Direction, etc., W. — 17« Vt — 0. 

Quelque cent mètres plus bas, le Yolon se jette dans la Loire. 

A partir dn confluent, s'étend en ayal une immense falaise, haute 

de 30 mètres, longue de plus de 2 kilomètres et complètement 

dénudée sur une portion notable de son déyeloppement. Le terrain, 

composé d'une alternance de sables plus ou moins agglutinés, jaunes 

oa rerts, d'argiles sableuses diyerscment nuancées et de bancs 

ar^O'CAlcaires, est complètement perméable aux eaux d*infll- 



100 

tratioD. De là des ébonlements nombreux, des glissements de terrain 
qui atteignent de vastes proportions pendant les périodes pluvieuses. 

Les parties dénudées de la berge sont le plus souvent salies par 
la boue rougeâtre qui suinte de tous côtés. La base de Tescarpement 
est presque partout couverte par un cordon d'argile mouvante qui 
provient des éboulements et défend Taccès de la falaise. Les sur- 
faces ne sont vraiment nettes qu'aux points, d'ailleurs inacces- 
sibles, où Teau du fleuve vient battre une muraille à pic. 

Dans de pareilles conditions, il est difficile d'effectuer des me- 
sures à l'époque des hautes eaux. Toutefois, on peut suivre de 
l'œil quelques corniches calcaires, et constater aisément un abais- 
sement très-sensible des couches par rapport au niveau de l'eau et 
dans le sens du courant. Cette inclinaison est très-nettement accusée 
quand un redan de la falaise coupe le terrain suivant la direction 
du N. 0. 

Il est donc permis d'affirmer qu'entre le confluent du Volon et le 
village de Yeauche, l'allure générale diffère peu de celle qu'on a 
observée plus haut. 

En aval de l'église de Yeauche, les parties décapées contiennent 
des sables alternativement nuancés en gris et en jaune rougeâtre. 
On ne pourrait dire avec certitude que de telles zones, différant 
entre elles par la couleur, et nullement par la composition et le 
grain, correspondissent exactement à des lignes de stratification. 
Les babnes de Yeauche ne contiennent aucun fossile. 

L'étude géologique précédente permet de conclure qu'entre le 
pont du Yolon, sur le chemin de Saint-Galmier à Ândrézieux, et le 
village de Yeauche, les couches tertiaires plongent vers le N. — 
N. avec une inclinaison moyenne de 2» */♦• Les inclinaisons 
calculées dans cette hypothèse, suivant les diverses directions, 
diffèrent peu des chiffres observés. 

La coupe a été faite d'après ces données. Elle est longue de 2.00O 
mètres et dirigée suivant N.— 15«— 0. L'épaisseur du terrain tertiaire 
étudié par la coupe est de 80 mètres, les alluvions non comprises. 

11 est impossible, à l'aide des données obtenues jusqu'ici, de 
connaître, même approximativement, la position de l'étage de 
Yeauche, par rapport à celui de Montrond. 

Une série de stations et de coupes, faites entre ces deux localités, 
serait nécessaire ; malheureusement les érosions sont rares. 

Dans la berge de la Coise, près de Cuzieux, toute mesure précise 
a été rendue impossible par l'accès difficile de la falaise, la nature 
ébouleuse et mouvante de la base et le manque de netteté des 
surfaces. Le terrain présente dans son ensemble une très-grande 
ressemblance avec celui des Balmes. 

En tout cas, il n'existe aucune analogie, môme lointaine, entre les 
deux formations de Montrond et de Yeauche. La première est carac- 
térisée par une abondance excessive de cypris faba sur l'étendue de 
l'étage, la seconde par l'absence totale de ces mômes fossiles. La pré- 
dominance des argiles feuilletées blanches,'qui manquent absolument 
à Yeauche, est encore un signe distinctif de l'étage de Montrond. 



101 

La coope qu'on Tient d'étndier n'a donc aucun point commun 
trec cdle qui a été établie entre Meylien et Saint-Laurent-la- 
Gfuicbe. Elle est éTldonment inférieure (c'est ce qui peut être contesté) 
à cette dernière et séparée d'elle par une puissance d'assises entière- 
ment inconnue. 

L'étage de Yeauche, spécialement calcaire et sableux, appartient, 
ainsi que le terrain de Montrond, à la formation désignée par M. 
GiiTKKi, soos le nom de tertiaire moyen. 

En résumé : 

1* Entre Veaucbe et Bouthéon, le terrain tertiaire plonge rers le 
H — N — avec une inclinaison de 1* V*- 

t* Une coope suivant la direction N — 15* — 0, longue de 2.000 mè- 
tres, conti^it les affleurements d'un étage de 80 mètres [de puissance. 

9* La composition de l'étage étudié consiste en grès, sables, 
calcaires et argiles vertes fines ; ces dernières sont peu nombreuses. 

A* La région coupée ne contient aucun fossile, les argiles blan- 
ches feuilletées, criblées de cypris faba, si fréquentes de Montrond, 
Beisset et Saint-Laurent, manquent tout à fait. 

d* La coape de Veaucbe est inférieure à celle de Montrond, $é» 
parée d'elle par une ptOuanee d'assUes Indéterminée, 

6* L'étage de Veaucbe appartient, ainsi que celui de Montrond, 
va tertiaire moyen de M. Gbunbr. 

Résumé des deux études de M, Mortier, 

L'étude du terrain tertiaire, au moyen des affleurements seuls, a 
été possible près de Montrond et de Veaucbe, sur une étendue de 
terrain supérieure à 10 kilomètres, grâce & l'inclinaison des coucbes. 

Cette allure est-elle un fait isolé? Quelle modification subit- 
efle entre Veaucbe et Meylieu ? Le raplanissement observé à Saint- 
Laorent, dans le sens de la coupe, indique-t-il un fond de cuvette 
véritable ou un simple cbangement d'allure qui modifierait la di- 
rection de pendage sans annuler l'inclinaison ? C'est ce qu'il est 
impossible de dire actuellement d'une manière certaine. 

Quoiqu'il en soit, voici ce qu'on peut dès maintenant conclure : 

1" L'étage tertiaire moyen considéré Jusqu'ici comme possédant 
■ne épaisseur moyenne de 50 mètres, forme autour de Montrond 
on terrain d'une puissance de 200 à 215 mètres. 

2* Ce même étage constitue à Veaucbe, une formation de 80 mè- 
tres d'épaisseur, inférieure de la précédente. 

3* Ces deux terrains, complètement différents conune compo- 
sition sur tonte leur étendue, sont séparés par un étage intermé- 
diaire d'une puissance indéterminée. 

\* L'étage tertiaire inférieur qui, d'après M. Grunbr, est carac- 
térisé par l'absence complète du calcaire, doit être placé au-dessous 
dn terrain de Veaucbe. 

&• Le tertiaire moyen du Forez contient, outre le cypris faba, 
seul fossile indiqué par M. GaUiNER, et les potamides et tortues 
fosfiies découvertes postérieurement par M. Matençon, plusieurs 
▼^anx et animaux inconnus Jusqu'à ce jour dans la formation 
^péoteie gui nous occupe. 



f * 



Telles sont leg Gooclusiopf^ t)e H* Mortibr. D'après sa coupe, 
c'est à la profondeur de 215 mètres environ» que nous devona 
rencontrer à Montrond l'élage intermédiaire d'une épaisseur in- 
déterminée. Nous verrons, dans une autre partie, si cette vérifi- 
cation a eu lieu. 

vni. 

Pféseiiee du tenmiii tertiaire eiielaTé dans le tervala 

heaUler «e Salnt-GtlMAe. 



Avant de résumer celte première partie consacrée à l'étude 
des précédents géologiques, je veux attirer l'attention de mes 
lecteurs sur un fait remarquable qui n'a été publié nulle part, 
mais qui était connu de quelques ingénieurs du bassin houiller 
de Saint-*Btienne. Voici ce fait : 

En creusant un puits à Unieux (1), en plein terrain houilter 
par conséquent, on fut très<-étonné de rencontrer des* assises 
inconnues dans le bassin. Ces assises se composaient de marnes 
et d'argiles vertes, rouges, quelquefois sableuses, quelquefois 
compactes. Tout le monde fut surpris de l'analogie qui existait 
entre ces roches et celles du bassin tertiaire du Forez, et 
bientôt il fallut se rendre à Tévidence. 

Fait digne de remarque, la puissance de ces argiles fut 
considérable et le puits les rencontra sur une profondeur de 
224 mètres. On retomba ensuite dans le terrain bouiller. 

Comment donc pouvait s'expliquer la présence du tertiaire de 
la plaine du Forez dans le bassin de Saint-Etienne, en un point 
unique, à un niveau si élevé et sur une si grande profondeur ? 
Gomment n'avail-it été constaté en affleurement nulle part ? 

Pour moi et pour quelques autres ingénieurs peu nombreux, 
il y avait une explication rationnelle de ce fait probablement 
inconnu des détracteurs de l'hypoibèse de Pournct. 

Cette explication est grosse de conséquences, comme on va 
le voir. Aussi je ne la donne que sous bénéfice d'inventaire et 
j'en assume toute la responsabilité. 

En effet, si l'issue du sondage venait conflrmer mes vues, on ne 
pourrait pas, je crois, échapper à l'inéluctable déduction suivante : 

1® Un même manteau de tertiaire recouvrait le terrain 
houiller de Saint-Etienne et la plaine du Forez. 

(1) Ce puits s'est appelé, à cause de la rencontre des argiles ter-* 
tiaires, le puits de la uannt (iTumne veut dire wr^ïU dans le pays)« 



ttt 

2* Qfi acddeBt a aouleté le terrain boidller de 8aint-ltieoDe 
et séparé eo deux lambeaux la formation primitivement unie. 

3* Le tertiaire du terrain houiller de Saint^Btienoe a été 
enleré ensuite par érosion , cela est normal. Il n'en est resté 
qn'an témoin enclavé heureusement entre deux failles à Unieux. 
C'est ce qu'on a retrouvé dans le puits de la Manae. 

4» Le tertiaire de la plaine est resté à peu près intact. 

Mais l'accident qui a rompu ces terrains houiller et tertiaire 
soperposés, quel est-il ? 

Pour tous les géologues qui ont écrit sur ce sujet, ee grand 
accident n'est autre que le soulèvement du chaînon de Riveric, 
qai lui-même n*est qu'une ride parallèle du soulèvement prin- 
cipal du Pilât. 

Man alors, l'époque de ce soulèvement serait beaucoup 
plus rapprochée de nous' qu*on ne l'a écrit. Au lieu d'être 
postérieur aux terrains jurassiques, comme l'admet M. Grunbr, 
le voilà reporté après le dépôt du terrain miocène, tout au moins. 

La géologie de toute cette partie du plateau central est ainsi 
bouleversée et à refaire, car l'on sait quelle importance joue, 
dans tout le systt^me, la fameuse direction N. — 55* — 0. 

Je ne fais qu'indiquer ici, à grands traits^ les conséquences 
eonsklérables qu'on peut tirer de la présence constatée du 
tertiaire i Unieux. J'entrerai dans plus de détails, au cours de 
cette publication, dans le cas où la découverte du terrain 
houiiler, à Montrond, viendrait fournir de nouveaux arguments 
à cette maolère de voir. 

Dans tous les cas, la présence du tertiaire à Unieux est un 
bit nouveau qui ne fait que confirmer les idées de Pournet 
et de ses successeurs, tout en permettant d'expliquer beaucoup 
orieox ultérieurement, le mécanisme de certaines actions géo- 
ioffqaes qui nous ont dérobé la vue du terrain houiller foréâen 
lous-jaceot. 

IX. 

CoBclusIoii* 

Nous avoua vu dans ce qui précède combien étaient différentes 
les opinions écrites d'un grand nombre de géologues et d'ingé- 
nieurs, relativement à la présence du terrain houiller sous le 
tertiaire de la pkdne du Fores. 



iOi 

FouRNBT possède une foi complète dans la présence des assises 
houillères. 

M. Gruner estime qu'il est « peu probable » que le terrain 
houiller soit rencontré, car, s il a existé, il a été décapé. 

D'aulres pensent, après réflexion, que le terrain anthraxifère 
seul existe 9ous les assises tertiaires. 

Beaucoup de bons esprits estiment encore, en prenant la pente 
des montagnes de Bellegarde notamment, que le fond granitique 
de la cuvette doit être à 300 ou 350 mètres de la surface à 
Montrond même. 

M. Mortier» après un travail stratigrapbique très-consciendeux, 
penche pour une épaisseur énorme et presque indéterminée du 
terrain tertiaire. 

Ëh bien, en étudiant toutes ces appréciations si diverses, je 
suis arrivé à cette conclusion : que la formation sous-jaceote de 
la plaine tertiaire du Forez devait être beaucoup plus imposante 
que FocRNET même ne s'y attendait. Un dernier travail de M. 
DoRLHAC sur le bassin de Brassac (1), qui parait au moment 
où j'écris ces lignes, me confirme dans cette manière de voir. 

Le bassin de Brassac est recouvert d'un épais manteau 
de terrain tertiaire, comme à Montrond. 

Le bassin houiller de Brassac possède une épaisseur de 2.400 
mètres de terrain houiller I sans compter le tertiaire. La cuvette 
du Forez doit donc contenir dans ses flancs un dépôt colossal. 

Le bassin de Brassac est recouvert sur une grande partie de 
sa surface par des terrains analogues en tous points à ceux que 
nous traversons à Montrond. 

Bref, le bassin du Forez, suivant moi, n*est autre qu'un 
énorme bassin de Brassac encore inexploré et invisible. 

Nous verrons, par la suite, quels sont ceux qui auront vu juste 
dans cette grave question scientifique. Je me ferai un devoir 
strict de le proclamer bien haut, avec impartialité, dans un 
avenir prochain. 

Saint-Etienne^ janvier 1881. 



(1) Ministère des Travaux publics. — Etude du bassin houiller de 
JBrioude et de Brassac, 1881. 



Siint-Etienne, inpr. Th^olier fièrts. 



ANNALES DE U SOCIÉTÉ DlfiRICULTURE 

INDUSTRIE, SCIENCES, ARTS ET BELLES-LETTRES 

DU DÉPABTBMENT DE LA LOIRB 

Prec^-Terbal de la séinee dn 9 ayril 1881. 

SOMMIIBE. — Cvrwempondmncm s Lettres et circulaires diyerses 
analysées. — Vrmymwa des aeetloiis» — Section d'agriculture et 
fkcrtieultwre : Comice de 1881 ; commission de yisite des fermes. 
— Sections réunies des sciences, lettres et industrie : Qéolo^îe de 
U plaine da Forez, par M. Laur ; — Note historique sur Texploitation 
de la houille dans les euTirons de Saint-Etienne, sous Tanclen 
régime, par M. Brossard. ingénieur. — Actes de l'AMemblée t 
Nécrologie de M. André Jacod ; — Comice de Bourj^-Àrgental ; 
commission de risite des fermes ; — Champ d'expériences agri- 
coles de l'enclos du Rey ; — Traitement des vignes phylloxérées 
par la culture du tabac ; — Lecture de mémoires ; MM. Francis 
Laur et Brossard ; — Propositions de candidatures ; — Admission 
de MM. Victor Rey, Dérois, Toumier, Bost-Durand, Camier, Chapoton 
et Robert (Théophile). 

Présideace de M. Euyerte ; secrétaire, M. Maurice. 

Les membres présents, au nombre de 40, sont : MM. Alloués, 
BauEÎn (Jean-Baptiste), Besson (Jean), Blacet (Hippolyle), Bory- 
Doplay, BufiTerne, Garvès, Chansselle, Chapelle, Gogoard (Louis), 
Degoulaoge, docteur Duplain, Euverte, Evrard, Fauvain, Gauthier 
(Jacques), Guerin-Granjon, Guélat, Jolivel, Jinot (Jean), Liabeuf, 
docteur Maurice, Michel, Otln, Rispal (Pélii), Rivolier, Robert 
(B.), Rousse, Sismonde, Tardivat, Terme, Testenoire-Lafayetle, 
Textor de Ravisi, Teyssier, Thézenas (Ferdinand), Vacher 
(Etienne), Yial (Jean-Marie), Yincent-Dumarest, Wery. 

M. Francis Laur, indisposé, écrit pour se faire excuser. 



io Lettre de H. le Maire de Bourg- Argen lai, relative au 
Gomice agricole. Le Conseil municipal accepte le comice et 
propose le dimanche 4 septembre pour sa tenue. L'allocation à 
fournir par la Municipalité ne pourra être fixée que lorsque 
M. le Receveur municipal aura fait connaître la situation de la 

commune. 

8 



106 

2o Deux lettres de M. le Maire de Saiot-Elicnoe, relatives à 
la concession do la jouissance d'un terrain communal, pour un 
cbamp d'expériences agricoles. (Voir aux actes de l'Assemblée). 

3<» Lettre de faire part du décès de M. André Jacod, membre 
titulaire. (Voir aux actes de l'Assemblée). 

40 Lettre de M. Huet, accusant réception de l'avis de son 
admission comme membre titulaire, avec remerciements. 

50 Lettre de M. Dervieux, de Ghavanay, ayant le même objet 
que la précédente. 

6* Lettre de M. Flachier, propriétaire à Chavanay, membre 
titulaire, informant la Société que, d'après les conseils de 
M. André Jacod, des expériences sérieuses de traitement des 
vignes phylloxérées, par le sulfure de carbone, viennent d'être 
entreprises dans la commune de Chavanay. Si ces expériences 
donnent un bon résultat, il essayera de constituer un syndicat 
de tous les propriétaires de yignobb's. 11 espère que dans ce cas 
le concours de la Société ne leur fera pas défaut. 

V Lettre de M. Auguste Blanc, ingénieur, ancien membre 
titulaire devenu plus tard correspondant, par son éloignement 
du département de la Loire. M. Blanc étant venu résider à Sury- 
le-Gomtal, dans le département de la Loire, a élé invité pnr le 
Secrétaire général à faire connaître ses intentionf^, relativement 
aux droits que donne l'article 14 des Statuts, aux membres 
honoraires qui viennent résider dans le département de la Loire. 
H. Blanc répond qu'à son grand regret il lui est impossible d'user 
du bénéfice de cet article 14. En conséquence, M Blanc cesne 
d'être membre correspondant. 

8® Lettre-circulaire de M. Dumas, président de la Société de 
secours des amis des sciences, faisaat un appel au public, en 
faveur do cette société, dont les ressources sont insuffisantes aux 
besoins. 

9^ Lettre de M. David, de Saint-Georges, habitant Lyon, 87, 
cours Lafayette, relative au traitement, par la culture du tabac, 
des vignobles phylloxérés. (Voir aux actes de rAsssembléc). 

1* Lettre-circulaire de M. Yeysset, horticulteur, de Glermont- 
Ferrand, relative au traitement des vignes phylloxérées, par une 
Férié de cultures intercallaires de diverses plantes énumérées. 

11* Programme des prix proposés pour 1881, par la Société 
industrielle de Rouen. 



107 

12* PublicatioDS diverses adressées par les Sociétés corres« 
poodaDtes. 

\3^ Compte-rendu du concours d*aDimaux engraissés, tenu à 
Hontbrison, le 2 avril 1881. 

TraTanz des Sections. 

Sbctkhi d'agriculture et d'horticulturb. — Séance du 26 
mars 1881. — Présidence de M. Otin ; secrétaire, M. Maurice. 

Comice agricole de 1881. — M. le Secrétaire général informe 
k Section qu'il a écrit à M. le Maire de Bourg-Argental, au sujet 
du comice. M. le Maire devant consulter son Conseil, pour 
répondre aux questions posées, n'a pu encore donner de réponse. 

M. le Secrétaire général soumet ensuite ù la Section le projet 
d'affiche préparée pour annoncer aux agriculteurs de l'arron- 
dissement l'ouverture des concours agricoles du comice de 1881, 
et l'eiposition de Bourg- Argental. Ce projet est approuvé. 

M. le Président invite la Section à désigner les membres 
proposer à la prochaine assemblée générale pour composer la 
Commission de visite des fermes des deux cantons de Bourg- 
Ârgenlal et Pélussin. En conséquence, la liste suivante est 
dressée et approuvée. (Voir la liste aux actes de l'Assemblée.) 

La séance est levée. 

SfCnORS RÉUNIES DES SCIENCRS, LETTRES ET INDUSTRIE. -^ 

Séance du 30 mars 1881. -> Présidence de M. Rimaud ; secré- 
taire, M. Maurice. 

Géologie de la plaine du Forez. — M. Francis Laur expose 
le plan d'un grand travail, entrepris par lui, sur la géologie de 
b plaine du Forez^ dont il apporte la première partie, qui traite 
l'historique de tous les travaux antérieures, relatifs à la même 
question. M. Laur donne lecture des passages les plus importants 
et résume succinctement les autres. La Section décide que ce 
travail sera présenté à la prochaine Assemblée générale, avec 
proposition d'insertion dans lea Annales. 

Note historique sur l'exploitation de la houille dans les 
environs de la ville de Saint-Etienne, sous t ancien régime^ 
— M. le Secrétaire général, en l'absence de Tauteur, M. Brossard^ 
député de la Loire, donne lecture de ta plus grande partie de 
celte note, qui présente un très-réel intérêt historique pour 



406 

SaÎDl-Btienne. La SecUua décide qu'elle sera préaeotée à la 
prochaine assemblée générale» avec demande d'insertion dans 
les Annales, 

La séance est levée. 

Acte* de TAMemblée. 

Le Secrétaire général lit le procès-verbal de la séance précé- 
dente, qui est approuvé, puis analyse la correspondance, et 
enfin donne lecture des procés-verbaux des séances de sections. 

Nécrologie de Jean^André Jacod, — Bn communiquant à 
TAssemblée la lettre de faire-part du décès de ce membre, M. le 
Secrétaire général rappelle que M. André Jacod, deSaint-Christôt- 
en-Jarréty avait depuis son admission dans la Société, datant de 
Tannée 1861, pris une part très-aclive à ses travaux. Pendant 
buit années il avait rempli les fonctions de secrétaire de la 
Section d'agriculture, et deux années celles de vice-président. 
Il avait encore, comme commissaire général, présidé à Torga- 
Disation de plusieurs de nos comices, et fait partie pendant 
plusieurs années de la Commission de visite des fermes. Nos 
Annales contiennent de lui des notes ou mémoires au nombre 
de neuf, tous relatifs à des sujets agricoles. Pendant plusieurs 
années il avait fait, non sans succès, un cours d'agriculture pour 
les jeunes cultivateurs de sa commune. Bnfin, depuis queiques 
années, il faisait partie de la Commission départementale du 
phylloxéra et s'employait très-activement à vulgariser, dans 
l'arrondissement, le traitement par le sulfure de carbone. La 
Société a donc fait, dans la personne de ce membre, une perte 
des plus regrettables. 

Comice de Bourg^Argental. — L'Assemblée prend acte de 
la déclaration contenue dans la lettre de M. le Maire de Boui^- 
Argental et note du jour proposé pour la tenue du comice (4 
septembre), puis elle confirme la nomination faite par la Section 
d'agriculture, de la Commission pour la visite des fermes des 
deux cantons de Bourg-Argental et de Pélussin. Cette Commission 
est composée de MM. Paul Fonvielle, Liabeuf, Otin, Bory-Duplay, 
Charlois, Croizier, Dejean, Guélat, Guérin-Granjon, Rispal 
(Félix), barou de Saint-Genest, Auguste Terme. 

Champ d^expériences agricoles. — M. le Secrétaire général, 
après avoir donné lecture des deux lettres de M. le Maire de 



109 

Siiol-BlieDoe, mentionnées à la correspondance, dit que les 
ciroondlances, rendant une réponse immédiate, ui^ente, il avait, 
après aYolr pris Tavis de la GonamisFion spéciale du champ 
d'eipériencesy répondu à M. le Maire que la Société d'agriculture 
acceptait purement et simplement les conditions posées dans sa 
lettre, pour l'entrée en jouissance de la Société, de la partie de 
IVndos du Rey qui lui avait été demandée. Il espère que 
FAssemblée ratiGera cotte ré|)onse. 

Après cet exposé. TAssemblée décide, par un vote unanime, 
qu'elle adopte les conditions posées dans la lettre de M. le Maire, 
conditions qui peuvent se résumer ainsi : !<>, mettre autour du 
cbamp une clôture suffisante pour empêcher les enfants de 
rOrphelinat d'y pénétrer ; 2*, céder à TOrphelinat une partie des 
produits de la culture ; 3°, payer au même Orphelinat une 
indemnité de 50 francs. 

Traitement des vignes phylloxérées par la culture du 
tabac. — M. le Secrétaire général, après avoir lu la lettre de 
M. David, de Lyon, mentionnée à la correspondance et analysé 
le mémoire manuscrit, envoyé par lui et intitulé : De la liberté 
de la culture du tabac, envisagée au point de vue industriel 
et financier, et des immenses avantages qu'elle procurerait 
à la France^ par la destruction complète du phylloxéra 
dans les vignobles, exprime l'opinion que la Société ne saurait, 
Fans danger pour ses finances, entrer dans la voie d'accorder des 
subventions pour faire des essais avec des procédés qui ne sont, 
pour ainsi dJre, encore qu'à l'état théorique. Ce rôle est celui 
de la Gooimission ministérielle du phylloxéra, qui fonctionne à 
Montpellier. 

M. Carvès ajoute que, s'il est bien renseigné, l'inefficacité de 
la culture du tabac pour combattre le phylloxéra, a été déjà 
démontrée par l'insuccès des essais faits dans son pays natal. 

L'Aésemblée décide qu'elle n'accorde pas la subvention 
demandée. 

Lecture de mémoires. ^ Mi Francis Laur n'ayant pu, pour 

cause de maladie, venir donner communication de son mémoire, 

intitulé : Géologie de la plaine du Forez ; étude par les 

sondages, dont la première partie a été portée à Tordre du jour, 

M. le Présideut propose à l'Assemblée de voter dès aujourd'hui, 

cooforméinent à la proposition de la Section des sciences, 

JlnsertioD de ce travail dans les Annales. L'importance et 



iiO 

riolérél du sujet traité ne sont pas douteux, non plus que 
l'aptitude de l'auteur t le bien traiter. Le surcroît de dépenses 
qui en résultera pour la Société, réparti sur deux années, sera 
peu sensible, et dans tous les cas largement compensé fmr ce 
que nos Annales y gagneront en intérêt. 

L'Assemblée vote Tinserlion du travail de M. Laur dans les 
Annales. 

M. le Président donne ensuite lecture d'un mémoire de 
H. Brossard, ingénieur, député de la Loire, intitulé : Note 
historique sur t exploitation de la houille dans les environs 
de Saint-Etienney sous l'ancien régime. 

L'Assemblée vote i'iusertion de ce mémoire dans les Annales 
de la Société. 

Propositions de candidatures. — Sont proposées les 
candidatures de membres titulaires suivantes : MM. 

Troyet (Pierre), négociant, rue de la République, 13, présenté par 
MM, Otin et Félix Fonviellc ; 

Fontanay (Gyprien), mécanicien-propriétaire, rue Désirée, 36, 
présenté par MM. Otin et Teyssier ; 

Pailleret (Joseph), quincailler, place de i'H6tel-de-Yille, 13, 
présenté par MM. Otin et Teyssier ; 

Logé (Barthélémy) aloé, marchand de bois, propriétaire, rue 
d'Annonay, 47, présenté par MM. Otin et Teyssier ; 

Thiolliére, propriétaire, à la Quérilliére, commune de Saint- 
Just-sur-Loire, présenté par MM. Terme et Otin , 

Marx, négociant, à Saint-Etienne, place de rHôtel-de-Ville, 2, 
présenté par MM. Jean-Mario Yial et Dard-Janin ; 

Saumon (Joseph), maître de verrerie, au Mont, Saint-Blienne, 
présenté par MM. Otin et Bauzm (Jean-Baptiste) ; 

Berthet (B.), négociant, juge au Tribunal de Commerce de 
Saint-Etienne, présenté par MM. Jinot aîné et Jean-Marie 
Vial ; 

Lamaiziére, architecte, à Saint-Etienne, présenté par MM. Jinot 
atné et Jean-Marie Vial. 

Admission de membres. — Sur Tinvitation de M. le 
Président, l'Assemblée procède, au scrutin secret, au vote sur 
Tadmission des candidats proposés dans la séance précédente. 
Sont ainsi admis : MM. 



iii 

Bry (Viclor), propriétaire, à Saiot-BtienDC, courd Fauriel ; 

D^rm (Louis), fabricant de galons, rue de la Croix, 3 ; 

Touroier, fabricant de jalousies, rue de la Paix, 22 ; 

Bosi-Durand, banquier, rue de la Bourse, 17 ; 

Camier» notaire, à Ghavanay ; 

Qiapolon fils, horticulteur, rue de Roanne, 4 ; 

Robert (Théophile), négociant, place de l'Hôiel-de-YiHe, 13. 



La séance est levée. 



I0 Seeréiaire général, 

B.-P. MAURICE. 



lis 

Procès-verbal de la séasee dn 5 mai 1881. 

SOMMAIRE. — Correspondance t Lettres et circulaires diTerses. 
— TraTAux des sections. ~ Section d^agriculture et d'Korticul^ 
twre : Machine à battre de M. Loy : commission nommée ; — Réserf oir 
à glucose perfectionné, pour l'alimentation des abeilles. — Sections 
réunies des sciences, lettres et industrie : Compte-rendu des publi 
cations scientiflques ; — Rappport pour récompenses, de la Commis 
sion d'encouragement. — Actes de l'Asssemblée t Délégués au 
concours régional de Montbrison, MM. Euverte et Maurice ; — Lecture 
de rapports, MM. Michel et Croizier ; — Médaille de vermeil décernée 
à Mm. Ferréol et Beraud ; — Médaille d'or décernée à M. Vacher 
(Jean) ; — Dispositions réglementaires relatives au vote des récom- 

Senses décernées ; — Sondage de la plaine du Forez ; — Proposition 
e candidatures ; — Admission de MM. Troyet, Fontanay, Pailieret, 
Logé, ThioUière, Marx, Saumon, Berthet et Lamaizière. 

PréBideDce de M. Euverte ; secrétaire, M. Maurice. 

Les membres présents, au nombre de 39, sont : MM. Baraille» 
Barailler, Berlaad, Besson (Jean), Bory-Duplay, Bost-Durand, 
Blacet (Hippolyle), Blacet (Noël), Chapelle, Gharpin (H.), Ciuzel, 
Croizier, Dard-Janin, Defour (Maurice), Dupuy, Euverte, Evrard 
(Maximilien), Fauvaia (Fleury), Gauthier (Jacques), Jinol aioé^ 
Maire, Massardier (Btienue), Malras, docteur Maurice, Michel 
(Sauveur), Otin fils, Rey-Palle, Rivolier, Robert (Théophile.), 
Robert (Barthélémy), Tardy (Félix), Terme, Texlor de Ravisi, 
Teyssier, Teyssot, Thézenas (Ferdinand), Yial (J.-M.), Vincent- 
Dumaresl. 

correspondance. 

Elle comprend les pièces suivantes : 

1® Arrêté de M. le Ministre de l'Agriculture, ''en date du 24 
janvier 1881, qui annexe au concours régional de Montbrison de 
1881, une division spéciale pour Tespèce chevaline. Le même 
arrêté donne le programme de ce concours. 

2® Lettre-circulaire du même mioistre, invitant la Société à 
nommer un délégué pour la représenter à une réunion spéciale 
qui aura lieu pendant le concours régional de Montbrison. (Voir 
aux actes de l'Assemblée.) 

Lettre du Ministre de riostruction publique, informant la 
Société qu'il a reçu et fait parvenir à leur destination les Annales 
tome 24, qui lui ont été adressées. 



ii9 

A^ Lettre de M. Gamier» notaire à Ghavanay, accusant réception 
de l'aTis de son admissiou comme membre titulaire, avec remer- 
déments. 

5» Lettre de M. Bost-Duraod, banquier, ayant le même objet 
que la précédente. 

6* Procès-verbal de rassemblée générale du Tir stépbanois, 
da 7 avril 1881. 

7* Programme des concours trimestriels du mois d*avril, de 
la Société du Tir forézien. 

S« 2>^ circulaire du Comité d'initiative pour l'organisation de 
caravanes entre Djerba, Gbadames et le centre de l'Afrique. 
Expédition commerciale et scientiGque. 

9* Poblicationsadressées par diverses sociétés correspondantes. 

Tr»T«itz des SectIoBS. 

Sbction d'agmculturb bt d'aorticulturb. — Séance du 30 
avril 1881. — Présidence de M. Otin ; secrétaire, M. Maurice. 

M. le Secrétaire général communique une lettre par laquelle 
M. Loy, constructeur d'une machine à battre, demande que 
la Société d'agriculture veuille bien lui faire l'avance d'une 
somme de 200 francs, pour lui permettre d'exposer sa machine 
au concours régional de Montbrison, ainsi que plusieurs membres 
de la Société le lui avaient conseillé. La Section nomme une 
Commission, composée de MM. Evrard, Liabeuf, Otin et Magand, 
pour visiter la machine en question et voir si elle présente 
quelque perfectionnement avantageux qui puisse motiver un 
encouragement de la Société d'agriculture. 

M. Otin présente un réservoir à glucose, pour l'alimentation 
des abeilles, auquel M. Ginot a fait subir un petit perfectionne- 
ment qui a son importance. Ce réservoir est une sorte de sypbon 
renversé, qui ne se vide qu'à mesure de la consommation. Le 
perfectionnement de M. Ginot consiste dans l'addition d'un petit 
grillage mobile qui permet aux insectes de se poser pour prendre 
leur nourriture, sans s'engluer les pattes dans la glucose. 

La séance est levée. 

SfiCnONS RÊUNIBS DES SCIENCES, LETTRES ET INOISTRIB. — 

Séance du 27 avril 1881. — Présidence de MM. Rimaud et 
Bousae. 



tu 

La Section eoleod la lecture de divers rapports de la Goroinis- 
sion d'encouragement, auxquels elle donne son approbation. 

M. Rousse fait son compte-rendu habituel des publications 
scientifiques. 

La séance est levée. 

Aetes de PAMemblée. 

M. le Secrétaire lit le procès-verbal de la séance précédente, 
qui est adopté, puis communique la correspondance et les 
procès-verbaux des séances de spctionf*. 

Concours régional de Montbrtson, — Conformément à 
l'invitation d'une circulaire de M. le Ministre de TAgriculture, 
l'Assemblée nomme, pour la représenter comme délégués au 
concours régional de Monlbrison, MM. Euveric et Maurice. 

Lecture de rapports et mémoires. — M. le Président 
invite MM. Michel et Groizier à donner lecture des rapports portés 
à l'ordre du jour et présentés au nom de la Commission d'encou- 
ragement. 

Médaille de vermeil décernée à MM. Ferréol et Beraud. 
— Le rapport lu par M. Michel a pour objet l'applicatioa faite 
aux métiers de rubans do Saint-Etienne, du système de montage 
des métiers d'étoffe de Lyon. Les conclusions sont de décerner 
une médaille de vermeil à MM. Ferréol et Beraud, passementiers» 
pour les récompenser de cette application. 

Ces conclusions sont a^iprouvées à Tunanimité et le rapport 
sera inséré dans les Annales. 

Médaille d^or décernée à M. Jean Vachet\ — Le rapport 
lu par M. Groizier a pour objet la description d'un nouveau 
système d'ascension des battants brocheurs, inventé par M. Jeao 
Yacber, fabricant de battants. Les conclusions sont de décerner 
à cet inventeur une médaille d*or petit module. 

Ces conclusions sont également adoptées à l'unanimité et 
la proposition d'insertion du rapport dans \&s Annales approuvée. 

Disposition réglementaire relative au vote des conclusions 
des rapports pour les récompenses. — A Toccasion des 
rapports précédents, une longue discussion s'engi^ge sur la 
meilleure manière de procéder au vote sur les conclusions des 
rapports, tendant à accorder des récompenses aux auteurs de 



115 

(raiTaux remarquables ou inventions. De celte dicussion il résulte 
que la Société, tenant à conserver le prestige de ses récompenses, 
décide que, à l'avenir, le vote des conclusions des rapports dont 
il 8*agit, n'aura lieu qu*à la séance qui suivra celle où aura été 
lu le rapport, et que ce vote sera porté à Tordre du jour de la 
séance. 

Sondage de la plaine du Forez. — M. Laur (Francis), 
ingénieur de la Société du sondage de la plaine du Forez à 
Monlrood, fait présenter à l'Assemblée un échantillon d'un grés 
grossier ou poudingue, trouvé et extrait par la sonde à la 
profondeur de 440 mètres. La sonde est arrivée dans Tétage 
inférieur du terrain tertiaire, mais ne Ta pas encore traversé. 

Proposition de candidature, — MM. Magand (Jean), 
Pailandre et Liabeuf proposent comme candidat membre titulaire 
M. Souchon (Benoit), propriétaire à l'Btrat. 

Admission de membres notweatix, — L'Assemblée procède 
à une série de scrutins secrets, par suite desquels sont admis, 
comme membres titulaires de la Société, les candidats présentés 
à la séance précédente. Sont ainsi admis : MM. 

Troyet (Pierre), négociant, rue de la République, 13 ; 
Footanay (Cyprien), mécanicien-propriétaire, rue Désirée, 36 ; 
PaiUeret (Joseph), négociant en quincaillerie, place de THôtei- 

de-Ville, 13 ; 
Logé (Barthélémy) atné, marchand de bois, rue d'Ânnônay, 47 ; 

Thiollière, propriétaire, à la Quérillère, commune do Saint-Just- 
sor-Loiro ; 

Marx, négociant, place de l'Hôtel de- Ville, 2 ; 

Saumon (Joseph), maître de verreries, au Mont, commune de 
Saint-Ktienne ; 

Bmhet (E.) négociant, juge au Tribunal de Commerce, à 
Saint-Btîenne ; 

Lamaisière, architecte, à St-Ëtienne. 
La séance est levée. 

Le Secrétaire général, 

Ë.-F. MÂUiUGË. 



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Proeès-rerbil de la séance dn 2 jnin 1881. 

SOMMAIRE. — Correspondanee. — Lettres et circulaires diYerse& 

— TraTanx des Mections. — Section ^agriculture et d'horti- 
culture : Comice de Bourg -Argental. — Sections réunies des 
sciences, lettres et industrie : Méthode nouYelle de production 
écoDomîque de Télectricité dynamique, par M. Rousse ; — Méthode 
nouvelle pour abréger la recherche des nombres carrés ou cubiques, 
par M. Chapelle ; — Silhouettes pédagogiques^ par M. Chapelle. — 
Actes de PAssemblée t Demaude d'allocation pour une machine 
à battre ; — Comice de Bonrg-Argental ; programme, commissaire 
général et adjoint ; — Lecture de mémoires, MM. Rousse et Chapelle ; 

— Proposition de candidatures ; — Admission de M. Souchon, de 
lEtrat. 

Présidence de M. Rimaud ; secrétaire, M. Maurice. 

Les membres présents, au nombre de 28, sont : MM. Bahurcl 
(Adrien), Besson (Jean), Blacet (Hippolyte), Chap^^lle, Groizier, 
Gauthier (J.), Guerin-Graojon, Jinotaliié, Jolivel, Jouve (Bruno), 
Lamaizière, Limouzin aîné, Malescourt, Massardier aîné, docteur 
Maurice, Michid (Sauveur), Otin Gl^, Puret (Elisée), Pauze, 
docteur Rimaud, Robert (Théophile;, Housse, Tenue, Teyssier, 
Teyssol, Thézenas (Ferdinand), Vial (Jean-Marie), Vinconl- 
Dumarest. 

Font excui^er leur absence : M. Buverte, par une dépêche 
datée de Paris, et MM. Bvrard et Textor de Ravisi, par Icllres. 

Correspondance* 

1^ Lettre par laquelle M. Textor de Ravisi s'excuse de son 
absence et demande que le comple-reodu du Congrès des sociétés 
savantes à la Sorbonne, par lui-même, soit porté à l'ordre du 
jour de la prochaiue séance. Il sera fait droit à celle demande. 

2« Lettre par laquelle M. Maximilien Evrard s'excuse de 
n'avoir pu remplir le mandat dont l'avait chargé la Société, 
relativement à l'examen de la machine à battre de M. Loy. 
(Voir aux actes de l'Assemblée). 

3^ Lettre de M. Lamaizière, architecte à Saint-Etienne, accu- 
sant réception de l'avis de son admission, comme membre 
titulaire, avec remerciements. 



' 



117 

4* Lettre de M. Clarard, aocien notaire de Firminy, aDDonçant 
renvoi d'one broctiure, traitant d'une question notariale. 

5* Lettre émanant de la Société d^horticuUure pratique du 
Rhtae et de la Société régionale de viticulture de Lyon, invitant 
b Société à se joindre à elles pour créer un organe de publicité 
ou journal spécial d'horticulture, commun aux diverses sociétés, 
el qui serait envoyé à tous leurs membres. 

La Société, ayant déjà dans ses Annules un organe propre 
de publicité, ne peut accepter l'offre qui lui est faite. H. le 
Secrétaire général est chargé de répondre dans ce sens. 

6* Publications adressées par diverses sociétés correspon- 
dantes. 

VrATanz des SeeiioMs. 

Section d'agriculture et d'horticulture. — Séance du 30 
mai 1S81. — Présidence de M. Liabeuf ; secrétaire H. Maurice. 

Comice de Bourg^ArgentaL — M. Girodet, maire de 
Boorg-Argenlal, présent à la séance, informe la Section d'agri- 
colture que la Municipalité de Buurg-Argenlal met à la disposition 
de la Société, pour le Comice, une somme de 1,500 francs, 
nns compter les frais de banquet qu'elle prend à sa charge. 

La date définitivement arrêtée pour le Comice est le 4 
leptembre. 

En conséquence de ces renseignements, la Section arrête 
déflnitivemenl les bases du programme, dont elle charge une 
Commission d'arrêter les détails. Cette Commission est composée 
de IIM. Maurice, Liabeuf, Otin, Bessoo, Croizier et Thézenas. 

La Section s'occupe ensuite de désigner un commissaire 
général du Comice et un commissaire général adjoint. Les noms 
de MM. Otin et Lial>euf sont adoptés à l'unanimité. 

SiCTioias d'iiidustrib , sgences, arts et belles -lettres 
KÉUjiiES* — Séance du 25 mai 1881. — Président, M. Rimaud; 
secrétaire, M. Rivolier. 

U. Rousse donne lecture d'un mémoire sur une méthode 
pour produire Télectricité dynamique à bas prix, par la dispo- 
sition d'une pile au manganèse, dont les sels sont régénérés. 



ii8 

La propositioa dlosérer ce mémoire dans Icâ Annales de la 
Société est approuvée. 

M. Chapelle communique à la Section la découverte qu'il a 
faite d'une méthode nouvelle pour abréger considérablement la 
multiplication d'un nombre par lui-môme, soit faire le carré de 
ce nombre. 

Il expose aussi une nouvelle manière de trouver certains 
nombres cubiques, mais cette dernière manière ne lui parait 
pas présenter dans la pratique les mêmes avantages d'abréviation 
que celle pour les nombres carrés. 

La Section décide qu'il y a lieu de demander Tinsertion du 
mémoire communiqué par M. Chapelle dans les Annales de la 
Société. 

M. Chapelle expose ensuite l'application nouvelle qu'il a faite 
du jeu du Gasse-téte chinois à l'enseignement de la géométrie» 
du dessin et des notions des choses dans les salles d'asile. 

D'après lui, ce jouet peut s'ajouter avec grand succès et 
avantage à la série des jouets instructifs déjà employés dans la 
méthode Frœbel C'est ce qui semble résulter, en effet, de la 
démonstration faite au tableau par M. Chapelle. 

La Section décide aussi qu'elle demandera ritisertion du 
mémoire présenté sur ce sujet par M*. Chapelle, dans les 
Annales de la Société. 

L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée. 

Actes de l'Assemblée. 

M. le Secrétaire général lit le procès-verbal de la précédente 
séance, lequel est approuvé, puis il analyse la correspondance ; 
suit ensuite la communication des procès-verbaux des séances 
de Sections tenues dans le mois écoulé. 

Demande d'allocation pour une machine à battre, — 
La Commission chargée d'examiner la machine n'ayant pu encore 
fonctionner pour diverses causes, le Bureau, vu l'urgence, pro- 
pose à l'Assemblée d'autoriser la Commission à décider elle-même 
la question de subvention. Il s'agit d'une somme de 200 francs 
demandée par l'inventeur à titre de prêt pour lui permettre 
d'exposer sa machine au prochain concours régional de Hoot- 
brison. La proposition est adoptée. 



119 

Comice de Bourg^Argental; programme. — M. le Secrétaire 
donne connaissance du projet de programme arrêté par la Section 
d*agncuUure à propos des prix portés au programme pour Tes* 
péce caprine. Un membre, M. Elisée Paret, soulève la question 
d'opportunité de donner des encouragements pour la multipli- 
uùon d*une espèce animale aussi pernicieuse que la chèvre 
pour les reboisements. 

Les auteurs du programme répondent que la prime vise moins 
k multiplication de l'espèce que Tamélioration des races du pays. 
L'espèce caprine existe eu fait et donne des produits très-estimés 
des consommateurs. La chèvre est, comme on Ta dit très- 
jimtement, la vache du petit cultivateur, et à ce titre elle mérite 
protection et encouragement, d'autant plus que les dégâts qu'on 
lai reproche de faire aux jeunes arbres peuvent parfaitement 
être prévenus par une surveillance plus active ou de bonnes 
clôtures. 

Après cette discussion incidente, le projet de programme du 
Comioe est adopté à lunanimilé. 

L'Assemblée procède ensuite à la nomination d'un commissaire 
fénéral et d'un adjoint. Les noms de MM. Olin et Liabeuf pro- 
posés par la Section d'agriculture sont adoptés à Tunanimité. 

Lecture de mémoires, — M. Rousse donne lecture d'un 
mémoire ayant pour titre : Méthode économique de production 
de f électricité dynamique» 

M. Chapelle donne ensuite lecture de deux notes intitulées, 
la première : Méthode nouvelle pour abréger la recherche 
des nombres carrés ou cubiques; et la deuxième : Silhouettes 
pédagogiques à Vusage des salles d^a^sile et des petites classes 
des écoles primaires. 

La proposition d'insertion de ces mémoires ou notes dans les 
Annales de la Société est adoptée par l'Assemblée. 

Proposition de candidatures. — MM. Pauze et Olin pro- 
posent Comme candidat membre titulaire M. J.-F. Bory, expert- 
comptable à Sainl-Etienne, place lacquard, 2. 

Jftf. Elienne Hassardier cl le docteur Duplain présentent au 
même litre M. Drutel (Auguste), comptable à Saint-Etienne, rue 
Saiot-Denid, 51. 



430 

Admission de membre. — L'Assemblée admet au scrutin 
secret et à runanimité : M. Souchou (Benoit), propriétaire à 
TBtrat, commune de la Tour-eo-Jarrél, présenté par MM. Jean 
Magand, Pallandre et Liabeuf. 

La séance est levée. 

Le Secrétaire général, 

B.-P. MÂUIUGB. 



191 

■^^^^^^"-^-'^^■^^^^^ ■■■ ■ M»^^^^»»»»»» ........-.■.». — ^^.-.■— ^ ^ -L-.-l_n --|JI-Lll-JLI_IJ- 

NOTE HISTORIQUE 

SUR 

L'EXPLOITATION DE LA HOUILLE DANS LES ENVIRONS 

DE SAINT-ÉTIHNNE 



Par M. E. BROSSiRD, député de U Loire. 



Sous TancieD régime, Texploilalion des mines de houille fut 
régie, en France, par des édits, par des ordonnances et par des 
règlementsdictés par des esprits plusou moins II bi^raux. Le premier 
édit futrendu par Charles YI qui reprit possession du droit régalien 
Riir les mines que s'étaient laissé usurper les successeurs de 
Charlemagne par les seigneurs féodaux ; cet édit du 30 mai 
1413, confirmé par plusieurs rois après Charles YI, considérait 
les mines de houille comme domaniales, ainsi que les autres 
mines ; elles devaient payer le dixième du produit, et elles ne 
pouvaient s'exploiter qu'en vertu d'une permission du roi ou 
du Grand-Maître des mines. 

Les choses rebtôrent en cet état jusqu'en 1601, époque où 
Henri IV pensa qu'il y avait lieu de modifier la législation pré- 
cédente et d'exempter, du dixième dû au roi, les mines de fer, 
de charbon, etc., « pour certaines bonnes et grandes considé- 
■ rations, porte l'article 2 de Tédit de juin 1601, et par grûce 
c spéciale en faveur de la noblesse et pour gratifier les bons 
« sujets propriétaires des lieux. » 

L'article 22 dispensait ensuite les propriétaires des fonds où 

exiètaient des gisements de charbon de se conformer à un 

règlement et de demander au Grand-Maltre des mines Tautori- 

sation d'exploiter. 

9 



193 

Il coovieDt de remarquer que, par cet édit, le roi n'aban- 
donnait pas son droit rôgalieo sur les mioes de charbon et de 
fer ; il renonçait bien au dixième auquel il pouvait prétendre 
sur les substances extraites, mais il conservait son droit de 
concéder. Nous allons voir qu'il en usa et nous constaterons 
même, chose ignorée peut-être, car la plupart des auteurs qui 
ont écrit sur cette question pensent que l'édit de 1601 fut 
appliqué dans toute sa teneur, qu'il réclama le dixième sur le 
produit des houillères de Saint-Etienne, 

En effet, Louis XIV, dès l'année 1657, faisait don, en vertu 
d'un arrêt de sou Conseil du 15 novembre et par lettres patentes 
du 22 du même mois, dûment vériHées par la Cour du Parlement 
et par la Chambre des Comptes, à Phelippeaux de la Vrillière, 
conseiller en son Conseil et secrétaire d'Etat, du droit domanial 
du dixième denier à lui appartenant « à cause de sa souve- 
raineté sur toutes les mines et minières de charbon de terre 
et de pierre qui sont ouvertes ou qui le seront cy-aprè:>, 
pendant le temps de trente années prochaines, en toute 
Testendue des provinces de Lyonnais, Forests et Beaujolais, 
pour en jouir ledit S' de la Vrillière, ses hoirs, successeurs et 
ayant cause, pendant le susdit temps de trente années, tout 
ainsi et en la même forme et manière qu*ont bien et dûmeut 
joui ceux auxquels les Roys, ses prédécesieurs, et lui ont fait 
semblables dons dudit droit du dixième denier d'aucunes 
mines et minièns de ce royaume, nonobstant tous édits, 
ordonnances, arrêts, règlements et lettres à ce contraires, 
auxquels il a, par exprés, dérogé par ses susdites lettres 
patentes (!) ». 

Le sieur de Champigny, membre du^Conseil du roi, intendant 
de la justice, police et finances de la généralité de Lyon, fut 
chargé de l'exécution de l'arrêt du Conseil et invita les exploi- 
tants de Saint-Etienne à se présenter devant lui; ceux-ci, au 
lieu d'obéir, décidèrent les consuls et un grand nombre d'habi- 
tants de la ville à se pourvoir devant la Cour du Parlement : ce 
qui fut fait. Non seulement leur requête fut accueillie, mais 
encore, par un arrêt du 8 mars 1658^ il fut défendu, avant que 
le jugement ne soit reodu, de percevoir aucun droit sur le 



(1) Extrait de lettres patentes insérées 
\S\\* siècle, ayant appartenu à M. Montcil. 



dans un manuscrit du 



1S3 

charbon de t^re, si ce n'est en vertu d*un éiii ou d'une décla- 
ration Ténfiés par la Cour et sous peine d'amende et de dom- 
mages et intérêts. Les consuls et habitants de Saint-Blieone 
firent signifier cet arrêt au S^" de la Vrillière et Tassignèrent 
devant la Cour, prétendant être exemptés du droit du diiième 
par l'édit de 1601 dont nous avons parlé précédemment. 

La Cour ne put se prononcer, car do nouvelles lettres patentes, 
données à Saint-Jean-de-Luz le 1 1 novembre 1 660, enregistrées 
seulement le 16 juin 1662» vinrent confirmer les premières. Il y 
était dit que c'était à tort que les eipioitants se refusaient à 
payer le dixième, attendu que, depuis la promulgation de Fédit 
de 1601, divers édits et déclarations avaient dérogé à ses dispo- 
sitions, notamment pour ce qui concernait les mines de fer qui, 
comme celles de charbon c avaient été exemptées, par surprise, 
« par ledit quatorzième (1) article dudit édit de 1601 » ; puis, 
les lettres, adressées aux conseillers de la Cour du Parlement de 
Paris, se terminaient de la manière suivante : « Nous vous 
« mandons et ordonnons que, conformément à nos susdites 
« lettres patentes de don du vingt-deuxième de novembre* vous 
■ ayez à faire jouir pleinement et paisiblement ledit S' de la 
« Yrillière, ses successeurs et ayant cause, du contenu en icelles, 
« nonobstant l'exception portée par le quatorzième article dudit 

• édict du mois de juin 1601 et tous autres édicts, déclarations, 
« arrests et letties à ce contraires, auxquelles en tant que 
c besoin est ou serait nous avons, d'abondance, desrogé et 

• desrogeons par ces présentes pour ce regard seulement; 
c enjoignons au S' de Champigny de mettre à deue et entière 
« exécution la commission qui lui a été cy-devant envoyée sur 

• ce subject, nonobstant toutes oppositions ou appellations 
< quelconques faictes et à faire, et sans préjudice d'icelles, car 
fl tel est nostre plaisir. Donné à Saint-Jean-de-Luz, le onzième 
« jour de may, Tan de grâce 1660, de notre règne le dix- 
« septième. Signé Louis. » 

Le fait que nous venons de rapporter nous montre comment 
Louis XIV interprétait l'édit de Henri iV, lorsqu'il s'agissait du 



(!) Dans les lettres patentes que nous avons eu sous les yeux, il 
est dit que c'est en vertu de Tart. 14 que les mines de charbon sont 
exemptées du droit de dixième ; nous nous soomies reporté au texte 
et nous avons constaté que c'est en vertu de Tart. 2. Nous ignorons 
d'où provient cette erreur. 



4S4 

droit do dixième sur les mioes dé houitle. Abordons mai&t^mmt 
les concessions, en passant rapidement sur ce qai est connu» 
Par un arrêt du 16 juillet 1689, Louis XIY crut devoir concéder, 
pour quarante ans, à M. le duc de Montausier toutes les mines 
et minières de charbon de terre du Royaume, à Texception de 
celles du Nivernais qui avaient été concédées à M« le duc de 
Nevcrs, c avec faculté de les faire exploiter, à la charge d'in- 
« demniser préalablement les propriétaires de gré à gré, et à 
« condition de ne pouvoir empêcher les propriétairee de coo*> 
« tinuer à faire exploiter les mines qui seront ouvertes. • 11 y 
en avait peu au dix-septième siècle* 

Quelque temps après, M. de Montaasier mourut et H*^ la 
duchesse d'Uzès, sa Hlle et son unique héritière, obtînt du 
Conseil la confirmation de la concession faite à son père et pas^ 
des traités avec divers particuliers. 

La disposition de Tarrél de 1689, relative aux propriétaires 
superficiaires, donna lieu à un procès considérable entre 1^ 
religieuses et habitants de Sainte-Florine, en Auvergne, et le 
duc d'Uzès qui prétendait empêcher toute exploitation de 
charbon. 

Cette affaire fut instruite et un arrêt du Conseil du 13 mai 
4698 donna gain de cause aux religieuses et habitants de Saiolc- 
Plorine. Cet arrêt renfermait, de plus, une dif^position générale 
qu'il importe de faire connaître ; il permettait t non-seulement 
c aux religieuses et habitants de Sainte-Florine, mais à tous 
« propriétaires des terres où il y a des mines ouvertes ou non 
« ouvertes en quelques endroits et lieux du royaume qu'elles 
t soient situées, de les ouvrir et faire exploiter à leur profit 
« sans être tenus d'en demander la permission à M. le duc 
« d'Uzès ou autres. Sa Majesté dérogeant à cet égard à tous 
« arrêts, dons, concessions ou lettres patentes à ce contraires. • 

Ainsi, une partie du privilège créé en faveur de M» de 
Montausier, par l'arrêt de 1689, était détruite et Ton revenait au 
régime de la liberté inauguré par Tédit de 1601. De plus, pour 
répondre à certains membres de la noblesse qui prétendaient 
qne l'article 2 de cet édit ne visait qu'eux, l'arrêt de 1698 
dissipait toute équivoque et établissait nettement que chaque 
propriétaire foncier possédait, en réalité, la faculté d'exploiter les 
gisements de charbon qu'il découvrirait dans son terrain, qu'il 
fût noble ou non. 



m 

THI<« étaieoi les dispodlions géBéralee qo! r^ssaieol Tex- 
ploitaiiaa des miiies de houille eo France, au oommencoa^enl du 
JLYW* siéde; il existait, cepondunt, de nombreuses exceptious qui 
restreigirajent dans bien d« s cas la liberté dont semblaient jouir 
les proprif^taires ; daae les eoTiroQS de Saiot-Btieone, notamment, 
il eo était ainsi, comme vont le prouver les exemples suiTants, 
inconnus encore, nous croyon?, et qui sont reofermés, pour la 
plopart, dans un manuscrit de cette époque ayant appartenu à 
la biblioihèqoe du Président de CkHte et dont Tauteur est le 
S* Brayard, premier commis de Trudaine. 

8a 1724, Louis XV fut informé q^ie le charbon exploité dans 
les environs de li ville de 8aint-Etienne et servant à la fabrication 
éesanaes à feu et autres armes destinées ù son service, ainsi qu'à 
la fobrication des ouvrages de quincaillerie et au chauffage des 
hâtants • ayant été ci-devant assez commun, disent les coosi- 

• dérants d'un arrêt, devient très-rare et renchérit journeUement 

• par fenlëvement qoe les voiluriersenfont, tant par charrcttesy 
« qoe par chevaux ou mulets, pour le conduire à la rivière de 

• Loire et le faire ensuite sortir de la province » ; des rapports 
accusèrent aussi un S' Pierre la Gardelte dont nous devons dire 
quelques roots avant d'aller plus loin. 

Au conmiencement du XVI11« siècle, une Société représentée par 
nn S' Manessier s'était constituée pour rendre la Loire navigable 
entre Saint-Rambort et Roanne ; parmi les privilèges qu'elle 
soNicitait se trouvait celui de faire extraire de la houille dans 
les eoTirons de Saiot-Blienne, au-delà de la distance d'une lieue 
de ta ville ; l'exploitation de la zone plus rapprochée devait 
pourvoir aux besoins des habitants et des usines ; la Société 
l'engageait à rembourser aux propriétaires le prix des terres 
sur le pieil de leurs contrats, plus un quart en sus, ou à dire 
dVxpertp, et après leur avoir laissé le temps de déclarer s'ils 
oiKendaient foire des travaux. Par un arrêt du 23 mai 1702, 
Louis XIY accorda au S' Pierre la Gardelte, du consentement du 
P Maoessier, les droite et avantages réclamés et notamment 
celui d'ouvrir les mines à la distance indiquée plus haut; le 4 
juillet solvant, il signa les lettres patentes conférant ces conces- 
sions; maisavant de les eoregistrer, une information fut ordonnée. 
Une opposition motivée, datée du 2 février 1703, fut déposée 
par les habitants de Saint-Elienoe ; elle visait principalement le 
périoiètre de protection que les Stéphanois désiraient plus 



136 

étendu. Un arrêt de la Cour, rendu le 13 juin suivant, contra- 
dîctoirement entre les maire et échevins de la ville de Saint- 
Etienne et le S^ La Gardelte, donnait acte à ce dernier de son 
consentement de n*expIoiter aucune mine dans l'étendue de 
deux lieues communes de France, aux environs de la ville, 
rejettait l'opposition, condamnait les maire et échevins anx 
dépens et ordonnait l'enregistrement des lettres patentes. Des 
accusations dont nous avons parlé, il résultait que Pierre 
La Gardette contrevenait à cet arrêt, faisait des achats de houille 
que les voituriers allaient charger jusqu'aux portes de la ville, 
et qu'il exploitait les carrières du Château, près Roche-la-Molière, 
et celles des environs du Chambon et de Firminy, situées à 
moins de deux lieues de la ville. Louis XY, croyant les plaintes 
fondées et désireux de conserver une substance indispensable à 
l'alimentation des usines et qui était l'objet du principal com- 
merce de Saint-Etienne, rendit l'arrêt suivant : 

t Le Roy, étant en son Conseil, a ordonné et ordonne que 
« tout le charbon de pierre ou de terre qui sera tiré à l'avenir 
t des carrières, prés le Château de la Rocbemolière, des villages 
« de Chambon, Firminy et ailleurs, dans la distance de deux 
« lieues communes de France, aux environs de la ville de Saint- 
t Etienne, ne pourra êlre conduit que dans ladite ville. Fait 
t Sa Majesté défense au sieur La Gardette et à tous autres 
« voituriers d'en faire aucun enlèvement à peine de 3000 livres 
t d'amende, et de confiscation des chevaux, mulets et cbar- 
« rettes, dont un tiers appartiendra au dénonciateur et les deux 
« autres tiers applicables au profit des pauvres des hôpitaux de 
« la ville de Saint-Etienne. Enjoint Sa Majesté au S' Poulletier, 
« intendant et commissaire départi pour l'exécution de ses 
• ordres en la généralité de Lyon, de tenir exactement la main 
t à l'exécution du présent arrêt. Fait au Conseil d'Etat du Roy, 
« Sa Majesté y étant, tenu à Versailles le neuf décembre 1724. 
« Signé : De Breteuil. » 

Malgré les peines édictées, on ne se conforma pas à cet arrêt ; 
chaque jour on enlevait do charbon, dans la zone de protection» 
pour l'expédier par la Loire, sous prétexte que l'arrêt précité ne 
prononçait pas la confiscation des charbons embarqués et celle 
des bateaux sur lesquels ils étaient chargés. De plus, le S^ Pierre 
La Gardette présenta une requête, au mois d'octobre 1737, 
tendant à obtenir que le roi charge&l Tinlendant et le cem* 



1^7 

JDîaBaire départi en la généralité de Lyon de dresser procès^ 
Terbal de la Téritable distance de la ville de Saint-Etienne aux 
kmes ou carrières du Château de Roche-la-Molière et à celles 
ouYertes aux environs des villages du Ghambon et de Firminy. 
La Gardette obtint satisfaction sur ce point et l'intendant de 
Lyon délégua le S* Bérardler, ancien président de l'Blection de 
Saint-Etienne, pour procéder au mesurage réclamé. Bérardier 
dressa son procès-verbal les 19 et 20 novembre 1737 en pré- 
sence du receveur des tailles et de deux échevins de Saint- 
Btienne ; il résultait des opérations auxquelles s*était livré le 
délégué de l'intendant de Lyon que la distance, de la porte 
de la ville dite de Polignais jusqu'à Firminy, n'était que 
de 4,596 toises et deux pieds et que la distance du Clos des 
Capucins, dont le couvent et l'enclos sont attenants aux maisons 
de la ville, jusqu'à la minière la plus éloignée du château de 
Rocfae-la-Molière, n'était que de 2,730 toises. H était donc 
déoiontréque toutes les carrières et minières se trouvaient placées 
dans le périmètre oà Tarrét du 9 décembre 1724 défendait de 
tirer la bouille ; aussi le roi, par un nouvel arrêt du !«>' avril 
1738, confirmait le précédent et ajoutait aux peines portées par 
celui-ci c la confiscation des charbons et des bateaux qui s'en 
« trouveraient chargés, depuis le port de Sainl-Rambert jusqu'à 
« celui de Roanne. » 

Ainsi les arrêts du 9 décembre 1724 et {" avril 1738 créaient 
aox environs de Saint-Etienne une sorte de zone d* alimentation 
dans laquelle on ne pouvait extraire que la bouille destinée aux 
besoins des babitants et des usines de la ville ; cependant, il a 
été dérogé, dans plusieurs cire onstances, aux défenses stipulées, 
comme nous allons le voir. 

D'abord un S' Devaux, ou de Vaux ou baron de Vaux, pro- 
priétaire dans les environs de Saint-Etienne, présenta, en 1738, 
one requête au roi par laquelle il exposait qu'il lui était impos- 
sible d'exploiter ses mines à cause de la grande quantité d'eau 
qui envahissait les travaux et qu'il était nécessaire d'établir des 
machines hydrauliques; bien dos carrières, selon lui, se 
trouvaient dans les mêmes conditions ; il ajoutait qu'il ne pour- 
rait entreprendre la dépense d'installation de telles machines 
sans l'espoir d'un profit proportionné, que le débit du charbon 
sur les lieux ne pouvait être assez considérable, à cause du 
grand nombre de carrières en exploitation dans les environs 



438 

qai le livraient à vil prix et que, pour ces motifs, il demandait 
qu*il lui fût permis d'expédier ses produits à Paris, où la vente 
serait plus facile ; il faisait remarquer que les arrêta de 1724 et 
1738 protiibaot le transport des charbons extraits des mines 
situées à deux lieues aux environs de Saint-Btieooe, il était 
indispensable qu'il eût cette permission avant de commencer les 
travaux ; il observait, d'autre part, que l'esprit des arrêts pré- 
cités était d'empêcher que le charbon devint rare par le transport, 
mais que la permission sollicitée, loin de produire cet effet, 
contribuerait à le rendre plus commun, attendu que s'il ne 
peut épuiser les eaux de ses cariiéres, elles demeureront Indé- 
finiment inexploitées et improductives, tandis que 8*il peut 
installer une machine hydraulique, il fournira du combustible, 
non-seulement à Paris, mais encore à Saint-Etienne. Devaux 
terminait en disant qu'après avoir donné l'exemple de la 
manière de dessécher les carrières, des exploitants l'imiteraient 
et mettraient en rapport des mines abandonnées en ce moment. 
Le roi accueillit cette requête et, par un arrêt rendu en son 
Cîonseil, le 10 juin 1738, il permit à Devaux, pour le dédommager 
des dépenses qu'il supposait devoir faire pour épuiser les eata 
qui inondaient les carrières, et qui empêchaient qu'elles ne 
pussent s'exploiter, de faire transporter jusqu'à Paris, par la 
Loire, les charbons provenant de ses carrières, à condition 
néanmoins de n'expédier la houille qu'après en avoir appro- 
visiooué la ville de Saini-Blienne et de ne pouvoir la vendre, 
suivant ses offres, durant sa vie, au-dessus du prix de huit sols 
la charge de cheval, c Ordonne, en outre. Sa Majesté, dit l'arrêt, 
« pour prévenir toutes les fraudes et contraventions qui pour- 
« raient être commises contre les dispositions des arrêts des dits 
« Jours 9 décembre 1724 et i«^ avril 1738 que, par le Sr Devaux, 
« il sera établi au port de Saint-Rambert, où les charbons 
« provenant de ses mines seront embarqués par la Loire, un 
« commis à ses frais, auquel les voituriers remeilront les saas 
t de charbon cachetés de son cachet, avec un mémoire de la 
c quantité de sacs qui seront remis au dit commua, lequel se 
« tiendra un registre coité et paraphé pour constater la quantité 
« de sacs et donnera aux voituriers un état de la quantité de 
« voyes de charbon dont les bateaux seront chargés, lequel état 
c sera remis à Roanne au commis qui y sera établi par le 
« S' Devaux et à ses frais, » 



4» 

Tks recommaodatkns -€t des instruclkNiB étaient ensuite 
wànsaées à la maréchaussée, p«i6 Tairét continuait : c Ne 
poorra néanmoins le dit 8^ Deraux llaire transporter du 
charbon de ses mines pour la pnyvisian de Paris ou ailleurs^ 
qn'aprôs en ayoir appronsionné la ville de Saint-Etienne^ ce 
quii sera tenu de justifier par on certificat du subdélégué du 
Sr Poulletier en ladite Tille ; enjoint Sa Majesté audit S^ de 
Vaux de remettre au subdélégué dndit sieur commissaire de 
parti en ladite ville de Saint-Btienne, à chaque envoy de 
diarbon qu'il fera ailleurs qu*en ladite ville, un état signé de 
My ou, en son absence, de ceHii qui sera chargé de Texploi* 
tation de ses mines, de la quantité de Yoyes de charbon et du 
nombre de sacs cachetés qui seront voitures au port de Saint* 
Rambert, lequel état, visé dudit subdélégué, sera envoyé au- 
dit sieur commissaire départi. Fait Sa MajeMé trés-expressos 
hihibîiioBs et défenses à tous les batelliers des ports situés 
aoHiesaoQS de celui de Saint-Hamberl de -permettre qu'aucun 
voitorîer conduisant du charbon de pierre, passe la rivière, à 
peine de cent livres d'amende, pour la première fois, contre 
chacun de ceux qui seront trouvés avoir favorisé le passage 
dodit charbon, et de plus grande peine en cas de récidive; 
leur enjoignant Sa Majesté d'avertir le commis préposé par 
le Sr Devaox, soit au port de Saint*Rambert ou it Roanne, des 
contraventions qui seraient faites aux dispositions des arrêts 
dn Conseil des 9 décembre 1724 et l^r avril 1738, lesquels 
Sa Majesté entend être exécutés selon forme et teneur. » 
Dés que cet arrêt fut notifié au sieur Devaux, celui-ci n'hésita 
pu à déclarer qu'il loi était impossible de se conformer à ses 
ditpositûms et que les avantages qui lui étaient concédés étaient 
illusoires ; il adressa donc une nouvelle requête au roi, dans 
taqadle il exposa qu*il ne pouvait faire enfermer dans des sacs 
le charbon de ses mines et cacheter ces sacs de son cachet, à 
casse des dépenses qui en seraient la conséquence et que ne 
eomporlerait pas le prix des combustibles ; il promettait ensuite 
d'exécuter Ûdèiement les autres prescriptions de l'arrêt. 

Louis XV se rendit aux raisons exposées par le sieur Devaux 
et, par un nouvel arrêt du 21 octobre 1738, il abrogea une 
partie des dispositions de celui du 10 juin ; il dispensa le poslu- 
kuU de se servir de sacs pour Texpédition du charbon, et permit 
i99ê commis, installés à Suint-Rambert et à Roanne, après avoir 



180 

prélé serment, de dresser des procès- verbaux, à l'effet de saisir 
et enlever la houille conduite en contravention des arrêts du 
l''^ avril et 10 juin de cette année, en môme temps que les 
équipages ou les bateaux chargés de ce combustible ; il accorda 
les mômes droits aux huissiers et aux brigades de maréchaussée, 
à la charge, par ceux qui auraient fait les saisies, d'afOraier, 
dans les trois jours, leurs procès-verbaux, par devant le juge 
ou le subdélégué du lieu où ils avaient prêté serment. Quant 
aux amendes prononcées contre les contrevenants, elles devaient 
être distribuées de la manière suivante : un tiers était réservé à 
celui qui avait verbalisé et les deux autres tiers à Thôpital de 
Saint-Btienne ; cependant, lorsqu'il y avait un dénonciateur, 
celui-ci prenait un tiers et lapartderhôpitalétaitréduited'autaot. 

Une seconde dérogation aux arrêts des 9 décembre 1724 et 
!•' avril 1738 fut faite en faveur des sieurs de Boullemer et 
Fillemin, qui s'étaient engagés à fournir aux entrepreneurs de 
la verrerie de Sèvres le charbon dn Saint-Etienne, dont ils pour- 
raient avoir besoin pour la consommation de cet établissement, 
à rai>on do 32 livres la voie rendue à Sèvres. Dans la demande 
adressée au roi, les postulants ex posent qu'ils vendront la houille 
à Villeneuve-Saint-Georges pour Tapprovisionoement de Parist 
au môme prix qu'à la verrerie de Sèvres, si Sa Majesté veut 
leur permettre de la tirer des carrières de Roche-la-Molière, plus 
rapprochées du port d'embarquement que les autres. Bn 
conséquence, ils prient le roi de les autoriser à exploiter les mines 
ouvertes en ce point et à en ouvrir partout où besoin sera, sauf 
à indemniser les propriétaires des terrains. 

Le 30 mai 1741, le roi, par un arrêt du Conseil d'Rtat, fit 
droit, en partie, à la requête des sieurs de Boullemer et Fillemin ; 
11 leur permit de tirer annuellement trois mille voies de charbon 
de terre des mines de Roche-la-Molière, à condition de les faire 
conduire à Villeneuve-Saint-Georges, pour l'approvisionnement 
de la ville de Paris, et de ne les vendre que 32 livres la voie; il 
les autorisa en môme temps à entreprendre des travaux pour 
Texlraction du combustible au point où il serait utile, après 
avoir indemnisé les propriétaires de gré à gré ou à dire d'experts 
convenus ou nommés d office. 

Depuis l'interprétation donnée par le Conseil du roi le 13 mai 
1698, à l'arrêt du 16 juillet 1689, et qui avait reconnu aux 
propriétaires la liberté d'ouvrir les mines de charbon se trouvant 
dans leurs fonds, de nombreux abus s'étaient produits : des 



131 

ptrtîculiers oégligeainl d'entreprendre des Irayauz, d'autres 
abaodonnaienl les carrières dès que les eaux les gênaient, c de 
c sorte que, dit le sieur Bruyard, l'objet que Ton ayait eu en 

• fuàlitant l'extraction du cbarbon de terre demeurait sans effet, 
« et, au lieu de procurer une abondance de charbon qui est 

• propre à différents usages auxquels le bois s'emploie, il n'en 

• deyenait que plus rare et donnait lieu à consommer beaucoup 
c de charbon de terre d'Angleterre. 

Ces cooadérations déterminèrent le Conseil à élaborer un 
règiemeol pour Texploltallon dfs mines do houille ; il fut appli- 
qué à partir du 14 janyier 1744 et contenait onze articles. 

Par le premier, • il fait défense à toutes personnes d'ouyrir 

• et mettre en exploitation des mines de houille, sans en avoir 
« préalablement obtenu la permission du contrôleur général, 
c sut que ceux qui yoodraient ouvrir ou exploiter ces mines 
t soient seigneurs hauts justiciers, ou qu'ils aient la propriété 
€ des terrains où elles se trouveront, dérogeant Sa Majesté, pour 
c cet effet, à l'arrêt du Conseil du 13 mai 1698 et à tous autres 
« règlements à ce contraire.^. » Ce même article confirmait 
ensuite l'exemption du droit royal du dixième, porté par Tarticle 
2 de l'édit de juin 1601, à l'égard des mines de houille. 

L'article 2 prescrivait aux exploitants de déclarer les mines 
qu'ils possédaient aux intendants, dans un délai de six mois* 

Les règles d'une bonne exploitation étaient tracées par les 
articles 3 et suivants. 

L'article 11 déterminait de quelle manière seraient réglées 
les indemnités dues par les concessionnaires aux propriétaires 
des fonds dans lesquels ils entreprendraient des travaux. 

Remarquons que c'est seulement après la mise en pratique de 
ce règlement que le Ministère prit la résolution de n'accorder de 
cooceeeioD particulière qu'après que le postulant eut indiqué le 
lieu du gisement, qui ne devait être compris dans aucun 
périmètre concédé, et qu'il eût prouvé que le charbon, dont il de- 
vait envoyer un échantillon, était de bonne qualité et provenait de 
travaux entrepris à une certaine profondeur et enfln, lorsqu'il 
avait présenté, pourdirigcr Texploitation, des personnes possédant 
l'intelligence et les qualités requises. Afin de donner au postu- 
lant la possibilité de fournir la preuve de tous ces faits, le 
Miois^e aulurtea les intendants h délivrer des permissions 
Têkbles pour uo an, pendant lequel toute autre personne ne 
poami éire admise à faire une exploitation dans le même 



endroit ou 'dans PéteiMlueié^Be, de deux ou <de trois lieuePy 
à moins que les détenteurs de permissions, ou même de 
concessions, n'en eusseni «banctooné les travaux depuis un an*. 

Lors de Tapplioation ide ce règlement, les habitants do Sainte 
Etienne firent quelques obsenrations, relativement aux permis- 
sions qu'ils devaient demander ; mais, comme T Administration 
usa d'une grande tolérance, les exploitants conliquèrent, en 
réalité, de jouir de la liberté qu'ils possédaient aatérieuremenl 
sous ce rapport. 

Dans la suite, la zone de protection établie aux environs de 
Saint-Etienne continua de subsister, et l'obtention préalable d'yn 
arrêt du Conseil d'Etat du roi ou d'une ordonnance de l'intendant 
de Lyon étaient toujours nécessaires pour l'exportation des 
houilles en provenaut. 

En vertu de son privilège, nous avons vu que le sieur Devaux 
devait approvisionner Paris ; eusuite, il s'était engagée fournir 
à la verrerie de Sèvres le combustible dont elle avait bosoin. 
Pendant quelque temps il en fut ainsi; mais, peu après, Devaux^ 
reconnaissant que les frais de transport étaient tropconsidérables, 
réclama des morlificutions à son privilège; il proposait de renoncer 
au droit qu'il avait d'expédier du charbon à Paris, à con iition 
de pouvoir seul le vendre au port de Saint-Rambert, aux 
personnes désirant le transpofter. Ces propositions furent agréées 
et cette permission lui fut accordée en 1748, sous réserve des 
droits conférés par l'arrêt dont nous allons parler. 

L'année précédente, les entrepreneurs de la verrerie royale de 
Sèvres avaient déjà informé le roi que le traité passé avec le 
sieur Devaux et suivant lequel il devait leur élro livré, chaque 
année, jusqu'à la concurence de 2,000 voyce de cbeirbon des 
mines de Roche-la*Mollére, n'avait pu avoir son exécution ; ils 
réclamaient la permission de se procurer directement ce combus- 
tible. Un arrêt du Conseil du 27 septembre 1747 donna satis* 
fection aux entrepreneurs ; il était conçu dans les termes 
suivants : 

c Le'Roy, étant en son Conseil, a permis et permet aux entre- 
fc preneurs de la verrerie royale deSèvres de tirer annuelledoent 
« des mines de Roehe-en-Forez et de faire venir à Sèvres la 
c quantité de charbon de terre provenant desdites mines, néces* 
« saire pour l'exploitation de ladite verrerie, laquelle quantité 
<r ne |H)urra néanmoins excéder celle de deux uiiHe voyes, 
« mesure de Paris. Permet, en conséquence, Sa^Uojesté auxdke 



iU 



« eatrepMiean, de faire (ravainer aux iBino9 de Roche; pour 
« en extraire et tirer ladffe quanlKé dé' diarbon de terre, 

• méoie de- faire ouvrir de nouvelles (bases ou carrières^ s*il 
€ en^st besoin, en indemnisant les propriétaires des terrains 
« de gré à gré, sinon à dire d?experts, qui seront convenus ou 

• Dooimés d'office par le sous-inleodant et commissaire dé- 
« parti de la généralité de Lyon ; dérogeant Sa Majesté à Teflbt 
« de 0» que dessus, à tous arrêts et règlements contraires, 
« et bîsant au surplus défense anxdits entrepreneurs de vendre 
c ni de faire commerce dudit charbon de terre pour quelque 
€ cause et sous quelque prétexte que ce puisse être, à peine 

• de révocation de ladite permission. Bnjoiut Sa B^jesté au 
< sotts-inteodaut de Lyon, de tenir la main à Texécution du 
c présent arrêt; fait au Conseil d*Ëtat du Roy, Sa Majesté y 
« teDty tenu à Versailles le 27 septembre 1747. » 

Les entrepreneurs de Sèvres se mirent à Toeuvre et, sans 
neuB doute, leur industrie fat prospère car, en 1753, ils 
adressèrent une nouvelle requête au roi, dans laquelle ils expo- 
B»ent c que^i pour satisfaire à rempressement du publie et 
pour approvisionner suffisamment la ville de Paris de bouteilles 
de leurs manufactures, » ils avaient dû faire construire un 
truisièrne four, et que la quantité de charbon de terre qu'ils 
pouvaient amener était insuffisante ; ils demandaient donc la 
permission de faire extraire des mines de Roche et conduire 
dans la verrerie, 3,600 voyes de houille au lieu de 2,000, aux 
diarges, clauses et conditions prescrits par' l'arrêt du 27 
septembre 1747. 

Par nn nouvel arrêt du 17 avril 1753, le roi acquiesça à 
celle dMnande, c faisant. Sa Majesté, défense aux entrepreneurs 

• de vendre et faire commerce dudit charbon de terre, pour 
c quelque cause et prétexte que ce puisse être, ù peine de 
c révocation de leur privilège et de tous dépens, dommages et 

• intérêts, et sera, au surplus, ledit arrêt du 27 septembre 

• 1747. exécuté selon sa forme et teneur. » 

En 1756, M. Berlin, intendant de Lyon, rendit une ordon-* 
nance, en exécution d'une lettre de M. Trudaine, du !•' septem- 
bre 1756, par laquelle il antorirtait le sieur Carrier, de Saint* 
Itienoe, à fournir 3,000 voyes de charbon de terre, peur là 
Terrerie de Bagneaux, près Nemours. 
Hotts ne croyons pas devoir poursuivre plus loin nos recher- 
car, pour rapporter les particularités observées dans 



134 

Texploitation des mines des environs de Saiot-Btienne, à 
partir de Tépoque où nous sommes arrivés, nous aurions à 
transcrire ici des arrêta et des lettres patentes, connus et 
indiqués, pour la plupart, par M. de la Tour de Varan, dans sod 
Catalogue d'une bibliothèque forézienne. Nous ter minerons 
en résumant les faits principaux qui se détachent des pages qui 
précèdent. 

Nous avons vu, alors qu*en France tous les exploitants des 
mines de houille étaient exemptés du droit du dixième payé 
au roi, Louis XIV le rétablir dans la proYince du Forez, ea 
faveur d'un de ses conseillers. 

Nous avons vu, plus tard, le roi créer une z6oe limitée par 
une ligne tracée à deux lieues de Saint-Etienne, dans laquelle 
il n'était permis d'extraire du charbon qu'à la condition de le 
destiner exclusivement à la consommation de la ville ; pour 
divers motifs cependant, il y eut des dérogations à ces disposi- 
tions, des privilèges furent accordés et les houilles des environs 
de Saint-Blienne furent conduites jusqu'à Paris. 

Nous avons vu, enfin, que les abus auxquels avait donné lieu 
la liberté laissée aux propriétaires superficiaires, par l'édit de 
1601 et par Tarrét de 1698, relatifs à l'exploitation des gise- 
ments contenus dans leurs terrains, avaient provoqué la promul- 
gation du règlement de 1744. Plus tard, lorsqu'on prépara la 
loi du 28 juillet 1791, on oublia les leçons du passé ; les 
propriétaires furent de nouveau privilégiés ; ils exécutèrent des 
travaux sans se préoccuper de l'avenir et ils compromirent 
l'exploitation des gisements; aussi, bientôt après, on put dire 
que la loi de 1791 organisait le gaspillage légal de la richesse 
souterraine de la France ; on dut donc refondre la législation 
et lui donner une nouvelle base Les hommes qui entreprirent 
ce travail, au commencement de notre siècle, cessèrent de 
considérer les mines comme une dépendance de la propriété du 
soi; suivant eux, elles constituaient une propriété particu- 
lièrey sur laquelle le superQciaire avait des droits, mais qui ne 
pouvait s'exploiter qu'en vertu d'un acte de concession accordé 
par le Gouvernement ; c'est le principe de la loi du 21 avril 
1810 qui, après avoir subi des modifîcation.^ à diverses reprises, 
régit encore les mines dans notre pays. 



135 

APPUGÂTIOIf AUX MÉTIERS A RUBANS 

DU 

MONTAGE DES MÉTIERS A ËTOFFE DE LYON 
Faite par MM. FcBRioL et Beraud^ passementiera. 



Présenté au nom de la Commission d'encouragement 
Par M. Sauybub MICHEL. 



Messsieursi, 

Totre Commission de récompenses à Tinduslrie vous présente 
900 rappoit sur un perfectionnement de Toutillage du tissage. 
Lps candidats proposés à vos récompenses font partie de la 
grande industrie stéphanoise des rubans. 

MM R. Ferréol et Beraud, tous deux ouvriers passementiers, 

fils de leurs œuvres, ont, par leur expérience et une connaissance 

approrondie de leur état, utilisé sur le métier à rubans le 

mofiUge à plusieurs corps de la fabrique lyonnaise. Le métier 

au lieu d*étre monté sur un seul corps, comme d'usage, en a 

qoalre; une mécanique Jacquard de 1,000 fuseaux en reçoit 

4,000 par pièce. Par le nouveau procédé, chaque rang de la 

pUnchette a une planche permettant d'enlever tout le rang ; 

de cette manière les cordes d'empotages sont libres pour faire 

do façonné et du broché sans déranger les fonds, la planche du 

fond étant passée dans la lisse qui tient le maillon. Cette 

organisation est parfaite comme résultat, ce qui permettra aux 

Mricants d'offrir à la vente des dessins plus variés et d'une 

p/(i5 gmnde richesse de dessin, sans augmentation de frais. 

Voire ComiDiâsion propose à l'unanimité de décerner une 
aiédaille de vermeil à MM. Ferréol et Beraud. 
p, S^ — l'^es conclusions du rapport précédent ont été 
Copiées dans la séance du 5 mai 1881. 



489 

SYSTÈME NOUVEAU D'ASCENSION 

POUR LES BATTANTS BROCHEURS DES MÉTIERS A RUBANS 

Inventé par M. Jean Yâchir. 



Préienté au nom de la Comtniiiion d'encouragement 

Par M. GROIZIER. 



Messieurs, 

Désigné par notre Commission d'enrouragemeat à Tindustrie 
pour rédiger le rapport sur Tascension de M. Vacher, j'ai cru 
devoir m'adjoindre M. Massardier, passementier et notre collègue, 
pour examiner ce mécanisme. 

Nous avons donc examiné ce mécanisme au point de vue de 
sa construction et surtout au point de vue des résultats qu'il 
produits. 

Cette ascension n'a rien de commun avec celles connues 
jusqu'à ce jour. 

t» Elle est toute entière en métal au lieu d*élre en bois, ce 
qui lui assure une plus longue durée, h la condition toutefois 
d'être graissée de temps en temps. 

2® Son mouvement est vertical au lieu d*étre horizontal ,ce qui 
supprime une somme de frottements considérable, et, par sa 
marche plus douce^ presque tout le bruit que produit Tancieû 
système. 

File est composée d'un bâti en foute qui contient tout le 
mécanisme ; ce bâti, d'assez petite et agréable dimension au 
coup d'œil, se pose solidement sur le plancher, à gauche du 
métier, au moyen de quatre tire-fonds ; son mouvement lui est 
communiqué par celui qui se produit à l'extrémité inférieure du 
bra:) qui supporte le battant, au moyen d'une lige appelée 
attelage. 



137 

Celle tige est allachéc d'un bout par une chappe, à l'extrémité 
do proloDgefiieDt du bras indiqué ci-deesus, de sorte que lorsque 
i'ouTrier attire à lui ou repousse le battant, par le moyen de sa 
barre à main, tout le mécanisme se met en mouvement ; l'autre 
extrémité de cette tige est armée d'une crémaillère qui commence 
et se termine par deux crochets, dont le commencement du 
vide intérieur représente une section de circonférence. 

La crémaillère de cette tige est engrenée à un pignon, demi- 
sectenr, armé, à ses extrémités, de deux pivots lesquels vont se 
loger alternativement dans les crochets ci-dessus mentionnés, 
lorsque le battant plaque ou se trouve repoussé à fond. Pivots 
et crochets ont pour résultat de donner un temps de repos au 
mouvement ascensionnel, afin de laisser aux navettes le temps 
d'effectuer complètement leur traversée dans la marchure, avant 
que la partie du battant qui les supporte change d'altitude. 

Le pignon secteur, par le mouvement demi circulaire que lui 
communique la crémaillère, produit un mouvement oscillatoire 
à une palette sur l'un des pivots de laquelle il est emmanché. ^ 

Cette palette, pivolée horizontalement à la partie inrérieure 
du bâtis en fonte, possède de chaque côté de son axe deschappes 
armées de bielles latérales en même nombre que celui des 
rangs de navettes portés par le battant ; celles de l'avant servent 
à la descente et celles de l'arrière à la montée. 

A leur extrémité supérieure ces bielles sont armées de glis- 
sières verticales, lesquelles s'adaptent à une grille aussi verticale 
qu'elles traversent à leur extrémité supérieure, en présentant 
do côté opposé un tenon, en forme de Y tronqué, et à leur 
extrémité inférieure, au moyen d'une vis d'appel, ces bielles 
peuvent être éloignées ou rapprochées de l'axe de la palelle, ce 
qui peut produire au besoin une élévation plus ou moins grande 
de la grille, permettant ainsi à l'ouvrier de régler à volonté la 
hauteur du passage de ses navettes dans la marchure. 

La grille dont je viens de parler ci-dessus se meut verticale- 
ment, enchâssée dans les coulisss du Wi en fonte ; elle est 
attelée par le haut, à l'aide de deux chappes, à la fourche, dont 
le bout du manche la met en communication avec l'équerre de 
la barre volante, ordinaire à tous les métiers brocheurs, porteurs 
de plus de 4 rangs de navettes. 

Bile porte du côté opposé à la vue de l'ouvrier qui travaille, 
diD8 le sens de sa hauteur, et de chaque côté trois supports, 

10 



138 

dans lesquels sont flxés horizon talemont trois liges rondea ; celle 
placée au milieu de la hauteur, porte et sert de pivot à une série 
de bascules latérales, placées perpendiculairement en nombre 
égal à celui des rangs de navettes que porte le battant. 

A 1/4 de leur longueur environ et en mesurant de leurs deux 
extrémités, elles portent une lamette qui commande les taquets, 
lorsque ceux-ci doivent saisir ou abandonner les tenons des 
glissières. 

A la partie inférieure des bascules s'attache, d*un côté, la 
corde qui correspond au carton, et de l'autre, un petit ressort à 
boudin qui attire constamment le bout du levier du côté opposé. 
Leur partie supérieure, terminée en forme de lance, permet 
de séparer complètement et solidement celles qui sont comman- 
dées par la corde de mécanique de celles qui ne le sont pas, au 
moyen d'un galichet (pièce triangulaire) horizontalement placé 
par dessus et commandé à chaque coup de battant par un pivot, 
placé sur le pignon secteur, avec lequel il communique pur une 
tringle. 

Les taquets sont en nombre double de celui des rangs de 
navettes ; ils sont placés verticalement par une de leurs extré- 
mités sur deux rangs, l'un sur la tige du bas que supporte la 
grille et qui leur sert de pivot, et l'autre sur la tige du haut qui 
rempUt le même service. Ces taquets, près de leur extrémité 
opposée, communiquent à leur bascule respective par la lamelle 
dont j'ai parlé plus baut, de sorte que, lorsque Tune ou plusieurs 
des bascules sont tirées par la corde de mécanique, il se produit 
un double mouvement, les taquets du bas s'éloignent des tenons 
des glissières et ceux du haut s'en rapprochent pour les saisir 
et y adhérer ; c'est par là que se produit le changement de 
navette. 

Tandis que le pignon secteur démt toujours son mouvement 
circulaire et la palette son mouvement d'oscillation, les bielles, 
terminées par les tenons des glissières, font monter ou descendre 
la grille plus ou moins bas, suivant qu'elles sont fixées plus ou 
moins loin de Taxe de la palette. 

Ce nouveau système d'ascension, Messieurs, réalise l'un des 
desiderata du dernier programme qu'a fait imprimer notre 
Société, offrant une récompense à celui qui trouvera le moyen 
de régulariser la marche des marionnettes dans les battants 
brocheurs. 



159 

Uascennon Vacher procure ce résultat, puisque la navette n'est 
jamais mise en mouvement avant d'être arrivée à la hauteur qui 
loi est commandée, et cette hauteur ne change pas avant d'avoir 
achevé complètement son parcours. De là plusieurs avantages : 

1* Les navettes supérieures ne marchent pas plus vile au 
départ qu'à Tarrivée et les inférieures plus vite à Farrivée qu'au 
départ. 

2** Par son ingénieux système de taquets, le hattant se trouve 
complètement équilibré. 

3« L'ouvrier n'éprouvera pas de difficulté pour travailler à 
plein passage. 

4* Les fils de lisières ne seront plus frottés par tes houts des 
naTeltes, à leur entrée ou sortie de la marchure, casseront 
beaucoup moins et surtout ne pourront pas être ternis lorsqu'elles 
seront couleur blanche ou seulement couleur claire. 

S* On peut travailler avec moins de marchure, celle-ci étant 
mieux profîtée. 

6* L'ouvrier n'éprouvera plus ou presque plus Tinconvénient 
de voire entraîner ses roquetins dans les pignons, si la mode 
des franges revient jamais. 

Au reste cette ascension est appréciée par un très-grand 
nombre de passementiers qui l'emploient et la trouvent 
eicellenle. 

A cause des divers avantages que produit Tacensiou Vacher, 
h Commission d'encouragement à l'industrie vous propose de 
vouloir bien allouer une médaille d'or pelit module à ce méca- 
eicten, chercheur infatigable, pour qui chaque récompense 
obtenue, est un stimulant nouveau qui le pousse à dépenser 
toute son iolelligence pour l'amélioration et la prospérité de 
notre chère industrie rubanière. 

p. S. — Le rapport qui précède a été approuvé et ses 
eofic/osions adoptées à l'unanimité, dans la séance du 5 mai 



l40 

"^^■^ " ■ ■ ■ I .^^..i^^j»^».».^.^ .■..-_^». .»__»»»»_----...-»--. -_-_--■ . ^ ■ ^ _ , . j-^j- -_-^ -r i -' ii r ii n. ii _ ii Lr_n_ i i_ i -1 

NËTHODË DE PROMJCTION D'ÉLECTRiGlTÉ BYNAIIQDE 

A BAS PRIX 

Par la diiposition d*ane pile an Haofaiièef 
iêut les sels sont régénérés. 

Par M. ROUSSE. 



La disposition de la pile nouvelle consiste à remplacer le zioc 
de la pile Bunsen par le ferro-manganôse, à 85 Vo ^^ manganèse 
que l'on fabrique industriellement dans diverses usines et 
spécialement à Terrenoire, près de Saint-Etienne. Le manganèse 
pur est un métal plus électro-positif que le zinc. Il a une telle 
affinité pour Toxygène qu'il décompose l'eau bouillante et dégage 
de rbydrogène. Le zinc ne décomposant Teau qu'avec l'aide d'un 
acide a moins d'affinité pour l'oxygène que le manganèse. Par 
ces considérations, on peut prévoir que la pile au manganèse 
doit avoir une force électro-motrice plus grande que la pile au 
einc qui a été considérée avec raison comme la meilleure jusqu'à 
ce jour. 

D'après les travaux récents de M. Borthelot, on peut comparer 
la chaleur dégagée par le manganèse à celle dégagée par le zinc, 
soit dans la formation des oxydes, soit dans la formation des 
sels solubles de ces métaux. 

1" Oxydes, 

Protoxyde de manganèse hydraté 47oaioriet^4, 

Protoxyde de zinc hydraté 41,8. 

2** Formation des sels de manganèse et de zinc. 

Sulfates. Chlorures anhydres Chlorures hydratés. 
Manganèse.. 15"^«"«»,6 56"ïorie* 64ctiori«« 

Zioc 11,9 48,6 56,4 



Ui 

3» Formation des sels dissous de manganèse et de zinc 
au moyen des acides dissous, (1 Eq. dans 2 litres d'eau.) 

Chlorures. Azotates. Suiratet. Acétates. 

Oxyde de manganèse.. ll^^^^^S 11,7 13,5 11,3 
Oxyde de sine 9,8 9,8 11,7 6,6 

4* Formation des oœysels solides de manganèse et de ztnCy 
depuis leurs éléments pris dans leur état actuel. 

Sulfate. Acétate. 

Manganèse i23"»«rf" ISS^^^^'i^.S 

Zinc 117 129,1 

En comparant ainsi la chaleur dégagée par le manganèse et 
par le zinc dans les mêmes circonstances pour la formation des 
flBémcs composés, on voit que l'avantage reste toujours au 
nianganèse. 

La pile au ferro-manganèse, malgré la présence du carbone 
et du silicium que ce corps renferme, s'est montrée dans la 
pratique aus-i forte que la pile au zinc amalgamé. Elle serait 
neilteure assurément avec le manganèse pur, si on pouvait le 
prodoire industriellement et le façonner comme le ferro- 
otanganëse. 

L'avantage de la substitution du manganèse au zinc dans la 
pile réside surtout dans V économie qui résuKeia de son emploi 
par la produciion de réicctricilé dynamique sur une grande 
échelle. Le manganèse peut être régénéré facilement et servir 
de nouveau à fabriquer les sels qui ont été consommés par 
li pile. 

Comme le manganèse est un métal cassant et difficile à 
fondre, on ne peut pas le façonner en cylindres creux ; on est 
obligé de le couler en cylindres massifs et d'employer des 
cylindres creux en charbon de Bunsen, comme on le fait encore 
en Allemagne ou en Suisse pour la télégraphie. 

Pour les courants forts et énergiques qui sont destinés à 
adionner des moteurs ou à produire la lumière électrique, 
j'emploie J acide sulfurique 4 1/12 pour attaquer le métal, et 
fêdde azotique ^ur le dépolarisor. 

Lorsque les piles doivent fonctionner dans les appartements, 
/'emploie f>our dépoluriser le permanganate de potasse ou tout 
iutre composé de manganèse oxydé. La pile est iiiprs sans 



142 

odeur désagréable ou nuisible et le courant est encore énergique 
et constant. Cette dernière disposition peut surtout convenir pour 
charger des piles secondaires, ou pour l'usage des sonneries et 
de la télégraphie. 

L^économie de cette nouvelle pile consiste en ce que les 
produits qui se forment pendant que la pile fonctionne peuvent 
être utilisés ou régénérés. En effet, les sels qui, se forment dans 
cette pile sont : du sulfate de manganèse, de Tazotate de mau- 
ganèse, du sulfate et de l'azotate de potasse et, en petite 
quantité, les mêmes sels de fer. Je traite le liquide après 
neutralisation par l'azotate de plomb, ou par Tazotate de baryte 
pour enlever l'acide sulfurique. J'utilise le sulfate de plomb en 
le transformant en céruse par une courte ébullition avec le 
carbonate de potasse. Le sulfate de baryte calciné avec du 
charbon est transformé en sulfure de baryum soluble qui sert à 
reproduire l'azotate de baryte. 

Les sels solubles, séparés par décantation, sont Tazotale de 
potasse et l'azotate de manganèse. Avec une petite quantité de 
potasse caustique, je précipite u'abord l'oxyde de fer que je 
sépare, puis avec du carbonate de potasse je précipite l'oxyde 
de manganèse à l'état de carbonate. Ce dernier sel est lavé, puiâ 
calciné à basée température et il donne du sesquioxyde de 
manganèse. Ce dernier corps, chauffé avec l'azotate de potasse 
obtenu précédemment, régénère le permanganate dépotasse. La 
potasse introduite dans les réactions précédentes ne se perd pas; 
on la retrouve, soit sous la forme de permanganate, soit sous la 
forme de nitre ou salpêtre. 

J'attaque aussi le manganèse par l'acide clilorbydrique. Le 
chlorure de manganèse obtenu est traité par l'azotate de plomb. 
Il se forme du chlorure de plomb insoluble et de l'azotate de 
manganèse qui, traité par le carbonate de potasse, donne du 
sesquioxyde de manganèse qui sert à la fabrication du perman- 
ganate. On peut aussi obtenir le bioxyde de manganèse en 
traitant De chlorure de ce métal par Teau de chaux et par ua 
courant d'air ou par un hypochlorite alcalin. EnOn on peut 
aussi remplacer l'emploi des sels de potasse par celui des sels de 
soude si Ton veut opérer avec plus d'économie. 

Pour produire de la lumière électrique destinée à faire des 
expériences de projection dans les cours publics ou dans les 
conférences, j'ai aussi conçu une pile secondaire analogue à la 



143 

pile de M. Planté, mais qui en diffère en co que la lame rnétal- 
lique du pôle négatif est en palladium qui absorbe rhydrogéoium 
pendant la charge et le fouroit à l'oiygène du pôle positif 
pendant la décharge. Pour charger cette pile secondaire, ainsi 
que celles de M. Planté, j'emploie la pile au plomb attaqué par 
l'adde azotique dont j'ai pris le brevet le 29 décembre 1860, 
80ti8 le numéro 49,806. Celte pile produit de l'azotate de plomb 
trés-pur que j'emploie à précipiter soit l'acide chlorbydrique, 
soit l'acide sulfurique des sels de manganèse. J'utilise aussi cet 
axotate de plomb en le traitant par du carbonate de potasse ; je 
forme de la cérusc et du nilre. Ces deux produits sont d'une 
bonne râleur commerciale. D'ailleufs, l'azotate de potasse qui 
provient de celte réaction sert aussi à convertir le sesquioxyde 
et même le bioxyde en permanganate de potasse. 

Toutes ces opérations chimiques sont fort simples et peuvent 
être exécutées par un ouvrier quelconque. Mais elles se prêtent 
un mutuel appui et elles sont combinées de manière à réaliser 
une méthode économique pour produire l'électricité dynamique 
à très- bus prix. 

Cent kilogrammes de ferro-manganè^^e, à 85 o/o de man- 
ganèse, coûtent aujourd'hui 50 fr. et tout le manganèse peut 
être utilisé ou transformé en produits utiles et d'une bonne 
valeur commerciale. L'économie de cette pile sera d'autant plus 
grande qu'on en fera l'emploi en grand, comme pour faire 
tourner des moteurs industriels ou pour éclairer une ville à 
la lumière électrique avec les nouvelles lampes à incandescence. 

En outre des dispositions spéciales précédentes, j'ai demandé 
un privilège pour les piles primaires et secondaires suivantes, 
qui font partie iniégraote de ma méthode économique de pro- 
duction d'électricité : 

i* J'emploie une pile au nickel, qui est attaqué par l'acide 
sulfurique pur ou par le bisulfate d'ammoniaque. Les sels que 
j'obtiens servent à composer le bain de nickelage et sont d'une 
bonne valeur commerciale. 

2* A la place du zinc de la pile Bunsen, je substitue l'alliage 
de zinc et d'antimoine, appelé alliage de Crookes. Cet alliage, 
formé d'un équivalent d'antimoine et de trois équivalents de 
zinc, décompose l'eau bouillante et produit une pile forte, qui 
convient pour charger les batteries de mes piles secondaires. 

En outre de la pile au palladium, j'emploie comme pile secon* 



144 

daire une lame de tôle douce, recuite, au pôle négatif où elle 
absorbe plus de deux cents fois son volume d'hydrogène pendant 
la charge, pour le restituer peu à peu pendant la décharge. Au 
pôle positif j'emploie du plomb pur ou du plomb recouvert, 
soit d'une couche ne litharge, soit d'une couche d'oxyde pur, 
soit de céruse, soit de sulfate de plomb, ou même de toutes ces 
substances mélangées. 

Ces deux lames métalliques sont plongées dans une dissolution 
de sulfate d'ammoniaque à 5 7« ^^ &^i* 

Je me suis réservé d'employer une lame de tôle recouverte 
d'une mince couche de palladium par galvanoplastie. Cette lame 
est placée au pôle négatif du voltamètre, qui forme pile secon- 
daire. Au pôle positif j'emploie soit du plomb, soit du manganèse, 
soit du plomb recouvert de p roxyde de manganèse ou de 
manganèse déposé par action galvanique. Gomme liquide élec- 
trolysé, j'emploie encore le sulfate d'ammoniaque à 5 Vo de sel. 

J'emploie aussi avec succès d'autres dispositions analogues 
aux précédentes. 

En général, ma méthode pour composer une pile secondaire, 
consiste à placer au pôle négatif du vollamèlre, un métal qui 
absorbe l'hydrogène quand il est placé dans une dissolution 
convenable, tandis que je place au pôle positif un métal qui fixe 
Toxygène ou l'ozone, pendant la charge et le fournit pendant 
la décharge. C'est par l'emploi de ces piles secondaires que se 
trouve utilisée ma pile au manganèse et que je réalise ma 
méthode économique de production d'électricité dynamique. 



145 

MÉTHODE NOUVELLE 

POUR ABRËGEa 

LA RECHERCHE DES NOMBRES CARRÉS 

Par M. F. CHAPELLE. 



Messieurs^ 

Ayant eu, un jour, Toccasion de multiplier un nombre 
par lui-même, pour trouver la surface d'un terrain carré, 
je m'aperçus bien vite que les unités du produit total 
étaient exactement celles du nombre à multiplier. J'opé- 
rais, il est vrai, sur un nombre terminé par 5. Or, le 
produit de 5 multiplié par 5 étant 25, je devais, en eflPet, 
avoir toujours 5, sinon 25, à la fin du produit total. De 
la remarque de la présence constante du 5, à la fin de ce 
produit, il n'y avait qu'un pas à faire pour arriver à 
ridée de ne pas s'inquiéter du 5 dans les produits partiels, 
et d'abréger par là l'opération de la multiplication. Je me 
mis donc à la recherche d'une manière d'abréger l'opé- 
ration que je venais de faire, et je la découvris bientôt. 

« Quand un nombre se termine par 5, on peut le mul- 
m. tiplier par lui-mêmey en négligeant complètement les 
« unités du multiplicande et du multiplicateur, pourvu 
« qu*on augmente d^une dizaine les dizaines du multi^ 
« plicande et qu'on ajoute 25, à la droite du produit total. » 

Soit à faire le carré de 1165 : 

UîtuDl. 1165 Méthode proposée. U? 

1165 116 



5825 702 

6990 117 

1165 117 
1165 



1,357,225 
1,357,225 



146 

On peut, de celte façon, faire instantanément, et de 
tète, le carré d'un nombre de deux chiffres seulement^ 
terminé par 5 unités. 

Exemple : Soit à faire le carré de 45 : 
Méthode habituelle 45 Méthode proposée. 5 

45 4 



225 2,025 

180 



2,025 

On peut même multiplier l'un par l'autre, avec presque 
autant de rapidité et mentalement, des nombres quel- 
conques de deux chiffres seulement et terminés par 5 
unités, en appliquant la règle indiquée ci-après, plus 
étendue que la précédente : 

« On néglige les unités^ et on additionne les dizaines 
« des dexjLX facteurs ; si elles donnent un total pair^ on 
« écrit 25 unités au produit total ; si elles fournissent un 
« nombre impair, on écrit 75 unités. On retient ensuite la 
« moitié du total, en négligeant V unité qui forme V impair, 
« et on V ajoute au produit des dizaines des deux facteurs; 
« le résultat donne les centaines du produit total, » 

Soit à multiplier 85 par 25, ou 65 par 35. On opère ainsi : 

létluileoidiBain 85 65 Méthode nouvelle. 85 65 

25 35 25 35 



425 325 2,125 2,275 

170 195 



2,125 2,275 

En appliquant la méthode nouvelle, je fais, dans le i*' 
exemple, les calculs que voici : 8 -f 2 = 10, nombre 
pair qui me fait mettre 25 aux unités du produit total ; 
10 : 2 = 5, j'ajoute 5 à 8 X 2 et j'obtiens 21 qui sont les 
centaines du produit total ; 2,125 est, en effet, exacte- 
ment le produit de 85 X 25. Les calculs du second 
exemple ne diffèrent des calculs du I" que par le rem- 
placement des 25 unités par 75, et par le délaissement de 
l'unité formant le total impair de 6 + 3 = 9, dont la 
moitié à retenir est de 4 seulement. 



147 

Mais, cette découverte faite, la logique dit À mon 
esprit que, s'il existe une méthode abréviative pour faire 
le carré d'un nombre terminé par 5, il doit exister une 
méthode semblable pour les nombres terminés par un 
autre chiffre. Je poursuivis donc mes recherches, qui, 
cette fois, furent plus longues. La régie applicable aux 
nombres terminés par 5 me dévoyait autant qu'elle me 
guidait. Cependant, après deux jours de patients efforts, 
je parvins à découvrir la règle générale applicable à 
tous les nombres. La voici, formulée aussi clairement 
que possible : 

« Pour multiplier un nombre par lui-même^ on multiplie 
« d'abord entr'elles les unités des deux facteurs, et le 
« résultat forme le premier produit partiel, puis on ajoute 
c les unités du multiplicateur aux unités du multiplicande, 
• et on continue Vopération, sans plus s'inquiéter des unités 
« du multiplicateur qui sont censées ne pas exister. » 

Exemple : Soit à faire le carré de 2653 : 

Méthode habituelle 2653 Méthode proposée. 2656 

2653 265 



7959 


9 


13265 


13280 


15918 


15936 


5306 


5319 



7,038,409 7,038,409 

On peut faire, de cette façon, mentalement, le carré 
de nombres quelconques, de deux chiffres seulement et 
de chiffres faibles. 

Soit à chercher le carré de 32. 

Je suis d'abord assuré d'avoir pour unités 4, carré de 
2. Puis, j'ai 34 X 3 ou 102, pour dizaines du produit 
cherché. 1,024 est bien, en effet, le carré demandé. 

Méthode ancienne. 32 Méthode nouyelle. 34 

32 3 

êT 1,024 

96 

1,024 



En suivant la règle jlroposée, on réduit à deux chiffres 
tout au plus le premier produit partiel, quel que soit 
le nombre des chiffres des facteurs. Vous remarquerea 
donc, Messieurs, que Tabréviation, dont j'ai Thonneurde 
vous entretenir, est nulle pour les nombres d'un seu4 
chiffre, d'une médiocre utilité pour les nombres de deux 
ou de trois chiffres, mais réelle pour les nombres 
plus importants, et qu'elle devient d'autan^ plus sen- 
sible, et, par suite, d'autant plus avantageuse^ qu'elle 
porte sur des nombres plus grands. 

Telle quelle, elle peut donc déjà présenter une certaine 
utilité dans la pratique, car toute méthode abréviative 
offre non-seulement l'avantage d'épargner du temps, 
mais encore celui de diminuer le nombre des cas d'er- 
reurs, en diminuant le nombre des calculs. C'est pour 
cela que je me suis fait un devoir et un plaisir de porter 
ma petite découverte à votre connaissance. 

Il y a plus. En cherchant toujours, je suis parvenu à 
trouver le moyen d'abréger tous les produits partiels, 

excepté le dernier. Jusque-là, je ne vous ai entretenu, 

au contraire, que du premier. On opère alors suivant la 

règle que voici : 

« Pour multiplier un nombre décimal (1) par lui-même 
« (ou pour trouver le carré d'un nombre), on multiplie tous 
« les chiffres du multiplicande, jusque et y compris seule-' 
« ment celui qui se trouve du même ordre que le chiffre du 
a multiplicateur avec lequel on opère; on ajoute ensuite 

(1) J'appelle nombres décimaux, les nombres formés suiTant le 
système décimal. J'appelle nombres fractionnaires dècimatix, les 
nombres décimaux contenant des fractions, naturellement décimales 
elles-mêmes. J'appelle fractions indécimales, les fractions qui n'appar- 
tiennent pas au système décimal, et que, d'ordinaire, on appelle 
ordinaires^ bien qu'elles ne s'emploient plus d'ordinaire, depuis 
l'entrée du système métrique dans l'usage orditiaire des boids et 
mesures ; usa^e qui, jadis, n'avait rien de commun, en effet, avec 
le système décimal dont les savants seuls se servaient par extraor- 
dinaire. Quand on s'adresse à des enfants, il faut repousser, à tout 
prix, ces dénominations fausses qui expriment le contraire de l'idée 
gu'elles devraient représenter. Copions les anciens auteurs, si c'est 
indispensable, mais, du moins, avec intelli(?ence, et tenons compte 
des changements survenus dans les usages, depuis bicntAt un 
siècle. Un peu de logique sied, d'ailleurs, très-bien à toute science 
exacte, et surtout à la science même des nombres. 



m 

u ce defmer au chiffre du multiplicande auquel on s'est 
m arrêté, et on passe à un autre chiffre du multiplicateur 
« pour continuer l'opération de la même manière. 

Exemples : Soit à multiplier 320,579 par lui-même ou 
encore 19,285 aussi par lui-même. 

Par la méthode ordinaire les opérations se font ainsi : 

320,579 19,285 

320,579 19,285 

2885211 96425 

2244053 154280 

1602895 38570 

641158 173565 

961737 19285 



102,770,895,241 371,911,225 

Par la méthode que je propose les opérations se feraient 
de la façon suivante : 

341 158 28570 

320579 19285 



81 25 

616 720 

3290 740 

42316 86130 

1023474 28570 



102,770,895,241 371,91 1,225 

Il est inutile d'indiquer le détail des opérations dans 
ces deux exemples ; je m'attache seulement au second, 
dont le nombre est moins élevé, afin d'être plus bref et 
moins ennuyeux. 

Je commence par 5 X 5 = 25 que je pose comme 
l*' produit partiel, puis j'ajoute 5 au multiplicande et 
j'obtiens le nombre 19,290; je fais alors les multipli- 
cations X 8 = 0, 9 X 8 = 72, soit 720 dizaines que je 
pose pour 2"»« produit partiel ; j'ajoute ensuite 8 à 9 et 
j'obtiens le multiplicande 19,370. Je le multiplie par le 2 
du multiplicateur jusqu'à 3, et j'aboutis au 3""« produit 
partiel 740 centaines que je poise, puis j'ajoute 2 à 3, et 



450 

j'obtiens le nouveau multiplicande 19,570 que je multiplie 
par 9, jusqu'au chiffre 9 y compris. Cette multipli- 
cation-là me donne le 4"** produit partiel 86^30 mille 
que je pose. J'ajoute 9 à 9 et j'obtiens le nouveau multi- 
plicande 28,570 que je multiplie simplement par 1, en 
suivant d'ailleurs la méthode ordinaire, ce qui forme 
un 5i"« et dernier produit partiel de 28,570 dizaines de 
mille. Le produit total 371,911,225, résultant des produits 
partiels ci-dessus mentionnés, est exactement le même 
que le produit total obtenu, par la méthode ordinaire, de 
la multiplication du nombre 19,285 par lui-même. 

Pas n'est besoin de faire observer que cette manière 
abréviative de faire le carré d'un nombre s'accommode 
très-bien de l'usage de la craie ou du crayon, mais 
très-mal de l'usage de l'encre, à cause du remplacement 
de certains chiffres par d'autres. Il est vrai qu'on peut, à 
la rigueur, éviter les surcharges gênantes, en plaçant 
tout simplement les nouveaux chiffres du multiplicande 
au-dessus des chiffres primitifs barrés. 

Il est naturel qu'après m'être occupé de la formation 
des carrés, avec autant de succès, je me sois laissé 
entraîner à la recherche d'une méthode abréviative pour 
former les cubes. £t là encore mes efforts n'ont pas été 
complètement stériles. J'ai, en effet, trouvé la singulière 
règle que voici : 

« Pour faire le cube (Tun nombre, qui est lui-même un 
« CARRÉ, il faut multiplier ce nombre par sa racine carrée 
« et le produit par lui-même, » 

En d'autres termes, cette règle ramène, dans certains 
cas particuliers^ la méthode de la formation des cubes à 
la méthode abréviative de la formation des carrés. C'est 
ce dont vous pourrez vous assurer. Messieurs, en cher- 
chant le cube des nombres 16 et 49, qui sont eux-mêmes 
des carrés. 



151 



Méthode habituelle. Méthode proposée. Méthode plus abréyiatiye 



* 


/•f exemple : 




16 


16 


16 


16 


4 


4 


96 


64 


68 


16 


64 


64 


256 


256 


16 


16 


384 


408 


1536 


4,096 


4,096 


256 






4,096 






2»» exemple : 




49 


49 


49 


49 


7 


7 


441 


343 


386 


196 


343 


343 


2401 


1029 


9 


49 


1372 


184 


21609 


1029 


1158 


9604 


117,649 


117,649 



1 17,649 

De là, j'ai passé à une règle plus générale, mais qui 
n'offre pas une réelle abréviation, hors des cas dont il 
▼lent d'être parlé. Cette règle s'énoncerait ainsi : 

« Pour trouver le cube d'un nombre muUipîey on mul^ 
« tiplî'e ce nombre par chacun des sous-multiples qui servent 
• à le former, puis on multiplie l'un par l'autre les produits 
« ainsi obtenus. » 



152 

Soit à trouver le cube des nombres 12, 25 et 56 ; 
l'opération s'établirait de la manière suivante : 

Méthode nouvelle. 

12x4 = 48 25X5 = 125 56x8 = 448 

12x3 = 36 25x5=125 56x7 = 392 

~288 625 896 

144 250 4032 

125 1344 



1,728 



15,625 175,616 

Le résultat de ces opérations est tout-à-fait égal au 
résultat fourni par la méthode ordinaire, ainsi qu'on le 
voit ci -après : 



12 
12 


25 
25 


56 
56 


24 
12 


125 

50 


336 
280 


144 
Xt2 

288 
144 


625 
X25 

3125 
1250 


3136 
X56 

18816 
15680 



1,728 15,625 175,616 

A défaut de tout autre avantage, ma méthode nou- 
velle, pour faire les carrés ou les cubes, présente celui de 
fournir une nouvelle preuve à la multiplication d'un 
nombre par lui-même, sans faire recourir à la division, 
et de se rapprocher, beaucoup plus que la multiplication 
ordinairement employée, des règles d'extraction des 
racines carrées ou cubiques. 

Je crois pouvoir expliquer ma règle sur la formation 
des nombres cubiques. Quand je cherche le cube de 12, 
par exemple, en suivant la formule 12 X 4 X 12 X 3, 
c'est comme si j'avais 12 X 12 X 4 X 3, ou encore 
12 X 12 X 12, qui est exactement la formule usitée 
jusqu'à ce jour. 



153 

Mais, pour expliquer ma règle pour la formatioA des 
carrés, il faut recourir aux principes spéciaux. Pour 
moi, et ma formule, quoique brève, s'applique à tous les 
nombres décimaux, sans exception, 

« Le carré d'un nombre se compose du carré de chacun 
c des chiffres de ce nombre, plus du produit de la multiplia 
« cation de chacun des chiffres de ce nombre par chacun 
c des autres chiffres. » 

On conserve, bien entendu, à tous ces chiffres leur 
valeur relative ou de position. 

Soit à chercher le carré de 924. La méthode ai^cienne 
et la méthode nouvelle l'obtiennent de la manière 
suivante : 

Ancienne. 924 Nouvelle. 948 

924 924 



3696 16 

1848 56 

8316 8532 



853,776 853,776 

Opérations dont les produits partiels peuvent se dé- 
composer ainsi : 

4x 4= 16 4x 4= 16 



20x 4= 80 
900x 4= 3600 

3696 



16 



4x 20= 80 8X 20= 160ou80x»2 
20x20= 400 20x20= 400 



560 



90Dx 20= 18000 

18480 

4x900= 3600 8X900= 7200ou3600x2 
20x900= 18000 40x900= 36000 oi 18000x2 
900x900 = 810000 900x900=810000 

831,600 853,200 

' 4i 



154 

Or^ on voit bien vite, par la décomposition des produits 
partiels des deux opérations différentes, que chaque 
sous-produit partiel, autre que les carrés, apparaît tou- 
jours deux fois. Ce double sous-produit partiel est, en 
effet, formé par les mêmes facteurs à rôle renversé. 
Ainsi, nous voyons apparaître deux fois le nombre 80 
qui provient, la première fois, de 20 X 4 ; la deuxième 
fois, de 4 X 20. 

L'abréviation de ma méthode consiste précisément à 
produire, avec rapidité, le doublement qui vient d'être 
démontré; et c'est juste à cela qu'aboutit l'addition 
de chacun des chiffres du multiplicateur avec le chiffre 
du multiplicande du même ordre. 

Les deux opérations contiennent, en effet, chacune : 
16, carré de 4 ; 400, carré de 20 et 810,000, carré de 900 ; 
plus deux lois 80 ou 20 X 4 X 2 ; deux fois 3,600 ou 
900 X 4 X 2 et deux fois 18,000 ou 900 X 20 X 2. 
Seulement, dans la première opération, les nombres 
redoublés sont répartis entre deux sous-produits partiels, 
tandis que, dans la seconde, ils sont réunis en un seul. 

Saint-Etienne^ le 3 mai 1881. 



155 

SILHOUETTES PÉDAGOGIQUES 

A l'usage des salles d'asile et des petites classes 

DES écoles primaires 

Jouet à ajouter à la térie de$ joueti instructifs de la méthode Prœhel 
pour enseigner les éléments de la géométrie et du dessin 

et les notions de choses. 

Par M. F. CHAPELLE. 



Messieurs, 

Toutes les personnes qui s'occupent de renseignement 
dans les salles d'asile connaissent la méthode Frœbel^ 
méthode allemande qui repose sur l'application des jouets 
mêmes à l'instruction. 

Cette méthode commence à pénétrer en France. 

Les jouets qu'elle applique à l'enseignement sont nom- 
breux déjày et ils tendent, presque tous, ou à faciliter 
l'enseignement des éléments de la géométrie, ou à inspirer 
le goût du dessin et à en inculquer les principes aux 
enfants, ou à fournir un aliment aux leçons de choses. 

Parmi ces jeux ne figure pas le Casse-tête chinois^ que 
la configuration particulière de ses pièces semblait ce- 
pendant devoir recommander, d'une manière spéciale, 
pour l'enseignement des éléments de la géométrie. Mais, 
il faut bien le reconnaître, le Casse-tête chinois n'avait 
été, jusqu'à ce jour, qu'un jouet banal, aussi difficile que 
machinal, un simple jouet de patience et pas autre chose. 
n se prêtait volontiers à la représentation de quelques 
formes géométriques et d'un grand nombre de formes 
symétriques, mais on n'avait pas su en tirer un nombre 



156 

sérieux de dessins représentant, assez fidèlement pour 
les faire reconnaître, des objets bien déterminés et 
nommés. |De là venait son abandon complet, d'abord^ 
comme jouet de famille, puis, comme jouet pédagogique. 

Cet abandon, messieurs, était immérité. 

Dans certaines mains, le Casse-tête chinois devient, en 
effet, un jouet vraiment attrayant, un jouet d'intelligence 
et d*art. J'en ai obtenu, aujourd'hui, plus de 300 dessins 
reproduisant des objets ou des animaux parfaitement 
reconnaissables. Il y a mieux. Ce jouet, trop générale- 
ment délaissé et à tort, jusqu'à présent, peut devenir le 
plus intéressant des jouets admis dans la méthode Frœbei, 
car il permet aux directrices de salles d'asile de donner, 
d'une manière agréable, trois leçons de nature très- 
différente : leçon de géométrie, leçon de dessin et leçon de 
choses. Grâce à lui, la leçon de dessin peut désormais être 
donnée par toute maîtresse, lors même qu'elle ne pos- 
séderait pas la pratique de cet art, pourvu qu'elle en 
comprit la théorie. 

Voici, d'ailleurs, comment le Casse-^tête chinois peut et 
doit servir à l'enseignement, dans les salles d'asile. 

La directrice de la salle d'asile commence par diviser 
ses élèves en trois sections, comprenant : la première, 
les grands, qui sont munis d'ardoises ; la deuxième, 
les moyensy qui sont munis d'un jeu de silhouettes 
semblable à celui de la directrice, mais plus petit; 
la troisième, les tout 'petits enfants qui se bornent à 
écouter et à regarde^\ 

La directrice enseigne ensuite : 

!• Les éléments de la géométrie; 

Après avoir choisi, sans la nommer, une silhouette 
dans Talbum, la directrice prend une à une toutes 
les pièces destinées à la composer, et, avant de les 
poser sur le tableau blanc, où elle les soutient au 
moyen de pointes, dites punaises, elle en fait l'objet 
d'une leçon de géométrie élémentaire ayant trait à 
la dénomination, à la forme et aux contours de la 
pièce. 



157 

Cette leçon se donne comme toutes les leçons de 
choseSj et les troïs divisions y prennent part. 

2* Les éléments du dessin; 

Une fois la leçon de géométrie terminée, la direc- 
trice pose la pièce qui en a fait le sujet sur le tableau 
blanc et commence la leçon de dessin. Elle ftiit 
remarquer à sa première division, la directiony la 
dimension et la proportion des traits formant le contour 
de la pièce qui vient d*ètre posée sur le tableau. 
Puis, cette première division, s'inspirant des obser- 
vations de la directrice, trace sur Tardoise les contours 
de la pièce analysée, dans le sens où elle a été 
placée sur le tableau. 

Si la directrice de la salle d'asile sait un peu 
dessiner, elle obtiendra d'excellents résultats, en joi- 
gnant l'exemple aux préceptes, et en esquissant elle- 
même sur un tableau noir, placé en face du tableau 
blanc, les pièces qu'elle pose sur ce dernier. 

Pendant ce temps, la deuccième division reproduit 
sur les tables, avec les petits jeux de silhouettes mis 
à sa disposition, les combinaisons opérées sur le 
tableau blanc par la directrice. 

La troisième division se borne à regarder et à ^CQUt^r. 

3o Les notions de choses ; 

Quapd la silhouette choisie dans l'album est copaplèr 
tement terminée sur le tableau blanc, le^ directrice 
aborde la leçon de choses, en demai;idant à ses élèves 
le nom de l'objet représenté. Il n'est pas besoin de 
dire qu'il sera énoncé bien des noms différents. Cela 
fo]imîra à la directrice l'occasion d'une intéressante 
leçon, non-seulement sur la nature, la forme, le 
caractère, Vusage, etc., de l'objet représenté, mais 
encore sur les points du ressemblance qui le rapprochent 
des objeâ nommés par les élèves, et sur les points de 
différence qui lé distinguent de ces mêmes objets. 

Les trois divisions, bien entendu, participent 4 cette 
leçon. 



158 

li va de soi que Talbum mis entre les mains de la direc- 
trice épargne à cette dernière toute longue recherche ; 
les dessins du Casse-tête chinois y sont, en effet, analysés; 
c'est-à-dire que toutes les pièces y sont indiquées à leur 
place et avec leur configuration, si bien qu'un enfant 
même pourrait copier et reproduire facilement les 
silhouettes demandées. Et comme, en somme, on arrive 
alors à représenter des objets, à dessiner^ presque aussi 
exactement que si l'on se servait d'un crayon, pour 
. représenter la forme générale d'un être déterminé, vous 
comprendrez que j'aie affirmé la possibilité d'arriver^ 
par ce moyen, à enseigner le dessin, quand môme on ne 
saurait pas dessiner soi-même au trait. Il faut, bien 
entendu, que la maîtresse sache au moins en quoi consiste 
la théorie élémentaire de l'art; ce que c'est que la 
proportion, la direction, la dimension des traits, choses 
parfaitement accessibles môme à des intelligences très- 
médiocres. 

L'enseignement par le Casse^tête chinois est d'autant 
plus facile que rien n'oblige d'employer, en classe, les 
sept pièces à la fois, pour l'exécution d'un dessin, comme 
lorsqu'il s'agit de jouer en famille, pour passer le temps. 
Quand quatre, trois, ou même deux pièces seulement, 
suffisent à représenter un objet parfaitement recon- 
naissable, on doit se borner à ce nombre. On obtient 
alors une avantageuse simplification qui abrège la leçon, 
et qui diminue, en môme temps, et les fatigues de la 
directrice de la salle d'etsile et les fatigues des élèves. 

Il faut donc s'attendre à voir l'album des salles d'asile 
différer notablement de l'album qui accompagne lejowt 
proprement dit, destiné aux familles. 

La planche jointe à ce mémoire me dispense de plus 
longues explications à ce sujet. 

C'est le moment cependant de faire remarquer l'usage 
particulier des punaises. Ainsi qu'on le voit dans la 
planche, elles ne fixent pas les pièces du Casse-tête chinois 
au tableau blanc en les traversant. Elles se piquent dans 
le tableau, et elles soutiennent simplement les pièces, qui 



160 

peuvent glisser, comme dans une coulisse, entre la tète 
des punaises et la surface du tableau. La tète large et 
aplatie des punaises permet de les enfoncer dans le bois 
avec une légère pression du pouce ; on les enlève aussi avec 
la plus grande facilité, en leur faisant faire un quart de 
tour entre le pouce et l'index. 

Saint-Etienne, le 15 avril 1881. 



161 

COMICE CANTONAL DB 1881 



CONCOURS AGRICOLES 

A BOURG-ARGENTAL 

Le Samedi 3 et le Dimanehe 4 eeptembre {88i. 



QRDBB DU JOUR DE LA TENUE DU COMICE 
PENDANT LES JOURNÉES DES 3 ET 4 SEPTEMBRE 

Samedi 3 septembre. 

 8 heures du matin. Ouverture du Comice ; réception des 
machines et instruments, des produits agricoles et horticoles, 
tout le jour. — A midi, Concours de labourage. 

Dimanche 4 septembre. 

Jisqu'à 9 heures du matin, Réception des animaux et continuation 
de la réception des produits et instruments. — De 9 heures à 
1 i heures. Visites et opérations du Jury. — Ail heures, 
Réunion du Jury dans la salle des délibérations ; distributioa 
des pancartes indiquant les récompenses obtenues ; ouverture 
de Texposition au public. — A 3 heures. Séance publique et 
solennelle du Comice, pour la distribution des récompenses 
aox Ifturéato des concours. — Â 5 heures. Clôture de Tes po- 
sition. 

PROGRAMME DES CONCOURS AGRICOLES 

Primes affectées aux seuls agriculteurs des deux cantons 

de Bourg-Argental et Pélussin, 

Concours des exploitations agni^coles 

et hoFticoles. 

Pour toutes espèces d'améliorations, défrichements, irrigations, 
créations de prairies, planlatioos de vignes et vergers, reboise- 
ments. 

Des médailles d'or, de vermeil et d'argent. 



163 

Nota. -— Des ouvrages d'agriculture pourront être distribués 
aux lauréats des divers concours, en outre des récompenses 
indiquées au programme. 

Concours des sepidtenps et servantes 
ag^coles et horticoles. 



l«r Prix : méd. de bronze et 4(X 
2« Prix : méd. de bronze et 35^ 
3« Prix : méd. de bronze et 30' 



4« Prix : méd. de bronze et 25^ 
5« Prix : méd. de bronze et 20' 
6« Prix : méd. de bronze et 15' 



Nota. — Les serviteurs et servantes de ferme devront 
présenter leur demande avant le f septembre, et produire à 
l'appui nn certificat de leur maître, faisant connaître leur âge, 
la nature et la durée de leurs services, certificat visé par le 
maire de la commune qu'ils habitent. 

Primes affectées aux concurrents de tout l'arrondissement 

de Saint-'E tienne. 

Nota, — Bn outre des primes en argent, chaque lauréat 
recevra une médaille de bronze commémorative du concours. 

Concours de labonrag^e. 

Attelage de deux bœufs ^ charrues à volonté. 



l«'Prix 50 fr. 

2« Prix 40 fr. 

3« Prix 30 fr. 



4« Prix 25 fr. 

5« Prix 20 fr. 

6« Prix 15 fr. 



Concours des anin&aux reproducteurs. 

ESPÈCE BOVINE 

i^ Section. — Taureaux jusqu'à 24 mois. 
l«Prix 40 fr. I 2« Prix 30 fr. 

2* Section. — Taureaux aurdessus de 24 mois. 

l«Prix 50 fr. I 3« Prix 30 fr. 

2« Prix 40 fr. | 

3< Section. — Oénisses jusqu'à 24 mois. 

l*'Prix 30 fr. I 3i Prix 20 fr. 

2« Prix 25 fr. 



163 



4* Section. — Oémsses aurdessue de 24 mots. 

l«Prix 40 fr. 1 3* Prix 25 fr. 

>Prix 30fr. |4«Prix 20 fr. 

S* Section» — Vaches laitières ou de reproduction. 



1-Prix. 50 fr. 

>Prix. 40fr. 

> Prix 35 fr. 



4« Prix 30 fr. 

5« Prix 25 fr. 

6* Prix 20 fr. 



1« 



G* Section. — Bœufs de trat^ail en paires. 
: médaille de rermeil. — 2* Prix : médaille d'argeat 



Prix d'ensemble des pins belles écnries. 

1« Prix : médaille de rermeil. — 2* Prix : médaille d'argent. 

ESPÈCE CHEVALINE 
(Sujets spécialement aptes aa service de Tagriculture). 

l** Section. — Poulains jusqu'à 3 ans. 
i-Prix. 40 fr. I 2« Prix 30 fr. 

£• Section. — Pouliches jusqu'à 3 ans. 
i-Prix. 40 fr. I 2* Prix 30 fr. 

3* Section. — Juments suitées. 

l«Prix 40 fr. j 3* Prix 20 fr. 

> Prix 30 fr. I 



ESPÈCE OVINE 



1** Section. 
l«Prix 



Béliers. 
.. 20 fr. 



2* Section. — Brebis. 

l"Prix 20 fr. 

2« Prix 15 fr'. 



ESPÈCE CAPRINE 



l** Section. 
1« Prix 



Boucs. 
.. 20 fr. 



2« Section. — Chèvres. 

l«Prix 20 fr. 

2« Prix.... 15 fr. 



ESPÈCB. PORCINE 
Bétea de refrodudion. 



if Section. — Verrats. 
1« Prix 20 fr. 



2« Section. — Truies. 

l«Prix 20 fr. 

2» Prix 16fr. 



COQS, POULES, VOLAILLES <bn loto) 

Une médaille de vermeil. — Deux médailles d'argent. — 

Trois médailles de bronse. 

LAPINS {m lots) 
Uns médaille d'argent. -^ Deux médaillea de bnonze. ^ 

Gonconps de produits af^icoles et hoFticoles* 

PRODUITS AGRICOLES 

!'• Section. — Oratns, racines y tubercules, fourrages, 

produits de grande culture. 

Deax médailles de venrieil. ^ Deux médaiUas xl'argent. — 

Deux méijtailles ie bronze. 

£• Sectiop> — Be^rre. 

Une médaille de vermeil, -» U|ie médaille d'argent. — 

Une médaille ie bronze. 

3« Section. — Fromage. 

Une médaille de Terraeil. — •• Une médaille d'argent. — 

Une médaille de bronze. 

4* Section. — Produits divers : Vins^ miel, soie. 

- Deux médailles de vermei^ -*- Deux médailles d'argent. — 

Deux médailles de bronze. 

?R0mUT9. BQffflÇOLBS mVERS 
Fleurs et Plantes d'ornement, Fruits et Produits maraichers 

Une méd d'or petit xQod^U* I Deux médailles d'argent. 
Deux médailles de vec^il. - | Deux médailles de bronze. 



465 



Goneours d'instminents et objets diirepflu 

Trois médaillée de yermeil. — Trois médailles d'argent. — 

Quatre médailles de bronze. 

Prunes affectées aux Exposants qui ne sont pas de la région 
de r arrondissement de Saint-E tienne. 

Une médaille de vermeil. — Deux médailles d'argent. — 

Trois médailles de bronze. 



Adresser les déclaralions de coocours au Secrétaire général 
âek Société d'agriculture, rue de la Croix, 9, à Saiot-Btienne. 



166 



«^«^i«*«*^V««atf«**MP*N 



■MA^MM^MMMMAMMMMA«V«0W«M«V%^«W«AtfW««%f%«WMWWWMWMW« 



STATISTIQUE DD CONCOURS RÉGIONAL AGRICOLE 

Tenu à MONTBRISON, 

I>U 18 -A.U Ô7 JCJIN" 1881 

Dressée par le D' MAURICE. 



STATISTIQUE DE L'EXPOSITION 

CONCOURS D^ANIMAUX REPRODUCTEURS 

Nombre de tètef . 



1 



2 



3 
1 



» 
7 



6 



1 
2 



Espèce bovine. 

Ut catégorie. — Race charolaise. 

Hàles 

Femelles 

2« cat(^gorie. -^ Race Salera. 

Mâles 

Femelles 

3« catégorie. — Race d'Aubrac. 

Mâles 

Femelles 

4* catégorie. — Race du MezoDC. 

Mâles 

Femelles 



» 
2 



5 
4 



3 
17 



Espèce chevaline. '^"■ 

1~ catégorie. - Chevaux de trait. »"*^- «•^•"«*'- 

Mftieg 

Femelles 

2* catégorie. — Chevaux propres 
à l'attelage léger. 

Mâles 

Femelles 

3* catégorie. — Chevaux de selle. 

Mâles 

Femelles 



*'«^- d«î^ '•«^• 



4 > 
19 3 



15 

52 



6 
26 



18 
60 

7 
34 



2 

7 



14 

20 

» 

2 

> 
1 

» 



19 3 

24 2 

> 16 
4 15 

. 7 

1 12 

> 16 

> 26 



4 
22 



20 
67 

7 
36 



11 12 119 142 14 156 



22 
26 

16 
19 

7 
13 

16 
26 



467 



Nombre de tétet. 



Loirt. 

5«calégorie. — Race Tarentaiae. *'-^^- iio«m.iiona»r. 

Il^es » » 1 

Femelles • » » 

G» catégorie. — Races françaises 
dlTerses pures ou croisées. 

Mâies . » 4 

Femelles..... » » 39 

?cat^orie. — Race Durham. 

Mâles » 5 22 

Femelles » 8 21 

8" catégorie. — Races étrangères 
pares ou croisées. 

Mâles » 4 H 

Femelles » 2 35 

Animaux en bandes » » 5 



Espèce ovine. 

l" catégorie. — Races franc, div. 

Mâles 

Femelles 

î* catégorie. — Races étraog. div. 

Mâles 

Femelles 

3* catégorie. — Croisements divers 

Mâles 

Femelles 

G0IOOIIB8 D*EIISEMBLB. 

Agneaux 

Agnelles 

Espèce porcine. 

Mâles 

Femelles 



1 7 8 
» 14 14 



4 13 

39 20 

27 10 

29 18 



15 10 

37 13 

5 16 



2 1 


» 2 


4 


10 


» 1 


2 


2 


6 


» 1 


2 


"2 


5 


» 1 


t 


1 


4 


• i 


2 


2 


6 


> J 


. 3 


3 


5 


» 1 


1 » 


> 


5 


» 1 


» » 


> 


4 


2 . 


. 12 


14 


45 


» 1 


. 5 


5 


4 


» ] 


► 17 


17 


10 


» ] 


► 22 


.22 


14 



17 
59 

37 
47 



25 
50 
2t 



2 28 175 205 218 423 



14 
8 

7 
5 

8 
8 

5 
4 

59 



36 



168 



Animaux de bofse^our. 



Coqs et poules 

Dindons 

Oies 

Canards 



Nombre de lots. 

Loire. Aatrei d^. Total. 



6 

3 

1 

4 

PÏDlades, pigeons 15 

Lapins, léporides 

"29^ 



22 
1 
1 
3 
3 

il 
44 



28 
4 
2 
7 

18 
U 

73 



CONCOURS DES INSTRUMENTS AGRICOLES. 



NooUmdelotf, 

.. 630 



CONCOURS DE PRODUITS AGRICOLES ET D'OBJETS UTILES 

A L'AGRICULTURE 128 

STATISTIQUE DES EXPOSANTS DE LA RÉGION 

DépartevMnti compoumt la région. 
Loire. H.-Loire.UbAne. P.-d.-D. Loièr. Ardèc. ^^I^ Total. 



ConcnrrenUpoor: 

Espèce cheTaline 91 

Espèce boTine 52 



Espèce ovine 

Espèce porcine 

Animaux de basse-cour . 
Instruments agricoles. . . 
Prod.agric. et matiè. util. 



8 

5 

10 

28 

29 



7 
16 
7 



3 



Totaux 223 33 




3 
2 
1 
1 

13 
j[_ 

27 



3 
11 
2 


2 
_3^ 

21 




2 














^ 

2 




5 
1 

1 
43 

il 
69 



101 
89 
20 
6 
12 
86 
63 

377 



Résomé général* 



Oros animaux. 



Nombre de lètet. Nombre d'expotanti . 



Espèce chevaline 
Espèce bovine. . . 
Espèce ovine.. . . 
Espèce porcine . . 



156 

423 

59 

36 



Totaux 



Petits animaux et objets divers. 

Animaux de basse-cour 

Instruments et machines 

Produits agricoles et objets divers. — 

Totaux 




831 



101 
89 
20 
6^ 

216 

Nombre dViposaoti. 

12 
86 
63 

161 



Saiat-EUoMM, imp. Tréoliib et C*. 



ANNALES DE LA WÉÎÎ DmiCULTIIRE 

INDUSTRIE, SCIENCES, ARTS ET BELLES-LETTRES 

DU DSPABTKMXNT DB LA LOIBB 

froeès-Terbal de la séance dn 7 juUet 1881. 

SOMHAIRS. — CorrespoMdaaee t Lettres et ctrculaires diyerses ; 
— Mort de M. Liangeon ; — Démission d'un membre. — TraY»iix 

I. — Section d'agriculture H (t horticulture: Comice 



de 1881 ; composition des Jarys. — Sections réunies des Sciences, 
Lettres et Industrie : Rapport de la Commission d'encourage- 
ment, sar la mosalco-stnicture de M. Rouchouse, par M. Vincent- 
Dnmarest ; — Rapport sur la 19** réunion des dèlégaés des Sociétés 
sarantes à la Sorbonne, par M. Textor de Rayisi ; — Compte-rendu 
des publications scientiflques, par M. Rousse. — Aetes de 
rAMeaiblée t Compte-rendu des publications scientiflques, par 
V. Rousse ; — Comice de Bourg-Argental ; nomination du Jury 
des concours : — Question financière soulevée à propos dn Comice ; 
— Lecture de mémoires : rapport de M. Vincent; rapport de 
M. de BaTisi ; — Congrès de Géographie de Lyon et de Venise ; — 
Proposition de candidatures ; — - Admission de MM. J.-F. Bory et 
Drutel. 

Préfidence de M. Otin, vice-président de la Section d'agricul- 
ture ; secrétaire, M. Maurice. 

Les membres présents sont : MM. Besson (Jean), Blacet 
(Hippolyle), Bory-Duplay, Groizier, Guétat, Liabeuf, docteur 
Maurice, Otin fils. Terme, Textor de Ravisi, Tbézenas (Perdioand) 
el Yinceot-Domarest. 

CoirespOBdABce* 

Elle comprend les pièces suivantes : 

1* Lettre du Ministre de TAgrlculture et du Commerce, infor- 
mant la Société qu'il vient de lui accorder, pour l'année courante, 
nne subvention de 1,500 francs, à charge d'en justifier l'em- 
ploi, pour encouragements à l'agriculture 

2^ Lettre de H. le Préfet de la Loire, accompagnant une copie 
d'une délibération du Conseil général de la Loire, dans sa séance 
du 27 avril dernier, en réponse nu vœu formulé par la Société, 
le 7 octobre 1880, sur rétablissement d'un service sanitaire 
pour les animaux, dans le département de la Loire. 

Le Conseil, adoptant sur ce point Topinion de M. le Préfet, 
considérant qu'il existe déjà un service organisé pour les 

12 



470 

épizoolies, dans le département de la Loire, et en outre qu'une 
loi nouvelle sur la mali(^re est en préparation au Parlement, 
eslime qu'il faut attendre la loi nouvelle avant de rien changer 
à Tétat actuel de& choses. 

3® Lettre de faire part de la mort de M. Pierre Liangeoo, 
secrétaire de Tlnspection académique de la Loire, membre 
titulaire de la Société. 

40 Lettre par laquelle M. Peyret-Telay donne sa démission de 
membre titulaire de la Société. 

50 Lettre-circulaire de la Société du Tir Forésien, informant 
le public qu'elle organise son 2"** grand concouis pour le 17 
juillet, et sollicitant des offrandes pour les prix (Voir aux actes 
de l'Assemblée). 

6^ Circulaire de la Société de Géographie de Lyon, informant 
le public que le Gongrén national annuel des sociétés françaises 
de Géographie aura lieu cette année à Lyon, du 6 au 10 
septembre, immédiatement avant le Congrès international de 
Venise (Voir aux actes de TÂssemblée). 

T"* Programme des questions mises au conci)urs9 pour 1882, 
par la Société d'émulation de Gambray. 

8"* Programme des concours ouverts pendant Tannée 1881- 
1882, par TAcadémie de Metz. 

9° Publications adressées par diverses Sociétés correspon- 
dantes. 

Tr»Tauz des Sections. 

Section d'agriculture et d'horticulture. — Séance du 24 
juin 1881. — Présidence de M. Otin ; secrétaire, M. Maurice. 

Comice de 1881. — Sur la proposition de M. Otin, la Section 
s'occupe de dresser une liste de membres à proposer, pour 
composer la Commission d'organisation et les Jurys des concours 
du prochain comice de Bourg-Argental. 

La liste suivante est arrêtée : 

Commission cT organisation : MM. Otin fils, commissaire 
général, Liabeuf, commissaire général adjoint, Groizier, 
Defour, Teyssier. 

Concours de labourage : MM. Fonvielle (Paul), Liabeuf, Guétat, 
Nagand (Jean), François, de Pélussin, Otin. 



471 

Concoure des servttetirs de ferme : MU. Euverte^ Maurice, 
FaTarcq, Chapelle. 

Cùncotars de Vespèce bovine : MM. Ponvielle (Paul), liabeuf» 
Gluzel, Magand (Jean), Pjllion, de Rivc-de-6ier. 

Concours des espèces chevaline, ovine, caprine, coqs et 
poules et lapins : MM. Labully, Gharlois, Guélat, Terme, 
Thézeuas (Ferdinand), P. de Saint-Genest. 

Concours des produits agricoles : MM. Malescourt, Bufferne, 
Goerio-^ranjon, Rispal (Félix). 

Concours des produits horticoles : MM. Teyssier, Pallandre, 

Besson (Jean), Ballas. 
Concours des instruments et objets divers : MM. Euverle, 

Evrard (Maximilien), Bory-Duplay, Limouzin aîné, Rivolier 

(Jean-Baptiste), Bedel. 

SBCTIOUS RÉUNIBS DES SCIENCES, LETTRES ET INDUSTRIE. — 

Séance du 29 juin 1881. — Président, M. Rimaud ; secrétaire, 
M. Maurice. 

M. Yincent-Dumarest donne communication, au nom de la 
Commission d'encouragement, d'un rapport sur l'appareil de 
M. Rouchouse, nommé par lui mosalco-structure. Les conclusions 
sont approuvées. 

M. le Baron Textor de Ravis! donne lecture d'un rapport 
sur la 19^ réunion des délégués des sociétés savantes à la 
Sorbonnc, en avril 1881. Ce travail sera lu à la prochaine 
assemblée générale. 

Compte^endu des publications scientifiques. — M. Rousse 
rmid compte des derniers travaux parus sur les piles dites 
acrumulatrices et, à ce propos, fait connaître ses propres 
recherches dans cette direction. Il a exécuté, avec d'autres 
éléments que ceux qui sont indiqués par MM. Planté et Camille 
Faure, des piles accumulatrices très-puissantes. Ainsi il en a fait 
une avec le fer et le manganèse, une avec le fer et le plomb qui 
fonctionnent très-bien. Il se sert d'une solution de sulfate 
d'ammoniaque, comme liquide conducteur, ou esûcito-moleur. 

Actes de l'Assemblée. 

TVr Forézien; médailles votées. — La demande du Tir 
Foréxien, mentionnée à la correspondance, appuyée par 



47Î 

M. Textor de Ravisi, est p'ise en coosrdèraiion. L'AsseiDbfêe 
vole une médaille d'argenl et une médaille de bronze. 

M. le Secrétaire général lit le procès-verbal de la séance 
précédente qui est adopté, puis analyse la correspondance et 
donne lecture des procés-verbaux des séances de sections^ 
tenueé dans le mois précédent. 

Comice de Bourg-Argental. — L'Assemblée confirme la 
nomination des membres désignés par la Section d'agriculture, 
pour composer la liste des divers Jurys qui devront fonctionner 
au prochain comice de Bourg-Argental. Cette liste est ainai 
composée : (Voir le procès-verbal de la Section d'agriculture). 

A ce propos, M. le Secrétaire général est invité par TAssemblée 
à écrire à M. le Maire de Bourg-Argental, pour le prier de vouloir 
bien confirmer, par une lettre, la communication verbale faite 
par lui à la séance de la Section d'Agriculture, relativement à 
l'allocation de 1,500 francs promise par la Municipalité de Bourg- 
Argental, pour aider la Société d'agncultuire à faire les frais du 
Comice. 

Leùture de mémoires et rapports. — M. Vincent-Dumarest 
lit, au nom de la Commission d'encouragement pour rindustrie, 
un rapport sur l'invention apppelée par M. Rouchouse mosatco- 
structure. Les conclusions de ce rapport sont de décerner une 
médaille de bronze à M. Rouchouse. 

Ce rapport sera inséré dans les Armâtes^ et il sera voté sut 
les conclusions à la séance prochaine. 

M. Textor de Ravid donne lecture d*un rapport sur la 1^ 
réunion des délégués des Sociétés savantes à la SorbooDO, au 
mois d'avril 1881. 

Ce travail sera inséré dans les Annales de la Société. 

Congrès de Géographie de Lyon et de Venise. ^- 
L' Assemblée décide que la Société d'agriculture se fera inscrire, 
comme membre souscripteur, au Congrès de Géographie, qui 
doit se tenir à Lyon, du 6 au 10 septembre prochain, ainsi 
qu'au Congrès international des sciences géographiques, qui doit 
avoir lieu à Venise, dans le même mois. 

Présentation de candidatures. — MM. les docteurs Rimaud 
et Maurice présentent, comme candidat membre titulaire, 
M. Wolffainé, fabricant de rubans, me de la République, 4. 



173 

Admissîans de membres. — Sur Tinvilalion de H. le 
PréûdeDl, rÂssemblée procède, au scrulio eecrcl, au vole sur 
TadmissioD des candidats proposés dans la séance précédente. 
SoQt aiosi admis à runanioiité deg votaDts : 

1. J.-F. Bory, expert -comptable, à Saint -Etienne, place 
Jacquard, 2. 

V. Auguste Orutel, comptable» à Saint-Btienoc, rue Saint- 
Denis, 5i. 

La séance est levée. 

U Secrétaire général, 

E.-P. MAURICE. 



174 

Proeès-verbal de la séance dn l août 1881. 

SOMMAIRE. — Correspondanee t Lettres et circulaires diverses 
analysées. — Travaux des sectloiis. — Section d'agriculture 
et d'horticulture : Démission de M. Labully, de ses fonctions de 
secrétaire ; — Comice de Bourg- Argental ; proposition de suppres- 
sion du Comice pour cause de refus d allocation. — Sections 
réunies des sciences, lettres et industrie : Rapport sur les perfec- 
tionnements apportés par M. Pierre Heurtier à la balance romaine, 
Présenté au nom de la Commission d'encouragement, par M. 
ivolier ; — Note de M. Chapelle sur Timpôt des quittances. — 
Aeies de rassemblée t Comice de Bourg-Argental ; proposition 
de suppression ; Commission nommée ; — Médaille de bronze 
décernée à M. Rouchouse ; — Lecture de mémoires et rapports : 
MM. Rivolier et Chapelle; — Proposition de candidatures; — 
Admission de M. Wolff aîné. 

Présidence de H. Euverte ; secrétaire, H. Maurice. 

Les membres présents, au nombre de 30, sont MM. Ballas, 
Barjon, Beason (Jean), Blacet (Hippolyle), Bory-Duplay, Cha- 
pelle, GhapeloQ, Charpin, Groizier, Diguet, Euverte, Evrard 
(Max.), Gauthier, Guétat, Guichard (Jean-Marie), Jinot aîné, 
D' Kosciakiewlcz, Malescourt, D' Maurice, Olin fils, Porte (Louis), 
Réocreux, Rivolier, Terme, Teyssier, Thézenas (Ferdinand), 
Tournieri Vacher (Etienne), Yial (J.-M.), Vincent-Dumarest. 

Correspondanee* 

Bile comprend les pièces suivantes : 

lo Circulaire du ministre de Tlnstruction publique et des 
Beaux-Arts, demandant des renseignements sur les Sociétés 
savantes. M. le Secrétaire général est chargé de donner les 
renseignements demandés; 

2^ Autre circulaire du même ministre, donnant des instruc- 
tions et un programme de questions mises à l'étude pour la 
20* Session de la réunion des Délégués des Sociétés savantes à 
la Sorbonne, en 1882; 

3® Télégramme du maire de Bourg-Argental (Voir aux 
actes de l'Assemblée) ; 

4o Lettre de la Mairie de la ville de Saint-Etienne priant la 
Société de mettre à la disposition de la Commission d'organi- 
sation des fêtes du 14 juillet, une partie de Testrade que 
possède la Société. Droit a été fait à cette demande ; 



175 

5» Lettre de M. Berret, président du Tir forézien, rcmerciaDt 
h Société de son don de deux médailles, pour le dernier concours 
de tir; 

&> Lettre de M. Cbapoo, président du Tir stéphanois, de- 
mandant à la Société de vouloir bien lui accorder quelques 
médailles pour prix à décerner dans le concours annuel de 
tir, du 15 août (Voir aux actes de l'Assemblée) ; 

7o Lettre par laquelle M. Guichard (Jean-Marie) donne sa 
démission de onembre titulaire de la Société ; 

8* Lettre par laquelle M. Labully, secrétaire de la Section 
d'Agriculture, donne sa démission de ses fonctions de secrétaire, 
qa'il ne peut rennplir à cause des exigences d'un service public, 
dont û est chargé par la ville de Saint-Btienne; 

9» Circulaire du Comité de souscription nationale de la presse 
française, pour venir en aide aux populations algériennes ; 

10* Liste de souscriptions pour élever un monument à Broca, 
«-président et fondateur de la Société d'Anthropologie de 
Paris. La Société d'Agriculture figure parmi les souscripteurs ; 

11* Circulaires et publications adressées par diverses Sociétés 
correspondantes. 

TraTaox des Seetlons. 

Sccrio:! d'agriculture et d'horticulturb. — Séance du 
30 juillet 1881. — Présidence de M. Otin, vice-président; 
lecrétaire, M. Maurice. 

M. le Président donne communication d'une lettre par la- 
quelle M. Labully, secrétaire de la Section, donne sa démission 
de secrétaire, motivée par Timpossibilité, pour lui, d^en remplir 
les fonctions le samedi, jour fixé pour la tenue des séances de 
la seclioo. 

Comice de Bourg-ArgentaL — M. le Secrétaire général 
informe la Section qu'une lettre écrite par lui à M. le Maire de 
Bourg-Argentaly pour le prier do vouloir bien confirmer par 
une lettre, l'engagement de la Municipalité de cette ville, de 
fooroir à la Société d'Agriculture, une subvention de 1.500 fr. 
pour Taider à faire les frais du Comice ; engagement qui 
résultait de la communication verbale faite par lui en séance 
de la Section du mois de mai dernier, était restée jusqu'à ce 



i7§ 

jour saoB réponse, bien que vingt jours se soient écoulés depuis 
la date de renvoi de la lettre. Faut-il interpréter ce silence 
comme une preuve que M. le Maire de Bourg-Argental n'a pu 
obtenir l'assentiment de son Conseil municipal pour cette 
subvention ? Cette supposition a quelque vraisemblance. Dans 
ce cas, la Société se trouverait exposée à voir lui manquer 
cette recette de 1.500 fr., sur laquelle elle comptait, lorsque le 
budget du Comice a été dressé. 

Peut-être y aurait-il quelque chose à faire pour soustraire la 
Société à cette éventualité, trés-fâcheuse pour ses finances. 

Après cette communication, la Section délibère sur la question. 
Tous les membres présents se rallient à la proposition suivante : 
Si la conQrmation écrite de l'engagement verbal de M. le Maire 
n'est pas donnée avant la huitaine, la Société sera autorisée à 
supprimer le Comice projeté et annoncé pour le 4 septembre, et 
à le faire savoir aux agriculteurs par une affiche spéciale. 

Sectio.ns héunies des sciences, lettres et industrie. — 
Séance du 27 juillet 1881. ~- Présidence de M. Rousse ; 
secrétaire, M. Maurice. 

M. Rivolier donne lecture, au nom de la Commission d'encou- 
ragement pour l'industrie, d'un rapport sur les perfectionne- 
ments apportés t la balance romaine, par M. Pierre Heurtier, 
balancier à Saint-Btienne. Les conclusions de ce rapport sont 
approuvées par l'assemblée des sections réunies. 

Le rapport sera communiqué à la prochaine assemblée géûéraldi 

M. Chapelle donne lecture d'une note d'économie politique, sur 
l'impôt des quittances. Cette note sera communiquée à la pro- 
chaine assemblée générale. 

Le même membre présente des observations sur le nouveau 
projet de loi sur la chasse, déjà élaboré par les Chambres, il 
voudrait que, pour sauvegarder le droit du paysan propriétaire, 
les délits de chasse sans autorisation, sur les terres, pussent être 
constatés et poursuivis, sans qu'il eût besoin d'intervenir par une 
plainte formelle, comme l'exige le projet de loi. Plusieurs mem- 
bres combattent très-vivement la manière de voir de H. Cha- 
pelle à cet égard. 

M. Rousse rend compte des nouveaux perfectionnements 
apportés à la production de l'électricité, ainsi qu'à l'éclairage 
électrique. 



i77 
Actes de VAÉÊ^tMièe. 

M. le Secrétaire générai doodc lecture dur^rocè»-Terbal de la 
léinee précédente, qui est approuvé, puis de la correBpoudance 
reçue» et enfin des procô^-verbaux des séances de sections, 
leones dans le mois écoulé. 

Comice de Bourg-Argental. -- M. le Secrétaire général 
donne lecture du lél^ramme mentionné à la correspondance, 
par lequel M. le Maire de Bourg-Argental informe la Société 
que le Conseil municipal de cette ville refuse l'allocation de 
1.500 francs pour le Comice, et propose moitié de ce ciiiCnre. 

M. le Président invite l'Assemblée à délibérer sur cet incident, 
loat à fait ioaltendu et jusqu'âL présent sans précédent. Après 
Qoe longue discussion, dans laquelle sont émis divers avis, 
FÂssemblée s'arrête à la résolution suivante : Une commission 
de ia Société se rendra immédiatement à Bourg-Argental, pour 
s'aboucher avec la Municipaliié et le Conseil municipal. Si ce 
dernier ne veut pas revenir sur sa résolution et accorder Tallo- 
cation de 1.500 Irancs, promise verbalement par M. le Maire, 
le Comice sera supprimé et des afOches en informeront le public. 
Dans ce cas, la même commission est chargée de se rendre 
auprès de la Municipalité de Saint-Julien-MoUn-Molette, pour lui 
proposer de tenir le Comice projeté dans celte commune. 

La proposition formulée par M. le Président, obtenant Fassen- 
liment unanime de l'Assemblée, la Commission est composée de 
MM. OUn, Groisier, Guétat et J.-M. Yial. 

Médaille de bronze décernée à M. Rouchouse. — Gonfor- 
méfflent à Tordre du jour, M. le Président met aux voix les 
conclusions du rapport lu par M. Vincent-Dumarest à la précé- 
dente séance, conclusions qui sont de décerner une médaille de 
bronze à M. Rouchouse, pour Tinvention de Tappareil appelé par 
lui mosaico^tructure. Ces conclusions sont adoptées à l'una- 
nimité. 

Lecture de mémoires et raiforts, — M. Rivolier (Jean- 
Baptiste) donne lecture, au nom de la Commission d'encourage- 
ment, d'un rapport sur les perfectionnements apportés à la 
balance romaine, par feu M. Pierre Ueurticr, balancier à Saint- 
Etienne, cours de l'Hépital. Les conclusions de ce rapport sont 
de décerner à l'inventeur, récemment décédé, au profit de ses 



178 

héritiers, uDe médaille d'or. Il sera voté à la prochaine séance 
sur ces conclusions. Ge rapport sera inséré dans les Annales. 

M. Chapelle donuo ensuite lecture d'une note sur une question 
d'économie politique, celle de Timpôt de 10 centimes sur les 
quittances. M. Chapelle serait d'avis que Timpôt fut modifié 
mais non supprimé. L'opinion de Tauteur est combattue par 
plusieurs membres, qui regardent le principe de cet impôt 
comme défectueux. 

La note de H. Chapelle sera insérée dans les Annales. 

Propositions de candidatures. — MM. Dussud et docteur 
Maurice proposent, comme candidat membre titulaire, M. Jean- 
Marie Raynaud, propriétaire, à Rive-de-<jier. 

MM. J.-M. Yial et Exbrayat proposent, comme candidat 
membre correspondant, M. Âdriano de Oliveira, vice-consuS 
d'Espagne, à Almada (Portugal). 

Admission de membre titulaire nouveau. — Sur Tinvitation 
de M. le Président, l'Assemblée procède au scrutin secret au vote 
sur l'admission du candidat présenté à la dernière séance. 

M. Wolffainé, fabricant de rubans, à Saint-Etienne, rue de la 
République, 4, est admis à l'unanimité. 

La séance est levée. 

Le Secrétaire générai, 

E.-P. MAURICE. 



179 



Pneès-verbil de la séance dn 1'' septembre 1881. 

SOMMAIRE. — ConrespoHdaiice t Lettres et circulaires diyerses 
analysées; — Mort de M. Chfrol-Bizaillon ; — Démission d'un 
membre. — Tr«Taux des «ectloms* — Section cTagrictUture ei 
d'tiortieuUwre : Comice de Bourg-Argental ; — Résultats de la 
culture du champ d'expériences ; — Sectiom réunies des sciences, 
lettres et industrie : Compte-rendu des publications scientifiques ; 

— DécouTertes remarquables de M. Pasteur sur la maladie char- 
bonneuse. — Actes de l^AMemblée t Comice de Bourg-Argental ; 

— Vote d'une grande médaillle d'or à feu Pierre Heurtier, balancier 
à Saint -Etienne; — Rapport sur le concours des exploitations 
agricoles en 1881, par M. Liabeuf ; — Propositions de candidatures 
nouvelles; — Adiuissions de M. J.-M. Raynaud, comme membre 
titulaire et de M. Adriano de Oliyeira, comme membre corres- 
pondant. 

Présidence de M. Garvès, vice-président de la Section d'in- 
dustrie ; secrétaire, M. Maurice. 

Les membres présents, au nombre de 28, sont MM. Besfon 
(Jean), Blacet (Hippolyle), Bory-Duplay, Bory (i.-P.), Carvés, 
Chapelle, Grépet (de la Fouillouse), Descot (A.), Dupuis, 
Evrard (Max.), Fauvain, Gauthier (J.)9 Guérin-Granjon, LabuUy, 
Liabeuf, Malescourt, D' Maurice, Micbel, Pauze, Porte (L.), 
Réocreux, Rispal (Pélix), Robert (B.), Terme, Thézcoas (Fer- 
dinand), Teyssier, Vacher, mécanicien, Yial (J.^M). 

€3orre»pondaiice* 

Elle comprend les pièces suivantes : 
l» Lettre de faire-part du décès de M. Gbirol-Bizaillon, de 
Saint-Julien-Molin-Moletle, membre titulaire de la Société ; 

2® Lettre par laquelle M. Langlois, tuilier à Roche-Ia-Molière, 
donne sa démission de nlembre titulaire de la Société ; 

3* Lettre circulaire du président du Tir stéphanois remerciant 
la Société du don de prix fait par elle, à Toccasion du 14"*« 
grand concours du 15 août 1881 ; 

4* Lettre de M. Barre, ingénieur à Mais, accompagnant 
l'envoi de quatre brochures dont il est Tauteur, ayant trait : 
deux à la question des reboisements, deux autres à des déter- 
minations d'altitudes de divers points des environs d'Alais. — 
Remerciements à Tauteur. 

5* Bon à toucher un volume des mémoires (année 1880) de 
l'Académie StanislaSi de Nancy. 



iâo 



TraTanx 4iem fêeeiâomu» 

Section d'agriculture et d'horticulture. ~- Séance du 
27 août 1881. — Présidence de M. Olin ; secrétaire, M. 
Maurice. 

La Section s'occupe des dernières dispositions à arrêter pour 
la tenue du Comice de Bourg-Argental. 

La GommisAion nommée pour voir la Municipalité de Bourg- 
Ârgental et traiter la question d'allocation, a été assez heureuse 
pour obtenir de ses démarches un plein succès. L'allocation de 
1.500 fr a été votée par le Conseil municipal. 

M. Otin rend compte sommairement des résultats donnés par 
la culture du champ d'expériences. Bien que la saison ait été, 
à cause de la sécheresse, on ne peut plus défavorable aux di- 
verses cultures, la Commission pourra cependant disposer des 
semences pour plusieurs produits, notamment pour diverses 
variétés d'avoines et de pommes de terre. 11 invite les membres 
qui en désireraient à se faire inscrire chez M. le Secrétaire 
général. 

La séance est levée. 

Sections réunies des sciences, lettres et industrie. — 
Séance du 31 août 1881. **- Présidence de M. Rimaud ; secré- 
taire, M. Maurice. 

Compte-^endu des publications scientifiques, -^ M. le 
docteur Maurice rend compte des recherches de M. Pasteur sur 
les affections charbonneuses. Non seulement ce savant est arrivé 
à trouver la cause, jusqu'à lui inexpliquée, du développement 
du charbon endémique, soit-disant spontané, cause qui n'est 
autre que les poussières provenant de la terre qui a servi à re- 
couvrir les cadavres des animaux morts du charbon, terre in- 
fectée des germes du charbon et qui est ramenée des profondeurs 
du sol à la suiTuCe, par Tintermédiaire des lombiics ou vers de 
terre ; mais encore il a démontré que le virus charbonneux peut 
se cultiver comme les ferments dans un milieu liquide artificiel- 
lement préparé, et enfin, qu'en modifiant les conditions de cette 
culture, d'une certaine façon, notamment sous le rapport de la 
température, on pouvait obtenir des virus de plut en plus at- 
ténués à l'aide desquels on pouvait communiquer aux animaux 



181 

par îDooulEition, une iffecUoo charbonoeude également allé- 
Duée, insuffisante pour causer la mort ; mais suffisante pour 
les préserver de la contagion ultérieure d'un virus plus actif ; 
de sorte que ce virus atténué jouerait, vis-à-vis du charbon, 
le rôle du vaccin pour la petite vérole. Cette découverte n'est 
déjà plus une idée simplement théorique, elle a été tout ré- 
cemment mise à une épreuve pratique, tout à fait probante, d'où 
elle CHt sortie victorieuse. Uoe série d'animaux, préalablement 
vaccinés avec le vaccin charbonneux de H. Pasteur, ont résisté 
k rtnoculatioo ultérieure d'un même virus charbonneux plus 
actif, qui a tué rapidement, jusqu'au dernier, une série égale 
d'animaux de même espèce, non préalablement vaccinés. 

Cette découverte de M. Pasteur, pleine de promesses pour 
l'avenir, surtout en ce qui concerne l'étude ultérieure des 
maladies contt^euses, qu'elle est certainement appelée à 
faire progresser rapidement, au grand bénéfice de la santé 
publique et de Tagricullure, est de l'avis des physiologistes et 
des médecins, une des plus belles et des plus grandes décou- 
vertes scientifiques qui aient jamais été faites et elle mériterait 
à elle seule de faire classer son auteur parmi les grands hommes 
bienfaiteurs de l'humanité. 

Il roc parait d'autant plus opportun, dit le D^ Maurice^ en 
terminant, de parler de cette découverte, qu'en ce moment 
même la maladie charbonneuse sévit, aux environs de Saint- 
Btienne^ sur les animaux domestiques. 

Aeimn de VAMemblée* 

M. le Secrétaire général lit le procès-verbal de la précédente 
séance qui est adopté, puis communique le résultat du dépouil- 
lement de la correspondance, et enfin lit les procès-verbaux 
des séances de Sections, pendant le mois écoulé. 

Comice de Bourg^ArgentaL — H. le Secrétaire confirme 
les rensei^'nements contenus dans le procès-verbal de la Section 
d'agriculture sur le résultat de la visite faite par les délégués 
de la Société à Bourg-Argental. La mission a complètement 
réussi dans ses démarches, et l'allocation de 1.500 fr.aété 
volée par le Conseil municipal de ce chef-lieu de canton. 

Toutefois, M. le Secrétaire général constate que le procès- 
verbal de la séance du Conseil municipal qui aurait dû lui être 
adressé, ne lui est pas encore parvenu. 



182 

Vote d'une grande médaille d'or à M. Pierre ffeurtier. 
— Suivant Tordre du jour, H. le Président invite rAssemblée 
à voler sur les conclusions du rapport lu à la précédente séance, 
au nom d'une Commission composée de MM. Evrard (Maxi- 
milien), Rousse, fiory-Duplay, Groizier, Yial (Jean-Marie) et 
Rivolier (J.-B.), armurier. Les conclusions sont de décerner 
une grande médaille d'or à feu M. Pierre Heurtier, pour l'in- 
vention d'un perfectionnement des plus remarquables, apporté 
à la construction de la balance-romaine. 

Après quelques explications données par les membres de la 
Commission présents, les conclusions du rapport sont votées à 
l'unanimité des membres présents. 

Rapport sur le concours des exploitations agricoles en 
1881. — M. Liabeuf, tant en son nom qu'au nom de ses 
collègues, MM. Otin, Guétat, Terme, baron de Saint Genest, 
Charlois et Guérin-Granjon, donne communication du résultat 
de la visite faite en 1881, dans les deux cantons de Bourg- 
Argcntal et de Pélussin, et fait connaître les récompenses que 
le Jury propose de décerner. Ces récompenses consistent en 
une grande médaille d'or, une petite médaille d'or, trois mé- 
dailles de vermeil et quatre médailles d'argent. L'Assemblée 
adopte les conclusions du rapport. Ce rapport sera lu à la 
distribution des récompenses du Comice de Bourg-Argental. 

Proposition de candidature. — MM. Jean Besson et Hippo- 
lyte Blacet proposent comme candidat membre titulaire, M. 
Marins Juban, balancier, rue de Lyon, 48. 

Vote sur Vadmission de membres nouveaux. — L'Assem- 
blée vote à l'unanimité des membres présents, l'admission, 
comme membre titulaire, de M. Jean-Marie Raynaud, propri- 
étaire à Rive-deGier, et comme membre correspondant, de 
M. Adriano de Oliveira, vice -consul d'Bspagne, à Almada 
(Portugal). 

La séance est levée. 

Le Secrétaire général, 

B.-F. MAURICB. 



183 



aM«*«*M«*«««*tf««««*0ktf*»««k«««W«AM*««M*MMMMM#MMMkM*M*MMMMMM*MMWaMMMMMMMM«M*MMMMMMM«*MMMMMaMMWMMMM« 



SUR 

u ir* rMion des dëlégiiës des sociétés savantes 

A LA SORlOiiE 

(XKl SO au 83 ^vrU 1S81). 

Par le B- TEXTOR DE RAYISI. 



Messieurs et chers collègues, 

Les yacances de Pâques 1881 marqueront dans les annales 
départemenlules de Tlnstruction publique. Trois grandes 
sessions, en effet, ont été tenues en même temps à Paris : la 
19*« Réunion des délégués des Sociétés savantes à la Sorbonne, 
la Ligue de i'Knseignement et le Congrès pédagogique. 

Je vous exposais, dans la séance générale de mars dernier, 
que la 19"* Réunion des délégués des Sociétés savantes à la 
Sorbonne f paraissait appelée à présenter une importance toute 

• particulière, » aussi appelais-je à Tavancei sur elle, votre 
sérieuse attention. 

M. le Président du Conseil, ministre de l'Instruction publique 
et des Beaux-Arts, a été plus loin pour la qualifier dans son 
di8C(»nrs de clôture solennelle des travaux de cette session. 
« Elle correspond, a-l-il dit, à une petite révolution pact" 

• fique. • 11 a eu raison. 

C'est qu'en effet, M. le Ministre a voulu « qu'à côté des 
c Sociétés et des professeurs des départements, ceux de Paris 
c fussent également admis à la réunion, et que les sections 
« d'histoire et d'archéologie fussent groupées en une seule ; » 

C'est qu'il a proclamé que « de toutes les décentralisations, 
c la décentralisation intellectuelle est la meilleure assurément. » 

Aussi, dans son discours (Verba non voces!)^ t-il « tenu 
« à faire passer sous les yeux des représentants de la province 



48% 

« savanle, les nombreux résultats » accomplis, concernant 
les satisfactions qu'il avait données à plusieurs, de leurs légi- 
times desiderataj et, également, les mesures de haute initiative 
qu'il « avait prises d'accord avec le Parlement, tant pour la 
« science que pour les grands intérêts scientifiques intellecluel& 
c dont le siège est hors de Paris. > 

Concluant même, « qu'il avait été fait infiniment plus pour 
« les foyers scientifiques des départements que pour le grand 
« foyer parisien. » 

Faire siéger les Sociétés et (es professeurs des départements 
et de Paris, côte à oùte, à la Sorbonne, c'était une innovation 
radicale aux anciens errements académiques ; — mais c'était 
aussi « donner une nouvelle vie et une activité plus féconde 
« encore • — « en convertissant en véritable congrès, la 
« réunion des Sociétés savantes. » 

11 était très-facile de pronostiquer la résistance passive que 
Paris^Académique essaierait de faire à ce premier congrès 
fusionnisle. Aussi, les chiffres suivants confirment-ils malheu- 
reusement les résultats que je vous avais fait pressentir. Ce- 
pendant, il est très-juste de tenir compte, comme M. le Ministre 
l'a fait remarquer, du fait que les Sociétés et les professeurs de 
Paris « ont été appelés un peu tard » et comme il cet des 
hommes et des collectivités qu'on n'attire à soi que par la conci- 
liation, il a ajouté « qu'il les remerciait du fond du cœur d'être 
c cependant venus. » 

M. je Miuistre a eu raison, car la cessation de l'ancien et 
persistant antagonisme scientifique et littéraire, existant entre 
Paris et la province, est, assurément, révénemeot souhaitable 
qui aiderait davantage à l'avancement et à la vulgarisation de 
la science. 

Le nombre des membres qui se sont inscrits à la Sorbonne, 
pour la 19"' Réunion, est de 290, savoir : 

Membres de Sociétés savantes départementales 254 

Membres de Sociétés savantes parisiennes 21 

Membres de l'Université, dans les départements 14 

Membre de TUniversité, à Paris 1 

Le nombre des personnes qui se sont assises sur les gradins 
est bien supérieur à ce chiffre : il faut l'abonder d'une soixan- 
taine environ ; c'est-à-dire : de quelques membres de l'Institut, 



185 

de quelques professeurs de nos grands établissemenls d'ins- 
trodioo publique (Collège de France, Ecole des Langues orien- 
tales Tivanles, Ecole normale supérieure, etc.) ; de quelques 
membres des Sociétés orientalistes de Paris (Société asiatique, 
Sodété d'Ethnographie, Athénée oriental, Société Indo- 
ChiDoise) ; enfin, de plusieurs journalistes français et étrangers. 
- BnfiUi plusieurs membres de la session, bien qu'ils aient 
eoTuyé on qu'ils aient fait des communications, ayant omis de 
s'ioscrire au secrétariat, leurs noms ne figurent pas sur la liste 
officielle. Des faits analogues se produisant à toutes les session^, 
les chiffres ci-dessus doivent rester acquis pour comparer les 
Tésultats futurs avec ceux de 1882. 

Le nombre des mémoires qui ont été envoyés pour la session 
OQ plutôt qui ont été admis par la Commission des travaux, a 
été de 137, savoir : 

Travaiuv historiques et archéologiques 54 

doot 54 pour les départements et pour Paris ; 

Et travatÀX scientifiques ....•• 83 

doot 74 pour les départements et 9 pour Paris. 

Ces travaux se répartissent de la manière suivante, entre 
les membres de Sociétés savantes et les professeurs de rUui- 
Tcrsité ; 

TaAVAux HISTORIQUES ET ARCHÉOLOGIQUES, 54 : par los So- 
ciétés, 45 et par l'Université, 9 ; — savoir : Sociétés des 
départements, 45 et de Paris, ; — professeurs des dépar- 
tements, 9 et de Paris, 0. 

Travaux scientifiques^ 83 : par les Sociétés, 31 et par 
l'Université, 52, savoir : Sociétés des départements, 31 et de 
Paris, 0; — professeurs des départements, 41, de Paris, 9 et 
Don classés, 2. 

Relevons, dans le discours ministériel, les principaux ensei- 
gnements qui peuvent être plus directement utiles ou inté- 
ressants pour notre Société : Subventions, Revue, 20"^ Session, 
Beaux-Aris, Lyon, Egtptologib. 

SoBVENTiONS. — « La moditication du mode, l'usage selon 
< lequel étaient distribués les subventions aux Sociétés sa^ 
« vantes étaient : d'abord sous forme de crédit annuel réparti, 

13 



186 

€ morcelé, éparpillé entre un grand nombre de Sociétés ; en- 
« suite, sous forme de prime, de récompense extraordinaire 
« décernée à la séance solennelle, aux Sociétés jugées les plus 
c méritantes par leurs travaux. > 

« Désormais, quand un besoin se fera sentir dans l'ordre 
« scientifique, dans le grand domaine de la libre recherche, 
« on fera appel directement au moment même, au Ministre. » 

M. le Ministre constate qu'il a déjà encouragé • Toeuvre 
« intéressante de la Société de Quimper, qui s'occupe de réunir 
c une collection de costumes nationaux ; » qu'il pourra 
« encourager des publications comme celles de Yasseur, de 
« Velain» qui sont de si curieuses études des côtes de la pro • 
« vince de Gonstantine et de la Tunisie. » 

Il ajoute que « lorsqu'une exposition ou un concours, géogra- 
« phique s'ouvrira, comme à Lyon, on pourra encourager 
« d'une manière sérieuse, des entreprises aussi louables que 
€ fécondes. » 

Regrettons donc^ Messieurs et chers collègues, que lorsque 
nous avons fait ensemble, en 1875, le premier Congrès pro- 
vincial des Orientalistes, ce modus vivendi n'eût pas été celui 
du Ministère, et, faisons sans retard, le nécessaire pour qu'il 
soit appliqué à la publication du grand ouvrage de M. Laur» 
sur la géologie du Forez, à propos du sondage de Montrond. 
Cette publication, en effet) étant, d'une part, en dehors des 
ressources de notre Société, et, de l'autre, étant destinée à 
procurer de précieux et utiles renseignements à la science, à 
rindustrie et à l'agriculture, rentre complètement dans le 
nouveau programme d'encouragement ministériel. 

c Revob. — Les encouragements doivent être appropriés 
c aux personnes et aux travaux. Ce sont des satisfactions 
c intellectuelles, bien plutôt que des secours pécuniaires 
« qu'il importe d'assurer aux sociétés savantes ; ce qu'elles 
c désirent surtout, c'est de se voir connues et appréciées dans 
c le monde lettré. 

€ Cette satisfaction intellectuelle leur sera donnée sous une 
c forme nouvelle, sous la forme d'une Revue. A côté du 
c Bulletin mensuel des sociétés savantes, qui renferme les 
(C communications des corespondants, viendront se placer une 
« revue historique et une revue scientifique. » 



187 

ÎOf* Session. — « Pour réveiller tout à fait le bon Homère, 
OD a résolu que la prochaine réunion des sociétés savantes serait 
00 véritable congru, et que des questions seraient posées un an 
d'avance, v 

Ces questioDSy Messieurs, ce sont les délégués qui les ont 
posées et qui les ont choisies, sous la direction et le contrôle 
do savant M. Delisle, de Tlnstitut, président de la Section 
d'histoire et d'archéologie. Biles seront mises à Tordre du jour 
de la 20>B« session et seront « discutées au grand jour avec le 
« concours et l'autorité de toutes les personnes compétentes qui 

• prendront part au débat, avec le concours des sociétés savantes 
c de Paris. » 

BsAux-ÀRTS. — Plusieurs membres ont abandonné notre 
Société et plusieurs artistes et amateurs de Saint-Elienne et du 
département n'en font pas partie, ils lui reprochent de n'avoir 
qa'une section nominative des beaux-arts. 

Cette année M. le Ministre s'est particulièrement préoccupé 
des sociétés et des sections des beiux-arts. En 1877, vingt-deux 
Be firent représenter à la Sorbonne, en 1879, le nombre était 
de 81 ; or, cette année il a été de 160. 

Les délégués cette fois ont visité le musée céramique et les 
ateliers de la Manufacture nationale de Sèvres. 

« M. le Ministre voudrait qu'elles fissent Véducatton artis- 

• tique de Vouvrier français et de la nation française, œuvre 

< âL laquelle M. Turquet, sous-secrétaire d'Btat, a attaché 

• l'honneur de son nom. La grande œuvre à poursuivre c'est 

< de reconstituer à notre époque cette merveilleuse unité de 
« Tart et du métier, qui fit la force de l'industrie ancienne, de 
« l'industrie grecque notamment, et, à un moindre degré, de 
« l'industrie de la Renaissance. 

« Les Chambres ont mis à la disposition du ministre un crédit 
« considérable, destiné à l'encouragement des écoles munici- 
« pales de dessin ; 210 écoles municipales participent aux bien- 
« faits publics. * 

« Ces écoles municipales, sorties des besoins locaux, répon- 
« dant k des nécessités contingentes et variables, dont le 

• pouvoir central ne peut être le juge, doivent rester entre les 
« mains des autorités locales, des pouvoirs municipaux qui les 

< ont les premiers dotés. » 



188 

Qu'avons-nous fait pour encourager directement ou indirec- 
tement les beaux-arts ? Qu'avons nous fait pour les écoles de la 
ville ou du département ? Quels conseils ou quels encourage- 
ments ont témoigné de l'intérêt que notre Société leur porte ? 
Le moment me parait opportun pour sortir de notre abstention 
artistique et pour répondre à l'appel ministériel. M. le Ministre, 
en effet, n'a pas oublié de mentionner Saint-Btienne dans 
« rénumération intéressante des écoles régionales qui fonc- 
« tionnent à l'heure présente. » 

Lton. — Parmi les récentes et grandes satisiTactions données 
à la Province, qui sont relatées dans le discours ministériel, 
je dois vous en citer une qui intéresse au plus haut point notre 
région, la constitution déÀnitive « à Lyon, d'un centre intellec- 
« tuel complet des facultés des sciences, des lettres, de droit, 
t de médecine réunies. » 

Egtptologib. — Et enfin, puisque vous avez bien voulu, 
Messieurs et chers collègues, porter un bienveillant intérêt à 
nos études égyptôlogiques, je vous ferai part, en terminant, que 
l'Bgyptologie a été l'objet d*une mention spéciale. 

M. le Ministre a fait part de la « fondation de l'école archéo- 
« logique du Oaire, sous l'habile inspiratioti du très-savant 
« M. Maspero, que nous avons en le bonheur (c'est M. le Ministre 
t qui parle) de voir remplacer l'illustre et regretté Mariette, 
« dans la direction du Musée de Bonlacq. L'égyptologie a son 
«école fondée sur le sol d'Egypte, et le succès de l'école du 
« Caire sera celui de l'école de Rome, qui a eu le sort de l'école 
« d'Athènes. » 

Jamais il n'avait été autant fait, et en si peu de temps, en 
faveur de lEgyptologie. Une heureuse et nouvelle ère est 
ouverte à l'avancement des études égyptôlogiques, à cette grande 
science née française, qui restera une de nos gloires nationales 
dans les Annales de la science. ' 

Baron Tsxtoh de Ravisi. 



H. de Ravisi dépose sur le bureau trois listée : noms des 
délégués des Sociétés savantes à la Sorbonne, communications 
historiques et archéologiques et communications scientifiques. 



n doone une analyse sommaire des mémoires et des travaux 
qfâ oot plus particulièrement attiré Tattention de la session. 

En ce qui concerne son mémoire sur La situation des études 
sùuiîtiqties, présentée pour la 19"* session» M. de Ravisl lit la 
leOre de M. lo chef de division du Secrétariat, disant : c que le 
i Comité des travaux bistoriques a examiné, avec le plus gran4 
f mu, son mémoire, mais qu'il n'a pas trouvé que ce travail 
fl rentrât dana le cadre ordinaire et les conditions de ceux qui 
• sont d'ordinaire lus à la Sorboune. » 



190 
RAPPORT 

LA MOSAÏCO-STRUCTURE 

Do I. MDCWWSB, fabricant de rabass, 

Présenté au nom d'une Commission composée de MM. Sauteur 

Michel, Groizibr, Jean Besson 
et Vincent -DuMAREST, rapporteur. 



L'appareil ou armature que M. Fouchouse présente à notre 
examen, se compose essentiellement : 1* d'un casier en bois 
de forme rectangulaire, comprenant 875 cases cubiques, toutes 
de même dimension, disposées en rangées perpendiculaires, de 
35 dans un sens et de 25 dans l'autre ; 2o de petits cubes en 
bois, mobiles, destinés à remplir les cases à volonté. Ces petits 
cubes sont coloriés sur leurs six faces, de couleurs différentes. 
11 y a trois séries de cubes de 360. Chaque série comprend des 
couleurs différentes, mais toutes semblables dans la même série. 
Ce qui fait en tout, 12 nuances différentes et 1.080 cubes 
disponibles, c'est-à-dire 205 de plus que le nombre des cases 
du casier. 

Le casier, vu de face, représente exactement ce qu'on 
appelle, dans Tindustrie textile, un papier de mise en carte, 
sur lequel on peut représenter, à Taide des cubes, toute espèce 
de dessins coloriés. 

L'appareil est complété par deux couvercles à coulisses, l'un 
en dessus et l'autre en dessous, formant boite. Ces deux cou- 
vercles permettent à volonté, soit de conserver un dessin établi 
à l'aide des cubes sans qu'aucun déplacement puisse se pro- 
duire dans le transport, soit, si on n'a plus besoin du dessin, 
de le faire disparaître en vidant les cases instantanément. 

L'appareil de M. Rouchouse est susceptible de plusieurs 
applications utiles ou agréables, la plus importante pour nous 
est la suivante : 



191 

Il peut servir, à iio professeur de tissage, de transposileur 
lexlile poor la démonstration des armures do fabrique. 

Il est de toute évidence qu'une armature de ce genre, mise 
i la disposition d*un professeur, lui permettra de rendre ses 
démonstrations publiques, beaucoup plus compréhensibles 
qu*dleB ne le sont par les méthodes usitées jusqu'à ce jour, 
c'est-à-dire par un papier de mise en carte de grande dimension, 
sur lequel on indique les effets des (ils de chaîne ou de trame, 
par signes conventionnels. Lorsque ces signes conventionnels 
se multiplient pour représenter les fils de chaîne et de trame 
de cooleurs différentes, l'altention de l'élève se fatigue vite et 
il se décourage. 

L'appareil Rouchouse, au contraire, permettant de représenter 
les couleurs différentes par les cubes coloriés eux-mêmes, mis 
ea place, il est évident que l'élève comprendra plus vite et sans 
fotigue le travail des fils. Cet appareil a encore pour le professeur 
Favantage de lui permettre de préparer avant la leçon une 
partie de son travail sur le casier et d'avoir ainsi plus de temps 
disponible pour les explications. 

Cette utile application de l'appareil Rouchouse, à renseigne- 
ment de l'industrie textile, a été immédiatement saisie par tout 
le monde ; aussi, sur la df mande de son professeur de tissage, 
appuyée de l'avis d'une commission spéciale, la ville de Saint- 
Etienne a-t-elle décidé l'acquisition d'un appareil Rouchouse de 
grande dimension, pour le cours public de tissage. 

L'appareil RoUchouse est encore susceptible d'une application 
artistique et industrielle à la fols, c'est de faciliter énormément 
la composition des peintures en mosaïque. On peut, en effet, 
avec cet appareil, faire facilement et rapidement aux dessins 
composés, toutes les modiûcations et changements désirés par le 
compositeur, sans rien déranger à l'armature. 

Enfin, l'appareil peut servir aux enfants intelligents, de jouet 
aussi instructif qu'agréable pour passer le temps. 

La Commission que vous avez chargée d'examiner l'appareil 
de mosaîco^tructure de M. Rouchouse, tout en convenant que 
l'invention n'a rien en soi de très original, n'a pas hésité cepen- 
dant, en raison des applications utiles dont elle est susceptible, 
de vous proposer d'accorder à son auteur une récompense qui 
lai semble tout à fait méritée, celle d'une médaille de bronze. 
Tel a été l'avis unanime de la Commission. 



192 
NOTE 

SDB 

UIMPOT DES (QUITTANCES 

Par M. F. CHAPELLE. 



On parle beaucoup, en ce moment, de l'impôt établi sur les 
quittances et payé sous forme de timbre d'acquit sur les fac- 
tures. Le Conseil municipal de Paris en demande même la 
suppression, sur Tinitiative de M. Horyé. 

A mon sens, il est préférable, au conlraire, qu'on le main- 
tienne, mais eu l'améliorant, en le corrigeant des défauts qu'il 
tire de son origine. Il est d'autres impôts, de perception plus 
coûteuse pour l'Etat, et plus odieuse pour les contribuables ; 
ce sont ceux-là quMl faut songer à supprimer au plus tôt et 
avant tous autres, surtout si Ton reconnaît l'impossibilité de 
faire disparaître les abus qu'ils engendrent souvent. Il faut 
ranger dans celte catégorie tous les impôts qui donnent lieu 
à la mesure si vexaloire de Yeœercice, c'est-àndire aux visites 
domiciliaires. 

Bn attendant, rien n'est plus simple, il me semble, que 
d'enlever au timbre des quittances les vices qu'on lui reproche. 

S'il est trop lourd, qui empêche les législateurs de l'alléger 
en en abaissant le taux ? 

S'il est inégalement réparti, qui empêche de le rendre plus 
équitable par une proportionnalité semblable à celle qui régit 
le timbre des effets de commerce T 

Je reconnais que l'impôt actuel des quittances est trop lourd 
pour les petites bourses. 11 n'est pas de petits termes de loyer, 
de petites fournitures de chaussures ou de vêtements qui y 
échappent. Le moindre abonnement annuel à un journal, la plus 
mince cotisation annuelle de membre d'une société de gymnas- 
tique, de tir, de musique, choses pourtant si utiles et si dignes 



491, 

d'encouragement, y sool soumis. C'est bien réellement sur les 
pauvres qu'il pèse le plus lourdement. 

Aussi, au lieu d'en exempter seulement les quittances inré- 
rieures à 10 fr., il me paraîtrait juste d'en exempter môme les 
quittances qui s'élèveraient à 20 fr. Ce seul changement consti- 
tuerait déjà une amélioration immense, et apporterait un grand 
soulagement dans les transactions commerciales. 

De plus, je voudrais que l'impôt des qoitlances fut de S 
centimes seulement, au lieu de 10, pour les quittances des 
sommes comprises entre 20 fr. et 200 fr. Le timbre des effets 
de commerce est bien de S centimes seulement, au lieu de 10, 
jusqu'à 100 fr. Cette diminution du taux achèverait d'alléger 
l'impôt des quittances pour les petites bourses. 

Je reconnais que l'impôt actuel des quittances e^t inégalement 
réparti « parce qu'une facture de 25 à 50 fr. paie un impôt de 
• 1 centimes, exactement comme une facture de plusieurs 
« milliers de fr. » 

Aussi, je propose de rendre cet impôt plus équitable, en éle- 
vant le taux qui serait adopté pour les sommes de 21 à 200 fr., 
de 5 centimes par chaque nouvelle somme de 200 fr., ou par 
chaque fraction supplémentaire de cette somme. De telle sorte 
que le timbre des quittances coûterait, à l'avenir : 

5 cent, pour les quittances de 21 à 200 fr. 

10 - — 201 à 400 fr. 

15 — — 401 à 600 fr. 

20 -• — 601 à 800 fr. 

25 — — 801 à 1000 fr. 

et ainsi de suite. 

C'est une proportionnalité semblable à celle dont le timbre 
des effets de commerce jouit déjà. Les bases en sont, par cela 
même, faciles à retenir par cœur, avantage qu'il faut toujours 
rechercher dans les lois d'une application aussi générale, afln 
d'éviter la fréquence des contraventions involontaires. 

Le taux du timbre des effets de commerce est plus élevé que 
celui que je propose pour les quittances ; il atteint souvent 
des personnes gênées, puisqu'elles ont besoin de crédit, et ce- 
pendant nul ne se plaint de cet impôt. 

Il y a là, il me semble, pour les législateurs, une indication 
bonne à suivre. 



194 

Bn somme, je partage l'avis des économistes qui conseillent 
toujours de conserver les impôts (en les améliorant, bien en- 
tendu, quand c'est possible) dont la perception n'a rien de 
vexatoire ni d'odieux pour les assujettis, afin de pouvoir suppri- 
mer ceux qui, au contraire, sont, par suite du mode inquiétant 
de leur perception, une source permanente de conflits entre 
l'administration et les contribuables. 

Quant à Targument tiré contre l'impôt actuel des quittances, 
de ce fait que certaines régions du Midi y résistent victorieu- 
sement, il ne me touche pas le moins du monde. Chacun sait 
qu'aujourd'hui la Provence est française aussi bien que la 
Picardie, et l'inertie persistante de l'administration de Tenregis- 
trement, dans certains départements, no me prouverait qu'une 
chose : c'est qu'il existe parfois des complaisances coupables 
dont le Gouvernement peut et doit avoir raison, s'il veut con- 
server à toute loi nécessaire son prestige et son autorité, à 
l'égard de tous les Français. 



195 

PERFECTIONNEMENTS 

APPORTÉS A LA BALANCE - ROMAINE 

Par M. Pierre Hiurtobb, balancier à S^Btienne. 



RAPPORT 

hûenté au t^om de la Commission (<) nommée dans la séance 

du S6 janvier i88i, 
pour ^êxamen de plusieurs systèmes de bokmees-romaines, 

Par M. J.>B. RIYOLIER, rapporteur. 



Bien que la balance-romaioe soil uDiverselleroent connue, 
il De sera peiil-ôire pas inutile de rappeler quelles sont ses 
ooDditions d'équilibre et quelles sont les diverses combinaisons 
qui peuTent se prêter à sa construction. 

La romaine» dont Tinvention ou la première application 
appartient à la Chine, n*est en définitive qu*une balance dont 
le fléau se compose de deux branches do longueur inégale : 
l'ane, qui est courte, portant le plateau ou le crochet auquel 
00 applique la charge à peser, Tautre, qui est plus ou moins 
longue, sur laquelle on fait glisser le poids jusqu'au moment où 
l'équilibre est établi. 

Par cet exposé, on voit que la construction d'une romaine 
peut être de la plus grande simplicité ; il suffit, en effet, de 
mettre en équilibre les deux branches. La forme régulière ou 
plutôt la section régulière ou irrégulière de chacun de ses 
leviers, la nature, ainsi que la densité différente du métal ou des 
métaux qui les composent, enfin, leur forme pleine ou creuse sur 
une partie ou sur la totalité de leur longueur, n'ont pas d'influence 
8ur l'exactitude du pesage. 11 suffit de mettre en équilibre les 



(0 Cette Conmiission était composée de MM. Blacet (Noël), Rousse, 
Jean-Marie Yial, Maximilien Evrard, Bory-Duplay et J.-B. fiivolier, 
rapporteur. 



m 

denx tcvrera, Pmi portant le plateau ou le crochet, rautre 
n'étant chargé d'aucun poids, pour oblenlr une romaine. 

C'est dans ces cQnditijpp^ dTéquilibre que les premières ro- 
maioes ont été établies et qu'elles se sont répandues dans tous 
les pays. 

Leur graduation a'opérail en chargeant le crochet d'un poids 
quelconque, d'un kilo par exemple, et en faisant avancer sur 
lo grand levier, un curseur ou poids muni d'un crochet jusqu'au 
point d'équilibre ; on marquait alors 1 kilo et l'on continuait de 
la même façon, jusqu'à l'extrémité du levier, en divisant en 
fractions de kilo, chacun des intervallcft et ainsi de suite jusqu'à 
Texlrémité du levier. 

Nous répétons que la section irrégullère du levier ou sa diff'é- 
rence de poids, d'un point à un ajutre de sa longueur, n'influe 
en rien sur lo pesage; toutes les graduations se trouveront à 
égale distance Us unes des autres, parce que les efforts qui se 
produisent sur le grand levier, au moyen du poids mobile, sont 
proportionnels àla distance de ce poids, au point d'appui du levier. 

11 ressort de ces explications que plus h poids mobile sera 
faible, plus sera longue la course sur le ]evi(T pour obtenir 
réquilibre et, pur conséquent, plus seront étendues les divisions; 
que plus le poids sera fort, moins seront étendues les graduations 
et, par conséquent, moins elles seront précises. Il doit donc 
exister, entre le poids mobile et la longueur du levier, un rapport 
tel que Ton puisse marquer le nombre de crans voulus sur 
chaque division en kilogr. , pour avoir des fractions de 200, 100 
ou 50 grammes. 

^ Dans les balances d'une portée de 30 kilogr., la longueur 
du grand levier ne dépasse pas ordinairement 0,65 centimètres 
pour des divisions de 5 à 6 millimètres, marquant les hecto- 
grammes. 

Pour étendre les limites du pesage, on dispose un second 
crochet ou bien une seconde boucle de suspension de la romaine 
sur le court bras du fléau, plus près de l'axe de rotation et l'on 
gradue l'autre face du grand levier. 

Si l'on veut que les graduations correspondent aux premières, 
il suffit de rapprocher le point d'attache de la moUié de la 
distance, pour avoir 2 kiloa au lieu d'un kilo ; des 2/3 de la 
dislaiice p^r avoic 3 kilos au lieu d'un kilo, etc. 

Mais, s'il est indifférent que le poids du levier soit inégal 



1§7 

«ar une^rtie ou sur la totalité de sa longueur, fous le rapport 
de l'exactitude du pesage, il n'en est pas de môme sous le 
rapport du poids propre de la balance ; or, cet instrument 
devant être essentiellement portatif dans la plupart des cas, il 
importe de considérer quelle est l'influence que peut exercer le 
poids du grand levier sur le poids propre de la balance. 

Cette influence est considérable, car la charge qu'exerce 
chacune des parties de ce levier est proportionnelle à la distance 
à laquelle elle se trouve du point d'appui, c'est-à-dire de l'axe 
deroialion de la romaine. Elle sera par conséquent d'autant 
plus grande 9 que le levier sera long et que la partie la plus 
ékngnée de \'axe sera lourde. 

Xân de rendre notre démonstration plus saisissante, nous 
supposerons que le levier a un mètre de longueur et qu'il porte 
seulement dix divisions. 

Si la première compte pour 300 grammes, la deuxième comp- 
tera, d'après ce que nous avons établi, pour 600, la troisième 
pour 900, la quatrième pour 1.200, la cinquième pour 1.500, 
la sinième pour 1.800, la septième pour 2.100, la huitième pour 
%.400, la neuvième pour 2.700 et, enfin, la dixième pour 3 
kilogr., total 15 kilogr. 500 qui devront être équilibrés par le 
petit levier, de sorte que le poids propre de la romaine, si le 
petit levier est trèâ-court, serait d'environ 30 kilogr., tandis 
que si le poids du grand levier est diminué de moitié sur toute 
sa longueur, le poids de la balance se réduira à la moitié, c'est- 
à-dire à 15 kilogr. 

liais si la réduction de poids ne s'applique qu'à la 1'* moitié 
du néau la plus rapprochée de l'axe, le poids total de la balance 
sera seulement diminué de 5 kilos. Il sera, au contraire, diminué 
du (fcuble (de 10 kilogr.), si l'allégement s'applique à la seconde 
moitié au lieu de la première. 

11 faut donc, \h>\ït diminuer le poids propre de la romaine 
(construite dans cette condition d'équilibre des deux leviers), 
donner autant qu'il est possible de la légèreté à la grande 
iMaiiche, en accentuant d'autant plus cette légèreté que l'on se 
rapproche de son extrémité. 

Il existe bien un autre moyen de l'alléger, c'est de faire 
intervenir le poids mobile dans l'équilibre, de le placer sur le 
petit levier, mais n'anticipons pas, nous aurons à étudier cette 
disposition dans un instant. 



198 

Auparavant il est utile de repreodre notre exposé an point où 
nous avons établi que la romaine primitive se composait de deux 
leviers qui devaient se faire équilibre» sans l'addition d'un 
curseur ou d'un poids. Ainsi le voulait Tusage. 

Dans une pareille balance, on conçoit que la fraude soit très- 
facile, puisque le poids mobile n'est placé sur le levier qu'après 
avoir attaché la charge au crochet et que le peseur peut toujours 
disposer de poids différents ; aussi, l'administration a-t-elle 
exigé, pour mieux garantir la sincérité du pesage, qu'à dater du 
20 janvier 1880, l'équilibre serait établi non plus entre les 
deux leviers, mais au moyen d'un curseur ou d'un poids mobile, 
dont le crocbet serait placé sur un zéro, comme point de départ 
du pesage de suspension. 

L'administration laisse d'ailleurs la faculté à tout fabricant 
de romaines de placer ce zéro sur le grand ou sur le petit levier, 
et même sur leur axe d'oscillation ou de suspension. 

Mous croyons devoir reproduire en entier avec ses dessins, 
cette circulaire ministérielle : 

MINISTÈBB Parti, le S8 mai 1880. 

Ml 

L'AgrieiItm H éi Cmmm. 

arcolaire o* AU. 

POIDS ET MESURES 
d0$»main0»OMiillanu: MONSIEUR LE PRÉFET, 



« Un certain nombre de fabricants d'instruments de pesage se 
sont adressés à mon administration afin d'avoir des renseigne- 
ments sur la manière de construire les romaines oscillantes, 
conformément au décret du 20 janvier dernier, et notamment 
de faire figurer la division zéro sur la graduation de ces instru- 
ments. 

« En vue de satisfaire à ces demanda*, j'ai l'honneur de vous 
adresser ci-inclus plusieurs exemplaires d'un dessin avec légende, 
représentant trois systèmes de romaines oscillantes graduées à 
zéro. 



499 

« Ces systèmes n'oot rien d'exclusif et les balanciers peuvent, 
s*ilâ en trouvent d'autres, les soumettre à l'approbation de 
rAdmiDislration. Ils doivent tenir pour démontré que le zéro 
de la graduation peut occuper indistinctcmeut toutes les places 
oo positions sur la loogucur du fléau. 11 est également notoire 
qoe retendue de la portée et la réduction de la pesanteur de la 
masse de tare, conjointement, dépendent du choix Inlelligem- 
meni fait de la position du zéro, et qu'il n'y a, contrairement à 
ce que l'on a prétendu, aucune incompatibilité entre la présence 
obligatoire du zéro sur la graduation et la portée plus ou moins 
étendue de Tinstrument. 

c D'un autre côté et afin de permettre aux fabricants d'écouler 
les romaines de l'ancien système qu'ils peuvent avoir encore en 
magasin, j'ai décidé que ces romaines pourraient être vendues 
jusqu'au 31 décembre 1880 inclusivement, et admises à la vérl- 
ficatioo et au poinçonnage jusqu'au 31 octobre de la même 
année. 

c 11 y avait lieu de ee préoccuper également des romaines de 
l'ancien système qui se trouvent en très-grand nombre entre les 
mains des assujettis. A l'exemple de ce qui s'est fait en 1839, 
lorsqu'il s*csl agi de déterminer pour l'avenir des règles à suivre 
dans la fabrication des poids et mesures neufs, j'ai décidé que 
les assujelli', détenteurs de romaines anciennes, pourront 
continuer d'en Taire usage et de les présenter à la vérification 
périodique. Cette faculté ne saurait, toutefois, retarder indéfl- 
Dîment T usage du nouveau système ; elle cessera donc lorsque 
les instruments, devenus défectueux, ne pourraient plus servir 
sans être rajustés. A ce moment, ils devront être remplacés par 
des romaines établies conformément au décret du 20 janvier 
1880. 

« Les diverses dispositions ci-dessus indiquées donneront 
satisfaction, dans la plus large mesure possible, aux divers 
intérêts engagés dans la question. 

c Je vous adresse un certain nombre d'exemplaires de la 
présente circulaire, avec dessins à Tappui, pour être immédiate- 
ment distribués à MM. les Vérificateurs et les principaux fabri- 
cants des poids et mesures de votre département. 

« Veuillez, je vous prie, Monsieur le Préfet, etc. • 



LÉGENDE EXPLICATIVE 

Des figures de la planche ci^contre (page 201). 



No 1. - Premier système de romaines oscillantes, où 
le zéro de la graduation est placé sur le grand bras. -— 
Portée moins étendue et masse de tare plus pesante. 

No 2. — Deuxième système, où le zéro est plsu^ au 
centre même d'oscillation du fléau. — Portée plus étendue 
et masse de tare moins pesante. 

N<> 3. — Troisième système, où le zéro est situé sur le 
petit bras. -» Portée encore plus étendue et masse de 
tare encore moins pesante 

B, A^ L. — Fléau de la romaine. 

A. — Centre d'osoillation et point de partage entre le grand et 
le petit bras. 

B. — Point d'application de la charge à peser. 
L. — Ei^trémité du fléau. 

P. — Charge à peser. 

S. — Point de suspension de la romaine. 

C. — Poids curseur posé sur 0. 

0, 1, 2, 3, etc. — Chiffres indiquant la graduation. 

T, T*, T". — Masses de tares proportionnelles pour chaque 
système. 

Z. — Zéro de la graduation. 

A, B. — Petit bras de la romaine. 

A, L. — Grand bras de la romaine. 

Z, L. — Amplitude de la graduation et meture de la portée 
possible dans chaque système. 

No 4. •* Modèle de la romaine Heurtier. 

B, A, L, Z. — Môme signification que ci-dessus. 

Ch. — Chappe à coulise sur laquelle se trouvent invariables le 
centre d'oscillation et le point d'application de la charge. 

S. — Boucle de suspension du point d'oscillation de la romaine. 

P. — Crochet de suspension de la charge à peser. 

T. — Tare remplaçant le poids curseur supprimé. 

T, L. — Tige du fiéau graduée, pouvant glisser dans la coulisse. 

Y. — Vis pour pour fixer la tige du fléau au point d'équilibre, ce 
qui permet de vérifier, après la pesée, le chiffre qui a été la. 

A, B. — Petit bras do la romaine. 

A, T. — Grand bras variable de grandeur pour chaque charge 
plus ou moins pesante. 



201 



i-3-r 













902 

Remarquons que dans la première disposition (du poids placé 
sur le grand levier), le petit levier est chargé à son extrémité de 
trois disques : Tun équilibrant le poids mobile cl les deux autres 
le grand levier. 

Que dans la deuxième disposition, où le poids mobile est 
placé sur l'axe, il ne reste que deux disques et qu'enfin, dans 
la troisième disposition, où le poids est placé sur le petit levier 
(à une dislance de Taxe égale à celle qu*il occupait sur le grand 
levier), 11 n'y a plus qu'un seul disque. 

La première et la deuxième disposition garantissent de la 
fraude, car il suffit, pour n'être pus trompé, de s'assurer que 
Téquilibre existe lorsque le poids est placé sur le zéro et que le 
peseur ne le change pas ; mais on 9 de la peioe à comprendre 
que rAdministralion ait laissé la faculté aux fabricants de faire 
reposer le poids mobile sur Taxe de suspension, puisq^ue Ton 
retombe ainsi dans le défaut originel de la romaine, dont les 
deux leviers se font équilibre. 

Le zéro sur l'axe de suspension ne devrait être toléré qu'à la 
condition de supprimer le poids mobile, ce qui peut très-bien 
avoir lieu. 

Qu'il nous soit permis à ce sujet d'entrer dans quelques nou- 
velles explications et de rendre noire démonstration aussi simple 
que possible, en nous servant, pour la faire comprendre, d'un 
objet des plus usuels, d*une canne plombée. 

Si nous plaçons horizontalement cette canne sur un couteau, 
le zéro sera marqué par le couteau au point où elle sera en 
équilibre, et l'on pourra obtenir ensuite des graduations jusqu'à 
son extrémité si l'on suspend à celle-ci des poids de plus eu plus 
forts ; cela est évident. Puisque le poids (le pommeau) qui s'éloi- 
gne de plus en plus du couteau est fixé à la tige, il n'est pas 
moins évident que l'équilibre ne pourra être obtenu, dans tout 
pesage, qu'à la condition de suspendre au crochet un poids 
exactement égal à celui qu'indique la graduation. Toute fraude 
aéra donc impossible. 

Pour que toutes les graduations soient égales, il faut dans ce 
cas que la tige soit d'un poids uniforme sur toute sa longueur. 
On comprend que cette condition soit indispensable, contrairement 
â ce qui a lieu dans la romaine, dont les deux branches sont de 
longueur invariable, car ici le poids de l'une des branches 
passe dans l'autre. 



203 

Il suffira pour le concevoir de se représenter les deux branches 
d'égale longueur ^ formées de morceaux s'ajoulaot les uns à la 
mile d«8 autres» chacun de ces morceaux ayant la longueur 
d'ane division. Il deviendra évident que si l'on fait avancer la 
tige d'un cran y il faudra, pour rétablir Téquilibre, que l'on ajoute 
de l'autre côté un morceau qui soit équivalant à celui que l'on a 
enlevé ; or^ le pommeau ne fait que supprimer une longueur de 
branche inutile ; mais une balance pareille ne serait susceptible 
de peser que de faibles charges, à moins de donner un poids 
très-lourd au pommeau ou d'exagérer la longueur de la tige. 

Si le crochet qui supporte la charge à l'extrémité du levier se 
rapproche de l'axe à quelques centimètres, celte balance se trou- 
vera dès lors dans les mêmes conditions que les romaines, dont 
la portée est très-étendue, tout en conservant sur elles cet 
avantage que nous ne pouvons trop faire ressortir : d^éviier la 
tromperie. 

Que faut-il pour rendre cette balance d'un usage aussi 
commode que l'ancienne romaine '* 

Construire une chappe qui porte les deux couteaux : l'un 
pour la boucle, l'autre pour le crochet, chappe dans laquelle ou 
puisse faire glisser la lige graduée. 

Cest à la maison de Pierre Heurlier, actuellement maison 
veuve Heurtier, que revient l'honneur de l'invention de ce nou- 
veau type de romaine. Bile Ta créé en 1880, le 12 juin, et 
se trouve maintenant en pleine exploitation de son brevet. 
Deux perfectionnements ont été apportés à Tappareil primitif. 
L'un pour diminuer le frottement de la tige dans la douille, 
par r interposition d'une roulette dans celle-ci. 

L'autre par l'élévation du poids fixe ou pommeau^ de dix 
centimètres environ au-dessus de la lige, qui se trouve à cet effet 
recourbée, pour rendre la balance plus sensible, plus tombante^ 
eu deçà et au-delà du point d'équilibre. 

Par cet artifice, l'équihbre ne peut être étubli que dans la 
position horizontale de la tige. 

Après le pesage, on fixe la tige dans la douille au moyen 
â*une vis de pression, afin de pouvoir vérifier, après l'enlèvement 
de la charge, la première lecture de la graduation. 

Cette précaution de fixer la tige est très-importante. Chacun 
sait, en effet, qu'il se produit une secouasse au moment où la 
charge est enlevée du crochet ou touche le sol, et que le peseur 



flOt 

8t treute exposé à être accusé de tromperie parce qne le poids 
a glissé, bien souveot contre son gré 

Le zéro est tracé, pour la commodité de la construolion, sur 
le côté de la chappe, mais il pourrait l'être aussi bien, au- 
dessus ou au-dessous de Taxe, en évitant la cbappe ; cela n'a 
du reste aucune importaocé dans ce cas. 

Cette balance ne pèse que 4 kilos 600 grammes pour une 
étendue de pesage de 100 kilos, avec des divisions marquant 
200 grammes. C'est à peu prés la moitié du poids des anciennes 
romaines. 

Mise en présence d'un assez grand nombre de types de ro- 
maines dont plusieurs présentent de notables perfectionnements 
sur les andens systèmes, la Commission a dû s'abstenir de 
porter sur chacun de ces types un jugement qui ne lui était 
pas demandé, elle s'est bornée à rechercher quel était celui 
d'entre tous qui méritait le mieux une récompense. 

La décision ne pouvait dès lors s'appliquer qu'au type de la 
maison veuve Heurtier, parce qu'il est le seul qui réunisse dans 
son ensemble toutes les qualités que l'on doit rechercher : 1* de 
la sincérité du pesage ; 2» de la solidité ; S» de la légèreté ; 
4o enfin d'un prix de construction peu élevé. 

Votre Commission croit donc que Tœuvre qui vous est sou- 
mise a le caractère d'utilité et de progrès que la Société aime 
à encourager et elle a l'honneur de proposer à l'Assemblée 
générale d'accorder à Pierre Heurtier, balancier à Saint-Btienoe, 
récemment décédé, et au profit de sa veuve, une médaille d*or. 

Saint-Etienne, 8 juillet 1881. 



ses 



COMICE AGRICOLE CANTONAL DE 1881 

Teii i BODRil-AftilEIIITAL 

JBQIS 3 ST <L 



COMPTE-RENDU 
Par M. MAURIGK, secrétaire général. 



SOMMAI RB. — Ck)mpte-rendu du Secrétaire généraL — 
Discoars prononcé par M. Eutbbts. — Rapport sur le 
concours des exploitations agricoles des deux cantons de 
Bourg^- Arpentai et de Pélussin, par M. Liabbuf. — Liste 
générale des récompenses. — 'Statistique du Comice. 

Des huit circonscriptions adoptées pour la tenue de 

BOB Ciomioes cantonaux, celle qui, jusqu'à présent, nous 

a donna les résultats les moins satisfaisants, est incon- 

test&blement celle du canton de Bourg -Ârgental. Le 

précédent Comice de ce canton, celui de 1873, nous 

av&it même laissé des souvenirs, en quelque sorte pé- 

nibleSy t&nt les agriculteurs du canton semblaient s'être 

montrés indifférents à nos efforts d'encouragement pour 

l'a^p[*iculture* 

14ous nous expliquions, jusqu'à un certain point, ce 
défaut de concours, par la pauvreté agricole d'un canton 
dont ia généralité des communes est placée à une alti- 
tude variant de 500 à 1.200 métrés, ce qui ne permet 
guère à, l'agriculteur d'autres cultures fructueuses que 
Ict culture forestière et la culture des prairies, et exclut 
surtout la culture de la vigne. Aussi la densité de la 
population de ce canton est-elle un des plus faibles de 
l'e^rondissement : un habitant pour un hectare et tiers 



306 

Cependant, tout à côté de ce canton, nous en voyons 
un autre qui se trouve dans des conditions tout aussi 
désavantageuses sous le rapport de Taltitude, et où la 
densité de la population est encore moindre : un habitant 
pour un hectare trois quarts (1*»~*',75), c'est celui de 
Saint -Genest-Malifaux, où, nonobstant, nos Comices 
obtiennent des résultats autrement satisfaisants, sous 
le rapport surtout de l'espèce bovine. C'est que là se 
sont rencontrés quelques hommes comme feu le baron 
de Saint-Genest et notre collègue, M. jCourbon-Lafaye, 
qui ont prêché tout autour d'eux le progrès agricole et 
encouragé les agriculteurs par leurs exemples, encore 
plus que par leurs discours. 

Bourg-Argental n'a pas encore trouvé ses apôtres du 
progrès agricole, mais il n'y a pas lieu, pour nous, 
évidemment de désespérer. 

Quoiqu'il en soit, les souvenirs du Comice de 1873 
nous obsédaient encore et ce n'est pas sans quelque 
appréhension d'un insuccès que nous nous préparions 
pour celui de 1881. 

Un malentendu survenu presque au dernier moment, 
avec la municipalité da chef-lieu de canton, malentendu 
heureusement terminé, avait encore ravivé nos craintes. 

Je suis heureux devons dire, avec tous ceux de nos 
collègues qui ont assisté au Comice de Bourg-Argental, 
que non seulement nos craintes ne se sont pas réalisées, 
mais que relativement à 1873, nous avons eu un véri- 
table succès. 

En 1873, je ne sais pour quel motif, je n'ai pas donné 
la statistique du Comice. Je le regrette d'autant plus, 
que cette statistique comparée est le vrai moyen de se 
rendre compte des résultats obtenus. A défaut de statis- 
tique de l'exposition, je trouve néanmoins, dans la liste 
de distribution de nos récompenses, des éléments de 
comparaison suffisamment probants pour vous con- 
vaincre de ce que je vous annonce. 

En 1873, notre programme portait un total de 106 
récompenses promises et la liste Redistribution n'en porte 
que 60 de décernées, par conséquent 46 n'ont pas trouvé 
d'emploi. En 1881, au contraire, sur 110 récompenses 



307 

que portait notre programme^ 101 ont été décernées et 9 
seulement, toutes d'un ordre inférieur, sont restées sans 
emploi. Mais c^est surtout sur les concours les plus 
importants que porte la différence. Vous en jugerez par 
les chiffres suivants : 

1873 1881 

Prix dn progr. Prix déecraés. Prix da progr. Prlxdéc«més. 

Serviteurs 6 3 6 8 

Labourage 7 3 6 9 

Espèce bovine 30 20 22 27 

Espèce chevaline ... 4 2 7 7 

Total 47 28 41 51 

Ainsi donc, pour quatre concours des plus importants, 
en 1873, 60 pour cent de nos récompenses sont restées 
sans emploi, tandis qu'en 1881 les récompenses du pro- 
gramme ont été jugées insuffisantes, et il a fallu en 
ajouter le quart en plus. 

Après ces considérations générales j'aborde le récit 
de notre fête agricole. 

Le concours de labourage, par lequel s*était ouvert la 
série des concours du Comice, le samedi 3 septembre, 
avait été assez satisfaisant pour qu'on ait dû ajouter 
trois prix aux huit qu'indiquait le programme ; c'était 
un début déjà rassurant, qui avait dissipé une partie des 
craintes que les souvenirs du passé avaient fait naître 
dans l'esprit des organisateurs. Toutefois, le temps 
sombre et menaçant par lequel a débuté la journée du 
dimanche, n'était rien moins que propre à faire cesçer 
le reste de nos inquiétudes. Les exposants arrivaient 
lentement et les visiteurs plus lentement encore ; enfin, 
l'affluence de ces derniers s'est prononcée avec le beau 
temps, et lorsque les opérations des jurys terminées, nous 
nous sommes réunis pour la distrioution des récom- 
penses, nous avons été tout à fait rassurés. L'ensemble 
des concours, malgré la presque nullité de quelques-uns, 
notamment celui des instruments agricoles, était relati- 
vement satisfaisant et la fête agricole était réussie. 



908 

La place principale de Bourg-Argental, sur laquelle 
avait été dressée, par les soins de nos organisateurs, 
l'élégante estrsule destinée à la cérémonie de distribution 
des récompenses du Comice, était, malgré son étendue, 
devenue tout à fait insuffisante à contenir les milliers 
de spectateurs qui s'y étaient entassés. 

La cérémonie de la distribution des récompenses a 
commencé à trois heures, M. Grranet, secrétaire général 
de la Loire, délégué par M. le Préfet^ empêché, présidait 
la cérémonie. A ses côtés s'étaient groupées toutes les 
notabilités de la ville et du canton et de la Société d'A- 
griculture : M. Girodety maire et ses adjoints, M. Euverte, 
président de la Société d'Agriculture, M. Maurice, 
secrétaire général, M. Otin, commissaire général du 
Comice, M. Maximilien Evrard, vice - président, M. 
Favarcq, trésorier, et enfin tous les membres de la 
Société, au nombre d'une trentaine, composant la Com- 
mission d'organisation et les divers jurys des concours. 

M. Granet a ouvert la séance en donnant la parole à 
M. Euverte, président de la Société d'agriculture, qui a 
prononcé le discours suivant : 

(Voir le discours plus loin). 

Après ce discours, qui a été applaudi comme il le méri- 
tait, M. Granet a pris la parole et, après avoir expliqué 
les raisons qui avaient empoché M. le Préfet de la Loire de 
présider cette cérémonie, a exprimé la vive satisfactton 
qu'il éprouvait d'apprendre par le discours de M. le Prési- 
dent de la Société d'Agriculture, que des progrès agricoles 
sérieux avaient été réalisés dans le canton de Bourg- 
Argental. 

Le gouvernement de la République, a-t-il dit, en 
substance, se préoccupe de tous les intérêts du pays, 
mais surtout de ceux qui touchent à l'agriculture, base 
de ce qui fait la prospérité et la grandeur d'une nation. 

Après cette allocution fort applaudie, M. le Président 
a donné la parole à M. Liabeuf, rapporteur du Jury du 
Concours des exploitations agricoles, dans les deux can- 
tons de Bourg-Axgental et Pélussin. Ce membre a donné 
lecture de l'intéressant rapport que nous donnons plus 



909 

loin. Enfin, M. Maurice, secrétaire général de la Société 
agricole a appelé les lauréats des divers concours qui 
sont venus successivement recevoir des mains de M. 
Granet ou d'une des notabilités qui l'entouraient, les 
récompenses décernées. 

Les intermèdes de cette cérémonie ont été remplis par 
un véritable Concert donné par l'Harmonie de Saint- 
Etienne, qui a fait entendre, dans cette circonstance, les 
plus beaux morceaux de son répertoire. 

La fête agricole du Comice s'est terminée comme d'ha- 
tude par un banquet donné par la ville de Bourg-Argental, 
aux membres des jui^s et autres notabilités de la fête, 
banquet dont son Maire, M. Girodet a fait les honneurs 
avec une bonne grâce parfaite. 

Lorsqu'on est arrivé au dessert, M. Girodet a porté un 
toast à tous ceux qui avaient contribué au succès de la 
fête actuelle, à M. le secrétaire général de la Loire, repré- 
sentant de M. le Préfet, à la Société d'Agriculture, aux 
diverses Sociétés musicales et particulièrement à l'Har- 
monie de Saint^Etienne, ainsi qu'aux diverses Sociétés 
de sarbacane. 

M. Granet a porté ensuite un toast en premier lieu à 
M. Grévy, président de la République française, en second 
lieu à la ville de Bourg-Argental, à son maire, M. Girodet 
et à la municipalité dont il s'estimait très-heureux d'avoir 
été appelé à faire plus intimement la connaissance. 

Enfin M. Euverte, président de la Société d'Agriculture, 
a porté un toast à M. le Maire de Bourg-Argental, à 
M. le Secrétaire général du département, et à tous ceux 
qui ont donné leur concours à la fête réussie à laquelle 
nous avons assisté ce jour-là. 

Il remercie particulièrement M. Otin , commissaire 
général du concours et ses collaborateurs de la commis- 
sion d'organisation, de toute la peine qu'ils ont dû prendre 
pour ari^iver à un résultat qui mérite les félicitations de 
tous. 

La fidélité du récit m'oblige à mentionner ici les remer- 
ciements dont notre excellent président a bien voulu 
gratifier votre secrétaire général, pour son concours, 
tout au moins, de bonne volonté. 



310 

Enfin les membres des divers jurys des concours ont 
reçu également de lui le tribut de félicitations auxquelles 
ils avaient droit pour la rapidité avec laquelle leurs opé- 
rations ont été conduites. 

En résumé, je vous dirai, pour terminer ce compte- 
rendu, que si ce dernier Comice de Bourg-Argental laisse 
encore beaucoup à désirer, l'étude statistique que j'en 
ai faite, sans parti pris, permet cependant de constater 
que non seulement il est en progrès notable sur celui 
qui Ta précédé, mais encore que, soit pour le nombre 
des concurrents ou exposants, soit pour le nombre des 
animaux et des objets exposés, il tend manifestement à 
se rapprocher des chiffres moyens donnés par les Co- 
mices des sept autres cantons. 

Une autre raison qui, à mon avis, nous donne lieu 
de penser que cette partie de notre arrondissement tend 
sérieusement à entrer dans le mouvement du progrès 
que nous cherchons à imprimer à toutes les parties de 
notre circonscription agricole, c'est ce fait très-signi- 
ficatif, sur lequel je me permets d'appeler votre atten- 
tion : le canton de Bourg-Argental, dont les habitants 
semblaient depuis un grand nombre d'années vouloir, 
pour ainsi dire, rester, de parti pris, étrangers aux 
travaux de notre Société, s'est enfin, depuis deux ou 
trois ans, décidé à nous fournir des .coopérateurs. 

La Société d'Agriculture compte déjà, ou comptera le 
mois prochain, 6 membres titulaires appartenant au 
canton de Bourg-Argental. C'est là évidemment pour 
nous un moyen déjà puissant d'agir sur ce canton. 

Avec l'aide de ces coopérateurs placés sur les lieux, 
tous animés de plus ou moins de zélé, sur le concours 
desquels nous pourrons sûrement compter, il y a tout 
lieu d'espérer, en effet, que nos efforts, en vue du pro- 
grès agricole du canton, seront rendus, dans l'avenir, 
plus efficaces et plus fructueux qu'ils n'ont été dans 
le passé. 

Ainsi soit-il I La formule est banale, mais elle n'en 
est pas moins bonne pour rendre notre pensée à tous. 



211 
DISCOURS 

PRONONCÉ A LA DISTRIBUTION DES RÉCOMPENSES 

Par M. EDVËRTE, président. 



Messieurs, 

Il y a huit ans, la Société d'Agriculture de Saint- 
Etienne tenait ses modestes assises à Bourg- Argental. 

Elle est heureuse de se retrouver aujourd'hui au 
milieu de ces populations agricoles auxquelles elle se 
fait un honneur de prendre un très-réel intérêt et de 
donner un concours infatigable. 

Nous sommes heureux de proclamer tout d'abord que 
le présent concours est sensiblement supérieur à celui 
de 1873 et donne l'idée d'un progrès réel. 

Vous entendrez dans quelques instants les rapports 
des jurys spéciaux et des hommes compétents, et vous 
constaterez, comme je l'ai fait moi-même, que le progrès 
est incontestable. 

Au point de vue agricole proprement dit, notamment 
en ce qui concerne le concours des exploitations, le 
rapport dont vous allez entendre la lecture, relève une 
notable amélioration, et si en 1873 nous avions cru 
devoir signaler aux agriculteurs qu'il existait, sur ce 
point, une lacune regrettable, je me fais un plaisir de 
proclamer aujourd'hui que de sérieux efforts ont été 
faits pour la combler. * 

Les récompenses décernées à MM. Barralon, Tardy 
et autres, sont la juste récompense de travaux impor- 
tants que nous sommes heureux d'encourager. 

Les reboisements, dont l'importance n'est plus à 
démontrer pour les parties montagneuses de votre région, 
ont continué à être l'objet des soins persévérants de 
quelques propriétaires ; ce sont là des travaux utiles 
au premier chef, qui réclame cette qualité maîtresse, 
qu'on appelle la persévérance. 



31S 

Vous applaudirez dans quelques instants aux récom- 
penses décernées à M. le baron de Saint-Trivier, à 
M. Monchovet et autres, pour des travaux de ce genre. 

Vous trouverez parmi les lauréats dont les noms vont 
être proclamés dans quelques instants, des lutteurs infa^ 
tigables contre cet ennemi acharné qu'on appelle le 
phylloxéra. Vous y trouverez aussi quelques-uns de 
ces petits cultivateurs, comme il y en a tant en France, 
race énergique et infatigable au travail, qui arrive à 
faire quelque chose avec rien, et à créer de toutes pièces 
un sol cultivable. 

Je ne saurais vous dissimuler que, parmi toutes les 
récompenses que nous décernons, celles-ci nous parais- 
sent avoir une valeur particulière. Elles s'adressent au 
travail opiniâtre de ces petits cultivateurs, qui consti- 
tuent, à notre avis, la véritable démocratie française. 
(Applaudissements), 

Vous avez pu constater de visu, pour ce qui concerne 
les bètes à cornes et les chevaux, que sous le rapport 
du nombre, aussi bien que pour la qualité, le concours 
actuel est en progrès marqué sur celui de 1873. 

On avait expos(^, en 1873, tout au plus 40 animaux 
de médiocre qualité ; nous avons aujourd'hi 80 bétes 
à corne ou chevaux, parmi lesquels un certain nombre 
d'une valeur méritante. 

Nous sommes donc heureux, je le répète, de constater 
cette amélioration et d'en féliciter les agriculteurs des 
cantons de Bourg-Argental et Pélussin. 

Permettez-nous toutefois. Messieurs^ d'accomplir notre 
devoir, en vous signalant que ce progrès, déjà satis- 
faisant, est encore insuffisant. 

Dans votre région, comme dans beaucoup d'autres en 
France, l'agriculture n'a pas suivi le mouvement pro- 
gressif des autres industries, et c'est là un mal contre 
lequel il faut absolument réagir. 

Depuis plusieurs années, nous entendons les plaintes 
les plus vives contre la concurrence américaine ; c'est 
là un mal par lequel il ne faut pas se laisser abattre 
et contre lequel il faut entamer la lutte par les efforts 
combinés du travail et de l'intelligence. 



213 

Le travail des bras est excellent^ indispensable^ mais il 
ne sufBt plus, il faut ajouter les données de la science. 

L'instruction est de plus en plus prodiguée aujourd'hui 
à toutes les classes de la population française, instruisez- 
vous donc et sachez travailler avec discernement. 

Recherchez avec soin quels sont les produits les plus 
avantageux ; si la concurrence est difficile à soutenir 
pour la production des céréales, faites des prairies et 
des bestiaux, reboisez vos montagnes, en un mot sachez 
ehoisir. 

Vous allez bientôt être reliés au réseau général des 
chemins de fer firançais, et il en résultera pour vous 
de notables facilités pour Técoulement de vos produits. 

Mais n'allez pas croire que c'est là un bien absolu 
et sans mélange ; un moyen de transport facile et écono- 
mique favorise, il est vrai, l'exportation de vos produits, 
mais il est évident qu'il favorise également l'importation 
des produits concurrents. 

N'oubliez donc pas qu'après, comme avant, il faudra 
TefTort soutenu pour arriver à l'amélioration de votre 
situation. Le progrès appelle le progrès, l'effort appelle 
de nouveaux efforts et, finalement le travail. Le travail 
énergique et soutenu est la loi universelle. 

Laissez-moi vous rappeler, Messieurs, que lorsqu'on 
1873, après tous nos désastres, la Société d'Agriculture 
reprenait, ici même, le roulement de ses comices can- 
tonaux, interrompu pendant trois années, nous étions 
étonnés, après une crise aussi effroyable, de nous trouver 
de nouveau réunis en un jour de fête. 

Quel ne doit pas être aujourd'hui notre étonnement, 
Messieurs, après huit années, de constater la situation 
actuelle. 

Une surcharge de sept cents millions d'impôts avait 
été imposée au travail national par les funestes événe- 
ments de 1870 ; depuis lors, cette lourde charge a pu 
être allégée de près de trois cents millions. 

C'est l'ordre matériel maintenu dans le pays, c'est 
surtout le travail, ce sont les progrès de l'agriculture et 
de l'industrie qui ont amené cette incontestable prospérité 
matérielle. 



21& 

Travaillons - donc^ Messieurs, travaillons toujours, 
soyons sages, et cette excellente situation sera main- 
tenue. {Applaudissements). 

Permettez-moi, en terminant, de remercier bien sin- 
cèrement M. le Maire de Bourg-Argental et ses colla- 
borateurs de la cordiale et brillante réception qui a 
été faite aujourd'hui à la Société d'Agriculture ; nous 
savons qu'il a fallu surmonter bien des difficultés pour 
arriver à ce très -beau résultat, et nous en sommes 
d'autant plus reconnaissants à M. le Maire. 

M. le Préfet de la Loire espérait pouvoir nous faire 
l'honneur de nous présider aujourd'hui ; nous regrettons 
que d'impérieux devoirs le retiennent à Saint-Etienne. 

Nous remercions M. le Secrétaire général d'avoir bien 
voulu accepter la délégation que lui a donnée M. le 
Préfet, et de donner ainsi une preuve incontestable de 
l'intérêt qu'il prend à nos modestes travaux. 

M. le Secrétaire général est depuis trop peu de temps 
dans le département de la Loire pour que nous le 
connaissions personnellement ; nous savons, toutefois, 
qu'il est, tout à la fois, un excellent administrateur et 
un lettré ; c'est à ce double titre que vous aurez à 
l'applaudir dans quelques instants. {Applaudissements), 

Nous sommes heureux d'adresser nos félicitations et 
nos remerciements aux Sociétés musicales qui sont 
venues ajouter à cette fête une animation bien nécessaire 
pour attirer les populations autour de nos travaux un 
peu sérieux. 

Nous félicitons d'une manière toute spéciale Y Harmonie 
Stéphanoise, qui vient, de nous fournir une nouvelle 
occasion de constater qu'elle est aujourd'hui, à juste 
titre, classée comme l'une des meilleures sociétés musi- 
cales de notre région. {Applaudissements). 



ai5 



RAPPORT 

SUR LB 

CONCOURS DES EXPLOITATIONS AGRICOLES 

Des cantons de Bourg^Argental et Péhusin 

Bn 1881 

Présenté au nom d*une Gommisssion, composée de MM. Otin, Guétat, 

Terme, de Saint-Genest, Gharlois, Gaérin-Granjon 

et Liabeuf, rapporteur. 



Messieurs, 

La Commission que vous avez nommée a eu à examiner 
neuf exploitations ; sept dans le canton de Bourg - 
Argental et cfeux dans celui de Pélussin. 

Nous allons passer en revue les travaux excutés par 
les concurrents. 

1» M. Barralon (Louis), habite la commune de La 
Versanne, le hameau de Fogères ; il est propriétaire 
d'un domaine sur lequel il entretient de 8 à 10 bétes 
A cornes. Pour nourrir ce bétail, il a 5 hectares 1/2 de 
prairies bien entretenues. 

Toutes les terres ont été drainées et 4 hectares ont 
été défoncés et, toutes les fois que cela a été possible, 
les eaux dçs drains ont servi à l'arrosage des prés 
inférieurs. 

Nous avons admiré les cultures de la propriété de 
Fogères ; les seigles étaient beaux et propres, ainsi que 
les avoines, et surtout une belle pièce de trèfle. 

A l'époque de notre visite, les pommes de terre sor- 
taient de terre et M. Barralon leur faisait donner un 
hersage ; c'est une pratique que nous ne saurions trop 
recommander à tous les agriculteurs. 



346 

M. Barralon ne s'est pas contenté d'améliorer ses fonds 
par des défoncements ; il a en outre utilisé les pierres à 
faire des murs de soutènement et à améliorer les chemins 
qui conduisent à sa ferme ; c'est un exemple que nous 
tenons à citer. Ce propriétaire nous a montré de beaux 
reboisements exécutés sur une surface de trois hectares 
1/2. La ferme était privée d'eau potable^ M. Barralon 
y a amené au moyen d'une conduite souterraine, une 
source située à 600 mètres de distance et aujourd'hui 
sa ferme est pourvue d'une eau abondante et pure, qui, 
après avoir servi aux usages de la maison, se rend par 
un aqueduc au sommet d'un pré et l'irrigue entièrement ; 
les purins de la ferme se mélangent avec l'eau de la 
fontaine. 

A l'unanimité, notre Commission vous propose de 
décerner à M. Barralon, une médaille d'or grand module, 
pour les importantes améliorations qu'il a faites, dans 
son domaine de Fogères. 

2*^ M. Félix Tardy, de Saint-Etienne, possède à Rio- 
ramas, commune de Graix, une propriété composée 
de prés et de bois. Nous avons dit prés, mais ce serait 
bien plutôt pâturages et marais qu'il faudrait les nommer. 

Jusqu'en 1874, cette prairie, de 11 hectares, était louée 
600 francs. Depuis cette époque, M. Tardy s'est mis 
à l'œuvre et a drainé la totalité des 11 hectares. Pour 
détruire les mousses, laiches, qui croissent en abondance 
dans ces pâturages des hautes montagnes, il a employé 
la chaux en compots, puis pour les fumures, le fumier 
d'étable et la cendre de bois. De grandes pièces d'eau 
recueillent les eaux des drains et permettent d'arroser 
la presque totalité de la prairie. La vente du foin de 
la prairie s'est élevée, en 1880, â la somme de 2.263 
francs ; la récolte moyenne était de 3.525 kilogrammes à 
l'hectare. 

Les dépenses totales de 1874 â 1880, y compris les 
fumures, ont été de 7.800 francs et le produit de 9.700 
francs. Aujourd'hui, les 11 hectares de saignes et pâtu- 
rages sont convertis en une prairie de premier ordre. 

M. Tardy a, en outre, reboisé en pins, sapins, épicéas. 



317 

une sur&ce de 10 hectares qui était peuplée de hêtres. 
Ce reboisement, quoique jeune dans quelques parties, est 
déjà irès-beau. 

Nous vous proposons, Messieurs, d'accorder à M. 
Tardy une médaille d'or, pour ses travaux de drainage, 
d'irrigation et ses reboisements. 

3* M. le baron de Saint-Trivier, propriétaire dans 
le canton de Bourg-Argental, a depuis plusieurs années 
faii exécuter de très-grands travaux de reboisement, 
dont voici le détail : 

Sur la commune de Bourg-Argental, depuis l'année 
1668, il a été reboisé 18 hectares ; sur la commune de 
Burdignes, les reboisements qui ont commencés en 1870 
ont une étendue de 31 hectares ; sur la commune de 
Saint-Sauveur ils occupent une surface de 33 hectares, 
soit 82 hectares de reboisés. 

Les essences employées sont le pin sylvestre, quelques 
épicéas et sapins. 

Dans certaines parties rocheuses, c'est grâce à la 
persévérance employée, qu'il a été possible d'arriver au 
beau résultat que nous avons constaté ; aussi, messieurs, 
votre Commission vous propose-t-elle de décerner à M. 
le baron de Saint-Trîvier une médaille d'or. 

4® M. MoNTCHOVET, de Bourg-Argental, a, lui aussi, 
fait de nombreux reboisements dans sa propriété des 
Chaberts. De 1879 à 1880, il a fait planter 86.000 pins 
sylvestres, sur une surface d'environ 8 hectares. L'hiver 
de 1879 à 1880 avait détruit une partie de cette plantation 
qui a été remplacée. Lors de notre visite, les plans 
anciens et les nouveaux avaient une très-belle apparence 
et tout faisait espérer une complète réussite. Le prix de 
revient de cette plantation s'est élevé à 267 fr. 50 
l'hectare. 

En 1868 et en 1870, M. Montchovet avait entrepris le 
reboisement d'une parcelle exposée au midi, sur un sol 
très-aride ; il avait employé des plans de mélèzes, 
épicéas, cèdres, pins, au nombre de 35.000 ; cette opé- 
ration, qui a nécessité de nombreux repiquages, est au- 

15 



218 

jourd'hui réussie, mais les mélèzes nous semblent être 
arrivés dans certaines parties à leur maximum de déve- 
loppement. 

Nous vous proposons, Messieurs, de décerner à M. 
Montchovet une médaille de vermeil pour ses reboise- 
ments. 

5^ M. Roux, propriétaire à Malleval, est possesseur 
d*un tènement de vignes, dont le phylloxéra a détruit 
la majeure partie. Partisan des vignes américaines 
comme porte-greffes, il s'est adressé à elles pour recons- 
tituer son vignoble ; il multiplie les Herbemonts, les 
Cuningham, les Jacquez, les Riparia et les Clinton ; 
déjà il en a planté 5 hommées. 

M. Roux possède encore 15 hommées de vignes fran- 
çaises, qui sont très-bien entretenues et donnent un 
excellent vin. Nous sommes d*a\is d'accorder à M. Roux 
une médaille de vermeil, pour le bon entretien de son 
vignoble et pour ses essais de multiplication de plants 
américains. 

6° M. Rolland, propriétaire au Briat, commune de 
Roisey, exploite une petite ferme, sur laquelle il entre- 
tient deux vaches. Depuis 4 ans, il a défriché et défoncé 
près de 2 hectares de rochers, qu'il a ainsi convertis 
partie en terre, partie en vignes. Grâce à l'énergie qu'il 
a déployée, il a doublé les terres cultivables de son 
petit domaine, et il a pu nous montrer de très-belles 
cultures et une vigne en excellent état. Nous lui recom- 
manderons seulement de s'occuper un peu plus de son 
étable. 

Votre Commission lui décerne une médaille de vermeil. 

7» M. Fangbt, propriétaire à Bourg-Argental, était 
possesseur d'un tènement de 2 hectares 1/2 d'incultes, 
près du Noiret. La pente du sol varie entre 30 et 40 0/0, 
sa nature est pierreuse. M. Fanget en a entrepris le 
reboisement ; à cet effet, il a planté, depuis trois ans, 
des pins sylvestres sur presque toute sa surface. L'opé- 
ration a bien réussi, mais dans une partie il sera néces- 
saire de remplacer les manquants. M. Fanget a bien 



219 

entretenu cette plantation ; il y a fait tous les nettoyages 
nécessaires ; la partie basse du tènement a été plantée 
en chênes. 

Une médaille d'argent lui est décernée pour son 
reboisement. 

8* M. Frachon, propriétaire au Noiret, commune de 
Bourg-Argental, a créé, sur un sol couvert de roches, 
une petite vigne de près de 2.000 mètres. C'est, dit-il, 
un commencement. Pour nous, nous ne pouvons qu'ap- 
plaudir à de tels travaux qui mettent en culture des 
surfaces jusqu'alors improductives. M. Frachon exploite 
une ferme dans laquelle il entretient 7 vaches ; nous 
avons vu chez lui une belle récolte de céréales. 

Nous vous proposons de lui décerner une médaille 
d'argent pour ses travaux de défrichement et de plan- 
tation de vignes. 

9^ M. GouRLAT, propriétaire à Saint -Âppolinard, 
possède des vignes qu'il a créées, mais qui, malheureu- 
sement, sont atteintes par le phylloxéra. Celte année 
l'oïdium y a fait aussi des ravages. 

M. Gourlat a fait plusieurs défoncements, a comblé 
un grand fossé qui empiétait sur ses terres ; il a créé 
un pré qui est dans un très-bel état. Une vigne phyl- 
loxérée a été transformée en une bonne luzernière. 
Nous lui recommandons de soigner plus attentivement 
sa cour et ses fumiers. 

Une médaille d'argent lui est décernée. 

Messieurs, 

Votre Commission a été d un avis unanime pour qu'il 
soit accoré une médaille d'argent : 1° à M. Maurice 
Defour, régisseur de M. le baron de Saint-Trivier, pour 
le concours intelligent et actif qu'il a apporté dans 
toutes les opérations de reboisement qui ont été faites 
sous sa direction ; 2** à M. François Verney, garde de 
la propriété de M. François Tardy, qui a surveillé et 
fait exécuter les importants travaux d'amélioration dont 
nous avons parlé. 



9S0 



COMPOSITION 



DB LA 



COMMISSION D'ORGANISATION DU COMICE 

JET I>S3S JURYS 



ComtHùsion d organisation : 

MM. Otin (Antoine), commissaire général ; 

LiABBUF (Claude), commissaire général adjoint ; 
Croizier, conservateur du matériel ; 
Tbyssier, de Saint-Etienne ; 
Dbfour (Maurice), de Bourg-Argental. 



*»«#*<«A«*««M> 



Jurys : 



Les noms des membres des divers jurys sont donnés 
en tète de chaque espèce de concours, dans la liste 
générale ci -après, des récompenses distribuées au 
Comice. 



9St 



LISTE GÉNÉRALE 



RÉCOMPENSES DISTRIBUÉES 



JURYS DES CONCOURS 



Comeoium des ezploltailoMS agrleolM* 

Jury: MM. Liabeuf, Otin, Ouétat, Terme, de Saint-Genest, 

Charlois, Guérin-Oranjon. 

!•' Prix : Orande médaille d*or, — M. Barralon, pro- 
priétaire à Fogères, commune de La Versanne. — Bonne 
culture, améliorations agricoles diverses très^importantœ 
et reboisements. 

2^ Prix : Médaille d'or(petit modulé). — M. Félix Tardt, 
de Saint-Etienne, propriétaire à Rioramas. — Création 
<le prairies, irrigations et reboisements. 

3« Prix : Médaille d'or. — M. le baron db Saint- 
Trivier, propriétaire à Bourg-Argental. — Pour reboi- 
sements très-importants (82 hectares). 

4* Prix : Médaille de vermeil. — M. Montchovet, 
notaire à Bourg-Argental. ^ Reboisements importants 
(8 hectares). 

5« Prix : Médaille de vermeil. -^ M. ELoux, propriétaire 
à Maclas. — Plantation de vignes américaines et bPRDe 
eulture de ses vignes. 

&• Prix : Médaille de vermeil. — M. Rolland^ pro- 
priétaire à Roisey. — Défrichements, plantiations de 
vignes et vergers. 

?• Prix : Médaille d'argent. — M. Fanget, propriétaire 
au Bourg-Argental. — Reboisements, ea pins sylvestres 
et »n cbèa^ de 2 bectares et4emi. 



222 

8* Prix : Médaille d'argent, — M. Frachon, proprié- 
taire à Noiret, commune de Bourg-Argental. — Pour 
défrichements, défoncements et plantations de vignes. 

9« Prix : Médaille d*argent, — M. Gourlat, proprié- 
taire à Saint-Appolinard. — Améliorations agricoles 
diverses. 

Collaborateurs de V agriculture. 

Médaille émargent : M. Maurice Defour, régisseur des 
propriétés de M. de Saint-Trivier, pour direction des 
travaux de reboisement. 

Médaille d'argent : M. François Verney, garde la 
propriété de M. Tard y, dans laquelle il est employé 
depuis 35 ans. 

Autres collaborateurs de l'agriculture récompensés 
par le Jury des serviteurs agricoles. 

Médaille de vermeil : M. Paul Marondy, chef de 
service à la Société horticole de l'ancienne pépinière 
Adrien Sénéclauze à Bourg-Argental, pour 32 ans de 
services dans cet établissement. 

Médaille d'argent et 30 francs : M. Barthélémy Bois- 
SONNET, garde-champétre et forestier de la commune de 
Roisey, 34 ans de bons services. 



Comconrs des •ervltenrs et serrantes aiprieoles 

et horticoles. 

Jury : MM. Ëuverte, Maurice, Favarcq, Chapelle, François. 

!•' Prix, médaille de bronze et 40 francs : à Amélie 
Galibert, âgée de 52 ans, servante agricole de M»« veuve 
Darmezin, propriétaire à Saint-Michel. — 42 ans de 
services. 

2« Prix, médaille de bronze et 35 francs : M. Antoine 
Dumas dit Galand, âgé de 72 ans, domestique agricole 
de M. de Saint-Trivier, propriétaire à Bourg-Argental. 
— 37 ans de services. 

3* Prix, médaille de bronze et 30 francs : M. André 



233 

Martel^ âgé de 65 ans environ, serviteur agricole de 
rétablissement des Sœurs Ursulines^ à Bourg- Argental. 

— 36 ans de services. 

4* Prix, médaille de bronze et 25 francs : M. Jean 
Messonnier, âgé de 42 ans, domestique agricole de 
M. Régis Poncet, propriétaire à Saint-Pierre-de-Bœuf. 

— 30 années de services dans la même maison. 

5« Prix, médaille de bronze et 20 francs: M. Auguste 
Vincent, serviteur attaché à l'exploitation agricole de 
rhospice de Pélussin. - 21 ans de services intelligents 
et dévoués. 

6* Prix, médaille de bronze et 15 francs : M. Michel 
Chai2b, domestique agricole chezM.Jullien, propriétaire 
à Pélussin. — 26 ans de services. 



Comeonrs ée Imboarafpe* 

Jury : MM. Otin û\s, Liabeuf, Guétat, Magand, 
François, de Pélussin. 

!•» Prix, 50 francs : M. Alfred Grandvbau, de Saint- 
Crenest-Malifaux, n» 6. 

2« Prix, 40 francs : M. Louis Fauvet, de Saint-Genest- 
Malifaux, n® 5. 

3« Prix, 30 francs : M. Antoine Girodet, de Bourg- 
Argental, n»9. 

4« Prix, 25 francs: M. J.-B. Audouard, de Bourg- 
Argental, n® 5. 

5** Prix, 20 francs : M. Toussaint Sauzéas, de Bourg- 
Argental, n^ 2. 

6« Prix, 15 francs : M. François Bourrin, de Bourg- 
Argental, no 4. 

7* Prix, 10 francs : M. J.-M. Oriol, du Colombier, 
n« 7. 

8« Prix, 10 francs : M. François Boirion, de Bourg- 
Argental. 

9* Prix, 10 francs : M. Berobron, de Saint-Genest- 
Maiifaux. 



334 

Comeonrs «les animaiix reproducteurs* 

ESPÈCE BOVINE 

Jury : MM. Fonvielle, Liabeuf, Labully, Magand, Fillon. 

!'• Section. — Taureaux Jusqu'à 24 mois. 

V Prix, 40 francs : M. Jean Fadvet, de Saint-Genesi- 
MalifauXy n» 5. 

2* Prix, 30 francs : M. Rémy Sauzéas, de Bourg- 
Argental, n^ 11. 

2« Section. — Taureaux au-dessus de 24 mois. 

V^ Prix, 50 francs : M. Jean-Marie Bonche, de Saint- 
Genest-Malifaux, n*» 10. 

2* Prix, 40 fr. : M. Bbrgeron, de Saint-Genest-Mali- 
faux, n<» 13. 

3- Prix, 30 fr. : M. Oriol, du Ck)Iombier, n<» 23. 

3« Section. ^-* Oénisses jusqu'à 24 mois. 

1" Prix, 30 fr. : M. François Bonche, de Saint-Genest- 
Malifaux, n<* 20. 

2* Prix, 25 francs : M. Grandveau, de Saint-Genest- 
Malifaux, n» 37. 

3« Prix, 20 francs ; M. Antoine Girodet, de Bourg- 
Argental, n** 19. 

4* Prix, 15 francs : M. Toussaint Bauzin, de Bourg- 
Argental, n^ 34. 

4« Section. — Oénisses au-^iessus de 24 mois. 

1" Prix, 40 francs : M. Jean Gilbert, de Saint-Genest- 
Malifaux, n» 4. 

2"^ Prix, 35 francs : M. Chambon, de Bourg-Argental, 
n«7. 

3* Prix, 25 francs : M. François Bonche, de Saint- 
Genest-Malifaux, n« 19. 
4« Prix, 15 francs : M. Oriol, du Colombier, no 24. 



5* Section. — Vaches laitières ou de reproduction, 

V Prix, 50 francs : M. Gbray, de Saînt-Grenest-Mali- 
faux, n^ 4. 

2* Prix, 40 francs : M. Chambon, de Bourg-Argental, n**6. 

3* Prix, 35 francs : Madame veuve Dufour, de Saint- 
Genest-Malifaux, n© 47, 

4* Prix, 30 francs : M. Alfred Grandvsau, de Sainte 
Genest-Malifaux, n" 3& 

5* Prix, 25 francs : Hospice de Bourg-Argental, n» 51. 

6** Prix, 20 francs : M. Simon Pbyraghb, de La 
Versanne, n*» 5. 

?• Prix, 15 francs : M. Oriol, du Colombier, n*» 30. 

8« Prix, 16 francs : M. Pierre Richard, de Bourg- 
Ar^ntal, no 53. 

6« Section. — Bœufs de travail en paires, 

l^*' Prix, médaille de vermeil : M. Grandveau Alfred, 
de Saint^ienest-Malifaux, n® 36. 

2* Prix, médaille d'argent : M. Oriol, de Colombier, 
n» 36. 

3* Prix, médaille d'argent : M. Audouard, de Bourg- 
Argental. 

Prix d'ensemble pour les plus belles écuries, 

1«'Prix, médaille de vermeil : M. Oriol, de Colombier, 
n- 21 à 32. 

2« Prix, médaille d'argent : M. Chambon, de Bourg- 
Argental, n*»» 6 à 9. 

3* Prix, médaille d'argeht : M. Qrandvbau Alfred, de 
Saint-Genest-Malifaux, n*» 36 à 38. 

BBPÈCÈ <mEVAUNfe. 

/tiry ; MM. Chârlois, Guétat, Terme, Thézenas Ferdinand. 
1" Section. — Poulmns jusqu'à 3 ans, 

i^ Pittx, 40 francs : M. J.-M. Oriol, de Colombier, 
poulain de 15 mois, n» 4. 



226 

2' Prix, 30 francs : M. Rémy Sauzéas, du Bourg- 
Argental, poulain de 2 ans, n» 9. 

3*^ Prix, 30 francs : M. Audouard Etienne, de Saint- 
Sauveur, poulain n» 5. 

2*° Section. — Pouliches jusqu'à 3 ans. 

l»' Prix, 40 francs : M. Jean Limone, de Roisey, pou- 
liche de 16 mois, n<> 6 

2* Prix, 30 francs : M. Antoine Vernbt, de la Chapelle, 
pouliche no 3. 

3« Prix, 20. francs: M. Abougit, de Bourg-Argental, 
pouliche n© 1. 

3"* Section. — Juments suttées. 

!•' Prix, 40 francs : Non décerné. 
2' Prix, 30 francs : Non décerné. 
3" Prix, 20 francs : M. Jean-Marie audouard, de 
Bourg-Argental, jument suitée, n® 1. 

ESPÈCE OVINE. 

Même Jury qae le précédent. 

1" Section. — Béliers. 
Prix, 20 francs : Non décerné. 

2™« Section. — Brebis. 

1" Prix, 20 francs : M. Dérémond Claude, de Bourg- 
Argental, lot de moutons, n® 2. 

2« Prix, 15 francs : M. Girodet, de Lartager, lot de 
moutons, n» 1. 

ESPÈCE CAPRINE. 

Même Jury que le précédent. 

1" Section. — Boucs. 

Prix, 10 francs : M. Rémy Sauzéas, pour un jeune 
bouc, n* 5. 



227 

2"« Section. — Chèvres. 

l**" Prix, 20 francs : M. Paul Arnaud, de Bourg- 
Argental, pour lot de chèvres, n** 4. 

2* Prix, 15 francs : M. Béal, de Saint-Genest, pour 
une chèvre, n« 3. 

ESPÈCE PORCINE. 

Même Jury que le précédent. . 

1" Section. — Verrats, 

Prix, 20 francs : M. Claude Richard, de Bourg- 
Argental, pour un verrat, n® 6. 

2"« Section. — Truies. 

1« Prix, 20 francs : M. Mathevet, de Saint-Sauveur, 
pour une truie, n» 8. 

2* Prix, 15 francs : M. Jean Ruard, de Bourg-Argental, 
pour une truie, n® 4. 

3« Prix, 10 francs : M. Jean Vallat, de Burdignes, 
pour 2 truies suitées, n° 2. 

COQS, POULES, VOLAILLES (en lots). 

Médaille de vermeil : M. Jean Belinon, du Moulin, 
près de Bourg-Argental, un lot de poules, n« 1. 

Médaille d'argent : M. Régis Quiblier, de Bourg- 
Argental, pour un lot d'oies, n© 2. 

Médaille d'argent : M. Benoit Portail, de Bourg- 
Argental, pour un lot de coqs et poules. 

Médaille de bronze: M. Sauze, de Bourg-Argental, 
lot de pigeons, n** 4. 

LAPINS (en lots). 
Même jury que le précédent. 

Médaille d'argent : M. Mathieu Buffet, de Bourg- 
Argental, lot de lapins, n® 4. 



238 



Médaille de bronze : M. Marcellin Girodbt^ deBourg- 
Ârgentaly lot de lapins, n« 6. 

Médaille de bronze : M. Pouly, de Bourg-Argental, 
lot de lapins, n^ 5. 



Concours de produits aiprlcoles et horticoles» 

Jury : MM. Jean Besson, Rispal, Ballas, Bufferne, Pallandre, 
Malescourt, Guerin-Granjon, Teyssier. 

1" Section. — Fleurs, plantes ornementales et fruits. 

Médaille d'or: M. Auguste Perribr. — Collections de 
conifères, plantes ornementales, de pelouses et arbustes 
à feuilles persistantes, n» 1. 

Médaille de vermeil : M. Marcellin GmoDBT. — Va- 
riétés de 20 espèces de poires, raisins, pêches et légumes 
assortis, n** 3 et 4. 

l"^» Médaille d'argent : M. Auguste Perrier. — Variétés 
de 15 espèces de poires, 6 de pommes et 3 de pèches, 
no 5. 

2« Médaille d'argent : M. J.-B. Tiblier. — Variétés de 
16 espèces de poires et 3 de pommes, n« 2. 

3' Médaille d'argent : M. Joseph Guerce. — Variétés 
de 10 espèces de poires, 2 de pèches et racines fourra- 
gères, n*** 6 et 7. 

4« Médaille d'argent : M. Guyon. — Variétés de fruits, 
légumes et fleurs, n» 9. 

2n»« Section. — Légumes et céréales. 

Médaille d'argent : M. Michel Chaize. — > 15 variétés de 
pommes de terre, légumes et céréales, n^ 10. 

i^ Médaille de bronze : M. Ferdinand Richard. — 
Racines, fourrages et autres, n» 6, 

2® Médaille de bronze : M. Jacquet (Jean-Marie), de 
Saint-Genis Terrenoire. — Culture de café dans le dépar- 
tement, n* 11. 



sn9 

Bors régiofim 

Médaille de vermeil : M. Serve-Coste. — Application 
da procédé Pasteur de chauffagCi pour l'amélioration et 
la conservation des vins de son vignoble d'Ânnonay. 

Médaille d'argent: M. Serve-Coste, propriétaire à 
Annonay. — Collections de 30 espèces de poires, 10 de 
raisins, 5 de pèches, 4 de pommes et belles collections de 
céréales et de pommes de terre, no 3. 

3"' Section. — Beurre, 

l*» Prix, médaille de vermeil : M"' Pichon, du Bessat, 
n*5. 

2* Prix, médaille d'argent : M. Jean Fauvet, de Saint- 
Genest-Malifaux, n« 12. 

3* Prix, médaille de bronze ; M. Etienne Audouard, de 
Saint-Sauveur, n» 11. 

4"« Section. — Fromage 

l» Prix, médaille de vermeil : M"* Pichon, du Bessat. 
n» 5. 

2* Prix, médaille d'argent : M. Jean Fauvet, de Saint- 
Genest-Malifaux, n» 12. 

5»n« Section. — Produits divers : Vin, Miel, Soie. 

Médaille de vermeil : M. Louis Cbllard, pour miel, 
no 7. 

Médaille de vermeil : M. Michel Chaizb, de Pélussin, 
pour vin, n* 3. 

Médaille d'argent : M. Jean Girodet, pour miel, 
n« 1. 

Médaille d'argent : M. Chambon, de Mauves, pour vin, 
n*» 4. 

Médaille de bronze : M. Pierre Frachon, pour miel, 
n« 8. 

Médaille de bronze : M°* Niaison, pour cocons, 
no 6. 



230 



Concours d'instramento et objets diTers* 

Jvry : MM. Euverte, Maximilien Evrard, Bory-Duplay, Limousin aîné, 

J.-B. Rivolier. 

Médaille de vermeil : M. Louis Roche, d'Ânnonay, 
pour son exposition d'une batteuse, d'une faucheuse et 
charrues. 

Médaille de vermeil : M. Marcel Troyaux, représen- 
tant, à Saint-Etienne, de la maison Ramon Banolas, de 
Paris, pour ses extincteurs instantanés d'incendies. 



331 

STATISTIQUE DU COMICE DE B0UR6-AR6ENTAL 

Du 4 septembre 1881. 



Exposilion* 

Gros animaux : Têt». 

Espèce bovine. Taureaux 14 

— Génisses 15 

— Vaches 22 

— Bœufs en paire 12 63 

Espèce chevaline. Mâles 3 

— Femelles 9 12 

75 



Petits animaux : uts. 

Espèce ovine 2 

Espèce caprine 3 

EIspèce porcine 8 

Ck>qSy poules et volailles 6 

Lapins 7 26 

26 

Produits agricoles 16 

Produits horticoles 12 28 

Instruments 3 3 

31 
Concurrents et E^xposante* 

Exploitations agricoles 8 

Serviteurs et collaborateurs 12 

Labourage. « 10 30 

A reporter 30 



Report 30 

ËBpèoe bovine -, 25 

— chevaline 12 

— caprioa 3 

— porcine 8 



333 

GÉOLOGIE 

DE LA PLAINE DU FOEEZ 



ÉTDDË PAR LES SONDAGES 



DEUXIÈME PARTIE 
Les Travaux de Montrond. 



L 



Mesares préllmlnalrefl et texte du traité de sondais 

à forfait. 

La Société du sondage ayant été constituée, nous nous 
sommes mis à Pœuvre immédiatement. 

A cet effet, nous avons acheté de M. de Boissiéu père, à 
quelques centaines de mètres au sud de Montrond, un terrain à 
Test de la route de Saint-Rtienne à Peurs et à proximité du 
ruisseau de TAnzieux. Cette proximité du ruisseau nous a été 
précieuse pour évacuer nos déblais et surtout pour écouler nos 
eaux jaillissantes, ainsi qu'on le verra plus loin. Je recommande 
celte disposition à ceux qui dans l'avenir voudront faire des 
sondages dans la plaine, car si nous nous étions trouvés placés 
dans un bas-fonds, sans écoulement facile, le forage eût été 
noyé constamment, alors la chèvre de sondage se serait enfoncée 
dans le sol et on eût pu craindre une foule d'inconvénients. 

En outre, nous n'étions placés qu'à environ mille mètres de 

16 



23a 

la gare de Montrond^ et pour un sondage profond, pour l'arri- 
vage des gros outils, des tuyaux, des charbons, etc., la proximité 
d'une gare est très-favorable aux travaux. 

L'emplacement déterminé, il a fallu se préoccuper immédia- 
tement de la question proprement dite du forage. 

Il y a deux manières de faire des sondages : 

Ou en régie ; 

Ou à l'entreprise. 

En régie, on peut arriver à faire des économies sérieuses si 
le^ terrains sont faciles à traverser ; on est, en outre, jusqu'à un 
certain point, plus maître de ses mouvements. Mais que de 
soucis, que d'incertitudes. Et puis il ne faut pas oublier quejaous 
n'avions qu^un capital faible, et qu'il ne fallait pas songer à 
dépasser, c'est pourquoi nous avons donné la préférence à l'en- 
treprise. A cet effet, nous avons choisi un des premiers établis- 
sements de France et voici le traité qui a été passé avec cette 
maison. Il peut servir de modèle au cas où les propriétaires 
de ta plaine ou les ingénieurs voudraient faire quelques travaux 
sérieux . 

Entre les soussignés : 

M. Francis Laur, ingénieur civil des mines, demeurant à Saint- 
Etienne (Loire), rue Marengo, n® 3, 

d'une part ; 

Et iMM. Edouard Lippmann et G*% ingénieurs civils, demeurant 
à Paris, rue de Chabrol, u<» 51 , 

d'autre part; 
A été convenu ce qui suit : 

M. Laur ayant exposé à MM. Edouard Lippmann et C** son 
projet d'exécuter dans les environs de Montrond (Loire), sur un 
terrain lui appartenant ou loué par lui, d'un accès facile aux 
voitures, un sondage destiné à traverser environ trois cents 
mètres de terrain tertiaire et à pénétrer de deux cents mètres 
environ dans les terrains carbonifères qui doivent lui succéder. 
HM. Edouard Lippmann et C** acceptent de prendre celte entre- 
prise aux conditions suivantes : 

Article premier. 

MM. Edouard Lippmann et G<« prennent à leur charge la con- 
struction et l'aménagement de l'atelier de sondage sur le terrain 



935 

que M. Laur leur livrera parfailement libre ; les frais de trans- 
port du matériel pour l'aller et le retour, les frais de Toyage de 
leur personnel, la fourniture de tout le matériel nécessaire pour 
l'exécution du sondage à commencer au diamètre de 400">/n et 
à pousser jusqu'à la profondeur de cinq cents mètres à partir du 
sol ; la paie du personnel employé par eux au forage ; l'entre- 
tien et la réparation du matériel, qui reste bien entendu leur 
propriété ; la fourniture des tuyaux de retenue ; la pose de ces 
tuyaux ainsi que le retrait de ceux qu'il n'y aurait pas intérêt à 
conserver ; la fourniture du combustible, huiles, graisses, cor- 
dages, etc., en un mot tous les frais, quels qu'ils soient, aux- 
quels donnera lieu l'exécution du forage proprement dit, à 
charge par M. Laur de leur payer : 

io Une indemnité fixe de huit mille cinq cents francs (8.500) 
pour tous frais de construction, d'atelier, d'aménagement, de 
transport de matériel, de voyages de personnel, d. . • 8.500 

2» Une indemnité d'approfondissement établie comme 
suit : 

Soixante-dix francs (70) par mètre, du sol à la pro- 
fondeur de cinquante mètres, ci 3,500 

Quatre-vingt-dix francs (90) par mètre, de la pro- 
fondeur de cinquante à celle de cent mètres, ci 4 • 500 

Cent dix francs (110) par mètre, de la profondeur 
de cent à cent cinquante mètres, ci ^ 5 . 500 

Cent trente francs (130) par mètre, de la profondeur 
de cent cinquante à deux cents mètres, ci 6.500 

Cent cinquante francs (150) par mètre, de la pro- 
fondeur de deux cents à deux cent cinquante mètres, 
ci 7.500 

Cent soixante-dix francs (170) par mètre, do la pro- 
fondeur de deux cent cinquante à trois cents mètres, 
ci 8.500 

Cent quatre-vingt-dix francs (190) par mètre, de la 
profondeur de trois cents à trois cent cinquante mètres, 
ci 9.500 

Deux cent dix francs (210) par mètre, de la profon- 
deur de trms cent cinquante à quatre cents mètres, ci. 10.500 
Doux cent trente francs (230) par mètre, de la pro- 

A reporter 64.500 



Report..., 6) .500 
fondeur de quttre ceota à quatre cent cinquante mètres, 
ci M. 500 



r 



387 

Article quatrième. 

M. Laur se réserve le droit de résilier le présent traité 
lorsque la sonde aura atteint la base des terrains tertiaires, si 
les terrains qui leur succèdent ne sont pas favorables à la dé- 
couverte du charbon, étant entendu que si l'arrêt du travail 
avait lieu avant la profondeur de trois cents mètres, pour ce 
motif ou pour un autre provenant de la volonté de M. Laur, 
il serait dû à MM. Edouard Lippmann et G**, en sus du règlement 
intégral du travail fait au moment de Farrét, une indemnité 
de neuf mille francs, si le sondage n*avait pas atteint la pro- 
fondeur de deux cents mètres à partir du sol ; de six mille 
francp, si le sondage se trouvait entre deux cents et deux cent 
cinquante mètres de profondeur et de trois mille francs, s'il 
était arrivé entre deux cent cinquante et trois cents mètres de 
profondeur. De leur côté, MM. Edouard Lippmann et G>* se 
réservent de pouvoir résilier le présent contrat, dans le cas de 
rencontre d'un terrain d'une nature telle que l'approfondis- 
sement n'ait pu être de quatre mètres eu un mois continu de 
travail de jour et de nuit. Les conditions de résiliation seraient 
arrêtées d'un commun accord pour Tôgler la continuation du 
travail, s'il y a lieu, dans le mois qui suivrait l'avis donné par 
l'une des deux parties, qu'elle entend recourir à ce droit. En 
cas de résiliation pure et simple, de même qu'à Tucbèvement 
réel du travail, l'approfondissement obtenu serait réglé 
immédiatement à MM. Edouard Lippmann et G^«, sans retenue 
et ceux-ci auront le droit de disposer immédiatement des bois 
et matériaux ayant servi à l'aménagement et à l'installation du 
chantier et ils auront la faculté de retirer du trou de sonde, 
pour en conserver la propriété, tous les tubes qui seront inu- 
tiles pour la conservation du forage, s'il y a lieu, en vue de la 
continuation de la recherche de charbon, à faire ultérieurement 
dans le même trou de sonde. 

Article cinquième. 

Les paiements se feront entre les mains de MM. Edouard 
Lippmann et G***, à Paiis, sans qu'aucune dérogation consentie 
à celte convention, pour tes facilitas d'approvisionnements 
du chantier puisse être invoquée pour en modifier les consé- 
quences. 



338 

1(8 auront lieu comme suit : 

1* Dix mille francs, à la signature du présent traité ; 
2® Six mille francs, lorsque le sondage arrivera à cent mètres ; 
3« Dix mille francs, > » deux cents ; 

4® Quatorze mille francs, » » trois cents ; 

5* Dix-huit mille francs, » • quatre cents ; 

6^ Le solde général, > • cinq cents. 

Si le forage est arrêté avant la profondeur de cinq cents 
mètres, le solde général comprenant le reliquat du paiement 
de Tapprofondissement compté d'après l'échelle de Tarticle 
premier, les suppléments d'indemnité de Tarticle deuxième, 
s'il y a lieu, ainsi que ceux prévus aux articles troisième, 
quatrième et sixième, seraient payés au moment de l'arrêt du 
travail. — Le retard apporté dans les paiements, donnera droit 
à MM. Edouard Lippmann et G>*, de réclamer un intérêt d*un 
demi pour cent, par mois, compté à partir du jour où le 
paiement devait avoir lieu. 

Article sixième. 

Dans le cas de chômage provenant du fait de M. Laur, il 
serait dû à MM. Lippmann et G**, une indemnité de cinquante 
flrancs par journée de vingt-quatre heures, quelle que soit la 
profondeur à laquelle se trouverait le forage. Toutefois, il est 
entendu que si la durée totale des chômages suscités par M. 
Laur, ne dépasse pas dix journées, sur l'ensemble du travail, 
il ne lui sera réclamé aucune indemnité de ce chef. 

Article septième. 

MM. Edouard Lippmann et G>* s'engagent à faire commencer 
les travaux d'installation dans le mois qui suivra la signature 
du présent traité. 

Article huitième. 

En cas de contestations sur Vinterprétation des termes de ce 
contrat, il est expressément convenu qu'elles seront jugées à 
Paris, par arbitres amiables ou soumises à la décision des Tri- 
bunaux du département de la Seine. 

Fait double à St-Etienne (Loire), pour M. Laur, le 20 mai 1879 ; 
Et à Paris, pour MM. Edouard Lippmann et G^, le 22 mai 1879. 

fion pour traité. Bon pour traité, 

F. Laur. Edouard Lippmann et G^. 



239 

Passons maiotcnant à Texamen des iostallatioos proprement 
dites. Je désire donner des détails assez complets sur ce points 
car je ne m'adresse pas seulement à un public technique, mais 
à des souscripteurs que tout doit intéresser dans leur propre 
affaire. En outre^ dans notre région, les jeunes ingénieurs ne 
sont pas trè3-familiaridés avec les sondages, et il est bon de leur 
en faire voir un avec tous les détails qu'il comporte. Je suis 
convaincu que de la sorte je rendrai quelques services. 

IL 

JDescrlpUon du matériel de manieaTre (1). 

Le matériel nécessaire à Tcxécullon d*un forage de 300 à 400 
mètres de profondeur se compose de deux parties. Tune appelée 
matériel de manœuvre, et Tautre matériel de forage. 

La première comprend : 

1« La chèvre avec sa poulie ; 

2® Le treuil de relevée ; 

3® Le treuil de chute libre avec son balancier ; 

4® Le treuil de soupapage à la corde, et enfin, 

5* La machine à vapeur destinée à actionner alternativement 
l'un ou Tautredeces trois treuils. Cette première partie comprend, 
en un mot, tous les engins liécessaires à la manœuvre de la 
sonde et des outils de forage proprement dits. 

Une courte description de ces engins suffira pour en faire 
connaître Tusage. 

lo Chèvre. — La chèvre se compose de quatre montants en 
sapin d'envirop 16 mètres de hauteur et de 0'",20 à 0"*,25 
d'équarissage, posés sur un cadre en chêne d'environ 4 mètres 
de côté, et espacés h leur sommet de i'",80, sur une face de 
0",20 à 0",30 sur Tautre pour le placement de deux chapeaux 
en chêne A (Pl. Ill), sur lesquels se pose la poulie en fonte dont 
Taxe est fixé dans deux paliers boulonnés sur ces chapeaux : 



(1) Ces renseignements, que nous avons cru indispensables pour 
mettre le lecteur au courant des divers termes qui seront employés 
dans le cours de cet ouvrage, sont empruntés à rexcellent Guide du 
Sondeur^ par MM. Degousée et Laurent ; à la communication de M. 
Lipproann, sur ÏArt du Sondage, au Congrès du génie civil ; à 
ropuscoie sur les Sondages à faible profonaew, de M. Lippmann. 



910 

Les quatre moolantsdedièTre Boot réaois daix à deux an niojen 
de crofx de Saint-André boolonoées snr les moatanls et entre 
elles à leor milieu. 

En desBOOs des semeHes fi, snr leaqoelles sont dressés les 
montants de cbérre se trouTent 2 pièces de bois I et I pour b 
fiiation des treuils. 

Deux autres pièces transyersales H et H filées à ces dernières 
et aux semelles de la cbèTre par des boulons sont recouTertes de 
madriers de 0*,07 à 0*^08 d'épaisseur pour f<»iner le plancber 
de sonde. 

La longueur des chapeaux de la chèvre doit être suffisante 
pour que Von puisse établir commodément un changement de 
poulie, par Taddltion à la poulie simple, employée pour un poids 
ordinaire, d'une poulie mobile nécessaire lorsque le poids de la 
sonde deyient trop considérable. La poulie mobile a pour objet 
de dimiouer de moitié Teffort à produire pour soulerer la sonde, 
abstraction faite des froilements qui résultent de cette addition 
des pièces nouvelles. Elle ne s'emploie que dans les circonstances 
exceptionnelles où l'on doit opérer de grands efforts, tout en 
eonsenrant la même chaîne et le même rapport d*eDgrenages 
pour le treuil ; mais comme on diminue par là de moitié la 
vitesse de la sonde pendant le relèvement de cette dernière, on 
supprime la poulie mobile dès que les premières tiges sont 
retirées et que la sonde peut être soulevée de nouveau avec la 
poulie simple. Ce changement de manœuvre, lorsqu'on est bien 
organisé, ne demande pas plus de deux à trois minutes. Les 
poulies sont construites de manière à ce que la chaîne n'y 
éprouve aucun porte-à-faux, leur goige porte une rainure dans 
laquelle une moitié des maillons se logent de champ, tandis que 
les autres se logent à plat sur une surface cylindrique. Les 
chaînes sont à maillons courts exactement calibrés et sans 
élançons. 

2* Treuil de relevée, — Les treuils que MM. Uppmaon et G** 
emploient pour monter et descendre la sonde sont à simple engre- 
nage et construits de façon à pouvoir être mus, soit par des hommes, 
soit par une force motrice quelconque, le plus généralement par 
une machine à vapeur. Le treuil de relevée se compose de deux 
arbres en fer maintenus dans deux bâtis en fonte ; le premier 
arbre porte un tambour en fonte, 2 manchons d'embrayage et 
une roue d'engrenage commandée par un pignon qui se trouve 



SONDAGE DE MONTROTCD 



Installation Générale du Chantier 



PL.lIl 







Vj^l>//,i///;//;/;;,/>. > '^ ' ;/;>{>y/;/;/M rv-v;^^;^ "/- ■ ;;; ^v ■ av..v^.v;/ vvj^/. 



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341 

sur le deuiième arbre. Lorsque le Irayail se fait à bras, Tarbre 
du pignon est muni de deux manivelles, et le treuil ne diffère 
guère d'un treuil simple ordinaire que par le système d'em- 
brayage établi à côté du tambour, et qui, dans les terrains 
tendres et pour des sondages de faible profondeur, sert à pro- 
duire la chute de la sonde et de Foutil percuteur sur la roche 
qu'il s'agit de broyer. Ce débrayage est composé de deux man- 
chons dont l'un (celui auquel la sonde est reliée par l'inter- 
médiaire du balancier G (Pl. III) fixé dans la chèvre) est fou sur 
son arbre et peut en être rendu solidaire au moyen d'un second 
manchon mobile qui glisse sur deux clavettes en acier fixées sur 
l'arbre ; ce second manchon est garni de dents d'embrayage qui 
viennent s'engager dans les ouvertures correspondantes du 
premier. 

Lorsque le travail doit marcher à la vapeur, au contraire, les 
manivelles de l'arbre du pignon sont remplacées par une poulie 
et un volant, et le pignon, qui dans le cas précédent, était 
solidement claveté sur l'arbre est remplacé ici par un pignon fou 
à dénis d'embrayage que l'on embraye ou que Ton débraye à 
volonté, au moyen d'un manchon mobile et d'un levier que le 
chef sondeur tient d'une main, tandis que de l'autre il tient le 
levier de frein qui lui permet, pendant la montée ou la descente, 
d'arrêter instantanément sa sonde et de la maintenir suspendue 
à n'importe quelle hauteur du puits. Le treuil D (Pl. III) néces- 
saire pour commencer le forage, est remplacé plus tard par un 
autre plus fort, si le sondage doit être poussé au delà de la 
profondeur de 250 à 300 mètres. 

30 Treuil de chute libre, — Lorsque le forage doit atteindre 
une certaine profondeur, ou bien encore lorsque les terrains à 
traverser sont consistants, le système de battage au débrayage, 
applicable dans les sondages de faible profondeur et que nous 
n'avons fait qu'indiquer ci-dessus, est remplacé avec avantage 
par celui dit à chute libre, où la sonde ne participe nullement 
à la chute de l'outil percuteur. Nous verrons plus loin, lorsque 
nous parlerons de l'outil à chute libre proprement dit, comment 
cette chute se produit ; en attendant il suffit de savoir que dans 
ce mode de percussion la sonde n'est animée que d'un mouve- 
ment régulier rectiligne alternatif de montée et de descente qui 
lui est communiqué par le treuil de chute libre E (Pl. III). Ce 
dernier est composé à cet effet d'un plateau manivelle dont le 



242 

bouton peut être déplacé à volénté, suivant la hauteur de cbtue 
que Ton veut obtenir ; le mouvement lui est communiqué par la 
même machine à vapeur qu'au treuil précédent au moyen d*un 
système d'engrenage simple et d'une poulie de transmission 
placée sur le deuxième arbre. La transmission se fait par cour- 
roies en se servant^ comme l'indique le dessin, de l'arbre de 
pignon de treuil de relevée comnie d'un arbre de transmission 
intermédiaire. Le plateau manivelle du treuil de chute libre est 
relié au balancier G par une bielle F pour imprimer à la sonde le 
mouvement régulier de va-et-vient dont il est question ci-dessus. 

4*» Treuil de soupapage à la corde. — Le treuil de soupa- 
page à la corde G (Pl. III) est un treuil simple, ordinaire avec 
un tambour en bois de grand diamètre sur lequel s'enroule une 
corde en fil de fer servant à la manœuvre de l'instrument 
employé pour le curage du trou de sonde. 

Ge treuil est actionné par la même machine à vapeur que les 
deux précédents ; le système de transmission est analogue à 
celui employé pour le treuil de chute libre. 

5° Machine à vapeur. — Tant qu'un sondage à petit 
diamèire n'a pas dépassé la profondeur de 250 à 300 mètres, la 
force motrice nécessaire est de 4 à 5 chevaux. Pour éviter les 
frais d'installation qu'occasionnerait l'établissement d'une chau- 
dière et d'une machine à vapeur fixes, cette force est généra- 
lement fournie par une locomobile ou par une machine à vapeur 
verticale moulée sur sa chaudière, qu'on remplace plus tard en 
même temps que le treuil par une machine à vapeur horizontale 
plus forte et commandant directement le treuil si le sondage doit 
être poussé plus avant ; cette dernière n'est pas installée dès le 
début du travail parce que le treuil correspondant, qui ne peut 
plus être manœuvré à bras, ne conviendrait pas pour le forage 
des premiers mètres qu'il est plus économique de traverser à la 
main. Au-delà de la profondeur de 50 mètres, et tant que le 
poids de la sonde ne devient pas par trop considérable, il y a 
encore avantage au point de vue de la dépense du combustible à 
employer un treuil assez léger. 

Les engins et machines que nous venons de décrire cons- 
tituent dans leur ensemble ce qu'on appelle l'installation de 
l'atelier de sondage, et servent, comme on vient de le voir à la 
manœuvre des outils de forages proprement dits, dont nous 
allons donner également une courte description. 



SONDAGE DK MONTROND 




243 

III. 
Deserlptton du matériel de lérage* 

Le matériel de forage comprend non-eeulemenl tous les outils 
destinés au percement des terrains et rochers que Ton se propose 
de traverser pour arriver au résultat voulu, mais encore tous les 
outils accessoires et les tiges qui servent, soit à relier ces outils 
outre eux ou à la chaîne du treuil, soit à produire la chute des 
outils percuteurs ou les mouvements de rotation nécessaires, soit 
enfin, en cas d*accident, à retirer la partie de la sonde restée au 
fond du trou de sonde. 

Ce sont : l^ Les divers trépans, tarières, soupapes, outils à 
échantillons de forme et de dimensions variables, suivant le 
diamètre du trou de sonde et la nature des terrains à traverser ; 

2» Les tiges de sonde ; 

3» Les outils accessoires, tels que : télés de sonde, clefs de 
relovée et de retenue, manche de manœuvre, toume-à-gauche, 
etc.; 

4^ La coulisse de chute libre et sa suspension ; 

5® Les divers outils raccrocheurs, tels que : cloches à vis, 
caracole, pince-à-vis, etc. 

|o Trépans (Pl. IV, PiG. 1 et 2). — Le trépan est formé 
d*une lame en acier d*une largeur égale au diamètre du trou 
de sonde qui se termine à sa partie supérieure par une lige 
surmontée d'un emmanchement fileté sur lequel vient se visser 
la première tige de sonde. Il agit par percnaiion et sert à broyer 
ou à désagréger la roche ou le terrain que Ton veut traverser. 
Cet outil s'emploie non-seulement pour les terrains durs, mais 
encore pour le passage des couches d'argile, de marnes, de 
sables durs ou argileux, etc., et notamment dans les sondages à 
grande profondeur où la tarière n'est plus guère employée. 

Le trépan est tantôt, suivant la nature du terrain et le 
diamètre du trou de sonde, à simple lame et tantôt à gouges. Ces 
dernières, espèces de tranches élargies, venues de forge avec la 
lame et posées des deux côtés de la lame, de façon à former un 
double T, sont destinées à empêcher qu'il ne se forme sur la 
paroi du trou de sonde des saillies, qu'en termes de métier on 
nomme cornes, et qui, dans les roches dures ne font qu'aug- 
menter de grandeur à mesure qu'on approfondit, au point 
d'empêcher complètement à un moment donné la rotation du 



%4 . 

trépan ou le passage des outils cylindriques. Nous indiquerons 
le fonctionnement du trépan lorsque nous parlerons de la 
coulisse à chute libre. 

Tarières (Pl. IV, Fie. 3 et 4). — Les tarières sont appli- 
quées au percement des terrains tendres, (els que certaines 
craies marneuses, argiles, etc., à une petite profondeur ; leur 
emploi est plus économique que celui du trépan ; mais lorsque 
les voyages deviennent longs, il convient d'employer ce dernier 
de préférence. Les tarières sont souvent plus utilement mises en 
œuvre pour le retrait des débris, pour Talésage du trou de 
sonde et la prise des fragments d'outils rompus. La forme de cet 
outil varie suivant la nature des terrains dans lesquels on 
l'emploie. Il y a deux sortes de tarières, la tarière ouverte (Pl. IV, 
PiG. 3) et la tarière rubannée ou langue américaine (Pl. IV, 
FiG. 4)* Les deux sont mues par rotation, mais nous n'aurons 
ici à nous occuper que du premier de ces deux outils, le second 
n'étant guère employé que dans des sondages de moins de 0'',20 
de diamètre. 

La tarière ouverte se compose d'un cylindre creux, ouvert sur 
une certaine largeur entre deux de ses génératrices qui forment 
deux arêtes, dont Tune est tranchante et l'autre arrondie ; elle 
porte à son extrémité inférieure une partie concave et pointue, 
appelée mouche, qui mord dans le terrain sous l'action du poids 
do toute la sonde, et y pénètre en enlevant un nouveau copeau 
à chaque révolution; l'arête tranchante, dont elle forme la 
pointe, agrandit et égalise le passage ouvert par la mouche. Au 
bas de l'arête arrondie, se trouve un talon à angle droit qui a 
pour but de s'opposer à ce que les matières entrées et tassées 
dans le cylindre puissent glisser et retomber dans le trou de 
sonde quand on remonte la tarière. 

Le bec de la mouche est excentré par rapport à Faxe du trou 
de sonde, de telle sorte que s'il se trouve au fond un caillou ou 
un obstacle dur quelconque, l'outil ne s'arrête pas dessus en 
pivotant ; il fait une rainure tout autour s'il est petit, sinon il le 
promène devant lui jusqu'à ce que Tapprofondissement arrive à 
le loger dans le corps du cylindre. 

Outils de curage, — Nous avons vu que les tarières à 
mouche font en même temps le forage et le curage ; cependant 
il faut, même avec ces outils, faire de temps en temps le net- 
toyage avec l'un des instruments dont nous allons parler, afin 



946 

de bien déboacher le troa de sonde. Que ce soit un trépan ou 
une tarière qui aient été utilisés, il faut empêcher que les 
détritus ne forment sur la roche à attaquer une sorte de matelas 
qui retarde et amoindrit la pénétration de Foutil foreur. Aussi 
ne doit-on pas craindre de multiplier les manœuvres du curage 
qui, bien que relativement assez longues, économiseront certai- 
nement en vitesse d'approfondissement plus de temps qu'elles 
n*en auront pris. C'est du reste la pratique et Texpérience qui 
déterminent, eu égard au diamètre du trou de sonde et à la 
nature de la roche traversée, le nombre de soupapages à faire 
par mètre foré. 

Les instruments employés pour cette opération s'appellent 
cuillers ou tarières à soupapes, on plus simplement soupapes. 
Us sont de deux sortes : la soupape à clapet (Pl. IV, Fig. 5) 
qui s'emploie pour retirer les détritus produits par le trépan 
dans des roches qui donnent des résidus plus ou moins gros- 
siers ou pâteux, comme les calcaires, les marnes, les argiles 
dures, les grès argileux, etc. ; la soupape à boulet (Pl. IV, Fig. 6) 
sert pour les sables, graviers^ galets, et certains grès ou autres 
roches très-dures ne donnant que des détritus en poudre plus 
ou moins ténue. 

La soupape à clapet se compose d^un cylindre adapté par sa 
partie supérieure à une fourche à emmanchement à vis, et por- 
tant à sa base une frette coupante en acier, qui sert de siège à 
un clapet dont elle porte la charnière. On visse cet instrument à 
Textrémité inférieure de la sonde pour le descendre au fond du 
forage. 

Sous l'action du poids total, la frette coupante pénètre dans 
les détritus qui ouvrent le clapet» pour monter dans l'instru- 
ment. Quand ou soulève un peu la soupape, le clapet qui a été 
maintenu incliné par une petite tige verticale ou butoir, des- 
tiné à l'empêcher de se forcer dans le cylindre en s'ouvrant, 
retombe sur son siège de lui-même, ou poussé par les matières 
qui restent ainsi emprisonnées dans le tuhe pour être ramenées 
au io\. On imprime un léger mouvement de va et vient à la 
soupape, pour favoriser le jeu du clapet, et après une dizaine 
de ces oscillations, au bout desquelles l'on doit toucher le fond 
du trou, on laisse retomber la sonde de quelques centimètres 
de hauteur, à deux ou trois reprises, pour bien fermer le clapet 
eo provoquant la chute des éclats de rochers un peu forts, qui 
se seraient interposés sur son siège. 



S46 

Quelquefois la frette qui sert de idége au clapet est une 
véritable mouche de tarière ouverte ; la soupape prend alors 
le nom de soupape à clapet et à mouche, et le curage se fait 
par rotation. La soupape à boulet (Pl. IV, Fig. 6) a pour 
obturateur, au pied du tube, un boulet reposant sur un siège 
ou coquetier en fonte ou en acier fondu ; une bride ou anse 
en fer plal limite la course du boulet ; une lame de trépan 
plate, en acier, est en saillie au-dessous de Tiustrument pour 
diviser et agiter les sables, graviers, etc., et faciliter ainsi la 
descente de foulil qui se manœuvre par va et vient comme le 
précédent. 

On comprend que cette véritable pompe à sable peut servir 
à faire te forage proprement dit, à travers les terrains tout à 
fait meubles, à condition, bien entendu, de revêtir les parois 
du trou de sonde d*un tubage de soutènement qui la suivra 
dans son approfondissement. 

Si on remplace la lame plate par une petite mèche de tarière 
rubanée, l'instrument prend le nom de soupape à boulet et à 
mouche rubanée et se manœuvre par va et vient et par rotation 
simultanément. 

Outtls à échantillons. — Avant de terminer Texamen des 
outils employés pour le forage proprement dit, nous devons 
présenter ceux qu'on a quelquefois l'occasion d'utiliser pour 
une constatation de mine, pour une étude géologique, etc. ; 
ce sont le découpeur et son emporte-pièce (Pl. V, Fig. 1 et 2). 

Le découpeur (Fig. 1) est un trépan à quatre branches ter- 
minées chacune par une dent ou lame en acier et solidement 
reliées deux à deux par une forte double cornière. On obtient 
ainsi un outil qui, en fonctionnant exactement de la môme 
façon qu*un trépan, approfondira en attaquant la roche seule- 
ment sur une surface annulaire de la largeur des dents du 
découpeur, c'est-à-dire en laissant à l'intérieur un cylindre in- 
tact qu'on appelle témoin ou carotte* 

Si la roche sur laquelle on travaille n'est pas d'une très- 
grande dureté, il faudra apporter un peu plus de précautions 
qu'on ne le lait quand on fore en broyant toute la section du 
fond, c'est-à-dire qu'il faudra battre à plus petits coups pour 
éviter qu'un trop grand choc ne détache le témoin dans le 
découpeur. Du reste, dans le même but, on arrête l'opération 
quand on juge que le témoin a suffisamment de hauteur par 
rapport à son diamètre. 



SnjiPAGE DE MONTROND. 




r 



Si7 

Quand on aura remoolô le découpeur, on descendra l'em- 
porte-pièce (Pio. 2). C'est une clocbe cylindrique en tôle adaptée 
à une fourche avec emmanchement. Les deux branches de la 
fourche descendent jusqu'en bas; l'une d'elles est doublée 
extérieurement par une bande d'acier Axée feulement par le 
haut, de manière à faire ressort à sa partie inférieure. Les 
trois goujons que l'on voit sur la figure, traverser la branche 
de la fourche et la bande d*ader, sont encastrés à demeure 
Beulcment dans la première, l'autre est percée de trous dans 
lesquels leur extrémité antérieure se loge à frottement; ils 
servent à retenir et à guider une plaque à rainure terminée par 
un coin d'acier. 

On descend l'outil, le coin pendant, comme on le voit figure 2, 
jusqu'à ce que la cloche, enveloppant le témoin, ait sa base à 
15 ou 20 centimètres du fond. On laisse alors tomber la sonde 
de tout son poids, le coin se trouve brusquement chassé entre 
la branche de la fourche et la bande d'acier qui s'écarte pour 
lui faire place. Gomme les choses ont été calculées de manière 
à ce que le coin ait une largeur maxima moindre que celle des 
dents du découpeur, mais telle qu'ajoutées aux épaisseurs de 
la branche de fourche et du ressort, elle fasse plus que la 
largeur de 'a rainure circulaire autour du témoin, on comprend 
qu'au moment du choc, Textrémité inférieure de routll va être 
brutalement jetée de côté, c'est-à-dhre excentrée, en entraînant 
avec elle le pied du témoin qui se détachera forcément du sol 
auquel il était resté fixé. Au même moment, il est saisi en 
dessous par deux talons ou crochets d'acier qui sont en saillie 
en bas et à l'intérieur de la cloche, et font corps avec deux 
ressorts placés verticalement sur la tôle, dans un sens perpen- 
diculaire aux branches de la fourche. Ces deux talons s'étaient 
écartés en glissant le long du témoin qu'ils retiennent pri- 
sonnier, en se refermant, quand sa base ne lient plus à rien. 

Si on a eu soin de descendre et de remonter i'emporte-plèce 
sans le faire tourner, après avoir bien pris note de la position 
qu'il avait au moment où on Ta introduit dans le forage, quand, 
ramené au sol, on le sortira de l'outil, on pourra le poser sur 
le plancher de l'atelier, exactement comme il était en place au 
fond, et il servira ainsi non seulement à bien déterminer la 
nature et la composition de la roche qu'on a traversée, mais 
encore rinclinaison et la direction des couches par les joints de 
stratification qu'il porte. 



SIS 

29 Tiges de sonde. -« Pour maDœuyrer les outils de forage 
on de curage au fond du trou de sonde^ on les adapte à des 
liges ^i B*ett)n>aochent les unes au bout des autres, à mesure 
de l-apprblondissement. Leur eosemb)e constitue ce que Ton 
appelle la sonde proprement dite. Une tige de sonde (Pl. IV, 
FiG. 7) est composée du corps de la tige qui en constitue la 
plus grande longueur et des deux emmanchements à vis, in- 
férieur et supérieur, servant à la relier à celle qui la précède 
et à celle qui la suit. 

Nous n'avons pas à examiner ni à discuter ici les différents 
systèmes qui ont été souvent adoptés pour la forme de l'em- 
manchement et pour la matière employée au corps de la tige, 
puisque on est généralement revenu à la tige en fer carré ei 
aux assemblages à vis. Une paire d'emmanchements se compose 
du tenon fileté formant, dans la figure 7, Textrémité supérieure 
de la tige et de la douille filetée intérieurement, qui est à la 
base. Le premier s'appelle le mâle de l'emmanchement, l'autre 
la femelle. Le m&le porte au-dessus de ses filets de vis, une 
partie lisse cylindrique qui guide l'emboîtement de la femelle 
quand il s'agit de visser les tiges verticalement les unes à la 
suite des autres. -^ Faisons remarquer en outre, tout de suite, 
<tu'au-dessou8 du tenon fileté, se trouve une partie renforcée 
qui sert d'abord à former un plan horizontal de contact ou de 
repos, pour les deux parties de l'emmanchement, quand, 
comme cela doit toujours être, elles sont bien vissées à fond ; 
de plus, sur ce renflement, sont ménagés à deux hauteurs 
différentes, et duns un sens perpendiculaire, l'une par rapport 
à l'autre, deux paires d'épaulements dont le but se fera bien 
-eompronirè tout à l'heure quand nous décrirons la manœuvre 
4e la-9èi>de. 
^ Le' tenon de Temnanchement mâle a une section légèrement 
supérieure à celle du corps de la tige. — La hauteur ou lon- 
gueur des tiges partielles est de 6 à 8 mètres. 

Eu ûuire des tiges partielles constituant la longueur totale 
de* la.sonde et ayant toutes environ la même hauteur, l'appareil 
GOtoprond ' un jeu de tiges plus courtes, appelées allonges, 
croissant ^gra'duellemenl d'un mètre, depuis la moins longue 
qui est elle-même généralement d'un mètre de longueur, et 
qui se placent successivement à la partie supérieure de la sonde, 
À mësurjB de l'approfondissement, jusqu^à ce que celui-ci cor- 



249 

responde à la longueur d'une des grandes tiges qu'on met alors 
à la place de la série des allonges» pour recommencer à les uti- 
liser ensuite au-dessus d'elle. 

3* Outils et accessoires. — Tête de sonde (Pl IV, Fie. 8). 
— La (été de sonde est un emmanchement femelle portant uu 
anneau tournant très-solide par lequel on joint, pendant le 
battage» cet instrument et par conséquent la sonde aux diffé- 
rentes attaches de suspension, à l'extrémité des chaînes de 
relevée ou du levier de battage. 

Clef de relevée (Pl. IV, Fig. 9). — Cet instrument, appelé 
aussi pied-de-bœuf, prend chaque tige au-dessous du pas de 
vis, pour la remonter du trou ou pour Ty descendre* Il se 
compose d'une sorte de fer à cheval horizontal qu'on ferme 
à volonté par une petite barrière placée en avant, et qui est 
porlé par deux colonnes verticales. Un anneau tournant sert 
à le suspendre à la chaîne du treuil par Tinlermédiaire d'une 
esse à brides ou d'un moraillon, de façon à ce qu'on puisse lui 
imprimer un mouvement de rotation sans tordre la chaîne. 

Clef de retenue. — La clef de retenue (Pl. IV, Fcc. 10) est 
une pièce en fer sur laquelle on laisse reposer la sonde, pen- 
dant la manœuvre, pour pouvoir visser ou dévisser une nou- 
velle tige. 

Toume^^gauche (Pl. IV, Fcc. 11). — Le tourne-à-gauche 
est une clef en fer qui sert au vissage et au dévissage des 
tiges, et en général à imprimer à la sonde un mouvement de 
rotation dans un sens ou dans l'autre. 

Manche de manœuvre (?i. IV, FiG. 12 et 13). — Le manche 
de manœuvre n'est autre chose qu'un tourne-à-gauche double 
qui est disposé de façon à pouvoir se fixer solidement sur la 
tige de sonde du haut. Il est en bois ferré et porte une entaille 
e fermée par une barrière dans laquelle vient se loger la tige 
de sonde. Cette entaille correspond à la grosseur de la tige et 
sa barrière est munie d'une vis de pression qui sert à fixer le 
manche sur la sonde. Cet outil n'est guère employé que pour 
tourner le trépan pendant le battage. 

4* Coulisse de chute libre, — Le trépan opérant, comme 
nous venons de le voir, par percussion, de façon à broyer ou à 
désagréger les terrains que l'on veut traverser, les sondeurs 

. 47 



350 

Oui dû de tout temps, se préoccuper de la manière de produire 
la chute du trépan. Dans les sondages de faible prorondeur, le 
travail de battage se fait généralement à la sonde rigide ; cette 
dernière est dans ce cas réunie solidairement au trt^pan et re- 
tombe avec lui, à chaque coup, de toute la hauteur de chute. 
Mais on comprend que ce mode de battage, avantageux tant 
que le trépan n'est surmonté que d*une faible quantité de tiges, 
n'est plus guère applicable lorsque le forage atteint une cer- 
taine profondeur, à cause des fréquentes ruptures de tiges 
occasionnées par les chocs qui se produisent à chaque coup de 
trépan et par les vibrations continues auxquelles la sonde est 
soumise; sans compter qu*avec ce système de battage, il n'est 
guère possible d'empêcher la flexion et par suite le fouettemcnt 
de la sonde contre la paroi du Torage. Pour obvier à ces in- 
convénients^ on a imaginé divers appareils dits à chute libre, 
qui ont tous pour but de provoquer la chute du trépan, tout 
en n'imprimant à la sonde, pendant le battage, qu'un mouve- 
ment régulier de va et vient plus ou moins exempt de chocs. 

Nous n'avons pas à examiner ici les divers systèmes d'appareils 
employés à cet effet, ni à rechercher les avantages ou les incon- 
vénients de Tun ou de l'autre ; celui que MM. E. Lippmann 
et G^^' emploient presque exclusivement depuis plusieurs années 
dans tous les sondages de ce genre, leur ayant donné de très- 
bons résultats, et ayant en outre le grand avantage d'être très- 
peu compliqué et de n'exiger, contrairement à d'autres systèmes, 
que très-peu de réparations, nous allons nous en tenir à celui- 
là et en donner une courte description. 

Cet instrument» appelé coulisse à débrayage, se compose 
d'un cylindre creux (Pl. V, Fie. 3) percé de deux rainures 
longitudinales diamétralement opposées et dans lequel se meut 
une tige cylindrique, terminée à sa partie inrérieure par un 
emmanchement femelle qui se visse sur la tige du trépan ; à sa 
partie supérieure cette tige porte une clavette en acier qui, 
traversant les deux rainures du fourreau cylindrique, réunit les 
deux pièces Tune à l'autre, tout en permettant cependant à la 
tige b de se mouvoir librement dans le sens longitudinal sur 
une hauteur correspondante à la plus grande hauteur de chute 
habituelle. Le fourreau se termine à la partie supérieure par un 
emmanchement mâle, pareil à celui des liges de sonde et porte 
enfîn en c deux encoches, dans lesquelles peut se loger la clavette 
de la tige. 



S51 

Cet appareil sert seul d'intermédiaire, comme Findique la 
FiG. Sy Pl. V, entre la sonde et le trépan, et il suffira, lorsque 
ce dernier sera rendu an fond du trou, de forcer légèrement sur 
la sonde dans le sens du vissage des tiges, pour obliger la 
clavette à se loger dans les entailles du fourreau et pouvoir 
soulever le trépan dans cette même position. Arrivé à la hauteur 
de chute voulue, on détourne la sonde dans le sens contraire, la 
clavette sort de ses deux encoches et le trépan, suspendu à la 
tige de la coulisse, retombe seul sur le fond du sondage ; pour 
produire une nouvelle chute, on laisse redescendre la sonde 
tout doucement, c'est-à-dire sans choc, jusqu'à ce que la coulisse 
repose de nouveau sur i'épaulement d de la tige, et Ton recom- 
mence la même opération qu'auparavant. Les deux figures 3 
représentent les deux positions du trépan, après et avant sa 
chute. 

Un autre appareil à chute libre, qui appartient et donne d'ex- 
cellents résultats à MM. B. Lippmannet G'*, est celui dit à poids 
mort. Gelui-d un peu plus compliqué que le premier, fonctionne 
toul à lait automatiquement, c'est-à-dire que l'accrochage et le 
décrochage du trépan se font d'une façon complètement indé- 
pendante de la volonté de l'ouvrier qui se tient au manche de 
manœuvre et qui n'a, après chaque coup de trépan, qu'à (ounrer 
la sonde d'un dixième ou d'un douzième de tour pour arriver 
petit à petit avec un trépan à burin plat, à forer un trou parfai- 
tement cylindrique. 

Avec cet appareil, l'accrochage et le déclanchemenl du trépan 
se font aa moyen de deux crochets garnis de ressorts qui 
prennent la tête du trépan lorsque la sonde arrive au bas de sa 
course, et qui, venantjensuite s'engager dans l'anneau e (Pl. V, 
FiG. 5) du poids mort placé à la hauteur voulue, s'ouvrent pour 
le laisser échapper. Cet instrument fonctionne avec une régula- 
rilé parfaite lorsqu'on a soin de tenir ses crochets en bon état. 

StAspension de chute libre. — La sonde étant suspendue 
pendant le battage au balancier, il faut pouvoir l'allonger succes- 
sivement au fur et à mesure de l'avancement. A cet effet, on 
emploie la suspension à vis, représentée (Pl. Y, FiG. 4), et dont 
nous pouvons nous dispenser de donner une description, le 
dessin indiquant clairement la manière de se servir de cet 
instrument. La chaîne galle qui se trouve à la partie supérieure, 
sert à la rattacher au balancier. 



989 

Outils raccrocheurs. — Les raptores des tiges et des iosiru- 
meots qu'elles mettent en action, ainsi que celles qui surviennent 
aux machines, sont tes écneils du sondeur, aussi no doit-il rien 
négliger pour les éviter et prendre toutes les précautions néces- 
saires pour réparer promptement les accidents qui lui arrivent 
et qui sont bien souvent indépendants de son zèle et de son 
attention. 

Les ruptures les plus fréquentes sont, sans contredit, les 
ruptures de tiges. 

Deux cas se présentent : 

lo La rupture peut s'être produite dans le tenon même d*un 
emmanchement mâle, ou, ce qui revient à peu près au même, 
directement au-dessus d'un emmanchement femelle. Dans ce 
cas, Textrémilé supérieure de la sonde restée au fond offre tout 
de suite les épaulemenls de la griffe ou du pied de bœuf comme 
points d'appui, sous lesquels on peut accrocher la tige pour la 
remonter au sol. On se sert alors de l'outil (Pl. IV, Fig. 14) 
appelé caracole, qui n*est autre chose qu'un crochet horizontal 
dont l'ouverture est un peu plus grande que le carré de la tige 
à saisir. Il est venu de forge au bout d'une petite tige, et son 
extrémité e8t en forme de bec affilé, pour faciliter son passage 
entre la pièce à prendre et la paroi du trou. On sait par la 
longueur de la partie de sonde qui surmontait le point de rupture 
et qui a été sortie du trou aussitôt que l'accident s'est produit, à 
quel endroit exactement le crochet de la caracole doit être 
descendu, pour se trouver au-dessous des épaulements qu'il 
s'agit d'accrocher : on le descend un ou deux mètres plus bas, 
à cause de la flexion que peut avoir prise la tige, on fait 
tourner la caracole et dès que le carré du fer est venu se placer 
dans son crochet, la rotation devient impossible ; on remonte 
alors en maintenant avec le manche de manœuvre l'outil serré 
contre la tige, pour qu'il ne la lâche pas en se détournant, et 
bientôt on sent au poids total que les épaulements reposent bien 
sur la tranche du crochet ; on sort alors la sonde tige par tige, 
comme d'habitude, mais en ayant soin de ne pas tourner en 
arrière ou de ne lui imprimer aucun choc, car sans cela on risque 
de faire glisser les épaulemenls et de laisser retomber, par suite 
de briser en plusieurs morceaux, la partie de sonde qu'on voulait 
extraire. 

2o Dans le cas où la rupture a lieu dans le corps d'une tige 



^53 

ou en haut, aa-dessous des épaulemenls, l'emploi de la caracole 
n'est pas avantageux, car en se prenant sous les épaulements de 
la tige suifante, on aurait au-dessus du crochet une certaine 
longueur de fer dont la poinle supérieure butterait conlre les 
parois et ferait ainsi lâcher prise à i'outil. On se sert alors de la 
cloc?ie à vis (Pl. 1Y, Fig. 15) qui est un cône d'acier fileté inté- 
rieurement. 

Cette cloche vient coiffer Textrémilé supérieure de la tige 
rompue et s'arrête sur la cassure même. Alors en manœuvrant 
la sonde par rotation» les filels de la cloche mordent et s'impri* 
ment en taraudant sur les angles du fer, il suffit de faire ainsi 
deux ou trois filels pour que la sonde brisée puisse être remontée 
avec la cloche, qui tient tellemeot que, dans le cas de coinçage 
de l'outil au fond par exemple, on exercerait les plus grands 
efforts de traction sans qu'elle lâche prise. Si le trou de sonde 
est d'un diamètre relativement grand par rapport à celui du 
cercle de base de la cloche, on entoure celle-ci d'un cône de 
tôle qui, occupant alors toute la section du forage, ne peut 
manquer d'introduire sans tâtonnement la tête de rupture dans 
les filets de la cloche. 

Nous devons faire observer que cet outil est d'un emploi moins 
téméraire que le précédent ; aussi préfère-t-on presque toujours 
l'utiliser, même pour saisir la sonde, par un taraudage sur la 
partie cylindrique de Temmanchement, quand l'accident se 
produit comme dans le premier cas. 

Il arrive quelquefois que la cloche ne puisse pas venir coiffer 
la tête de la cassure logée de côté dans un creux ; on est obligé 
alors d'adapter le long de l'outil une tige la dépassant un peu et 
terminée par un crochet en spirale qui, par un mouvement de 
rotation, redressera la tige et amènera son extrémité supérieure 
dans l'aie du trou de sonde où elle sera coiffée par la cloche. 

Coinçage d'un outil. — Lorsqu'un outil est coincé au fond 
dans une roche très-dure, ce qui peut provenir d'un trépan mal 
calibré ou bien encore d'un jeu de la paroi, on tend fortement la 
sonde à la chaîne et, avec de gros maillets de bois, deux hommes 
placés en face Tun de Tautre frappent alternativement à coups 
redoublés sur la tige; on produit ainsi des vibrations rapides 
transmettant à Toutil une sorte de va et vient sur place qui finit 
par user la roche ou le métal à Tendroit coincé. Si après avoir 
prolongé cette manœuvre assez longtemps on n'obtient pas le 



951 

résultat voulu, on a alors recours aux abatages qu'on opère sur 
les tigesy comme on te fait aussi pour les tuyaux, on bien aux 
efforts de traction habituels, parmi lesquels le mieux est de 
recourir à l'emploi d'un mouton ou masse pesante (Pl. V, Fie. 6) 
qu'on fait mouvoir le long de la tige supérieure à Taide de corde 
et à la tlraude : en frappant en haut et en bas contre deux 
embases venues de forge ou rapportées sur cette tige, on imprime 
des chocs violents en montant et en descendant et on arrive à 
foire prendre à Toutil un certain jeu dont la course augmentera 
progressivement jusqu'au dégagement complet. 

Retrait de fragments (F outils, — Il arrive quelquefois qu'on 
a au fond un morceau de tige trop court pour être pris par la 
cloche à vis ou un fragment d'outil qui ne peut être saisi par 
aucun des deux instruments raccrocheurs dont nous avons parlé. 
Si l'on se trouve dans des terrrains très-tendres et si le morceau 
est de très-petite dimension, par rapport au diamètre du forage, 
on ne se préoccupe pas de cet accident, car le débris se loge 
promplement dans la paroi et s'il s'en détache il sera remonté 
au milieu des autres détritus, soit par la tarière, soit par la 
soupape. Mais s'il est assez gros pour gêner le fonctionnement 
du trépan, il vaut mieux tâcher de le retirer que de chercher à 
les broyer. On s'est servi longtemps, à cet effet, d'un outil 
appelé tire-bourre (Pl. Y, Pic. 7), mais nous n'en conseil- 
lons pas l'emploi, surtout dans des trous de petit diamètre, 
où l'on ne peut pas donner au fer une section suffisamment 
résistante, car, en forçant pour saisir l'objet à retirer, on court le 
risque de faire ouvrir la spirale et de ne plus pouvoir remonter 
l'outil. Il vaut beaucoup mieux faire un crochet horizontal ou 
légèrement incliné à pointe d'acier, qui servira à empâter le 
morceau dans de l'argile jetée du haut par petites boules, 
pour permettre de le sortir ensuite dans uoe soupape ou dans le 
cornet de la cloche à vis. 

Pince à vis. — La pince à vis (Pl. V, Pic. 8) est employée 
également dans des forages de plus de 0^,20 de diamètre, au 
retrait de fragments d'outils qui, ne pouvant se loger dans la 
paroi, généraient ou empêcheraient le fonçage. 

HAIfOeUVRE DE LA SONDE 

Nous avons vu que pour monter et descendre la sonde on se 
sert du treuil dit de relevée ; le tambour de celui-ci porte un 



255 

crochet auquel vieot s'attacher, par une de ses extrémités, une 
chaîne qui, partant de là, passe dans la gorge d'une poulie k 
(Pl. y, FiG. 9),) placée au haut de la chèvre, redescend dans l'axe 
de cette dernière et du trou de sonde, où elle se réunit au moyen 
d'une esse à brides (Pl. IV, Pic. 8 his) ou d'un moraillon (Pl, IV, 
FiG. 8 ter) à la clef de relevée, comme l'indique notre dessin 
d'ensemble. 

Pour descendre la sonde, on découvre le forage de manière à 
laisser passer l'outil qui va être utilisé et qui a été suspendu à la 
chaîne, en le prenant dans la rainure du pied-de-bœuf par la 
paire d'épaulements supérieurs de son emmanchement. On 
referme immédiatement le couvercle et on arrête la descente au 
moment où les épaulemcnts inférieurs arrivent à quelques 
centimètres au-dessus des plats-bords. Un homme placé près du 
trou de sonde, et qu'on appelle le visseur^ engage alors le carré 
de la tige à fond dans la rainure de la clef de retenue (Pl. IV, 
FiG. 10), sur laquelle on fait reposer les épaulements inférieurs 
et l'outil se trouve ainsi suspendu sur les plats-bords par son 
enmanchement. On ouvre la barrière du pied-de-bœul qu'on 
remonte pour aller saisir une des tiges qui vont être vissées 
successivement, et qui ont été dressées contre un appui dans la 
chèvre, en les plaçant dans Tordre suivant lequel elles avaient 
été primitivement remontées et qui sera toujours scrupuleuse- 
ment conservé. 

Le pied-de-bœuf s'élève jusqu'à ce qu'il arrive à portée de la 
main d'un homme monté sur un petit plancher ou sur une des 
traverses de la chèvre, à hauteur convenable pour pouvoir saisir 
l'extrémité supérieure de la tige et la placer dans la rainure du 
pied-de-bœuf, orientée par lui de manière à ce que le mouve- 
ment ascensionnel se continuant sans arrêt, la tige se trouve 
soulevée par sa paire d'épaulemenls supérieurs; aussitôt la tige 
accrochée par le pied-de-bœuf, le même ouvrier, qu'on appelle 
Yaccrocheur^ rabat la barrière ; la lige monte alors, bien tenue 
par sa tête, jusqu'au-dessus de l'emmanchement de l'outil 
suspendu par la griffe. Le vissage va s'exécuter de droite à 
gauche ; pour le faciliter, c'est-à-dire pour éviter que l'outil ne 
tourne avec la griffe, on place celle-ci de manière à ce que son 
manche se trouve à droite d'un ergot, fixé sur les plats-bords, et 
contre lequel elle s'arrêtera tout de suite. Le visseur empoigne 
rexcrémité de la tige suspendue et, en faisant lâcher un peu de 



256 

chaîne, il emboîte à la main la femelle sur le m&le de roulll, 
opère le vissage à Taide de la clef ou petit tourne-à-gauche 
(Pl. IV, PiG. il). H commande ensuite de soulever légèrement la 
sonde, pousse la clef de retenue en arrière pour faire place à la 
tige qui descend rapidement de toute sa longueur, c'est-à-dire 
jusqu'à son épaulement inférieur, sous lequel le yisseur replace 
la griffe, pour que le pied-de-bœuf puisse aller rechercher une 
autre tige, et ainsi de suite. 

Pour remonter la sonde, la manœuvre se fait naturellement 
en sens inverse. Le pied-dc-bœuf saisit la première tige par les 
épaulements supérieurs et remonte jusqu'à ce que les épaule- 
ments inférieurs de la tige suivante arrivent au-dessus des plais 
bords ; le visseur glisse la griffe, fait lâcher à la chaîne et dévisse 
à Taide du lourne-à-gauche. On soulève alors la tige, que 
Taccrocheur et le visseur transportent de côté pour la loger 
debout contre une des faces intérieures de la chèvre. L'accro- 
cheur ouvre alors la barrière du pied-de-bœuf qu'il dégage de 
la tige et qu'on fait redescendre pour reprendre la tige suivante. 

MAMOBUVRE DU FORAGE 

Nous avons vu déjà, en décrivant les outils qui sont employés 
pour faire de l'approfondissement, comment on devait faire 
fonctionner chacun d'eux. Dès que celui qui doit être utilisé est 
arrivé au fond du trou de sonde, on substitue au pied-de-bœuf 
la tète de sonde (Pl. IV, Fig. 8), que l'on visse sur la tige ou 
allonge qui forme l'extrémité supérieure de la sonde ; l'anneau 
tournant est accroché à l'esse ou au moraillon. On fait alors 
raidir à la chaîne par un seul homme, de manière à vaincre la 
flexion de toute la sonde, sans soulever celle-ci ; la longueur 
totale de la sonde, moins ce qui dépasse le plancher, mesure 
alors exactement la profondeur atteinte. On place à hauteur 
d'appui, sur la tige, le manche de manœuvre (Pl. IY, Fig. 12), 
qui servira à donnera la sonde le mouvement de rotation continu 
quand on fore à la tarière, ou partiel et successif quand on bat 
avec le trépan. 

Le travail à la tarière se fait, comme nous venons de le dire, 
en imprimant à celte dernière par Finlermédiaire de la sonde et 
du manche de manœuvre, un mouvement de rotation continu. 
Cette manœuvre est suffisamment connue pour que nous puis* 
sions nous dispenser d'entrer dans de plus longs détails à ce 



357 

sujet ; la seule précaution à prendre, lorsqu'on emploie des 
outils agissant par rotation, est de ne jamais laisser engager 
l'outil au-delà du corps de la tarière, car, non seulement son 
fonctionnement deviendrait bien péniblOi mais son reirait même 
pourrait devenir très-di facile. 

Le trépan^ par contre, n'agissant, comme nous l'avons dit, 
que par percussion, nous aurons à nous occuper ici des moyens 
employés habituellement pour produire la chute du trépan. 
Dans les eiplications qui précèdent, nous avons indiqué le 
système de battage à la sonde rigide et au débrayage pour 
les sondages de peu de profondeur, et celui à chute-libre pour 
les forages devant dépasser la profondeur de 100 mètres, par 
exemple. Dans le premier de ces deux systèmes, le trépan est 
relié solidairement à la sonde, et l'on se sert, pour produire la 
chute, de deux manchons de débrayage placés à côté du 
tambour du treuil de relevée. Le plus gros fait Toffice d'une 
sorte de petit tambour sur lequel s'accroche une chaîne-galle 
d'environ 1"*,80 de longueur, guidée pour s'enrouler en spkale, 
c'est-à-dire sans chevauchement, par une saillie venue de fonte 
à partir de l'attache de la chaîne, et dont la tranche, contre 
laquelle cette dernière s'appuie, fait une spire complète. A 
l'extrémité libre de la chaîne se trouve un solide crochet à en- 
trave. Ce manchon est fou sur l'axe ; mais il a sa face verti- 
cale de gauche garnie de cinq vides trapézoïdaux également 
espacés les uns des autres, et correspondant à cinq dents 
saillantes, exactement égales à ces vides qui se trouvent sur la 
face verticale de droite de la plus petite partie de débrayage 
qui est à côté. Celle-ci a, dans son trou d'axe, deux rainures 
s'adaptant sur deux clefs ou glissières droites encastrées à mi- 
fer, suivant deux génératrices diamétralement opposées dans 
l'arbre du treuil. Elle porte sur sa circonférence extérieure 
une gorge dans laquelle se logent les deux goujons d'un levier 
à fourche, qui est porté par une petite chape à articulations 
fixée sur le bâti du treuil. Ce levier peut ainsi prendre un mou- 
vement horizontal angulaire qui se transmettra à la petite partie 
de Tembrayage, pour la faire glisser sur l'axe, à droite ou à 
gauche, par l'effet des goujons entre lesquels elle tourne avec 
l'arbre du tambour. On comprend alors qu'en l'appuyant à 
droite contre l'autre partie d*cmbrayage, cette dernière qui, 
folle, restait immobile, sera entraînée dans le même mouvement 



S58 

de rotation par rencastremeDt des dents dans ses yîdes. Si 
alors, au moyen d'un moraillon ou d'une fausse maille, on a 
attaché la chatoe de la sonde au crochet de la chaine-galle, 
les tiges moeteront, pendant l'enroulement de celte dernière, 
jusqu'au moment où, par la manœuvre du levier en sens in- 
verse, la grosse partie d'embrayage redevient folle et dévire 
rapidement sous l'effet du poids de la sonde, qui retombe alors 
en produisant sur le fond du trou le choc du trépan. L'entraî- 
nement par la sonde est tel, que la grosse partie d'embrayage 
acquiert une graode vitesse qui occasionnerait le déroulement 
de toute la chaloe-galle, si on n'employait ici un système de 
contre-poids disposé comme suit : Un petit câble ou une petite 
chaîne, attaché à l'autre bout du manchon, s'enroule en sens 
inverse de la chalne-galle, et porte à son extrémité un poids 
de 20 à 30 kilog. qui monte et descend derrière un poteau 
vertical avec poulie fixée à l'arrière du treuil ; quand la sonde 
tombe, le contre-poids monte, et il agit comme un ressort 
rappelant brusquement le manchon en arrière, pour empêcher 
le dévirement de la chaîne, à laquelle, au contraire, il donne 
immédiatement une tension qui, sans perte de temps aux ma- 
nivelles, fsdt soulever la sonde aussitôt qu'on embraye de 
nouveau. Avec ce système de battage, on peut provoquer de 
20 à 25 coups de trépan par minute, suivant la hauteur de 
chute. 

Dans le système de battage à chute-libre, le trépan n'est 
plus relié directement à la sonde, comme dans le cas précédent, 
mais par l'intermédiaire de l'une des deux coulisses de chute 
libre décrites plus haut et que l'on place entre la grosse tige 
(Pl. y, Pig. 10 et 11) et la tige suivante ; la grosse tige n'ayant 
d'autre but, que d'augmenter le poids de l'outil percuteur. 

Aussitôt que ce dernier est arrivé au fond du forage, il suffit, 
pour commencer le battage (la suspension de chute libre (Pl. Y, 
FiG. 3) restant, pendant toute la durée du forage fixée au ba- 
lancier par sa chalne-galle), de rattacher, d'une part, la sonde 
à la suspension de chute libre, et, d'autre paît, la bielle de 
chute libre (qui reste également fixée au balancier par le boulon 
à chape M) au bouton de manivelle du treuil de chute-libre. 

La communication étant ainsi établie, on pose la courroie de 
transmission qui va de la poulie du treuil de relevée à celle du 
treuil de chute-libre, et l'on obtient à la sonde le mouvement 



359 

rectiligne alternatif de montée et de descente nécessaire pour 
opérer le battage à la chute-libre. Au moment où la sonde 
arrive au bas de sa course, la tige du trépan est saisie, comme 
nous l'avons vu dans la description des deux coulisses de chute 
libre, soit par la clavette qui vient se loger dans les deux en- 
coches de la coulisse de débrayage, lorsque Ton fait usage de 
cette dernière, soit par les deux crochets, lorsqu'on se sert de 
la coulisse dite à poids-mort, et elle est enlevée en même temps 
que la sonde jusqu'au moment où celle-ci arrivant au haut de 
sa course, le débrayage se produit pour provoquer la chute du 
trépan. Immédiatement après, la sonde, suspendue au balancier, 
se remet à descendre pour reprendre de nouveau le trépan, et 
ainsi de suite. 

La hauteur de chute du trépan peut être réglée à volonté, et 
varie de 0"^,15 à0"',80 et plus, suivant la nature du terrain, 
de même pour le nombre de coups, qui peut varier de 15 à 30 
par minute, suivant que l'on bat de plus ou moins haut. Dans 
les terrains durs, par exemple, la course du trépan est petite 
et le nombre de coups considérable, tanilis que dans les terrains 
tendres, l'inverse a lieu. 

Après chaque coup de trépan, l'ouvrier placé au manche de 
manœuvre tourne l^èrement la sonde, de façon à fabre re- 
tomber le trépan dans une position différente de celle qu'il 
venait d'occuper. 

Au fur et à mesure de l'avancement, le même ouvrier dévisse 
la vis de la suspension de chute libre et allonge ainsi la sonde, 
de la quantité nécessaire pour que raccrochage du trépan puisse 
toujours avoir lieu. Lorsque la vis est à bout de course, on 
arrête momentanément le forage pour visser une nouvelle 
allonge sur la sonde. 

Après un certain temps de battage, plus ou moins long, sui- 
vant que le terrain est plus ou moins dur, on est obligé de re- 
tirer les boues formées par le trépan. Pour cela, on remonte 
complètement la sonde et Ton descend la soupape, à laquelle il 
suffit, lorsqu'elle touche le fond du forage, d'imprimer un mou- 
vement de va et vient, pendant quelques minutes, pour y faire 
pénétrer les détritus de terrain que l'on veut retirer et qui, 
une fois entrés dans le cyliiidic eu lùle de la soupape, y sont 
retenus par le clapet placé à la base du tubo. 

La soupape peut être descendue jans le forage, soit au moyen 



MO 

des tiges de sonde, comme le trépan, soit au moyen d'une 
corde en fil de fer, mais cette dernière n'est généralement em- 
ployée que dans les sondages de grande profondeur, pour 
éviter les pertes de temps occasionnées par le vissage et le 
dévissage des tiges. 

TUBAGES 

On a souvent besoin» dans l'exécution d'un sondage, de tubes 
destinés, soit à maintenir les terrains ébouleux, soit à servir 
de conduite verticale aux eaux d'une nappe souterraine qu'on 
veut utiliser. Les premiers s'appellent tubes de retenue, les 
seconds tubes cTascenston. 

Tubes de retenue. — Ces tuyaux sont toujours construits 
en tôle de fer^ parce que d'abord on obtient, avec ce métal, 
une résistance très-su rfisante avec une épaisseur relativement 
très-faible, ce qui est important pour qu'ils pénètrent plus 
facilement à travers les terrains meubles qu*on leur fait tra- 
verser, et parce que, surtout dans les sondages de petite 
dimension, il faut veiller à ne pas réduire inutilement l'ouver- 
ture initiale. Naturellement, quand on y introduit un tube, on 
ne peut plus continuer l'approfondissement qu'avec des outils 
correspondant au diamètre intérieur de celui-ci, qui sera d'autant 
plus diminué que son épaisseur sera plus grande. En règle 
générale, on doit toujours conserver au trou de sonde le plus 
grand diamètre possible, non seulement au point de vue d'un 
approfondissement d'autant plus rapide, que le jeu du trépan 
sera plus dégagé et les curages moins fréquents, mais encore 
au point de vue de la réparatiou des accidents de sonde, dans 
lesquels il est nécessaire de réserver le passage facile d'un outil 
à côté de la tige, pour pouvoir aller la saisir en un point 
favorable au-dessous de la rupture. La tôle résiste aussi très- 
bien aux cbocs que le tube reçoit pendant la percussion, au 
fouettement de la tige de sonde, à la pression qu'on a à exercer 
souvent de la paille supérieure, pour le forcer à descendre, à la 
torsion si on a à le faire tourner, soit pour renfoncer, soit pour 
le dégager quand il s'agit de Textraire, enfin à la traction lorsqu'il 
n'y a plus de raison de le laisser dans le forage, d'où on le retire 
pour r utiliser ailleurs. 

D'après cela, on comprend que les tuyaux doivent être 
exécutés avec de la tôle de choix exempte de défauts ; il faat 



961 

sartout éviter qu'elle soit aigre et cassante. Ils sont construits 
par bouts d'un, de deux ou de trois mètres de longueur. Ils 
sont munis à une extrémité d'un manchon d'assemblage égale- 
ment en tôle, dont le diamètre intérieur est exaclemeut le 
diamètre extérieur du corps même du lube, comme on le voit 
(Pl. IV, FiG. 16). Ces manchons excèdent la partie supérieure du 
cylindre d'une longueur égale à celle dont ils la doublent, et ils 
sont munis d'une double rangée de trous placés en quinconce, qui 
sont percés à Tavance et correspondent bien exactement à ceux 
existant à la base. 

Les bouts de tuyaux s'assemblent les uns à la suite des autres 
sur l'orifice même du forage quand on doit les placer, soit dans 
un trou foré déjà jusqu'à une certaine profondeur, pour masquer 
des passages argileux ou marneux qui se gonflent et menacent 
de retenir les outils prisonniers, soit lorsqu'on atteint une couche 
de sables, graviers ou autres roches désagrégées qui éboulent, 
et à travers laquelle on est obligé de les faire descendre au fur 
et à mesure de l'approfondissement. 

Si, comme il arrive très-souvent, le sondage a dès le début à 
traverser des terrains d'alluvions qui sont ébouleux, il sera 
avantageux de commencer par faire à bras d'homme une petite 
fouille de la hauteur d'un bout de tuyau. C'est surtout néces- 
saire quand on utilise, comme on le fait pour les sondages d'une 
certaine profondeur, des bouts de tubes de 4 ou de 6 mètres de 
longueur, d'abord pour pouvoir vérifier commodément si les 
assemblages se font parfaitement en ligne droite, ensuite et 
surtout pour le cas od l'on a à faire le tubage au fur et à mesure 
de Tapprofondissement, parce que sans cela chaque fois qu'on 
ajouterait un bout de tube, l'orifice de celui-ci se trouverait à 
une trop graude hauteur au-dessus du plancher de l'atelier et la 
manœuvre de la sonde deviendrait impossible. 

Aussitôt que le premier tuyau est mis en place, on fixe au- 
dessous de son manchon un collier en bois qui est solidement 
serré à l'aide de deux boulons, et qui servira à maintenir ce 
premier tube sur le plancher de manœuvre, aussi bien pour le 
cas de tubage d'un trou foré sur une certaine longueur, que 
pour celui du forage que l'on commence ; puis on suspend au 
pied-de-bœuf, à l'aide d'un même collier en bois et d'une anse 
de corde, le deuxième bout de tube, dont on introduit l'extré- 
mité inférieure dans le manchon du précédent, en ayant bien 



262 

soin de faire en sorte q' e 1 1 r ncbe intérieure de la couture du 
cylindre soit en contact avec ' : tranche extérieure de la couture 
du manchon. Dans cette r'tu : on, les trous d'assemblage du 
premier coïncideront lv c 1er î ovs d assemblage du second ; si, 
comme cela peut étr^, l • ( p c rc ^ n peu de difficulté à faire 
cet emboîtement, il f lut, à T i (h Ceux marteaux dont l'un 
frappe à l'intérieur pcnl nt q-e i'aLtrr tient coup à l'extérieur, 
évaser légèrement rtificc (V ni ('" da manchon et agir avec une 
masse en bois sur la tôt-' c'a tube à mettre en place. Il arrive 
aussi que quelques-uns ries trous -Vc.'^scmblage se croisent légè- 
rement; on utilise clor. im petit équ:.rrisseur dont la pointe 
d'acier arrive en un ou c^ux t :rs C main à les faire coïncider 
entièrement. Il ne i (c ;! r 1 rs qu'à terminer l'assemblage à 
l'aide des petits botbvj r n 6:rnl : Pl. IV, Fie. 17. 

Ces boulons sont corpors 3 coox liéces : lo le boulon pro- 
prement dit, dont la tête ronde et très-plate n'a qu'un à un 
demi-millimètre d'épaisseur, et dont la tige taraudée sur douze à 
quinze millimètres de longueur 'St aplaiie à son extrémité et 
percée d'un petit trou ; 2® son écrou qui est carré et qui a une 
épaisseur de deux à deux et demi millimètres, suffisante pour 
les deux ou trois pan de taraudagc à filets très^fins, qui tiendront 
le boulon convenablement serré. On attache successivement au 
bout d'une ficelle, passée dans le petit trou de la tige, les bou- 
lons séparés de leurs écrous et qui vont venir un à un garnir les 
trous de jonction ; le boulon est ainsi descendu, la tête en bas, 
par le haut du second tube et on donne assez de longueur à la 
ficelle pour qu'il aille à environ vingt centimètres plus bas que 
la place ;qu'il doit prendre. On introduit alors un petit crochet 
en fil de fer par le trou qu'on veut garnir, il saisit la ficelle 
qu'on tire à soi et qui vient, comme Tindique la Fig. 16 de la 
Pl. IV, former une boucle en dehors du tube ; on coupe cette ficelle 
en en laissant 15 ceniimètres après le petit boulon qui présente 
alors sa pointe en dehors et a sa télé appliquée contre la tôle, en 
dedans ; on enfile l'écrou qu'on serre avec une petite clef, pen- 
dant qu'on empêche la rotation, en pinçant dans une petite 
tenaille la pointe aplatie du boulon. Quand l'écrou est bien 
serré à refus, la tête plate du boulon a épousé la forme concave 
du cylindre, et ne présente pas une saillie gênante pour le 
passage des outils, car on laisse toujours un jeu d'un centimètre 
au moins entre le diamètre intérieur du tube et celui des 
trépans, tarières, etc., qu'on doit utiliser ensuite. 



263 

Après avoir bouché de la même façon chacun des trous de 
jonction par un boulon et son écrou, on coupe à l'aide d*un 
burin ou d'uue tranche, toute la partie de la tige taraudée qui 
dépasse Técrou, afin de ne pas laisser comme une sorte de 
hérisson qui accrocherait les parois du forage et s'opposerait au 
mouvement du tuyau ; de plus on malte, avec la paune d'un 
marteau, la section qu'on vient d'opérer, pour empêcher l'écrou 
de se dévisser. On a ainsi un assemblage d'autant plus solide 
que Vemboltement des tuyaux aura été aussi juste que possible 
Alors on desserre le collier inférieur dont on écarte les deux 
parties pour l'enlever complètement, et on le replace sous le 
manchon du nouveau tuyau à introduire dans le forage ; puis 
on fait descendre le tubage jusqu'à ce que le collier qui servait 
à le descendre vienne poser sur le plancher. 

Ce mode de jonction par boulons donne un assemblage très- 
solide et très-satisfaisant. Mais dans le cas où Ton a à 
exécuter le forage à travers 50 ou 60 mètres de sables continus, 
la saillie de tous les petits écrous pourrait présenter une certaine 
résistance à la descente^ et il est alors prudent de recourûr à 
l'assemblage par rivets. 

Les rivets que Ton emploie (Pl. IY, Fig. 18) sont exactement 
de la forme des petits boulons dont nous venons de parler, 
moins le taraudage de la tige ; on utilise le même moyen pour 
les descendre dans le tube et en garnir les trous de jonction. 
Les petits bouts de ficelle attenant à leur queue servent ici à 
attacher extérieurement tous les rivets deux à deux, pour éviter 
qu'ils puissent retomber dans Tintérieur pendant que l'opération 
se terminera. Quand tous les trous sont munis de leur nvet, on 
descend, par rextrémité supérieure du tuyau, l'outil représenté 
(Pl. IV, Fig. 19), qu'on appelle le rivoir. Il se compose de deux 
coins en fonte, dont la forme s obtiendrait en opérant la section 
d'un cylindre droit par un plan, incliné à 70 degrés, passant 
par deux cordes symétriques de ses cercles de base. Le cylindre, 
c'est-à-dire l'ensemble des deux coins juxtaposés, est d'un 
diamètre égal à celui de rinlérieur des tuyaux qu'on assemble. 
Les deux tiges à l'extrémité desquelles sont fixés les coins, ont 
une longueur supérieure à celle des bouts de tubes ; l'une 
d'elles, celle qui porte le coin avec la plus grande dimension en 
bas, est munie d'une tête qui permet de la manœuvrer à l'aide 
du pied-dc-bœuf ; elle est aussi garnie d'un petit levier en fer, 
qui permet de soulever l'autre tige en passant dans l'étrier 



264 

adapté au haut de celle dernière. Od descend l'outil maintenu 
dans celte silualion, c'est-à-dire le coin supérieur plus haut que 
l'autre, à l'aide d'un petit cordage qui retient le levier, attaché 
au montant du pied-de-bœuf. Quand l'appareil est placé de telle 
manière que le coin inférieur est bien en face des têtes de rlyets 
appliquées à l'intérieur du tube, on laisse tomber Taulre de 
tout son poids; on sent alors que tous les rivets sont bien 
appuyés, sinon on frappe quelques coups de marteau sur le 
coin supérieur, dont la tige porte à cet effet une tête ronde en 
acier. On coupe alors les tiges des rivets à 2 ou 3 millimètres 
de la tôle extérieure ; cette saillie qu'on laisse sufût pour faire 
à l'extérieur des manchons d'assemblage la contre-partie des 
rivures, et on a une jonction aussi solide que si les tubes avaient 
élé rivés, à la façon ordinaire, sur un mandrin, dans un atelier 
de lùlerie. Il se peut que quelques-uns des rivets ne se trouvent 
pas appuyés suffisamment du premier coup par le rivoir ; on 
termine alors l'opération quand môme sur tous les autres, et on 
ne coupe ceux-là qu'ensuite, quand après avoir desserré les 
deux coins en fonte, on aura fait tourner le rivoir jusqu'à ce 
qu'on trouve la position dans laquelle il tient les têtes solidement 
appliquées contre la tôle. Généralement les tuyaux boulonnés 
ou rivés descendront à mesure du forage, soit sous leur propre 
poids, soit en y ajoutant celui de la sonde, qu'on fait retomber 
plus ou moins fortement sur la tète du tube, recouverte d'un 
bouchon de bois. Il suffira pour cela de bien dégager la base de 
la colonne en manœuvrant avec la soupape à boulet ou avec des 
tarières, jusqu'à Ora,50, 0™,70 en contre-bas. 

Cependant, surtout quand les colonnes sont longues, on est 
quelquefois obligé d'user de pressions énergiques ; on emploie 
alors soit des abatages, soit des vérins, soit le mouton, etc., mais ce 
dernier procédé, auquel on ne s'adresse qu'en dernier ressort, 
exige de grandes précautions pour ne pus détériorer promptement 
la télé du tube, et une grande attention pour ne pas faire sauter 
les boulons ou rivets d'assembld<;e, car une jonction qui serait ainsi 
maltraitée, non seulement serait prête à se déboîter, mais encore 
pourrait avoir la tôle déchirée, fendue, aplatie, etc., et on aurait 
les tubes pénétrant les uns dans les autres, en produisant un 
étranglement qui compromettrait tout le travail. Aussi quand 
une colonne résiste trop, plutôt que d'arriver à des moyens 
extrêmes, il vaut mieux avoir d'abord la patience de chercher 



965 

à la dégager, soit même en la sooleTant et en la redescendant 
d'un ou de deux mètres à plusieurs reprises, et, si on n*y 
parvient pas, il serait sage de se décider à mettre un autre 
tubage d'un plus petit diamètre, qui descendra d'autant plus 
qu'il évitera le frottement du terrain sur toute la hauteur déjà 
masquée par le précédent. 

Si l'on veut eitraire du trou de sonde les tuyaux qu'on y avait 
mis provisoirement, on a recours pour les remonter bout par 
par bout, soit à la traction directe par la chaîne, ou, si elle ne 
suffit pas, on fera des abatages avec un levier, dont le petit 
bras agirait sous un collier en bois, à la façon de la pince en 
fer qui sert à soulever des corps pesants, ou bien encore on 
utilisera des crics, etc. Mais en exerçant ainsi l'effort à la partie 
supérieure, on peut craindre le déboitement du tube en un 
certain point de sa longueur. Pour l'empêcher, on descendra 
la sonde, munie à sa partie inférieure d'un crochet simple ou 
double, suivant le diamètre du tubage. Ce crochet harponnera 
la tôle au pied du tube, on tendra la sonde à refus avec la 
chaîne et on fixera sur la tige un collier de sonde en bois qui 
reposera sur la tête du tuyau ; la sonde fera ainsi l'office d'un 
tirant, rendant solidaires le pied et la tête de la colonne, et on 
s'exposera beaucoup moins à n'airacher qu'une portion de 
tubage. Au fur et à mesure que les tuyaux remontent, on fait 
sauter les petits écrous en frappant sur un burin ou une tranche 
prise dans leur ligne de contact avec l'extérieur du manchon, 
ou, si la colonne est rivée, on coupe de même la tête extérieure 
de la rivure, et à l'aide d'un petit poinçon on chasse le boulon 
•u le rivet, qui tombe dans l'intérieur du tube, où, si on ne 
veut pas les laisser aller au fond du forage, on les reçoit dans 
UQ petit récipient qu'on tient suspendu au bout d'un cordagOt 
au-dessous de la jonction qu'on défait. Le jeu de vis de pression, 
représenté Pl. lY, FiG. 20, est également employé dans certains 
cas, pour exercer une pression sur les tubes que l'on veut 
enfoncer à travers une couche de terrains éboulants. LaFiG. 21 
(Pl. IV), indique, par contre, la disposition adoptée pour extraire, 
à Taide du même jeu de vis de pression, des tubes qui avaient été 
enfoncés dans un sondage, et qui n'avaient d'autre but que de 
maintenir la paroi du trou de sonde pendant l'exécution du forage. 

Tuyaux'-gmdea. — Quand le sondage s'exécute sur le fond 
d'une excavation ou d'un grand puits creusé antérieurement, ou 

18 



366 

bien encore sur le fond d'une rivière, etc., le plancher de 
l'atelier reste, pour les deux premiers cas, à la surface du sol 
naturel de remplacement, et dans le troisième cas, sur un ou 
deux bateaux amarrés à demeure au-dessus du point à sonder. 
On descend alors des tuyaux en tôle, d'un diamètre correspon- 
dant à celui adopté pour le sondage et d'une longueur suffisante 
pour relier le plancher de manœuvre au fond à attaquer, et sur 
lequel on fait reposer leur base. Ce sont les tuyaux-guides qu'on 
met en place exactement comme les tuyaux de retenue. Si le 
puits qu'on approfondit par forage a une certaine longueur, on 
étrésillonne cette colonne-guide, sur toute la hauteur libre du 
puits, à l'aide de petites moïses qu'on arc^boute en les croisant 
contre les parois, en ayant soin de maintenir le tuyau dans une 
verticalité parfaite (1). 

Echantillons et collections, — Le soin des échantillons et des 
collections est très-important. On gémit souvent plus tard de 
n'avoir pas pris une plus grande quantité de tel ou tel échan- 
tillon ; souvent, faute d'un numéro,une roche très-intéressante est 
inclassable. La série est interrompue et le malheur est irréparable. 

Il faut faire faire d'abord un meuble spécial à 10 tiroirs, 
contenant chacun 10 cases en largeur et 6 en profondeur, soit 
60 cases par tiroir. Chacune d'elles a pour dimension un déci- 
mètre cube. 

En outre, dans une armoire spéciale à deux battants, de 70 
centimètres de profondeur, avec des rayons espacés de 30 centi- 
mètres, on place les carottes et autres gros échantillons naturels 
provenant des éboulements. 

Il est inutile de donner aux échantillons un nom, immédiate- 
ment après leur extraction, car au cours d'un sondage les opi- 
nions varient sur la nature de la roche et les analyses révèlent 
parfois des particularités intéressantes. On peut après coup, 
quand la coupe est faite, rétablir définitivement les étiquettes. 
Au cours du travail l'indication de la profondeur suffit. On 
l'écrira le plus possible sur Téchantillon même, soit avec une 
pointe dans les argiles, soit avec un crayon pour les roches dures 
et lisses, soit avec un pinceau pour les roches rugueuses, soit 
sur un fort carton pour les sables. 

(t) Les notes qui précèdent sont empruntées quelquefois textuelle- 
ment à Touvrage de M. Lippmann, récemment publié chez Lacroix ; 
nous renvoyons le lecteur, pour plus de détails, à cet exceUent traité. 



967 

Des petites fioles à large goulot de 10 centimètres de hau- 
teur renfermeront tous les petits échantillons sur lesquels l'atten- 
tion doit être appelée et tous les résidus broyés de roches dures, 
sables, etc. La profondeur sera marquée à l'encre sur le bouchon. 

Autant que possible, on moulera les argiles et marnes en 
parallélipipèdes de 0, 9 X 0,9 X 0,4, de façon à ce quMl puisse 
entrer 2 échantillons par case. Quant aux roches, on les taillera 
aux dimensions voulues en laissant les déchets dans la case, 
autour du morceau principal. 

Pour les échantillons provenant d'éboulements, on aura tou- 
jours soin de mettre un grand B après Tindication de la profon- 
deur, car un certain doute plane toujours sur ladite profondeur. 

Prise des échantillons. — Les échantillons doivent être pris 
à chaque changement de roche, cela va sans dire, mais dans un 
même terrain on fera bien de prendre un échantillon à chaque 
mètre environ ; c'est le seul moyen de se rendre compte des 
passages qui sont souvent graduels et d'avoir la chance de ren- 
contrer quelques fossiles, quelques cristaux, quelques particula- 
rités caractérisant la couche ; on se contente souvent pour un 
banc d'une grande épaisseur, de quelques échantillons pris çà et 
là, c'est un tort. 

Une partie des argiles devra toujours être lavée à la passoire 
ainsi que les sables. Gela isole les corps durs, les cristaux, les py- 
rites, les calcaires, et en général donne des éléments discernables. 
On fera bien d'avoir une grande loupe a main de 10 centimètres 
de diamètre environ, pour explorer sommairement la plus 
grande quantité de résidus possible. J'ai toujours remarqué que 
quelques minutes consacrées à cet examen amenaient toujours 
la découverte de quelque élément intéressant. 

Les échantillons remis dans la collection seront exammés à 
loisir, plus tard, avec une loupe plus forte et surtout au micros* 
cope. Toutes les observations qu'on peut faire sur les caractères 
organoleptiques, physiques et chimiques sont consignés succes- 
sivement sur une petite fiche en carton, qui est mise soigneuse- 
ment dans la case de l'échantillon. Un carnet de note doit être 
proscrit à mon avis, car les renseignements y sont mis sans 
ordre et on ne sait pas toujours retrouver dans la collection 
l'échantillon auquel ils se rapportent. 

Rien n'est plus facile, quand on veut réunir plus tard les 
trouvailles faites, que de recourir à ces fiches pour composer 



9M 

son mémoire et donner aux roches, dans la coupe, les vraies 
déocmioalioDs. 

Si un échantillon est donné à Tanalyse, on doit en conserver 
la moitié et le désigner soigoeusement sur la fiche. Cela permet 
de faire recommencer les épreuves chimiques si souvent contra- 
dictoires. 

Coupe, — Pour faire la coupe, j*ai pris du papier de mines 
quadrillé, en bandes de 25 centimètres de largeur, on les fera 
coller sur toile. Si Ton veut faire la coupe d'un sondage de 500 
mètres, on prendra une bande de 5 mètres. Chaque centimètre 
représentera un mètre de couche et chaque millimètre un centi- 
mètre du forage. Avec celte échelle, on peut signaler toutes les 
particularités, pointiller tous les sables, toutes les assises de 
roches, etc. On teintera les roches à peu près à leur couleur 
naturelle. De la sorte on distinguera mieux les massifs d'une 
même origine géologique, ou bien Ton remarquera une certaine 
périodicité dans les teintes successives des dépôts 

On peut également prendre une échelle des largeurs, telle 
qu*on peut faire figurer sur la coupe les différents tubages. On 
réservera à droite et à gauche, sur la largeur de 25 centimètres 
des bandes, un certain blanc, suffisant pour mettre une foule 
d'annotations, très-précieuses plus tard, et qu'on doit détailler 
le plus possible. 

Températures. — Si Ton a des eaux sortant du forage, on 
fera bien de noter sur un registre spécial, toutes les semaines, et 
même plus s'il le faut, la température et les débits des eaux i la 
sortie. Quant aux températures du fond, on les prendra avec un 
thermomètre Walferdin, à maxima, avec les précautions que 
j'expliquerai plus loin, et au thermomètre ordinaire à la sortie 
des boues. Celte dernière indication, quoique assez inexacte, se 
rapproche pourtant assez de la vérité. J'ai pu le constater 
maintes fois. 

Journal. -> Enfin la partie la plus importante des rensei- 
gnements sur le sondage est le journal. Voici l'entête du journal 
de la maison Lippmann. On y verra les détails journaliers aux- 
quels doit être astreint le chef du sondage. C'est surtout dans 
la colonne observations que les moindres incidenU» doivent être 
notés. On les retrouve plus lard avec un grand intérêt. 



269 



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370 



IV. 



VrmTavx de ferage à Moatroad» 

Maintenant que j'ai donné au lecteur peu initié à Tart du 
sondeur le moyeu de se reconnaître dans les termes que je vais 
employer, j'entre dans la partie pratique de cet ouvrage et je 
commence par résumer, au moyen du journal de sondage (si 
exactement tenu par M. Mertz, le chef sondeur de la maison 
Lippmann), les différentes péripéties de nos travaux. 

J'engage les agriculteurs à s'intéresser surtout aux premières 
phases du forage. Le domaine exploré au voisinage de la surface 
est le leur, el j*ai voulu précisément donner le plus de détails 
possible sur la composition des roches dans celte partie du 
sous-sol forézien. 

Je grouperai les résultats mensuels obtenus sous trois chefs 
principaux : 1* les travaux ; 2« les données géologiques et chi- 
miques ; 3» l'hydrologie. 

Chacune de ces branches d'exploration donnera lieu plus lard 
à une étude théorique d'ensemble, mais pour le moment il est 
nécessaire de jeter un coup d'œil pratique et chronologique sur 
les résultats obtenus. 



JOURNAL DU SONDAGE 



973 



• 






Fortgê 


Ep«ifM«r 


y„„f, - 1 

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DÉSIGNiTlON DES TEERAIN8 FORÉS 


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4 
5 



2 
5 



6 
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15 
16 ai 

25 



26 
27 
28 
Id. 
29 
Id. 
30 
Id. 
31 



Cailloux et eraYler 

Id. 

Id. 

Argile sableuse Terte 

Id. 

Argile Terte bleufttre 

Argile sableuse yerte jaunâtre 
SaBle vert et gravier 

Id. 



Moi8 M 



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9 


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9 


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9 


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4-,40 


0-,25 


9 


4t65 


0,41 


9 


5,06 


1,62 


2-,89 


6,68 


0,63 


9 


7,31 


1,29 


2,25 


8,60 


1,50 


1,29 


10,10 


0,78 


1,50 


18,88 


• 


■ 


9 



Benutr^aes da mois de #«lllet 1899. 



TRAVAUX 

Il n'a fallu que 24 jours pour monter toutes les installations, 
faire l'excavation de 4^,40 de profondeur et la boiser. En 
faisant celte excavation, nous trouvons des débris de ces 
grosses tuiles romaines, si caractéristiques. Il est certain que la 
situation de Montrond, placé sur un point culminant au milieu 
de la plaine, a dû attirer des établissements romains. Des 
fouilles, dans cette région, amèneront certainement quelques 
découvertes, cela soit dit en passant. 

Le forage dans les cailloux supérieurs est très-pénible. Le 



979 



ruillet 1879. 

ÂrriTée da personnel à Montrond. 

Amené les charpentiers ei les pièces de la chèTre. Tracé l'emplacement de la 

baraqae ; monté une baraque pour loger les menus outils et les cordages 

du charpentier. 
Terminé la baraqne et fait les tranchées pour placer les semelles du treuil. 
Montage de la chèTre et une partie de la baraque. Commencé Texcayation; monté 

le treuil n* 1 à taçeur. 
Monté la machine; fait Texcayation à 4",40; monté deux pompes pour épuiser 

Teau pendant le trayail. Impossible de continuer répuisement ; boisé Tex- 

caration : descendu un tuyau de 0*,41 de diamètre et de 4" ,70 de longueur. 

Montage du treuil de chute libre pour le forage. 
Commencé le forage dans une excayation de 2",00 carrés et de 4",40 de profond'. 
Monté le treuil de chute libre et suspendu le trayail à 11 heures. 



Monté le levier de battage et posé les rails du chemin de fer. 

L'eau montant toujours au fur et à mesure que le sondage s'approfondit on 
fait on plancher dans Texcayation au-dessus du niyeau d'eau ; descendu la 
première colonne de 0,41 à 5* ; commencé l'élargissement avec un élar- 
gisseor à excentrique. 



premier jour on n'a fait que 25 centimètres^ le sol est très- 
dur à traverser. Gomme les dimensions des cailloux varient 
depuis le sable jusqu'aux morceaux de la grosseur de Tœuf et 
du poing, le trépan ballotte et glisse sur ces cailloux roulés, 
sans avancer. On est obligé pour approfondir, de se servir de 
l'instrument à tarière. On jette de Targile dans le trou et Ton 
retire le magma formé avec cette argile et les cailloux. On a 
remonté des morceaux de 15 centimèlres de diamètre. 

Lorsque Targile n* 2 est rencontrée, le rodage de la tarière 
devient subitement plus doux et le forage au trépan recom- 
mence. Nous sommes désormais et pour longtemps dans les 
terrains sédimenlalres de la plaine du Forez. 



»i 



GÉOLOGIE BT AlfALTSBS 

N® 1. Premiers cailloux et graviers. Puiss. : 5*,06. — 
Voici les éléments constitutifs de ces cailloux et graviers qui 
formenl le manteau superficiel de la partie centrale de la plaine 
du Forez. 

Les roches granitiques dominent avec micas blanc et noir. 
Puis les qtMrtz laiteux enfumés lydiennes. Quartzites asses 
rares, i^es basaltes sont assez communs en cailloux roulés d'une 
certaine grosseur, ainsi que des roches basaltiques plus friables 
et plus cariées que le basalte compacte. En somme» détritus 
granitiques des montagnes du pourtour et détritus éruplifs 
des coulées qui ont fait irruption dans la plaine à une époque 
que nous déterminerons peut-être par la suite. 

No» 2, 3, 4. Argiles sableuses vertes, bleuâtres et jau- 
nâtres. - Ces argiles sont connues dans tout le pays sous le 
nom de lauses. Elles sont vertes tirant sur le gris cendré ou le 
jaune clair faisant p&le avec l'eau, peu ou point d'effervescence 
aux acides. Nous aurons l'occasion, dans le cours de ce travail, 
de les voir persister en profondeur tout en se modifiant un peu. 
Nous les étudierons sous leurs diverses formes. Elles constituent 
à Montrond, sous les premiers cailloux, une couche totale de 
5»,04. 

Analyses. — Voici quelques renseignements industriels sur 
ces argiles. 

Argile verte bleuâtre (n® 3). — Par la lévigation on obtient : 

Sable et plaquettes d'argile dure . 62,00 p. Vo 

Argile 31,00 » 

Eau hygrométrique 7,00 > 

L'argile obtenue par lévigation est fusible entre 1.100<> et 
1.200O. 
L'argile complète est un peu plus fusible que l'argile lavée. 

Argile sableuse verte jaunâtre (n® 4). — Par la lévigation 
on obtient : 

Sable et plaquettes d'argile dure de couleur verte 63,00 p. o/o 

Argile grise lavée 27,00 » 

Bau hygrométrique 10,00 » 



275 

Chaux 2,00 p. 7o 

Magoésie 1,75 » 

L'argile lavée entre en fusioo de 1.300* à 1.400^. 

La roche est fusible de t. 200'' à 1.300*. 

Ces argiles, presque sans chaux, sont très - plastiques et 
pourraient donner lieu à une exploitation pour poteries. Je ne 
comprends pas qu'elles ne soient pas plus exploitées sur toute la 
surface de la plaine. 

Sables verts (n* 5). — Gooime la plaine parait constituée, 
en sa partie supérieure, de couches alternantes d'argiles et de 
sables verts, mon attention s'est portée particulièrement sur 
ces derniers. 

Ils sont, pour le u* 5, très-coulants, tiès-verts, présentant des 
grains limite -fins de un millimètre environ avec d'autres 
grains peu nombreux dépassant rarement la grosseur de un 
centimètre cube. 

Tamisés, pour reconnaître les roches, ils laissent voir : 

lo Des noyaux de grès vert tertiaire à ciment calcaire dur 
le plus souvent, mais parfois assez tendre avec talc et micas. 

2« Des plaquettes d'argiles plus dures, vertes, noirâtres et 
jaunâtres (tertiaire). 

3» Des plaquettes de peroxyde de fer hydraté, provenant 
certainement de Toiydation des pyrites. 

i9 Des roches granitiques de toutes sortes, à mica blanc, 
à mica noir, gneiss, feldspaths, orthose, albite, etc. Des micas 
et talcs libres flottant dans les eaux de lavage et se déposant 
à plat au fond des vases. 

5* Des quartz en grande quantité (c'est la matière prédomi- 
nante), translucides, blancs, laiteux, verdàtres, enfumés, jaunes. 
Hais c'est le quartz légèrement hyalin qui domine. 

&> De la dolomie très-reconnaissable à sa couleur blan- 
châtre et ferrugineuse. 

7o Des basaltes roulés et du péridot. 

On voit que ces sables possèdent à peu près les mêmes élé- 
ments que les cailloux roulés supéneurs, sauf la dolomie, 
mais les éléments sont beaucoup plus fins et les bancs sont 
bien stratifiés. 

Le seul fossile qu'on rencontre sur des plaques un peu dures 
et lavées d'argiles, est la cypm faba d'un millimètre de Ion- 



970 

gueur environ, d'un blanc .d'os. On la rencontre par colonies 
dans les plaquettes d'argiles^ Il y en a également dans le sable 
et provenant du lavage des argiles. 

Analyse industrielle des sables, — Voici une analyse 
industrielle du sable n* 5 : 

Argile 2,25 p. «/o 

Ce sable est en général très-propre et laisse 
passer une eau limpide. 

Eau hygrométrique 7,50 » 

Chaux 2,60 » 

Magnésie 0,50 > 

Quartz 87,15 » 

Il s'agglomère à la température de 1.400 à 1.500 degrés, 
alors il Torroe une masse friltée qui a presque la dureté de la 
brique réfractaire troisième qualité. A une température au-dessus 
de 1.500», la fusion commence. 






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DESIGNinON DES TERRilNS FORÉS 



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10 



Sable yert et ffra^ier 

Sable fin argileux 

Argile sableuse verte 

Sable argileux rert et plaq. de grès yert. . 

Argile sableuse verte 

Argî le sableuse grise noire 

Argile sableuse pyriteuse verte 

Sable vert fin 



0-,12 
0,30 
0,10 
1,61 
2,85 
0,89 
2,55 
3,57 
0,70 



0-,90 
0,30 
0,10 
1,61 
2,85 
0,89 

6*12 



11-00 
11,30 
11,40 
13,01 
15,86 
16,75 
19,30 
22,87 
23,57 



277 

On Imuveia it dans ce sable des matériaux de yerreries et on 
pourrait s'en servir pour briques réfractaires siliceuses de 
basse qualité. 

HYDROLOGIE 

Première nappe jaillissante. — Il est impossible, comme 
on l*a vUy de pousser l'excavation du début plus bas que 4», 40. 
Les pompes ne sunisent pas à l'épuisement et force est de com- 
mencer le forage dans les cailloux. Le 30, Teau n'est plus qu'à 
2'"y16 du sol et l'on s'aperçoit que le premier plancber fait pour 
porter les ouvriers et conduire le trépan, est noyé. Il faut en 
faire un autre. 

Ce fait prouve qu'il existe déjà, dans les premières assises 
sableuses, à 10 mètres du sol, une première nappe jaillissante, 
maintenue par les premiers 5 mètres de manteau imperméable, 
constitué par les argiles du début. Dès oe moment, la possi- 
bilité de rencontrer des sources jaillissantes nous apparaît. 



ommmwLWMLTM^nm 



d'Août 1870. 

Elangt Juscra'à 10-,10 et descendu la colonne à 6-,10. 

Boulonné deux tuvaux de2",50 et descendu la colonne à 9>,10. Fait plusieurs 
Tovages de tarière. 

La colonne refuse de descendre, les boulons forcent dans la couche de cailloux. 
Descendu Télargisseur ; élargi sous la colonne jusque sur les sables et 
ensuite descendu la colonne a 10",50. Suspendu le travail à midi. 



Commencé le travail de jour et de nuit. 



Première nappe Jaillissante, 60 litres à la minute. 

Le gable éboule : niveau d'eau à l",75 du sol ; élargi l"»,80 ; boulonné un tuyau 

de 2-,50 et descendu la colonne à 13»,2 J ; le matin, niveau d'eau est à l-,70 

au-dessous du sol ; élargi 1- et monté les vis de pression. 
Elargi Jusqn'à 17»,50; boulonné deux tuyaux de 2", 50 et descendu la colonne 

de 0,410 à 17-,49 ; fait un voyage de soupape, niveau d'eau à l-,60 du sol. 
Elarçi Jusqu'à 2l-,62 ; boulonné deux tuyaux de 2»,50 ; descendu la colonne à 

2l»,25 ; fait trois voyages de soupape. 



978 



•1 s 

11 


• 

11 

Id. 
12 

Id. 
13 
14 
15 

16 

17 

18 
19 

20 
21 
22 
Id. 
23 
24 
25 
26 

27 
28 

29 

30 
Nuit 

31 
Nuit 


DÉSIGNATION DES TRIRAINS F0BÉ8 


Fortf* 

delà 
Joanée. 


des 
coocht. 


ITMMIi 

di 
ntAtf 






» 

1,16 
2,00 
1,34 
2,85 
4,07 
0,74 

» 

3,62 
1,15 

3,09 
4,95 
1,28 
1,52 
3,28 
3,99 
2,56 
3,85 

» 
» 

B 
» 

9 

1,30 


» 

0,70 

3^16 

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21*81 
1,28 

9 
9 
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9 
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• 

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13 


Sable anrileux vert 


24," 




Id. 




14 


Aririle sableuse irrise Terdfttre 


28,( 




Id. . • 


30,^ 




Id. 


34. 




Id. 


35,1 






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Id. 


39,S 




Id. 

Id. 


40,S 
43,9 






48,S 


15 


Ar<rile noire et olacraettes 


49,8! 


16 


ArRile yerte 


51,* 




Id. ..:...:;:.;..:.::..::;:::;;. 


54,S 




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58,6 




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Id 


65,0 






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• 






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• 






9 


16 


Argile Terte un peu marneuse 


66,31 



979 



Klarcri Jusqu'à 23",24 ; boulonné un tuyau de 2*,50 ; descendu la colonne à 
23*,24 : fait neuf voyages de soupape et cinq Toyages de tarière pour retirer 
les sables et les srayiers abon4ants. 

Nirean de l'eau au-aessous du sol, 1",39 ; à 6 heures du matin, 1>,21. 

NÎTean de Teau au-dessous du sol, 1",12 ; à 6 heures du matin, 1*,02. 
NiTeaa de Tean au-dessous du sol, 0",91 ; à 6 heures du matin, 0",82. 
NlTean de Teau au-dessous du sol, 0",74 ; à 6 heures du matin, 0*,50. 
L*eaa Jaillit partout sous la baraque ; le niveau est à 0*,38 du sol. Epuisé Teau 

arec des seaux et commencé la tranchée pour la faire écouler. Travaillé 

après la tranchée pendant la nuit et continué à épuiser Teau. 
Au matin Teau arrive au plancher de la chèvre au niveau du sol ; continué la 

tranchée en toute hâte. 
Terminé la tranchée, Teau coule dans la rivière ; suspendu le travail à midi 

Jusqu'au lundi matin 6 heures à cause de la fête de Montrond. 

Placé deux rangs de tuyaux en terre cuite dans la tranchée pour Técoulement 
de Teau venant du sondage. Diamètre des tuyaux, 0»,30 et 0»,25 sur 17- de 
longueur. 

En battant, cassé un angle du trépan à gouge. 



Cassé la tête de sonde n* 3, fait réparer. 

Cassé une tige n» 1, remonté avec la cloche. 

Cassé la tête de sonde n* 3. Les tubes de la chaudière perdent, Teau coule dans 
le feu. 

Fait deux voyages de soupape ; impossible de continuer, Teau sort derrière les 
tubes de la chaudière avec une grande force. M. Laur envoie un chau- 
dronnier : suspendu le forage. 

Arrivée du chaudronnier : allumé le feu pour voir les fuites, ensuite démonté 
le volant et la cheminée et couché la chaudière par terre ; le chaudronnier 
est retourné à Saint-Etienne chercher les outils nécessaires. Dans la nuit, 
voyant que les tubes étaient libres et qu'on pouvait les faire aller à la main, 
on les a sortis les uns après les autres pour ôter le tartre. 

Continué le nettoyage des tubes, ensuite on a serré lesdlts et fait une petite 
rivure à leur extrémité. Dans la nuit, percé des trous dans la chaudière pour 
remplacer des boulons qui étaient cassés. 

Monté la chaudière, fait les joints ; la chaudière va bien. 

Fait un voyage de soupape, elle descend au fond ; il n'y a pas (TébmUements ; 
descendu ensuite le trépan à gouge ; rodé le trou depuis 60"* jusqu'au fond ; 
remonté et descendu le trépan avec la coulisse, ladite ne peut pas fonc- 
tionner ; le levier est trop léger, la courroie ne tient pas sur les poulies. 

Remonté le trépan ; fait faire un raccord n** 3 et 4 pour pouvoir mettre la tête 
de sonde n« 1, pour battre à la sonde rigide jusqu'à ce que le contre-levier 
soit monté. 



980 



Remargnes du mois d*Août 1899* 

TRAVAUX 

À partir des premiers sables verts de 10», le travail a été 
assez régulier. 

La première colonne de 0"',410 de diamètre est poussée à 
travers les graviers de la surface et les sables verts jusqu'à la 
profondeur de 23 mètres, où elle prend pied sur la seconde 
couche des sables verts. On observera la bonne tenue des 
éboulcments pendant tout le forage du mois, qui se fait sans 
tubage. 

Les accidents sont insignifiants. 

Avancement moyen. — Le forage, pris au commencement 
d'août, à la profondeur de lO^^SS, est laissé, dans la nuit du 
31, à la profondeur de 66'",32, c'est-à-dire que l'avancement 
moyen a été de 1",79 par jour. C'est un avancement rapide. 

GÉOLOGIE 

Sable fin argileux n* 6 (0«,30). — Ce sable présente un 
peu plus d'agglomération que le précédent. Les éléments sont 
plus Ans, beaucoup de mica blanc. 

Argile sabletise verte n* 7 (On»,10). — Du mica blanc, 
eflervescence assez notable aux acides, 7 à 8 o/o de chaux. 

Sable argileux vert et plaquettes de grès vert n^ 8 (l»,6l). 
— Le ciment qui agglomère faiblement ces plaquettes de grès 
est un ciment calcaire. On remarque quelquefois des points 
noirs microscopiques qui sont des petits moules de cypris faba. 
Partout où il y a des colonies de cypris, Targile verte tend à 
s'imprégner de matières organiques, de pyrites et à noircir. 
Mica blanc moins abondant. 

Argile sableuse verte, grise pyriteuse, no« 9, 10 et 11 
(4",44). — La pyrite de fer commence à apparaître très- 
fréquemment en petits cubes ne dépassant presque jamais la 
grosseur d'une tête d'épingle. La couleur des argiles passe 
alors au gris et au noir en se chargeant de matières organiques 
et répandant une odeur bitumineuse. 



981 

En même temps apparaissent des petits noyaux blancs fari- 
neux qui ne sont autre chose que des calcaires friables. L'asso- 
ciation de ces noyaux de calcaire, de la pyrite et des matières 
organiques, est un fait sur lequel j'attirerai l'attention du lecteur 
et que je signalerai plusieurs fois au cours de ce travail. 

Sable vert n^ 12 de la coupe (3", 16). — La nature de ces 
sables est absolument identique à celle des sables de 10 mètres, 
seulement on remarque plus de plaquettes de grès vert aggloméré. 
Toujours des feuillets minces et larges d'bydroxyde de fer 
(pyrite oxydée). 

 partir des sables de 23 mètres, nous allons tomber dans 
un imposant manteau d'argile de difTérentes teintes avec cou- 
leur verd&tre prédominante, avec noyaux de calcaire blanc 
farineux fréquents et passages à la marne argileuse. 

Ce manteau n'aura pas moins de 95 mètres d'épaisseur, 
ainsi que nous le verrons par la suite. 

C'est dans ce manteau argileux que nous restons au 31 août. 

Fossile. — La cyprts faha est plus abondante, surtout dans 
les parties légèrement sableuses. Bile manque dans les pla- 
quettes d'argile très-plastique et fme. 

HYDROLOGIE 

'Dècoufoerte de la detuxnème nappe jaillissante, — C'est 
à l'étage de 23 mètres, que s'est produit le premier fait 
remarquable dans l'hydrologie de la plaine du Forez. 

L'eau était à ln,70 en contrebas du sol le 3 août, à la profon- 
deur de 23'",57. A partir de ce moment, un jaillissement a eu 
lieu. Il a mis plusieurs jours à saturer les couches supérieures. Le 
15, l'eau commence à envahir le sol delà baraque. On est obligé 
(l'épuiser avec des seaux, toute la nuit. Enfin, comme nous nous 
apercevons que le sol se détrempe et que la chèvre s'enfonce 
en raison de son poids considérable, nous nous décidons à ouvrir 
en hàle, dans la nuit, une tranchée à la rivière. Le 17 août, l'eau 
du sondage arrive et coulera, désormais, jour et nuit, dans 
le ruisseau de l'Anzieux. Nous plaçons deux conduites de 
tuyaux en terre de 17 mètres (une seule aurait suffi), pour 
bien assurer l'écoulement des eaux présentes et celles que 
nous prévoyons dans l'avenir. 

49 



283 

Il existe donc sous la plaine, dans la situation géologique où' 
nous sommes, à une distance variable du sol^ mais dans un 
rayon assez faible, 20 à 30 mètres, des couches do sables 
aqnifères pouvant donner lieu à des jaillissements qui dé- 
pendent naturellement du relief du terrain. 

Je ne crois pas à l'étendue, sous toute la plaine, de cette 
zone aquifère, mais je crois à Texistence, à la surface, de cuvettes 
séparées et qu'il faudra bien étudier dans l'avenir. Une de ces 
cuvettes existe évidemment dans les enviroos de Montrond, car 
nous avons retrouvé la nappe en un point un peu plus profond, à 
400 mètres, plus au nord, dans le sondage de M. Borie^ notaire. 
(Je parlerai plus loin de ce travail intéressant qui donne une 
source jaillissant jusqu'à 2 mètres au-dessus du sol). 

La température de ces eaux est constante et d'environ 1 \9 
(hiver comme été). J'estime que le débit au sol, suivant les 





• 

1 


DÉSIGNATION DES TERBilRS FORÉS 


Fortfe 

delà 
Jooné*. 


EptisMur 

dM 

coochw. 


FrofiNidsiii 

da 
•oadftgs. 













Mois de 



16 



1 
2 
3 
4 
5 



6 



7 
8 



9 
10 

11 



Argile verte 

Id 

Id 

Id •.... 

Id. plus dure. 



Id. 



Id. 
Id. 



2-,31 
1,64 
1,53 
1,80 
0,10 



0,47 



0,80 
1,59 1 





68-,63 
70,27 
71,80 
73,60 
73,70 


m 


» 


9 


74,17 


» 


> 


9 


» 


» 


» 


» 

» 
9 


74,79 
76,56 



983 

positions, doit yarier de 25 à 60 litres par minute. On pourra, je 
crois, multiplier les puits artésiens, sans trop nuire au débit de 
chacun d'eux, car la zone sableuse et argilo-sableuse a une 
puissance considérable. Dans les sondages qui pourront s'exécuter 
plus tard, je conseille de ne s'arrêter que lorsque l'argile sera 
devenue bien plastique, car les argiles sableuses elles-mêmes 
sont aquiféres. Il faut également attendre plusieurs jours avant 
que le régime définitif des puits artésiens s'établisse. Il peut y 
avoir des interruptions totales dans le début, vers les premiers 
jours. Sous ce rapport, le sondage de M. Borie nous donnera de 
précieux renseignements. 

Dans tous les cas^ la possibilité de recouper des nappes 
artésiennes est un premier fait inconnu jusqu'à ce jour et qui peut 
changer complètement le régime agricole de la plaine du Forez. 



Septembre 1870. 



Refait les Joints do cylindre. 

Cassé une tige n* 2 a 58" ; retirée avec la cloche. 

Cassé une tige n* 2 ; descendu la cloche. On ne peut trouver la tige, elle est 

couchée contre les parois; fait couder le raccord; fait un voyage sans résultat. 

Ensuite fait faire une caracole (sorte de tire-bouchon destine à ramener l'objet 

au centre du trou) ; descendu ladite sans pouvoir coiffer la tige ; remonté; le 

crochet est plié en deux, le fer est trop faible. 
Fait flaire un autre crochet sur la cloche ; descendu, coiffé la Use et remonté le 

trépan, il reste un bout du crochet au fond ; fait un voyage de soupape et un 

voyage de tarière pour chercher le bout de fer, remonté sans résultat ; fait 

un autre voyage de soupape sans résultat ; descendu le trépan pour le broyer. 
Kn battant, le raccord n»* 1 et 2 casse à la profondeur de 6Ô",64 ; descendu la 

cloche ; en tournant, le bout du crochet a cassé ; remonté la cloche. 
Fait les fondations pour le contre-levier et forge, et fait différentes réparations 

à la baraque. 
Fait nn crochet sur la cloche ; descendu, coiffé la ti^e et remonté le trépan ; fait 

deux voyages de soupape. Placé une pièce de bois de chêne sur le levier de 

de 2*,00 de lenteur. 
Placé le contre-levier et remblayé les fondations du levier. 
Fait on voyage de soupape ; descendu le trépan avec la coulisse à débrayage. 
Placé un cercle en fer sur la coulisse pour temr les cales en bois. 



984 



Fortfê 


BpaisMor 


dêU 


d« 


Joaroé*. 


coocb«. 


0,48 
1,33 




1,82 
2,10 
2,50 
2,41 
1,66 
1,85 




2,20 
1,37 
1,35 
1,90 
1,70 
1,14 




n 




» 


• 


)» 


• 


» 


« 


» 


» 



77,04 
78,37 

80,19 
82,29 
84,79 
«7,27 
88,93 
90,78 

92,98 
94,35 
95,70 
97,60 
99,30 
100,44 



lleBUkr««M ëm mois de MepUmhre 1899. 

TRATÀUX 

Accidents. — Le mois de septembre a été fertile en accidents. 

Le 4, on casse une tige n® 2 à 58 mètres, en ))altant. On 
descend la cloche sans pouvoir coiffer la tige qui est couchée 
contre les parois. On fait couder un raccord, on descend la 
cloche, sans plus de résultat. On fait faire une caracole (voir 
Pl. IY, Fig. 14) sur la cloche, on la descend ainsi armée sans 
pouvoir coiffer encore la tige ; le crochet trop faible de la cara- 
cole est plié en deux. Un crochet plus fort conduit, enfin, au 
résultat. La tige est coiffée et le trépan remonte. Il reste cepen- 
dant un bout de fer au fond. On fait un voyage de soupape et 
un voyage de tarière pour chercher ce morceau de fer, on 
remonte sans résultat. Il a disparu ou s'est logé dans les parois, 
on se décide à le broyer. 



285 



Monté le treuil à corde. Les éboulements continaent de tomber. 
Terminé le montage du treuil à corde ; cassé la tête de sonde de la yîs de suspen- 
sion ; réparé ladite pour la descente rapide des soupapes à déblais. 
Enroulé la corde en fll de fer sur le tambour. 



Placé deux boulons au cylindre dejla machine. 

Changé le pinion du treuil de battage ; cassé cinq dents dans le premier pignon 
en battant. 

Les éboulements sont plus forts. 



Descendu Télargisseur à excentrigue ;!élargi 0".80 sous la colonne de 0,41 pour 
descendre ladite au fond de rexcayation ; lait des efforts ayec les vis et la 
sonde, la colonne refuse de descendre ; fait un yoyage de soupape. Commencé 
à descendre la colonne de 360*/" : descendu deux Douts à la profondeur de 
6-,l7. 

Descendu la colonne à 33", 19. 

Descendu la colonne à 48", 19. Suspendu le trayall à midi. 

Descendu la colonne à 73",39. 

Descendu la colonne à 97", 19. 



On reprend le battage le 6, mais à peine a-ton fait 50 centi- 
mélres, que les raccords no* 1 et 2 cassent encore k 60ib,64. 
On descend la cloche, et, en tournant, le bout du crochet casse. 
On remonte la cloche sans résultat. 

Le 7, on fait les fondations du contre-letier, on monte la 
forge et on fait diverses réparations. Il 8*agit de battre main- 
tenant au trépan à coulisse, de façon k ce que tes tiges ne 
travaillent plus que par traction. 

Le 8, on fait un fort crochet sur la cloche et on réussit à 
coiffer la tige et à remonter le trépan. L'accident est réparé, on 
est à la profondeur de 74",17. 

II y a des éboulements dans les argiles. Le trou de sonde 
n'est encore tube qu'à 23 métrés. On veut essayer de creuser 
jusqu'à 100 métrés avant de descendre la colonne de tubes de 
360 millimètres. 



286 

Le 13^ on casse la léte de soode. Cet accident est vite ré- 
paré. Le 19, on casse cinq dents du premier pignon du treuil. 
Les éboulemonts redoublent à 94''^35. On parvient cependant 
à la profondeur de iOQ^^ii^ et la colonne de 360 millimètres 
est descendue avec succès jusqu'à cette profondeur. 

L'avancement total du mots a été seulement de 41% 12, en 
raison des installations nouvelles et du tubage. Soit en moyenne 
un avancement de 1»,40 par jour. 

GÉOLOGIE ET ANALYSES 

Les 41 ■"^12 traversés pendant ce mois appartiennent au 
manteau puissant d'argiles vertes qui se trouve sous les pre- 
mières assises sableuses de la plaine du Forez. J'ai tenu à avoir 
des analyses complètes de ces argiles. Ces renseignements 
pourront servir atix propriétaires de la plaine du Forez et aux 
industriels. 

Argile verte prise à 70 mètres, échantillon naturel (non 
broyé par le trépan). N<> 16 de la coupe. 

Silice 46,00 

Alumine 24,04 

Chaux 7,00 

Magnésie 2,75 

Sesquioxyde de fer traces. 

Protoxyde de fer 5,70 

Fer de la pyrite 0,23 

Soufre de la pyrite 0,28 

Acide sulfurique des sulfates traces. 

Oxyde de manganèse 0,00 

Perte au feu. Eau et CO^ 10,00 

Potasse soluble dans l'eau, faible- 
ment chlorhydrique 0,32 

Potasse totale 0,67 

Découverte de la potasse libre dans les argiles de la plaine. 
— Je ferai remarquer immédiatement au lecteur, la présence 
de la potasse comme caractéristique de la constitution de ces 
argiles. Nous allons retrouver ce corps d'une façon normale 
dans un grand nombre d'échantillons et à des doses qui attein- 
dront 6 Vo 1 J'insisterai, à l'aide des analyses qui vont suivre, 



987 

sur la véritable nature de ces argiles et je tacherai de découvrir 
aiosi leur origine probable. Je me permets de signaler dés 
maintenant cette étude progressive des argiles de la plaine du 
Forez et de leurs transformations en profondeur, comme une 
des plus curieuses pour la géologie de la région qui nous 
occupe. 

Je me bornerai maintenant, pour ne pas conclure trop tôt, à 
dire que la silice et l'alumine sont en quantités normales pour 
constituer une véritable argile» mais que les 7 o/o de chaux les 
rendent un peu marneuses, ce qui ne paraissait pas exister 
avant Tassise des sables verts de 23 mètres. Nous verrons du 
reste le calcaire augmenter avec la profondeur, 

HYDROLOGIE 

Débit de la source de 23 mètres. — Aucun changement 
ne se produit pendant ce mois dans le débit de notre source 
Jaillissante. Je prévois une augmentation de volume aux pre« 
miers sables que nous rencontrerons sous cet énorme manteau 
imperméable. (Bulletin n^ 3 du sondage, publié en 1879.) Gela 
est rationnel, et, comme la logique Tindique, le débit reste 
toujours fixe à un litre par seconde. 

La température est toujours la même, 13<» à 14 degrés. En 
été, cette eau est très-agréable et parait très-fraicbe. 



988 



17 



18 



19 



• 



2 
3 
4 

5 
6 



8 



Id. 

9 

10 



20 


Id. 




11 




12 




13 


21 


Id. 




14 




15 




16 




17 




18 


22 


Id. 


23 


Id. 




19 


24 


20 




21 


25 


Id. 


26 


22 




23 




24 




25 



DÉSIGNATION DES TEBEAINS FOBÊS 



Fortge 
Journée. 



ÀrgUe grise et verte. . . 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 

Calcaire silicenx 

Calcaire siliceux 

Argile brune rougeàtre 
Id. 



Argile rouge et brune 

Argile Terte 

Id 

Id 

Id 

Argile rouge 

Id. 

Id 

Id. 

Id 

Id 

Argile grise 

Ores vert gros grain 

Id. 

Argile grise. . . 

Id. 

Argile brune 

Argile verte 

Id. avec plaquettes 
Id. . Id. 

Id. Id. 



EpaiMenr 
dM 



» 


m 


1,02 


50,62 


2,92 


» 


3,80 


» 


2,97 


» 


2,58 


m 


2,12 


» 


0,05 


15,41 


m 


s 


m 


« 


0,13 


9 


0,63 


0,18 


1,86 


9 


» 


» 


1,35 


9 


0,30 


3,84 


1,35 




3,08 




1,55 




1,53 


6,48 


3,45 




2,47 




1,88 




1,76 




0,85 




Â>^î 


11,92 


0,11 


1,64 


0,47 




1,72 


0,58 


0,67 




0,65 


2,39 


2,30 


0,65 


1,44 




2,00 




2,54 





dm 



MoU 



101,46 
104,38 
108,18 
111,11 
113,73 
115,83 

115,90 



116,03 
116,66 
118,52 



119,87 
120,17 
121,72 
124,80 
126,35 
127,88 

131,33 
133,80 
135,60 
137,43 
138,28 
139,92 
140,03 
140,50 

142,22 
142,89 
143,54 
145,84 
147,28 
149,28 
151,82 



339 



rOotobre 1870. 

Descendu la colonne au fond à 100">,44. Fait trois royages de soupape; descendu 
ensuite le trépan de 350»/" et commencé le forage. 



A 5 heures du soir, cassé la vis de suspension ; réparé ladite ; commencé le 
forage à minuit. 

À 4 heures du matin, le trépan s*est dévissé en battant ; remonté la sonde. 

Descendu un raccord n«* et 1 pour coiffer le trépan ; remonté sans résultat, le 
trépan est couché le long des parois; ensuite démonté le clapet de la soupape ; 
allongé le piton du clapet ; descendu la soupape et remonté le trépan ; re- 
descendu le trépan dans la nuit ; le trépan s est encore dévissé ; remonté la 
sonde ; desc-endu la soupape ; coiffé le trépan et remonté ledit. 

Percé un trou dans Temmanchement du trépan et mis une goupille de 0,016*/"; 
descendu le trépan. 



Dans la matinée, en remontant, une tige n« 3 a foiré et la sonde est tombée d'une 
hauteur de 3",64 ; descendu la soupape ; porté à 3",64 ; descendu la cloche ; 
coiffé la tige. En soulevant, une tige n« 2 s*est brisée à 20*,23 du fond ; re- 
monté la partie cassée ; redescendu la cloche et remonté le trépan ; redressé 
les tiges ; fait deux voyages de soupape ; descendu le trépan. 

Remplacé le clapet de la soupape. 



Cassé deux dents au pignon du treuil de battage. 

Placé les dents au pignon. 

Cassé une dent au même pignon, placé ladite. 



Percé OB trou dans Temmanchement du second trépan ; fait quelques réparations 
à la machine. 

Placé deux dents au pignon du treuil. 

Placé un boulon au couvercle du cylindre de la machine. 



390 



11 
il 



27 



DESIGNATION DBS TERRAINS FORÉS 



26 



27 



28 
29 

30 



31 



Id. 



Argile verte et plaquettes. 



Calcaire siliceux. 



Forage 

delà 
Joarnée. 



0,65 



9 

0*83 



EpaÛMor 

dae 
coachee. 



0,02 



» 

M 



9,76 



da 



152,47 



153,30 



153,32 



Bemarques da mois d'Octobre 18V9< 



TRAVAUX 

Le mois d'octobre ne présente pas d'accidents bien graves, 
rapprofondissemenl est régulier. Il faut bien se rendre compte 
que dans un sondage, les ruptures de tiges, les séjours d'ins- 
truments au fond sont presque des choses normales. 

On remarquera pourtant que le trépan s'est dévissé plusieurs 
fois sur une couche de calcaire siliceux extrêmement dur. Aussi 
met-on trois jours pour traverser ces 0"»,i8 centimètres de 
grès siliceux. Je veux faire prendre une carotte avec le dé- 
coupeur sur ce banc dont j'ignorais l'épaisseur, M. Mertz ne 
peut y réussir. En faisant cette manœuvre, l'outil se dévisse et 
reste au fond pendant plusieurs jours. 

Le 26, on casse, sur une plaquette de grès, la grosse tige du 
trépan qui a 8 centimètres de diamètre. Celte tige et le trépan 



99i 



• B0BBTATIO1I0 



En battant sur ane plamiette de Après, vers 5 bcares da soir, la crosse tige a caasé 
BOUS Tembase du maie n« 1 ; descendu la cloche et remonté le trépan et grande 
tige. Lâché Teau de la chaudière et commencé à nettoyer ladite. 

Conduit la grosse tige et la coulisse à Saint-Etienne pour faire souder les em- 
mancbenoients n« ; fait des réparations au levier de battage ou au treuil ; 
terminé le nettoyage de la chaudière. 

Terminé le levier et fait différentes réparations au sondage. 

Arrivé de la grosse tige ; fait deux vogages de soupape. 

Remonté le trépan, ledit a le tranchant refoulé près d'un centimètre d'épaisseur ; 
le terrain est très-dur. Fait un voyage de soupape ; après descendu le décou- 
peur. En battant, la grosse tige s'est dévissée et le découpeur est resté au 
fond ; battu pendant 2 heures. 

Descendu la soupape pour prendre le découpeur. En faisant les manœuvres, une 
dent a cassé au treuil n« 1 ; placé la dent; ensuite coiffé le découpeur; ledit 




cherché à prendre le découpeur ; remonté sans résultat. 

Remplacé le clapet et les charnières de la soupape ; dans la nuit, descendu la 

soupape, coiffé le découpeur et remonté ledit ; fait un voyage de soupape 



ne pèsent pas moins de 600 kilog. C'est la partie percutante 
da sysième. Gomme on l'a vu dans Texpoeé précédent. 

L'avancement de ce mois a été très-beau : 52'',88, soit 1>»,78 
par jour, comme dans le premier mois complet du sondage. 
On remarquera qu'il y a eu parfois des approfondissements de 
3",45, 3»,08, 2»,50 en un seul jour. 

GÉOLOGIE ET ANAJLT8E8 

Au point de vue géologique, les roches rencontrées ont pré- 
senté, je crois, quelqu'inlérét et une grande variété. 

Argiles marneuses vertes, — Jusqu'à 11 S^^ySS, le grand 
banc d'argiles marneuses vertes a persisté. Voici un groupe 
d'analyses complètes de trois échantillons pris à 100, 110 et 
115 mètres. 



292 

Argiles marneuses du grand banc supérieur. 



CORPS CONTENUS. 



Silice 

Alumine 

Chaux 

Magnésie 

Sesquioxyde de fer 

Protoxyde de fer 

Fer de la pyrite 

Soufre de la pyrite 

Acide sulfurique des sulfates. 

Oxyde de manganèse 

Potasse 

Perte au feu : eau et CO* 



N« 16, 100- 



Mane. 



29,75 

14,01 

Î4,50 

1,30 

0,30 

3,35 

0,24 

0,30 

0,50 

0,00 

non dosée. 

25,75 



N« 17, us- 



Argile. 



49,00 

25,43 
8.50 
2,50 

trace. 
5,27 

trace. 

trace. 
0,30 
0,00 
1,40 
9,00 



N« !7, 115* 



irgile maraeiiM. 



40,00 

23,24 

13,80 

trace. 

0,20 

4,28 

0,20 

0,25 

0,23 

0,00 

non dosée. 

18,00 



Nota. —Toutes ces roches font passer au bleu le papier de tournesol. 
Elles contiennent donc toutes des alcalis libres ou des carbonates. 



On remarquera que réchantlllon n* 16 est une maroe bien 
caractérisée renfermant enviroo 33 à 34 o/o de carbonate de 
chaux. Cette marne, qui afQeure dans certaines parties de la 
plaine, notamment à THôpilal-Ie-Grand, pourrait être employée 
à l'agriculture, avantageusement, je le crois. 

Expérience agricole sur les marnes de la plaine. — A 
cet effet, j'ai procédé à Pexpérience pratique recommandée pour 
Tagriculture par Wurlz qui dit dans son dictionnaire : 

« La détermination de la composition chimique d'une marne 
« ne présente qu'un médiocre intérêt, car ce n'est pas tant la 
• richesse de cette matière en carbonate de chaux, que la faci- 
t lité avec laquelle elle se délite par l'action de l'eau, qui dé- 
« termine sa qualité. — Pour reconnaître si une terre calcaire 
« peut être employée comme marne, il faut en peser un 
« kilogramme environ, le placer dans une terrine, le couvrir 
« d'eau, agiter, puis décanter immédiatement et recommencer 
t cette opération jusqu'au moment où Teau passe claire. On 
t recueillera les rognons qui ne seront pas dilatés et on les 
« pèsera séparément. — En retranchant leur poids de celui de 
« la marne employée, à l'essai, on aura le poids réel de la 
« marne contenue dans l'échantillon. • 



903 

Bh bien I j*ai fait l'expérience précoDisée par Wurtz et j'ai 
obtenu un résultat complet, en ce sens que le kilogramme 
entier s'est fusé dans i'eau sans laisser aucun rognon. Cette 
marne est donc bonne, intégralement, pour l'agriculture. Nous 
ne saurions trop engager les propriétaires qui ont des terrains 
sableux et graveleux, k essayer de les améliorer en les marnant 
à l'aide de ces roches si abondantes dans certaines parties de 
la plaine. Je leur donuerai une métbode bien pratique pour 
reconnaître les meilleurs bancs. On voit dans les analyses qui 
précèdent, que la teneur en cbaux est à peu près égale à la 
perte au feu. Si donc une marne préalablement sèchée perd 
20 à 25 o/o de son poids au feu, elle est bonne pour le marnage 
des terres, car elle contient en moyenne 30 <>/• de carbonate 
de chaux ; on pourrait ainsi transformer tous les terrains 
sableux de la plaine du Forez. 

Alcalis libres. — Ce qui est aussi très-remarquable, c'est la 
réaction franchement alcaline de toutes ces roches, mettez-en un 
morceau quelconque dans un petit verre d'eau, laissez fuser, 
mettez sur la boue ainsi formée un morceau de papier de tournesol, 
au bout de 5 à 10 minutes il aura viré au bleu. On voit donc de 
quelle importance peut être pour l'agriculture une pareille 
propriété. 

Caractères extérieurs des marnes. — L'aspect extérieur 
de cette marne la rend facile à distinguer. Cet aspect est franche- 
ment lithoide, quelquefois avec des parties plus blanches, 
crayeuses, légèrement oolithiques, qui sont du calcaire hydrau- 
lique analogue à celui de Sury. La couleur est gris-vert tirant 
plutôt sur le blanc sale que sur le vert. Parfois les éléments car- 
bonate de chaux et argile verte se séparent complètement. J'ai 
notamment un gros échantillon naturel de 110 mètres qui 
présente les particularités suivantes : 

l® En bas, partie argileuse fine, très-plastique, très-verte, 
ne contenant presque pas de calcaire (4 à 5 7o) cl ne faisant 
presque pas effervescence aux acides ; 

2<> Au-dessus, petit banc de 4 centimètres d'épaisseur de 
marne très-calcaire blanche lithoïde faisant une forte efferves- 
cence aux acides ; 

3® Au-dessus, reprise de l'argile verte très-peu calcaire. 

On voit donc que ce sont des alternances d'argile pure et 
d'argile marneuse. 



994 

L'analyse n* 17 de réchaDlilloa de 1 13 mètres est à peu près 
l'analyse normale des parties argileuses de la base du grand 
banc des argiles marneuses : 10 à 11 V» ^^ carbonate de 
chaus, un aspect vert caractérisé, un peu blanchâtre, effer- 
vescence aux acides. Les échantillons broyés se coupent au 
couteau comme du savon, voilà encore ce qui les caractérise. 

La potasse n'a pas été dosée dans ces échantillons, mais elle 
y existe en quantité au moins aussi grande que dans l'échan- 
tillon de 70 mètres, car nous allons voir un peu plus loin une 
analyse à 116 mètres, où elle est déjà plus que doublée comme 
teneur pour cent. 

Augmentation du calcaire en profondeur» — D'une ma- 
nière générale, voici comment se comporte le ealcaire, depuis 
la surface du trou de sonde à Montrond. Le carbonate de 
chaux, à peu près nul au début, apparaît peu à peu dans le 
banc des argiles marneuses et atteint son maximum de teneur 
(33 à 34 7o), entre 90 et 115 mètres, avec la roche vert-gris 
franchement litholde représentée par Téchantillon n® 1 de 100 
mètres. Entin, à 1 15>»,85, nous rencontrons un calcaire «iliceux 
franc dont nous allons parler. Le sable a progressivement dis- 
paru dans la formation au fur et à mesure de Tapparilion plus 
abondante du calcaire qui est sableux au sommet et franchement 
calcaire à la base tout en restant argileux constamment et vert. 
Nous verrons plus tard s'il y a lieu de l'assimiler à l'étage de 
Sury. 

Premier calcaire siliceux hydraulique n® 18 f0«»,18. — 
Ce calcaire a été la première ruche très-dure rencontrée dans 
notre sondage. La question de savoir si ce calcaire est un banc 
ou un rognon, est délicate à trancher. A une profondeur beau- 
coup plus grande, nous avons retiré des rognons volumineux 
de ce calcaire, mais il est à remarquer que celte roche a si- 
gnalé, à 115 mètres, un changement très -notable dans les 
autres roches. Au manteau de ces argiles cx)nstamment vertes 
ayant plus de 90 mètres d'épaisseur, vont succéder des argiles 
brunes, des poudingues, des calcaires siliceux, les roches vont 
changer à chaque instant. Je n'hésite pas à penser que cette 
assise calcaire est le signal d'une formation différente, mais ce 
point sera approfondi dans l'élude générale. Bornons -nous, 
pour le moment, à l'étude intime de ce calcaire. 



995 

U a Taspect d'un calcaire lacustre grisâtre, sa castre est 
esquilleuse» il ne raye pas le verre comme certains calcaires 
très-siliceuXy il est très-dense et donne une poussière blanche 
légèrement grise. Voilà pour les caractères organoleptiques. 

Analyse du calcaire siliceux de 115 mètres, — Sa com- 
position chimique est simple. 11 fait effervescence sssez vive 
avec les acides et se dissout complètement dans l'acide chlo- 
rhydrique en laissant cependant une gelée abondante de silice 
gélatineuse. H donne : 

Smce 16,25 

Alumine et fer 2,00 

Carbonate de chaux, magnésie, eau. 82,00 

Potasse et soude fortes traces. 

On voit immédiatement qu'il s'agit d'un calcaire hydrau- 
lique de première qualité. 

Découverte des basaltes à 115 mètres. — En lavant à la 
passoire les détritus ramenés par la soupape à Tétage de 115 
mètres, nous n'avons pas été peu surpris de trouver un mor- 
ceau de basalte d'un volume de 2 ou 3 centimètres cubes, 
parfaitement caractérisé, accompagné de granité rose, de quartz 
grisâtre, d'une roche talqueuse verte, etc., en un mot, d'élé- 
ments granitiques. Dans un autre lavage j'ai rencontré des 
morceaux d*ohvine» 

Ainsi donc, les basaltes sont contemporains de celte partie 
du tertiaire. M. Groner assignait un âge tout différent à ces 
roches éruptives et les reportait beaucoup plus haut dans l'étage 
pliocène. 

Cette question, très-importante, de l'âge des basaltes foré- 
ziens, est donc éclairée d'un nouveau jour. Nous verrons dans 
la partie générale géologique qui suivra, quel âge exact on 
pourra leur assigner, mais ce qu'il y a de certain, dès main- 
tenant, c'est qu'ils avaient déjà fait leur apparition à l'époque 
miocène* 

Argiles rougeâtres w* 19 (3", 84 de puissance). — Un fait 
remarquable, et que je signale dès maintenant, c'est qu'aussitôt 
que les calcaires apparaissent en quantité un peu notable dans 
les couches argileuses vertes, le protoxyde de fer tend à dispa- 
raître en partie, le métal se suroxyde et les argiles passent au 
rouge franc ou au grisâtre. 



n 



'J96 

Void un nouveau groupe d'analysée compIëteB qui démon- 
tre qu'à part la suroxydation du fer et le changement de cou- 
leur, la nature de ces argiles est bien toujours la môme. 

A qtioi tient le changement cTétat du fer ? — Nous verroos 
dans l'étude générale géologique que les dépôts calcaires siliceux 
et autres ont dû provenir de sources thermales chaude:) et pro- 
bablement alcalines, de là une action oxydante énergique sur 
les couches d'argile qu'ils ont recouvertes. Du reste, chose 
curieuse, après un fort banc d'argile brune sous le calcaire 
siliceux, on voit peu à peu reparaître l'argile verte, mais lorsque 
le calcaire siliceux se montre de nouveau, à 153** par exemple, 
le même phénomène se reproduit exactement. 

Analyses complètes de cinq argiles de ii6 à 138 mètres. 
— Voici un nouveau groupe d'analyses : 



NM9 



Argil* 

roag« 

soatlecilc 

tilieeax, 
446 k 420- 



SiUce 

Alumine 

Chaux 

Magnésie 

Sesquloxyde de fer ... . 

Protoxyde de fer 

Fer de la pyrite 

Soufre de la pyrite 

Acide suif, des sulfates. 
Peroxyde de manganè»* 

Potasse 

Perte au feu 



N«20 






4S,00 
27,42 
7,00 
0,30 
2,00 
2,70 
0,19 
0,23 
0,06 

faiUe tr«e« 
non dosée 

12,00 



Argile 
▼erte, 
4 20-. 



52,75 
24,32 
4,50 
0,00 
trace. 
4,20 
0,19 
0,24 
0,05 
0,00 

Don dosée 

13,00 



N« 20 bis 



Argile 

▼erte, 

420a,47. 



48,50 

27,31 
4,80 
0,00 
trace 
4,25 
0,29 
0,35 
trace 
0,00 
1,90 

20,00 



N«20<«r 



Argile 
▼erte, 
4 26-. 



N«21 



50,00 
15,87 
7,10 
0,90 
trace 
4,13 
trace 
trace 
trace 
0,00 

non doiée 
22,00 



Argile 

trèe- ronge 

fortement 

oxydée. 
196-, 9S 

46,80 
26,70 
8,02 
0,50 
2,50 
2,20 
0,26 
0,32 

fortettrtce* 

trace 

non dotée 
12,70 



Dosage de la potasse dans Vargile de 120 mètres. — 
Dans réchantillon no 20 bis, à 120", 17, on remarquera un 
dosage de potasse intéressant. Voici comment elle se répartit : 

Potasse soluble dans l'eau faiblement acidulée 

par l'acide chlorhydrique 0,25 

Potasse totale 1 ,65 



997 

Ce qui caraclérise cet étage d*argiles bigarrées avec prédomi- 
Dance des argiles rouges, c'est Tassez faible teneur en carbonate 
de chauXy6,5 ^/o en moyenne, mais si nous examinons l'analyse 
suivante d'une argile grise-verte de ISS", nous voyons la teneur 
en chaux monter à 12,25 ©/o, et nous aurions pu prédire 
presque à coup sûr qu'en-dessous allaient se trouver des argiles 
de plus en plus calcaires et un nouveau dépôt thermal de calcaire 
siliceux. C'est ce qui se vériQera 15 mètres plus loin. 

Analyse complète d'une argile marneuse grtse^erte de 138*. 

Silice 41,50 

Alumine 19,29 

Chaux 12,25 

Magnésie 1,05 

Sesquioxyde de fer trace. 

Protoxyde de fer 4,28 

Fer de la pyrite 0, 19 

Soufre de la pyrite 0,24 

Acide sulfurique des sulfates. . traces. 

Oxyde de manganèse 0,00 

Perte au feu 21 ,20 

On remarquera d'une façon normale que la chaux augmente 
toujours naturellement dans ces argiles au détriment de la silice 
et de l'alumine. La silice, qui normalement dans les argiles 
pures a une teneur de 50 7© environ, tombe à 40 «/o environ, et 
l'alumine de 26 Vo tombe à 20 «/ot soit une diminution de 1/5 
environ sur chacun des deux corps. 

On remarquera également que le protoxyde de fer est remar- 
quablement constant, comme teneur, dans les argiles vertes ou 
grises. Il y en a toujours de 4 à 5 ^/o. 

Aussitôt que l'oxydation des argiles a lieu et qu'elles devien- 
nent rouges, cette teneur diminue de moitié environ. 

2*« banc de calcaire siliceux n« 27 bis de la coupe 
{puissance 0,08). — Ën6n à 153>n,30, le trépan en acier fondu 
est refoulé de un centimètre par un banc heureusement peu 
épais de calcaire siliceux. J*ai pu (aire retirer une carotte de 
cette roche, dont voici les caractères organoleptiques : Les 

90 



298 

morceaux soot si fragiles quMIs se brisent entre eux quand on 
les agite dans une bouleille en verre ; couleur gris-obscur; 
cassure esquilleuse ; grain légèrement cristallisé ; tout Taspecl 
de ce qu'on nomme ordinairement un calcaire lacustre, raye le 
verre trôs-franchemcnt seulement dans certaines parties, par 
une raison qui sera expliquée plus loin. 

Analyse du calcaire siliceux no 27 bis, — L'analyse de 
ce calcaire siliceux m*a révélé plus de silice que dans le 
premier échantillon. Il est toujours soluble dans l'acide chlo- 
rhydrique avec un dégagement modéré d'acide carbonique et 
formation d'un squelette volumineux de silice gélatineuse. 

Mais ce qui le caractérise surtout, ce sont des pcliu noyaux 
de silice pure translucide qui sont agglomérés dans la masse et 
qu'on retrouve intacts dans te résidu insoluble de l'atiaquc 
chlorhydrique. Ces petits noyaux craquent vivement sous la 
baguette de verre. 

La silice est donc non seulement répartie dans la masse comme 
dans le calcaire de IIS"», mais elle est encore concentrée en 
nodules très-petits dans le calcaire lui-même. 

En résumé, celte roche donne à Tanalysc les résultats sui- 
vants : 

Silice et quartz 23 7o 

Alumine et fer 2 

Carbonate de chaux, magnésie, eau ... 75 

Potasse et soude fortes traces. 

On voit qu'on a affaire à un calcaire éminemment hydrau- 
lique^ car les plus hydrauliques contiennent de 15 à 20 ^/o de 
silice. 

Il serait à désirer que les gisements de cette roche fussent 
recherchés avec soin, car avec la proximité des charbons il y 
aurait là les éléments d'une industrie de premier ordre. 

HYDROLOGIE 

Pendant ce mois d'octobre, les eaux de l'étage de 23" conti- 
nuent de couler avec un débit de 60 litres à la minute environ. 
Comme nous n'avons rencontré aucune couche perméable impor- 
tante, et que nous sommes à 153™ du sol, c'est-à-dire à 130" 
de la première Kôoe perméable, il est à supposer que la pre- 



399 

mière rencontre des sables va nous amener de nouvelles eaux, 
surtout après un manteau imperméable de celle imporlance. 
Nous étions cependant loin de nous douter que celle vérification 
aurait bientôt lieu et surtout que nous allions rencontrer des 
eaux thermales et minéralisées. 



300 



• . 




-SS 




d'or 
rocb 


1 


s t 


Q 


&^ 





27 
28 



29 



30 
31 

32 



33 



34 
34 bit 

35 



1 
2 



Id. 

4 

5 

6 

7 

Id. 

8 

9 

10 

11 

12 

13 
14 
15 
16 
17 
Id. 
Id. 
18 
Id. 
19 



20 



21 
22 
Id. 
Id. 
23 
24 
25 

26 
Id. 



DÉSIGNiTION DES TEailAINS FOBÉS 



Forage 


EpMueur 


delà 


des 


joomée. 


cottrkM. 







Calcaire siliceux 

Argile brune 

Id •. 

Id , 

Id. plaquettes très-dures 
Id. id. 

Id. id. 

Argile verte 

Id 

Id 

Id 

Id 

Id 

Id 

Id 

Id. et plaquettes 

Id. id 

Id. id 

Sable argileux vert 

Grès en formation 

Id. 

Gros sable vert grès 



Poudingaes 

Sable 

Argile sableuse verte 

Poudingues 

Id. 

Id 

Sable 



» 

0,06 
0,29 

1,00 
2,15 
1,14 
2,12 
1,00 
0,80 
1,90 
0,90 
2,53 
2,25 
1,33 

2.88 
1,55 
1,75 
1,05 
0,70 
0,G5 
0,91 
0,90 
1,50 



0,63 

0,50 
1,37 
2,06 
0,53 
0,17 

0,15 
2,30 1 



da 



Mois 



d 



17 


1 



08 



70 



64 
65 

81 



1,50 



1,13 
1,37 
2,06 



0,85 




154,6^ 
156,82 
157,96 
160,08 
161,80 
161,88 
163,78 
164,68 
167,21 
169,46 
170,79 

173,67 
175, 2t 
176,97 
178,02 
178,72 
179,37 
180,28 
101,18 
182,68 



183,81 

183,81 
185,18 
187,24 
187,77 
187,94 

188,09 
190,39 



304 



ovoinJors. 

Ihtoaee pendant le Jour. Nuit, percé an trou dans remmanchement n« de la 
coulisse ; redressé les filets du découpeur. 

ierrë la femelle de la crosse tige» ensuite percé on trou dans le m&le da dé- 
coupeur; suspendu le travail à midi faute d'ouvriers. 

ait un voyage de soupape, après, descendu le découpeur. 

In remontant le découpeur, il s'est trouvé le dessus de la carotte dans ledit, le 
restant de la carotte a été écrasé en battant. 



lerré la femelle de la grosse tige. 

Iodé le fond du trou, on a laissé des cornes en battant. 

Cassé une tige n* 3 à 71 mètres du fond, en remplissant la soupape venant 
avec la cloche. Le sable de 23 mètres coule derrière la colonne. 

Installé la poulie mobile. 
Réparations à la coulisse. 



La soupape porte à 1".80 du fond. 

U soupape s*est pincée dans le sable en la remplissant : en soulevant quatre 
dents ont cassé à la roue d'engrenage Treuil n« 1 ; démonté le treuil, percé 
des trons dans la fonte, placé des dents à vis. Réuni les deux postes. 

rerroiné de placer les dents ; monté le treuil ; ensuite monté la soupape. Dans 
lajoamée, soudé et redressé plusieurs tiges; fait des boules d'argile pour 
jeter dans le trou et agglomérer les sables, et refait le joint du couvercle du 
cylindre. 

(8"< nappe JaillUaanie thermale») 



On jette des boules d'argile au fond avant de descendre le trépan, 
langé l'ean en présence de M. Laur ; le volume d'eau est de 98 à 100 lit. à la 



minute. 



fnisé deux litres d'eau au fond en présence de M. Laur. 
Le trépan a perdu 10**/" dans les poudingues ; forgé le trépan et rodé le fond du 
trou. 



303 



Ij 


• 

1 


36 
37 
38 


27 
Id. 
Id. 
28 




29 




30 



DÉSIGNATION DBS TERBA»8 FOifiS 



Arffilc sablease Torte 

Sable 

Argile sablease, Terte pyriteuse 



Foraf« 


EptisMar 


d«la 


«Ut 


Jonrnée. 


coochai. 


Q,50 
1,25 
0,87 

1» 


2,30 
0,50 
1,25 

» 


• 


« 


» 


« 



Bemar^ues du mol» de WoTenibre 18YO. 



TRAVAUX 

Gomme accident iiiléressant dans ce mois, nous n'avons guère 
à noter que l'enfouissement du trépan dans les sables à partir 
du 28 novembre. Cet accident a quelquefois des conséquences 
assez graves, car le sable de la nappe de 23", continuant à 
couler derrière la colonne» routil pouvait se Irouver entièrement 
enfoui, et on a remarqué que par le repos, à une certaine pro- 
fondeur, les dépôts de sable acquéraient rapidement une grande 
consistance. Il faut dès lors extraire les sables autour de Toutil, 
ce qui est toujours difficile. Heureusement la rapidité avec 
laquelle les manœuvres ont été faites par M. Mertz, l'agent de 
la maison Lippmann, a empêché le mal de 8*aggraver, et le 30 
tout était réparé. 

La moyenne de Vavancement pendant les 30 jours du mois 
de novembre a été assez satisfaisante et de 1",33 par jour. 

GÉOLOGIE ET ANALYSES 

Influence oxydante des calcaires siliceux sur les argiles 
vertes, — Nous voyons à l'horizon de 153"^, après la rencontre 



803 

i 

\ 



OBSEKlTATIOliS 



Dans la matinée, en battant, la goupille da trépan s'est cassée et le trépan s*est dé- 
Tîssé; la choc de la fm)sse tige en décrochant a cassé un mâle n* 3 à 14"* ; des- 
cendu la cloche, coiffé la tige ; en serrant, une tige n* 3 a cassé à 108» ; remonté 
la partie supérieure ; descendu la cloche et remonté la partie inférieure avec 
coulisse et grosse tige, reste au fond le trépan. Descendu deux fois la soupape, 
porté sur le trépan sans pouvoir prendre ledit, il est couché contre la paroi ; 
remonté la soupape pleine de sable ; ajouté une caracole sur la grande cloche ; 
fait deux voyages sans résultat. 

ledescendn la cloche, remonté sans résultat ; descendu la soupape, coiffé le 
trépan, ledit a lâché en remontant ; descendu la cloche, coiffe le trépan et 
remonté ledit. Redressé les tiges, serré la femelle de la grosse tige. 

Les filets de la grosse tige et du trépan sont tout à fait abimés, en serrant la grosse 
tige sur le trépan la femelle s'est fendue. Commencé à nettoyer la chaudière. 



du calcaire siliceux gris foncé dont j'ai donné l'analyse, appa- 
raître de nouveau ce singulier phénouièoe du changement de 
couleur des argiles, qui passent immédiatement du vert clair au 
rouge plus ou moins foncé. Le calcaire est là évidemment comme 
l'indice d'une action peroxydanle sur le silicate de protoxydc 
▼en des argiles. Nous verrons plus tard si ces injections de 
calcaire siliceux^ne sont pas dues à des phénomènes geysériens 
et si, en effet, ils n'ont pas eu sur les argiles vertes une action 
calorifique et oxydante qui les a fait passer du vert au rouge. 
Néanmoins, cette influence du calcaire ne se fait pas sentir 
indéfiniment et après un métamorphisme qui rougit Targile 
en cet endroit, sur une épaisseur de 6'",41, la roche redevient 
verte comme précédemment. 

Entrée dans une detixtème zone sableuse. — Mais Je 
point le plus intéressant à noter esl Teotrée du forage, ù partir 
de I79",37, dans une zone sableuse qui va nous donner une 
nouvelle nuppe aquifère. Il esl utile d'indiquer les différentes 
phases par lesquelles on passe ordinairement pour arriver 
à ces zones sableuses dans la plaine du Forez. Cela peut être 
d'une grande utilité pour les propriétaires du sol qui voudront 
faire des sondages. 



30lt 

Allure des roches quand on va rencontrer une nappe 
jaillissante. — l® L'argile devient plus verte que jamais ; 

2o Elle devient sableuse en restant toujours verte (n* 30) ; 

3o A ce moment, apparaissent des grès en formation, des 
plaquettes plus ou moins dures agglomérées par un ciment cal- 
caire ou kaolinique ; 

40 Les éléments de ce grés grossissent et deviennent plus 
sableux ; 

5» Enfin, on tombe dans un sable fluide bien calibré, cristallisé, 
moins vert, trés-lavé, en grains ne dépassant guère 1 millimètre. 
On est alors dans la nappe jaillissante et le débit augmente. 

En général, alors, on retombe ensuite de nouveau sur des 
grès plus ou moins agglomérés, des poudingues, des plaquettes. 
Le sable redevient argileux, puis Targile verte prédomine et un 
nouveau manteau imperméable recommence. 

Roches constituant les gros sables et poudingues. — Dans 
les gros sables de 182<b,68 (n^ 32 et 33), nous remarquons les 
éléments constituants suivants : gros grains de grès à ciment 
calcaire» petits grains d'argile verte, très -rares morceaux 
broyés de pyrite blanche. En second lieu, des roches d'origine 
granitiques, t«3lles que : quartz blanc roulé, roches gneissiques, 
micacées (mica blanc et talc presque exclusivement], quartzeuses 
et grises, feldspath orthose rare, quartzites noirâtres rares. 
Les plus gros grains ont un volume de deux centimètres cube 
environ. 

La roche dominante est le quariz et la roche granitolde grise. 

Disparition des basaltes. — Le basalte a totalement disparu. 
On pourrait en conclure que le terrain dans lequel nous sommes 
entrés, à 200 mètres, est un terrain distinct. (Nous étudierons 
de plus près celte importante question avec les roches plus 
profondes). 

Les poudingues de 187 mètres (n» 35) présentent les mêmes 
roches avec une augmentation dans les roches micaschisteuses, 
talqueuses, plates, verd&tres. 

Nous verrons que la zone sableuse rencontrée à Tétage de 
180 mètres a une puissance exceptionnelle : en effet, à 193'',01, 

la lin du mois de novembre, nous y serons encore. 



306 

Agglomération des sables à Tait, — J'ai remarqué que 
les sables, les sables argileux surtout, s^aggioméraient fortement 
à l'air. Des sables fluides coulés humides dans les casiers des 
tiroirs de la collection, faisaient tellement prise que j'ai été 
obligé, après dix-huit mois, d'employer un instrument pour les 
désagréger. Il y a là évidemment un effet d'attaque lente de la 
silice par les alcalis que contiennent ces sables, par conséquent, 
formation d'une petite quantité de silicate alcalin qui agglomère 
les grains de quartz. 

Caractères généraux des sables et grés à poudtngues, — 
En général, les sables, grès ou poudinguos font une effervescence 
faible aux acides, sauf quelquefois par places. Le calcaire parait 
y être disséminé en faible quantité sous la forme d'une matière 
pulvérulente grise tufacée, d'un aspect tout à fait geysérien. Je 
n'ai rencontré qu'un seul gros élément quartzeux de la grosseur 
d'un œuf de pigeon, roulé, enfumé, n'offrant rien de parti- 
culier. Le mica blanc et le talc y sont très - abondants et 
donnent au grès faiblement aggloméré et fin, un aspect brillant 
très-caractéristique. De légères veines d'argile verte pure tra- 
versent ces grès sableux. 

• 

Caractères geysértens et sédimentatres en même temps 
des dépôts de la plaine du Forez. — En résumé, les carac- 
tères sédimentaires de ces roches accusés par la stratiflcation 
horizontale et les quartz roulés, sont mitigés par d'autres 
caractères geysériens, tels que : l'aspect cristallin deâ sables, 
le calibrage exact de certains d'entre eux, le ciment calcaire, 
etc. Nous voyons aussi apparaître, aux mêmes niveaux, ces deux 
caractères qui ordinairement paraissent s'exclure et qui dans 
la plaine du Forez vont alterner d'une façon remarquable. 

Dans le mois qui va suivre, un nouvel élément presque 
constitutif va apparaître, c'est la pyrite, sous deux formes 
remarquables. 

HYDROLOGIE 

Découverte de la 3"« nappe thermale jaillissante de 183 
mètres. — C'est à la profondeur de 180™,28, dans les gros 
sables verts n^ 32, que le régime des eaux a présenté des 
changements notables. En général, comme je l'ai montré, les 



306 

eaux jaillissantes arrivent à un changement de terrain et celui 
qui a eu lieu à celte profondeur a été remarquable. 

Voici à quels indices nous avons reconnu que quelque chose 
d'insolite se passait dans nos venues d'eau. 

On se souvient que nos installations avaient été noyées par la 
deuxième nappe de 23 mètres; nous avions fait alors une conduite 
en poterie à la rivière, dont le point de prise d'eau, dans l'ex- 
cavation, était à 2">,50 au-dessous du sol (niveau des plats 
bords de la sonde). 

On se souvient, en outre, que les eaux sortant de la nappe de 
23 mètres, possédaient une température de 13 à 14®, très- 
régulière et prise en été. (Nous avons constaté depuis, par le 
sondage fiorie, que cette température restait à peu près fixe en 
toute saison). En outre, une petite source située à 20 mètres 
au-dessous du sondage, dans une dépression do TAnzieux, 
donnait à cette époque la même température. Nous verrons par 
la suite que cette température s'est un peu modifiée en raison 
de l'expansion de nos nappes chaudes dans celles de la surface 
qui étaient à 14% comme je le répèle. 

Bref, le 22 novembre 1879, je descendis au fond, à la pro- 
fondeur de 183 mètres, le thermomètre à maximum de Wal- 
ferdin qui inscrit la température, en déversant par un petit 
bec, dans un réservoir ad hoc^ une quantité de mercure 
correspondante à Télévation maxima de la température. (Je 
donnerai plus tard une description de l'appareil et de la petite 
bolle que j'ai lait construire pour la descente au fond). 

Le thermomètre Walferdin remonté donne comme tempé- 
rature des eaux du fond : 25%5. Or, en prenant la tempé- 
rature fixe de la source de 23 mètres comme étant celle du sol, 
près de la surface, el en se servant de la loi qui donne un accrois- 
sement de 1® par chaque 30 mètres parcourus en profondeur, 
on voit que la température à 180 mètres ne devait être que 
de 20®. n y avait donc 5* 1/2 eu trop, qui ne pouvaient être que 
l'indice d'une thi rmalité assez accentuée des eaux jaillissantes 
nouvelles. 

La température du mélange de sortie était de 18» le même 
jour. 

Enfin, le débit qui était de 60 litres ù la minute, lors de la 
rencontre do la nappe de 23 mètres, était, le 22 novembre, 
monté à 98 litres à la minute. 



307 

Bq résumé, les observations du mois de novembre ont donné 
les résultats suivants» au point de vue des débits : 

D«bit TempAnture '^•"ÇÎT!""» 



k U minota. u fond. 



de sortM. 



22 novembre. 98 litres 25o IS® 

24 . 135 . 25o 19o 

29 • » » 20* 

Le 29 novembre, on remarquait déjà de nombreuses bulles 
de gaz à la surface de l'eau tranquille dans la colonne centrale. 

Analyse rapide de l'eau thermale de 180 mètres. 

L'ensemble de ces phénomènes m'engagea à faire un essai 
préalable sur les eaux puisées à la profondeur de 191 mètres. 
Pour faire cette prise nous avons dû nous servir d'une bouteille 
très -primitive à deux bouchons, construite de la manière 
suivante : 

Prise de l'eau avec la bouteille à deux bouchons. — Dans 
une forte bouteille on entre de force un bouchon qui tombe au 
fond ; à travers ce bouchon passe une ficelle d'une certaine 
longueur (30 à 40 centimètres); à cette dislance du premier 
bouchon on en enQle un autre sur la même corde, mais plus 
gros, on bouche la bouteille avec ce dernier, mais pas trop 
fort, de façon à ce qu'une secousse donnée sur la ficelle puisse 
déboucher facilement. L'instrument ainsi préparé, on attache 
une pierre à la bouteille, à l'extérieur, de façon à pouvoir 
l'enfoncer dans l'eau, pleine d'air. On la descend ainsi au fond 
avec une ficelle fme et forte partant du bouchon du dessus et 
reliée par conséquent au bouchon intérieur. Quand on sent le 
fond, on donne une secousse pour tâcher de déboucher le pre- 
mier bouchon. La bouteille se remplit d*eau alors et au moyen 
d'une seconde secousse, on fait remonter le bouchon intérieur 
qui vient fermer, de bas en haut, hermétiquement, le goulot et 
emprisonner ainsi le liquide du fond. 

Je ne sais si, par ce moyen, on a bien de feau pure prise 
à l'horizon voulu ; dans tous les cas, quoique n'ayant pas 
réussi toujours, j'ai pu ramener au jour des échantillons pour 
l'analyse. 

Les bulles de gaz aperçues le 29 m'engageaient à poursuivre 
mes investigations au laboratoire, mais pour me convaincre 



308 

que j*ayai8 bien uoe eau minérale, voici les essais quali- 
tatifs que je retrouve dans mon livre de laboratoire, à la date 
du 7 décembre 1879 : « Filtré un litre. Cette eau est toujours 
c un peu louche au début de la filtration par suite de l'argile 
« en suspension. Bile dépose sur le filtre un peu d'oxyde de 
« fer et répand une odeur plutôt due, d'après mol, aux matières 
c organiques, qu'à Thydrogène sulfuré. — Mis à évaporer un 
« litre. L'eau brunit rapidement en se concentrant, probable- 
€ ment parce que le fer continue à précipiter. 

« Avec les acides apparaissent au fond du verre des bulles 
c très-fines de fi[az probablement carbonique. Avec de Feau de 
c Vais no 3 également acidifiée, le dégagement est plus sensible 
c mais analogue. » 

La décoloration du vin, quoique moins rapide qu'avec les 
eaux de Vais ou de Vichy, est cependant très-accusée. 

Enfin, le litre d'eau évaporé à siccité dans un four à 200o, 
donne un résidu fixe de un gramme environ. 

Dès lors, mon attention était éveillée et il n'y avait plus de 
doule pour moi que les eaux ne fussent minérales et thermales. 

Un excellent chimiste de Paris, M. fioog, professeur de chimie 
à TBcole centrale, fut chargé de faire Tanalyse quantitative 
des eaux de 180 mètres, et voici quels ont été ses résultats : 

Analyse complète de l'eau du fond de 180 mètres. 

Acide carbonique libre 0s,167 

Oxygène 0,002 

Aïote 0,022 

Bicarbonate de soude 0,625 

» de potasse traces. 

» de chaux 0,036 

» de magnésie 0,020 

Sulfate de soude 0,037 

Chlorure de sodium 0,045 

Silice 0,024 

Fer et alumine 0,025 

Matières organiques 0,045 

Arsenic 0,000 

1,048 



309 

Getie analyse, qui ne présente rien de remarquable au point 
de vue des teneurs, doit cependant inspirer les réflexions sui- 
vanles : 

1® L'élément minéralisateur principal est le bicarltonate de 
godinm, comme à Vichy ; 

2^ Nous y irouTons, comme à Vichy aussi, les mêmes corps 
principaux , bicarbonate de calcium de magnésium et de po' 
tassium, sulfate de sodium et surtout chlorure de sodium. La 
silice est également présente. 

3® Ce qui distingue cette eau, à mon avis, des autres beaucoup 
plus mioéralisécs de Vichy (Grande-Grille, Hôpital, Puits Gbomel), 
c'est la teneur en alumine et fer qui est certainement plus 
faible que la réalité, attendu que Teau de cet horizon dépose 
partout un enduit d'bydroxyde de fer probablement uni à une 
matière organique ; 

4® Cette matière organique, en quantité très-notable eu égard 
à sa teneur habituelle (traces à Vichy), m'a été signalée par 
M. Bong, comme remarquab'e. 

Il est rogrettable qu'à ce moment nous n'ayons pas eu les 
bouteilles de captage perfectionnées que nous avons possédées plus 
tard, sans cela nous aurions pu prendre les eaux au griffon 
avec plus de gaz et plus de fer. Il y aura lieu, si on fait un 
nouveau sondage pour cette source, de faire procéder à de nou- 
velles analyses avec une plus grande quantité d'eau. 

Dans tous les cas, c'est cette source qui donne presque uni- 
quement les dépôts ferreux dans nos conduits. Elle a le goût 
caractéristique des sels de fer, et comme nous verrons cet 
élément minéralisateur se perdre en profondeur dans les autres 
nappes, nous sommes forcés d'admettre, dès maintenant, que 
la nappe de 182 mètres donne une eau faible, bicarbonatée so^ 
dique caractérisée par la présence du fer. Nous verrons dans 
notre exposé théorique si la présence de ce métal n'est pas en 
relation directe avec la zone pyrileuse très-importante qui est 
précisément sous-jacente. 



310 



K«> d'ordre 1 
des roches. 1 


• 

■ 


DÉSIGNATION DES TERRAINS FORÉS 


FortfO 

delà 
Jooraèe. 


Epdsiear 

des 
ooacbes. 


da 
sondafe. 













Mois ^ 



38 



39 
40 
41 



4Î 



2 
3 
4 

5 
6 
7 
Id. 
8 
9 

10 
11 



12 



13 



14 

15 en 

17 
18 

19 
20 
21 

22 
23 
24 

25 

26 et 

27 

28 

29 
30 



Argile sableuse Terte pyriteuse. 
Id. 
Id. 

Id. 

Id. 

Id. 

Sable 

Argile sableuse verte 

Schiste noir pyriteux 



30 1 Grès sableux vert. 



0,50 
1,40 
0,65 

1,45 
1,59 
0,78 
0,60 
0,40 



0,55 



7,24 
0.60 

o;4o 







10 



2,30 



193,51 
194,91 
195,56 

197,01 
198,60 
199,38 
199,98 
200,38 



« 



200,93 



203,23 



3ii 



OB0ERTATIOli0 



Décembre. 

Gondait la grosse tige à Saint-Etienne. Fait les joints et nettoyage de la chaa- 
dière : ensuite fait deux voyages de soupape. Arrivée de la grosse tige dans 
la matinée. 

Une tige n* 3 a cassé dans la soudare en battant à 120* ; remonté la tige avec la 
cloche. 

On a constaté 32 degrés de chaleur dans la boue venant du fond. 



Battu pendant 12 heures, le trépan reste à la même place, on jette des boules 
d'argile au fond, la soupape remonte vide. 

Même travail sans résultat. 

Remonté après le trépan du schiste pyriteux. Prévenu M. Laur par dépêche ; 
remonte la soupape pleine de sable ; jette des boules d'argile au fond ; battu 
toute la nuit sans résultat. 

Arrivée de M. Laur. Fait trois voyages de soupape ; on trouve des morceaux de 
schiste pyriteux dans la soupape. Suspendu le forage, ordre de M. Laur. Dans 
la nuit, fait un voyage de soupape ; ensuite, nettoyé l'excavation, boulonné 
un tuyau sur la colonne de 350»/«. 

Descendu la colonne au fond de l'excavation, à 100",75. Coupé un morceau de 
bois de sapin de 25 sur 30, en quatre pièces, pour faire deux paires de colliers 
pour les tuyaux de 310. Soudé une tige n* 33 fait et posé une bague sur une 
lemelie n« 3 qui était fendue. Alésé une partie des trous de tuyaux. Il y a un 
gardien de nuit au sondage. 

Dimanche, chômage. 

Fait deux paires de colliers, forgé six boulons, vidé et rempli la chaudière ; 
arrivée des trépans^ rivets et tringles de rivoir. 

Sondé les tringles de rivoir, ensuite commencé de descendre la colonne de 310"/". 
Descendu 42*,i7. 

Descendu la colonne jusqu'à 90» ,20. 

Descendu la colonne jusqu'à 131 •,90. 

Descendu la colonne 150" et cassé un boulon au collier et la tige de rivoir ; 
reposé ledit. 

Descendu la colonne à 176", 75. 

Descendu la colonne au fond à 200",38. 

Fait un collier en fer pour suspendre la colonne, percé un trou dans le mâle dn 
trépan de 300*/"* ; dressé quelques tiges et fait deux soudures. 

Noél, chômage. 

Soudé et redressé quelques tiges, percé un trou dans le mâle du second tuyau. 
Dressé la femelle de la grosse tige pliée, rentré les tiges et dressé lesaites 
sur le plancher. 

Arrivée des outils, on a été de suite les chercher à la gare. Pendant la nuit on a 
percé un trou dans le mâle du découpeur. 

Fait trois voyages de soupape. 

Fait deux voyages de soupape. Descendu le découpeur en présence de M. Laur, 
et le garde-mine ; fait une carotte de . Remonté le découpeur, descendu 
remporte-pièce deux fois à la corde, remonté sans résultat ; fait un voyage 
de soupape à la corde sans résultat. Dans la nuit, descendu Temporte-pièce 
à la corde, remonté une carotte de 0-,l4 de longueur, les deux extrémités 
sont sableuses et le milieu du grès. Boulonné un tuyau sur la colonne et 
descendu à 200",5C ; fait une forte chaîne pour la suspension à vis du levier. 

La source donne 180 litres d'eau à la minute. 



319 

Remarques du moU de Déeembre 18YO. 

THAVAUX 

Le moi3 de décembre ne présente rien de curieux au point de 
vue des acx^idenls. 

La descente de la colonne de 310 millimètres^ qui à la fln du 
mois prend pied au fond à la profondeur de 200 mètres 38, est 
le seul travail important qui ait été exécuté. Gomme dans toutes 
nos descentes de colonne, il D*y a eu aucun accident à déplorer. 

Uavancement du mois, par suite de cette descente de la 
colonne de310 *"/», a été à peu près insignifiant et de 7 mètres 37. 

Ajoutons que les constatations ofûcielles que nous avons dû 
faire à la Qn du mois ont amené également uu petit chômage 
dans le forage. 

GÉOLOGIB ET ANALYSES 

Continuation de la formation argilo-sableuse. — On 
remarquera que la formation argilo-sableuse continue. CSepen- 
dant, je dois dire que dans l'argile sableuse d9 38, dont la puis- 
sance est de plus de 7 mètres, je remarque une prédominance 
de l'élément calcaire, qui s'accuse non seulement très-vivement 
aux acides, mais encore par une différence dans la teinte, qui 
est toujours plus blanchâtre et moins verte quand l'imprégna- 
tion calcaire est plus forte. 

Apparition de la pi/rite de fer pulvérulente noire dans un 
schiste noir, — Depuis quelque temps nous remarquions que le 
trépan remontait fréquemment avec un enduit noir énergique- 
ment collé à la partie inférieure de F instrument, le graissant 
pour ainsi dire. 

Raclé avec un couteau, cet enduit présentait une certaine 
cohésion, était plastique et trè^i-noir, comme de la moure pro- 
venant du lavage des charbons. 

Enfin, à la profondeur de 200 mètres 38, cette matière noire 
prit une certaine iniporlance et nous convoquâmes à tout hasard 
TAdministration des mines, croyant à la présence du charbon. 

Essais préalables au laboratoire, — Dans l'acide azotique 
la matière noire entrait en dissolution avec attaque très -vive et 



313 

dégagement d'acide hypoazotique. La réaction cessait au bout 
de dix minutes et était très-complète, yu l'état de division 
naturel extrême de la matière. 

L'attaque laissait un résidu insoluble, volumineux^ très-noir 
(comme du noir de fumée). J'ai grillé celte matière charbon- 
neuse qui n'a laissé qu'un résidu grisÀtre de 13<»o. Le reste 
était du carbone ou du gax (87 Vo)- 

La matière naturelle séchée et mise sur une plaque au rouge 
s'ecflammait en produisant de vives étincelles, puis une petite 
flamme bleu&tie courte recouvrait la matière en répandant 
Todcur caractéristique de l'acide sulfureux et l'odeur ailUacée 
décelant la présence de Tarsenic. Un résidu tlxe très-rouge 
apparaissait enfin et la réaction était terminée. 

Ces investigations sommaires m'avaient donc convaincu que 
j'avais affaire à une pyrite charbonneuse composée presque 
exclusivement de sulfure de fer et de carbone. 

Quelle était, au point de vue minéralogique, cette pyrite 
noire et pulvérulente, voici ce qu'il s'agissait de «iéterminer. 
J'envoyai immédiatement un échantillon à M. fiong, et void 
son analyse et ses observations : 

Humidité 0,45 

Mutières organiques 8,00 

Résidu minéral insoluble. 12,08 

Alumine 4,90 

Chaux 0,09 

Magnésie traces. 

Soufre: 22,80 Pyrite: FeS«? 42,75 

Fer : 43,75 Oxyde de fer : F«0 ? 30,60 

66,55 
Cuivre 0,00 

98,87 

« Le reste, me disait M. Bong, est constitué probablement par 
de l'oxygène qui a pu oxyder une partie du protoxyde de fer, 
et peut-être par de petites quantités d'alcalis, 

c Cette matière est un schiste pyriteux de foimation assez 
ancienne ; d'après sa composition et son aspect, ce ne doit pas 
être un lignite tertiaire. 

c Les lignitrs tertiaires se délitent à l'air, ce qui ne parait 

21 



pas être te cas actuel, comiennent beaucoup de matières orga- 
niques^ et raremeot plus de 25 ^/o pyrite. (Tels sont les 
iignites de Picardie.) 

• Les couchps d» scbitte pyrileux sont souvent plus riches 
fn pyrite à la surface, que dans les partit^s inférieuies. » 

Décou^yerte (Tune pyrite magnétique de formule FeS. 
— Mais si nous jetons les youx sur cette analyse, sans nous arrêter 
«u groupement en pyrite de Ter P^S* et en oxyde de fer F^O 
qui est arbitraire, nous voyons que le soufre et le fer se trou- 
vent unis dans ec sulfure dans la proportion de : 

Fer 43,75 _ 65,74 •/•• 

Soufre 22,80 "" 34,26 •/•• 

Or, la formule PeS donne exactement le rapport suivant : 

Ye = 63,63 

8 = 36,36 

Ce rapport se rapproche beaucoup de celui obtenu dans 
l'analyse de M. Bong. Il y a même moins de soufre qu'il n*èn 
faudrait pour former un sulfure PeS. Il est donc probable que 
nous avions rencontré un proto-sulfure de fer mélangé de ma* 
tières organiques. En outre, il était magnétique, comme nous 
allons le voir. 

Aîmantation énergique de la tige de.sonde. — En effet, 
le trépan et toutes les tiges de sonde possèdent une aimantation 
énergique due non-seulement à. leur, position vertkale, mais 
aux vibrations et chocs auxquels ils sont constamment soumis 
et peut-être aussi aux courants magnétiques terrestres. 

Le trépan maintient aisément à son extrémité, un poids de 
dix à quinxe gramnaçs de fer, un canif ou un couteau. 

Deux p6hïs se forment aux deux extrémités du trépan et de 
la coulisse, chacune des tiges est munie aussi de deux pôles, 
de sorte qu'à la profondeur de 500 mètres, on a environ cent 
cinquante pOles parbitement formés dans la tige de sonde. 

C'est donc un effet omgnéti(;p]e qui attirait la pyrite autour du 
trépan et le graissait, ainsi que nous l'avons vu. Le trépan opère 
même une espèce de séparation mécanique au milieu de la 
masse boueuse dans laquelle il monte et descend. Il faut que 
Taciion magoétiquc ait été bien forte, pour que nous ayons pu 



315 

recueillir des petits flacons pleias de pyrite, malgré le frottement 
éoergique que subit le trépan. Pour compléter rexpérience, j'ai 
constaté que cette pyrite était très-éocrgrquemcnt attirée pair un 
aimant ordinaire. 

Il y a longtemps que la science est sur la piste d*un minéral 
de formule PeS. 

En effel, on sait que la pyrrhotine d*une formule compliquée 
se rapprochant de Fe''S3, présente des analogies de forme cristal- 
line avec la greenockite et la wurtzitc. a On est tenté, dit Wurls 
(1), de supposer que sa formule doit être FeS. » 

Je crois donc que/ii^is l'espèce nous avons affaire à un minéral 
de formule F^S. La légère différence qui existe n'est attribuable 
qu'à un ou deux pouj cent de peroxyde de fer mélangé. L'oxy- 
dation à l'air est du reste Irès-sensible. 

Mode de formation de ce minerai FeS. -* Ce minerai pro- 
vient probablement de l'oxydation sur place de la pyrile FeS*, 
répartie dans les sables où circulr^nt les eaux minérales. Nous 
allons retrouver en effet la pyrite Ye%^ intacte dans les couches 
argileuses immédiatement au-dessous. 

Ainsi se trouverait expliquée l'addition du fer dans les eaux 
de 180 mètres, car plus nous allons approfondir le trou de sonde 
plus noi^s allons acquérir la conviction que toute la formation 
géologique de la plaine du Forez est imbibée d'eaux bicarbonaté» s 
sodiques. 

Ces eaux se chargent donc à l'horizon de 200 mètres environ 
d'un principe adventif, le fer. Cet élément^ et probablement 
aussi certains sulfates, seraient empruntés à la pyrite FeS', qui 
par une oxydation lente laisserait finalement un produit FeS 
mélangé d'un peu d'oxyde de fer. 

J'estime que la matière charbonneuse contenue dans ce proto 
sulfure empêche l'oxydation d'aller plus loin, et en vertu d'un 
certain pouvoir réducteur, maintient le sulfure de formule FeS (2] . 

J'estime encore que les assises de grès sableux de l'horizon de 
200 mètres, conlic^nnent de grandes quantités disséminées de ce 

(t) Dictionnaire de Chimie, page 1269. 

(2) La formation arliflcielle de ce sulfure FeS a lieu aussi quand on 
abandonne dans les eaux sulfuriques des mines des morceaux de 
fer métallique. J*ai retiré du puits du Chêne, à Saint-Etienne, des 
ferrailles de bennes transformées en sulfure FeS, après un séjour de 
40 années an fond d'un puisard submergé. 



316 

sulfure pulvérulent. Nous n'avons probablement fait que traverser 
à 200 mètres un nid un peu plus considérable de celte 
matière. 

HYDROLOGIE 

Le peu d'avancement réalisé pendant le mois de décembre ne 
pouvait pas permettre d'espérer une modification dans le régime 
des eaux. 

Voici mes observations : 

6 décembre. — Température des boues sortant de la soupape, 
32"^. Température de l'eau à lu sortie, 20*. 

12 décembre, jour de la rencontre du sulfure PcS. — Tem- 
pérature à la sortie, 2lo; augmentation de !• en 6 jours. 

27 décembre. — Température à la sortie, 21o. Jaugeage 
du débit total, 180 litres à la minute. 

Si nous défalquons le débit de la nappe de 23 mètres, nous 
voyons que la source de l'borizon de 180 mètres donne un débit 
minimum de 120 litres à la minute, sans compter i'absorptv)n 
inévitable dans les cailloutis de la surface et dans les nappes 
supérieures^ d'un certain volume d'eau. 



8AINT-6t1B?INB, IUP. TBÉOLlEn ET d«, RUE GÉRBNTBT, 12. 



ANNALES DE M SOCIËTÉ D^ICDLtURË 

INDUSTRIE, SCIENCES, ARTS ET BELLES-LETTRES 

DU DÉPARTfiMBNT DB LA LOIRE 



Proeès-verbil de la séance do 6 octobre 1881. 



SOMMAIRE. — Correspondance t Lettres et circulaires diverses. 
— VrmTnmz des Seeilono* — Section d'agriculture et dhortl- 
culture : Irrigation par un trou de sondage ; — Compte-rendu 
du Comice de Bourg-Argental ; — Compte-rendu du Concours 
horticole de Saint-Etienne. — Sections rétênies des sciences, 
lettres et industrie : Sondage de Montrond ; — Compte-rendu des 
publications scientiflmies. — Actes de l'Assemblée t Irri- 
gation d'une propriété par une eau Jaillissante obte-nue par un 
sondage dans te Forez ; — Lecture des comptes-rendus du Comice 
et du Concours horticole ; — Proposition de candidatures ; — 
Admission de M. Marins Juban. 

Présidence de M. Haximilien Evrard, vice-président ; secré- 
taire, M. Maurice. 

Les membres présents, au nombre de 16, sont MM. Besson 
(Jean), Blacet (Hippolyte), Bory-Duplay, Croiader, Dupuy, 
Evrard (Maximilien), Pauvain (Fleury), Gauthior, Guiehard 
(Christophe), Limousin aîné, D' Maurice, Otin, Ptipier, Thézcnas 
(Ferdinand), Vacher (Etienne), Wolff. 

Correspondance. 

Bile comprend les pièces suivantes : 

!• Lettre du ministère de Tlnstruclion publique (service des 
échanges internationaux), annonçant Tcnvoi d'une publication 
de la Société géologique de Belgique ; 

2« Lettre par laquelle M. L. Wolff, accuse réception de son 
admission comme membre titulaire, avec remcrcicnnents ; 

3» Lettre de M Reyoaud (Joseph), de Rivc-de-Gior, ayant le 
même objet que la précédente ; 

4<* et &> Lettres par lesquelles MM. Cuillcron, de Ghavanay, 
et Brun (Jean), de Saint-Riienne, donnent leur démission de 
membres titulaires de la Société ; 

22 



318 

6« cl 7o Lettres par lesquelles MM. Bertholon, député de la 
Loire, et Granet, secrétaire général de la Loire, s'exeusent de 
ne pouvoir assister à la distribution des récompenses des 
Concours horticoles do Saint-Etienne ; 

8® Lettre de M. le vicomte de Saint-Sauveur, membre de la 
Société d'Agriculture de la Nièvre, demandant des renseigne- 
ments sur l'époque d'introduction de la race cbarolaise dans le 
département de la Loire. 

M. le Secrétaire est chargé de répondre ; 

9® Lettre de M. le marquis de Groizier, membre correspon- 
dant de la Société, ancien président du Congrès international 
de Géographie commerciale de Paris en 1878, annonçant l'envoi 
du compte-rendu de ce Congrès; 

10« Lettre de M. Borie, notaire, membre titulaire, informant 
la Société qu*il a pratiqué à Monlrond, un sondage, dans le but 
do se procurer des eaux d'irrigation ; sondage qui a parfai- 
tement réussi. M. Borie demande que la Société veuille bien 
faire visiter ses travaux de sondage et voir s'il y a lieu à lui 
accorder une récompense. (Voir aux actes de l'Assemblée). 

li« Lettre de MM. Desbief et Cbansselle, également membres 
titulaires de la Société, appuyant la demande de M. Borie ; 

12® Lettre-circulaire du président de la Société d'Horticulture 
de l'Allier informant le public que cette Société organise, du 
15 au 20 août 1882, un concours et une grande exposition 
horticoles à Vichy (Allier). 

IS** Lettre du directeur de la Monnaie donnant des expli- 
cations sur les causes du retard apporté celte année à l'envoi 
des médailles commandées pour le Comice de Bourg-Argcntal ; 

14® Lettre-circulaire du Syndicat des Liquides de la Loire 
relative au projet de réforme de la loi sur l'impôt des boissons 
alcooliques ; 

16o Letlre-circulairc de la Société Zooîogique de France, 
faisant connaître un corps de règles adoptées par elle pour la 
nomenclature dos êtres organisés ; corps de règles dont elle 
envoie le formulaire ; 

16® Programme d'un concours international de raachinep- 
outils, appareils de viticulture, oenologie et distillation, à 
Conegliano, près Venise (Italie), du 1" au 20 novembre 1881 ; 



319 

l7o Programme du Congrès international pbylloxérique de 
Bordeaux, du 10 au 15 octobre 1881 ; 

18<» Publications adressées par diverses Sociétés corres- 
pondantes. 

Travaux des SectlOBS. 

Section d'agriculture et d'horticulture. — Séance du 
24 septembre 1881. — Présidence de M. Liabœuf. 

H. le Secrétaire général communique les lettres de MH. 
Borie, Desbief et Ghansselle, relatives à un sondage pratiqué 
avec succès dans la propriété de M. Borie, à Montrond, pour 
découvrir une eau jaillissante propre à l'irrigation. La Section 
renvoie ces lettres à rAssemblée générale pour prononcer sur 
la demande qu'elles contiennent. 

M. Maurice communique ensuite les comptes- rendus du 
Comice agricole de Bourg-Ârgenlal, du 4 septembre, et des 
Concours horticoles de Saint-Etienne, du 22 au 25 septembre. 
La demande d'insertion dans les Annales, de ces comptes* 
rendus, sera faite à la prochaine Assemblée générale au nom 
de la Section. 

Sections réunies des sciences, lettres et industrie. — 
Séance du 28 septembre 1881. -— Présidence de M. Carvôs, 
vice-président de la Section d'industrie; secrétaire, M. Maurice. 

Sondage de Montrond. — M. le Secrétaire général dft 
qu'il a pri^ H. Laur de vouloir bien faire une communication 
sur le sondage qu'il dirige à Montrond, sondage où s'est pro- 
duily tout récemment, un phénomène physique très-intéressant, 
celui de l'apparition d'une source d'eau jaillissante inter- 
mittente. M. Laur a bien voulu y consentir. M. le Président 
donne donc la parole à M. Laur. 

M. Laur résume en quelques mots rhislorique des travaux 
du sondage de Montrond commencés il y a deux ans et demi. 

La sonde a rencontré, à 23 mètres, une première nappe 
aquifère qui a jailli à la surface ; à 180 mètres une deuxième ; 
à 285 une troisième et, enfin, à 475 une quatrième, qui présente 
le curieux phénomène d'une eau jaillissante inlermiltente. La 
première est une eau douce ordinaire, bonne pour les usages 
domestiques et l'arrosage agricole ; la deuxième est une eau 



390 

simplement gazeuze comme l'eau de Saint-Galmier ; la troisième 
est fortement alcaline comme les eaux de Vichy ; enfin, la 
quatrième est encore plus fortement alcaline, en même temps 
que trcs-chargée de gaz acide carbonique et en outre assez 
chaude (à 34 degrés environ), comme Teau de Vichy de la 
Grande Grille. Toutes ces sources réunies donnent dans les 24 
heures un débit supérieur à 300.000 litres. L'apparition de la 
dernière source a doublé environ la quantité d'eau fournie 
précédemment par les autres sources. Voici comment se comporte 
cette source jaillissante. Lorsque le moment du plus fort jailliS" 
sèment arrive, il se produit un très-fort bruissement dans le trou 
de sonde, puis tout d'un coup s'élance, à 18 ou 20 mètres de 
hauteur, une énorme colonne d*eau mousseuse qui inonde tous 
les alentours en répandant dans ratmo?phère des torrents 
d'acide carbonique, dont on ne peut éviter l'action asphyxiante 
qu'en se tenant éloigné. Au bout de 25 à 30 minutes, la colonne 
jaillissante disparait pour recommencer au bout de 1 5 ù 20 heures. 

Parmi les explications à donner sur les causes de ce jaillisse- 
ment, une des plus plausibles est la suivante : La profondeur à 
laquelle a été rencontrée la nappe aquifère est telle que la 
pression y est suffisante pour liquéfier le gaz acide carbonique. 
L'eau de cette source doit donc être excessivement chargée en 
acide carbonique. Lorsqu'elle s'élève dans le trou de soude, elle 
cède une partie de son acide carbonique aux eaux des autres 
sources, qui finissent à leur tour par s'en saturer ; par suite il 
arrive, après un certain temps, que le gaz se sépare de l'eau 
à mesure qu'elle monte et que la pression diminue ; elle la rend 
mousseuse et, par suite, plus légère ; alors il vient un moment 
où Téquilibre se rompt dans la colonne montante ; la force 
élastique du gaz acide carbonique devenu libre devient telle, 
qu'elle est suffisante pour lancer au dehors toute la massé de la 
colonne liquide^ jusqu'à ce que le gaz libre en excès, étant sorti 
lui-même au dehors, l'équilibre se rétabht. 

Il se passe là, dit M. Laur, un phénomène analogue à celui 
qui se passe dans une bouteille dechaoipagne fortement gazeuze, 
lorsqu'un la débouche. Le liquide est projeté au dehors par la 
force expansive du gaz qui se dégage avec trop de rapidité. 
Le Urou de sonde de Montrond n'est, en quelque sorte, qu'une 
immense bouteille dQ Champagne qui fait sauter son bouchon 
de temps en temps. 



S3i 

Ce phénomène d'intermiltence jaillissante est-il appelé à 
persister longtemps ? Les opinions qu'on peut émettre à cet égard 
sont évidemment très-conjecturales. Cependant, si on se base 
sur les faits analogues déjà observés sur une échelle, il est vrai 
beaucoup moins grandiose qu'à .Montrond, notamment dans une 
source jaillissante trouvée aussi par un pondage aux environs de 
Vichy, il est à présumer que l'intermittence persistera en se 
régularisant. 

Quelque intéressant que soit ce fait de la production d'une 
fontaine jaillissante intermittente, ce ne sera, au point de vue de 
la science géologique, qu'un des moins intéressants que nous 
aura révélé le sondage de Montrond. Sans parler de la question 
de l'existence ou de la non existence du terrain houiller au- 
dessous du terrain tertiaire de la plaine du Forez, question qui 
sera certainement résolue par la poursuite du sondage jusqu'à 
600 mètres, déjà décidée par la Société du sondage, Télude des 
terrains traversés nous a déjà appris, sur leur composition et 
leur nature, une foule de choses très-curieuses, très-intéres- 
santes et surtout très-inattendues. Mentionnons entre autres et 
en premier lieU) la présence de la potasse à très-fortes doses 
dans certaines couches argileuses du tertiaire de la plaine du 
Forez, fait d'une très-haute importance au point de vue écono- 
mique pour l'agriculture, en second lieu Tabsence de tous 
fossiles dans les diverses couches superposées, sauf les plus 
superficielles, enfin, la non horizontalité de ces mêmes couches, 
tous faits dont Ton peut déjà, dès maintenant, tirer des consé- 
quences tout à fait imprévues sur l'origine des terrains qui cons- 
tituent le tertiaire de la plaine du Forez, origine qui serait non 
pas seulement sédimenteuse, mais encore volcanique. 

Tous ces faits, dit M. Laur, seront amplement exposés dans 
l'ouvrage dont les Annales de la Société auront la primeur. 

Le sondage, arrivé aujourd hui à 480 mètres de profondeur, 
traverse un terrain dont la nature est encore indécise, c'est la 
transition du tertiaire au terrain sous-jacent. 

La séance est levée. 

Actes de P Assemblée. 

M. le Secrétaire général lit le procès-verbul de la précédente 
séance qui est adopté, puis lit ou analyse la correspondance, 



332 

puis eofto communique les procès-yerbaux des Béaoces de 
Sections tenues dans le mois de septembre. 

Irrigation d^une propriété par une eau jaillissante 
obtenue par un sondage dans le Forez. — M. le Secrétaire, 
après avoir donné lecture de la lettre de M. Borie, notaire^ 
membre de la Société, lettre analysée dans la correspondance, 
ainsi que de celle de MM. Desbief et Gliansselle qui demandent 
une récompense pour M. Borie, comme ayant été le premier 
dans notre département, à faire un sondage dans un but d'irri- 
gation agricole, invite l'Assemblée, si elle le juge à propos, à 
nommer une Commission pour visiter le sondage et la propriété 
de M. Borie. 

Avant qu'on nomme la Commission, H. Otin demande à 
présenter une observation ou plutôt une objection contre la 
nomination de la Commission proposée. Il commence par dé- 
clarer que dans ce qu'il va dire, non plus que dans sa pensée, 
il n'y a absolument rien de personnel à M. Borie, collègue 
qu'il estime et dont il est tout le premier à louer l'heureuse 
initiative au point de vue de l'amélioration agricole de la plaine 
du Forez ; mais il ne faut pas se dissimuler, ajoutc-t-il, que 
si, conformément à la demande de MM. Desbief et Chansselle, on 
accorde une récompense à M. Borie, on créera par ce fait un 
précédent qui peut devenir embarrassant pour la Société. 

Ce qu'a fait M. Borie, dans sa propriéti^, est une application 
très-heureuse d'une idée qui lui a été suggérée par les résultats 
obtenus du grand sondage de Montrond ; mais en définitive, 
si une récompense lui était attribuée, ce ne pourrait être qu'à 
titre d'amélioration agricole importante d'une propriété située 
en dehors de notre arrondissement. Or, les récompenses de 
cet ordre sont prises sur la subvention qui nous est allouée 
par le ministère de l'Agriculture, subvention destinée exclusi- 
vement à l'encouragement de l'agriculture dans Tarrondis- 
sement de Saint- Etienne, puisque chacune des Sociétés des 
autres arrondissements de la Loire reçoit une subvention sem- 
blable. La propriété de M. Borie étant située sur Tarrondisse- 
ment de Montbrison, c'est à la Société de Montbrison qu'incombe 
le devoir d'apprécier et récompenser les travaux d'irrigation 
exécutés par lui. 

En conséquence, M. Otin demande qu'on maintienne, dans 
cette circonstance, la règle qui a toujours été suivie jusqu'à ce 



393 

jour pour les récompenses de cet ordre, c'est-à-dire de les ré- 
server exclusivement pour les améliorations réalisées sur des 
propriétés faisant partie de l'arrondissement de Saint-Etienne. 

La majorité de l'Assemblée partageant la manière de voir du 
préopinant, il n'est pas donné suite à la propopition de nommer 
une Commission spéciale. 

Lecture de comptes^endus. — M. le Secrétaire général 
donne lecture du compte-rendu du Comice de Bourg-Argenlal 
et ensuite de celui des Concours horticoles tenus le mois passé 
à Saint-Etienne. Ces comptes-rendus seront insérés dans les 
Annales. 

Proposition de candidatures. — M. le Secrétaire général 
donne lecture de la liste suivante comprenant quatorze candi- 
datures nouvelles proposées, savoir : 

M. Emile Rozey - Barlet, propriétaire à TEtrat, présenté par 
MM. Eu ver te et Louis Barlet ; 

M. Pierre Arnaud, propriétaire, place Yillebœufy présenté par 

MM.BallasetOlin; 
M.Gaudon, propriétaire à Saint-Julien-en-Jarrét, présenté par 

MM. Ballas et Otin ; 

M. Serve-Coste, propriétaire à Porte-Broc, prés Annonay, pré- 
senté par MM. Otin et Teyssier ; 

M. Méhier-Cédier, négociant quincaillier, me de la Loire, 5, 
présenté par MM. Otin et Teyssier ; 

M. Victor Czermak, directeur de la Brasserie austro-française, 
boulevard Fauriel, présenté par MM. Otin, Besson (Jean) et 
Fonvielle (Félix) ; 

M. Antony Audouard, maître de poste à Bourg-Argental, pré- 
senté par MM. Otin, Félix Fonvielle et Teyssier ; 

M. Juvanon, horticulteur à Rive-de-6ier, présenté par MM. Oiin, 
Félix Fonvielle et Teyssier ; 

M. Logé jeune^ marchand de bois, rue Saint-Michel| présenté 
par MM. Otin et Etienne Vacher ; 

H. Laurent Carie, horticulteur à Montplaisir, Lyon, route 
d'Heyrieux, 218, présenté par MM. Otin et Gattel ; 

M. Marandon (Jacques), propriétaire, place du Peuple, 47, pré- 
senté par MM. Otin et Jean Jinot aine ; 



334 

M. ÀDtODio Penel-Larcher, fabricant de rubans, rue do la Répu- 
blique^ 6, prôsenlé par MM. Dupuy et Groizier ; 

M. Aimé Fauvain, propriétaire-reoUcry rue du Palais-de-Justice^ 
10, présenté par MM, Dupuy, Lassabliére-Tiblier et Maurice ; 

M. Victor Veyre, négociant en vins, à Saint-Julien-Molin-Molelte, 
présenté par MM. Gillier, Gaty et Lucien Guétal. 

Admission de membre, — M. Marins Juban, balancier à 
Saint-Etienne, rue do Lyon, 48, est admis à l'unanimité des 
volants. 

La séance est levée. 

Le Secrétaire général, 

B.-P. MAURIGË. 



335 

Procès-verbal de la séance do 3 novembre 1881. 

SOMMAIRE. — CUirrespoBdamce t Lettres et circulaires analysées ; 
— Démission de M. Oudet. — Travaux de» sectioiui. — Section 
d^agricuUure et d'horticulture: Renouvellement de la Commission 
du champ d'expériences; — Vaccination charbonneuse de M. 
Pasteur. — Sections réunies des sciences, lettres et industrie : 
Mémoire géologique de M. Maussier ; — Compte-rendu des publi- 
cations scientifiques. — Actes do l^Assemblée t Commission 
du champ d'expériences ; compte-rendu des travaux de 1881-1882 ; 
projet de budget de cette Commission approuvé ; — Lecture de 
mémoire : Considérations sur les terrains secondaires et tertiaires 
du Forez, par M. Maussier; — Opuscule sur la vinification, de M. 
Michel Perret, de Tuliins ; — Admission de MM. Rozey, Arnaud, 
Gaudon, Serve-Cosle. Méhier-Cédié, Czermak, Audouard, Juvanon, 
Logé aîné, Carie, Marandon, Penel - Larcher, Aimé Fauvain et 
Veyre. 

PrésideDce de M. Euverle ; secrétaire, M. Maurice. 

Les membres présents, au nombre de 23, sont MM. Barlet 
(Louis), Blacet (Hippolyle). Bory-Duplay, Carvès, Chaverondier, 
Gognard, Crépel (de la Fouillouse), Croizier, Descos (A.), Euverte, 
Dupuy, Guichard (Christophe), Jolivet, Liabeuf, Massardier 
(Btienne), docteur Maurice, Michel (S.), OUn, Pallandre, Terme, 
Teyssier, Thézenas (Ferdinand), Viocenl-Dumarest 

Se font excuser sur leur absence, MM. Evrard et Jean Besson. 

Ckirrespondamce. 

Elle comprend les pièces suivantes : 

1® Lettre de M. Gustave Henzé, inspecteur de Tagricullure, 
demandant à la Société d'agriculture de vouloir bien aviser les 
agriculteurs do la région que, conformément à Tarticle 13 de 
Tarrôté qui régit les concours régionaux, les concours d'arra* 
cheuses de pommes de terre et de betteraves, de laveurs et de 
coupe-racines, auront lieu le jeudi 20 octobre, sur la propriété 
de M. Palluat de Besset, au château de la Salle, près Balbigny. 

L'avis a été inséré en temps utile dans les journaux de Saint- 
Etienne. 

2"* Lettre de M. Le Grand, auteur de la Statistique botanique 
de Forez, annonçant l'envoi de 136 plantes qui manquaient à 
l'herbier du Forez, ce qui réduit les lacunes à 72, M. Le Grand 



326 

eoToie également 350 plantes des régions du centre et du midi 
de la France, pour ajouter à Therbier de mêmes régions, que 
possède déjà la Société. 

M. le Secrétaire général est chargé de remercier H. Le Grand 
et de lui faire paryenir le prix de cet envoi. 

3<» Lettre de M. Oudet, de Saint-Etienne, par laquelle il donne 
sa démission de membre titulaire. 

4« Lettre par laquelle M. Marins Juban, balancier à Saint- 
Btienne, accuse réception de Tavis de son admission, comme 
membre titulaire, avec remerciements. 

5® Lettre-circulaire par laquelle la Société académique de 
Maine-et-Loire informe le public qu'elle est autorisée à remplacer 
son litre par celui d'Académie des sciences et belles-lettres 
d'Angers. 

6** Lettre-circulaire du Ministre de Tagriculture, accompagnant 
renvoi du compte-rendu sommaire des expériences faites à 
Pouilly-le-Fort, près Melun, sur la vaccination charbonneuse^ 
par M. Pasteur, avec la collaboration de MM. Ghamberland et 
Roux. (Extrait des comptes-rendus des séances de l'Académie 
des sciences, do Paris, séance du 13 juin 1881). 

V Diverses circulaires ou lettres de sociétés correspondantes, 
relatives aux publications échangées. 

8® Publications adressées par diverses sociétés ou par TBtat. 

Travaux des fKeeilons. 

Sbgtion n'AGiiicuLTURB ET d' HORTICULTURE. — Séance du 29 
octobre 1881. - Présidence de H. Otin, vice-président. 

Commission du champ d'expériences. — M. Otin rend 
compte verbalement du résultat des cultures faites en 1881. Go 
compte-rendu sera communiqué à la prochaine assemblée géné- 
rale. 

M. Otin fait observer que la mission confiée à la Gommission 
se termine, tout naturellement, avec le mois où se lèvent les 
dernières récoltes de l'année, c'est-à-dire le mois d'octobre. Il 
propose en conséquence à la Section de nommer, dans la 
présente séance, la Gommission qui devra fonctionner pendant 
Tannée agricole 1881-1882. 

Gette proposition est adoptée et il est procédé immédiatement 



327 

à la nomiDation de la GommissioD. Sont désigné» pour en faire 
partie : MM. Olin, Teyssleri Besson (Jean), Greizier» Guétat et 
Uabeuf. 

11 est entendu qu'à la prochaine assemblée générale, la nou- 
velle Commission présentera son budget pour Tannée 1881-82. 

M. Maurice» secrétaire général, donne ensuite lecture d'un 
compte-rendu sommaire desi expériences faites à Pouilly-le- 
Fort, près Melun, sur la préservation du charbon à l'aide de la 
vaccination charbonneuse découverte par M. Pasteur. Les 
résultats de ces expériences, qui ont été faites devant un 
nombreux public d'hommes compétents, sont tout-à-fait dé- 
monstratif de ce fait d'une portée scientifique et économique 
Immense : c'est qu'avec le virus charbonneux lui-môme, modifié 
par des procédés de culture, on peut préparer un virus atténué 
qui joue, vis-à-vis du charbon, le même rôle préservatif que le 
vacdn vis-à-vis de la variole. 

La vaccination charbonneuse de M. Pasteur, employée comme 
préservatif du charbon, n'est déjà plus seule. Tout récemment, 
\roi% vétérinaires, MM. Arloing et Gornevin, professeurs à l'Ecole 
de Lyon et M. Thomas, de Dommartin, viennent de démontrer 
également par des expériences très-concluantes faites tout ré- 
cemment à Ghaumont, sur vingt-cinq jeunes animaux de l'espèce 
bovine, qu'on peut sûrement préserver ces animaux des effets 
funestes de la contagion du vrai charbon, en les vaccinant 
préalablement avec du sang pris sur un animal atteint de la 
maladie dite charbon symptomattque^ maladie qui se rapproche 
du charbon, mais cependant en diffère surtout par ce caractère 
qu'elle n'entraîne pas la mort des animaux qui en sont atteints, 
mais cette nouvelle vaccination charbonneuse est plus difflcile 
que celle de M. Pasteur, car il faut que le sang vaccinal soit 
injecté dans les veines mêmes de l'animal qu'on veut vacciner 
et non pas dans le tissu cellaire, comme cela se pratique avec 
le vaccin charbonneux Pasteur. 

Sections réunies des sciences, lettres et industrie. — 
Séance du 26 octobre 1881. — Présidence de M. Rimaud; 
secrétaire, M. Maurice. 

M. Maurice, en l'absence de l'auteur, donne lecture d'un 
mémoire de M. Maussier, intitulé : Gonsidérations sur les 
terrains tertiaires et secondaires du Forez. Ge mémoire sera 
communiqué à la prochaine Assemblée générale. 



338 

M. Rousse fait le compte-rendu des publicatioDS scientifiques 
en ce qui concerne Péclairage électrique, 

La séance est levée. 

Actes de l'AMemblée. 

M. le Secrétaire général lit le procés-verbal de la séance 
précédente qui est adopté, puis analyse la correspondance et lit 
les procés-verbaux des séances de Sections. 

Commission du champ d^ expériences, — M. OtiD, au nom 
de ses collègues de la Ck)mmissioo, rend compte verbalement 
des tiavaux de la Commission, pendant Tannée agricole écoulée. 
La Commission n'a pu commencer ses expériences qu'à une 
époque assez tardive. Â cette cause d'insuccès est venue s'a- 
jouter, comme chacun sait, une période de sécheresse tout-à- 
fait exceptionnelle. 11 en est résulté que les récoltes des variétés 
d'avoines et de pommes de terre, qu'avait fait semer la Com- 
mission, ont été très-peu satisfaisantes. Pour la même cause, 
les essais d'engrais n'ont donné aucun résultat. En somme on 
n'a rien pu conclure des essais de cette année, sinon qu'ils 
viennent à l'appui de ce dicton agricole : que sans eau, on ne 
peut rien faire en agriculture. 

M. Otin donne ensuite connaissance du budget de dépenses 
dressé par la Commission pour l'année agricole 1881-1882. 
Ce budget se montant à la somme de 350 francs est approuvé 
par l'Assemblée. 

Lecture de mémoire. — En l'absence de l'auteur, H. le 
Secrétaire général donne lecture d'une note intitulée : Consi- 
dérations sur les terrains secondaires et tertiaires de la plaine 
du Forez. Ce mémoire intéressant a pour but de faire, connaître 
les terrains qu'on a la probabilité de rencontrer en sondant en 
profondeur la plaine de Peurs. L'Assemblée décide qu'il sera 
inséré dans les Annales. 

Opuscule sur la vinification, — M. Carvès présente,. au 
nom de l'auteur, M. Michel Perret, de Tullins, un mémoire 
imprimé intitulé : Vinification et sucrage des vendanges (Extrait 
du Bulletin des Comices de Tlsère). 

Admission de membres nouveavujc. — M. le Président 
invite l'Assemblée à voter sur l'admission des candidats pro- 



339 

posés dans la séance précédente. Sont ainsi admis au scrutin 
secret et à I*unanimité des suffrages : 

M. Emile Rozey-Barlet, propriétaire à l'Etrat ; 

M. Pierre Arnaud, propriétaire à Saint - Etienne, place 
Yillebeuf ; 

AI. Gaudon, propriétaire à Saint-JuUen-en-Jarrét ; 

M. Serve-Coste, propriétaire à Porte-Broc, près Annonay ; 

M. Méhier-Gédier, négociant en quincaillerie à Saint-Etienne, 
rue de la Loire, 5 ; 

M. Victor Gzcrmak, directeur de la Brasserie Austro Française, 
boulevard Fauriel ; 

M. Antony Audouard, maître de poste à Bourg-Argental ; 

H. Juvanon, horticulteur à Rive-de-Gier ; 

M. Logé jeune, marchand de bois à Saint-Etieune, rue 
Saint-Michel ; 

M. Laurent Carie, horticulteur à Huntplaisir, à Lyon, route 
d'Heyrienx, 218 ; 

N. Jacques Marandoo, propriétaire à Saint-Etienne, place 
du Peuple, 47 ; 

M. Antonin Penel-Larcher, fabricant de rubans, rue de la 
République, 6 ; 

M. Aimé Fauvain, propriétaire-rentier à Saint-Etienne, rue 
du Palais-dc-Justice, 10 ; 

M. Victor Veyre, négociant eu vins ù Saint-Julien-Molin- 
Molette. 

La séance est levée. 

Le Secrétaire général, 

E.-P. MAURICE. 



330 

Proeès-verbal de la séance do 1'' décembre 18S1. 

SOMMAIRE. — Correspomdanee t Lettres et circulaires direrses 
analysées; — Démission de M. Dulac. — TraTaux des «eetioAs. 
— Séance de la Section d'agriculture et d'horticulture. — Séance 
des Sections réunies des sciences, lettres et industrie : Excursions 
foréziennes à Sail-sous-Gouzan, par M. Rimaud ; — Catalogue des 
brevets d'invention pris en 1880, par les industriels du dépar- 
tement de la Loire. — Actes de PAMemblée t Lecture de 
mémoires : M. Rimaud et M. Maurice; — Proposition d*une 
assemblée extraordinaire en décembre, adoptée ; — Proposition 
de cinq candidatures nouvelles. 

Présideoce de H. le docteur Rimaud ; secrétaire» M. Maurice. 

Les membres présents, au nombre de 21, sont MM. Arnaud, 
Dallas, Barailler (Jacques), Gharlois, Gognard, Groizier, Gui- 
chard, Laseablière (Jean-Marie), Lassablière-Tiblier, Lefèvre, 
Liabeuf, Logé (Barthélémy) jeune, Malescourt, D' Maurice, 
Michel (Sauveur), Otin fils, D' Rimaud, RivoUier, Tcyssicr, 
Thézenas (Ferdinand), Vincent-Dumarest. 

Se font excuser par lettre : MM. Mdximilien Evrard et 
Ghapelle. 

Correspondance* 

Elle comprend les pièces suivantes : 

1® Girculaire du ministère de PAgricullure, accompagnant 
renvoi du programme du Concours général agricole, à Paris, 
du 6 au 15 février 1882, pour les animaux gras, volailles, 
fromage et beurre, semences, etc ; 

2® Programme d'une Exposition agricole, d'animaux gras 
et d'animaux reproducteurs, étalons de trait et vins de la 
Nièvre, à Nevers, du {•' au 15 février 1882 ; 

3o Lettre du maire de Bourg-Argental faisant espérer l'envoi 
prochain du mandat de 1.500 fr., de Tallocation pour le Comice 
de 1881 ; 

4» Lettre de M. Emile Rozey, accusant réception de l'avis de 
son admission comme membre titulaire, avec remerciements ; 

5* Lettre de M. Serve-Coste ayant le môme objet que la 
précédente ; 



33i 

6*" Lettre par laquelle M. Dulac, architecte à Hontbrison, 
doDDC sa démissioQ de membre titulaire de la Société ; 

7"^ Circulaire de la Société des Agricuieurs de France^ ayant 
pour objet une enquête sur Tensilage des fourrages Yertî>. 
Celte circulaire reoreime un questionnaire qui est renvoyé à la 
Section d'agriculture ; 

8® Circulaires et publications adressées par diverses Sociétés 
correspondantes. 

VrmTanx des Sections. 

Section d'agriculture rt d'hortigulturb. — Séance du 
26 novembre 1 880. 

La séance se passe en causeries agricoles, sans intérêt 
notable. 

Sections réunies des sciences, lettres et industrie. — 
Séance du 30 novembre 1881 . — Présidence de M. Rimaud ; 
secrétaire, M. Maurice. 

H. le docteur Maurice donne communication du catalogue 
des brevets d'invention pris en 1880 par les industriels du 
département de la Loire, suivis de tableaux où les industries 
de la Loire sont classées suivant l'importance du nombre des 
brevets. 

M. le docteur Rimaud donne lecture d'un fragment d'une 
nouvelle excursion forézienne à Sail-sous-Couzan. 

La Section décide que ces travaux seront communiqués à la 
prochaine Assemblée générale. 

Aetes de l'Assemblée. 

M. le Secrétaire général lit le procès-verbal de la séance 
précédente qui est adopté, puis communique les procès- 
verbaux des séances de Sections tenues dans le mois écoulé, 
et enGn dépouille et analyse la correspondance reçue. 

Lecture de mémoires, — M. le docteur Rimaud donne lec- 
ture d'un fragment d'une nouvelle excursion forézienne. 

M. le docteur Maurice donne communication du catalogue 
des brevets d'invention pria en Tannée 1880 par les industriels 



332 

du déparlement de la Loire, en le faisant suivre de quelques 
réflexions que lui a suggéré la teneur de ce catalogue. 

L'Assemblée décide que ces travaux seront insérés dans les 
Annales de la Société. 

Proposition de tenir une Assemblée extraordinaire, — 
Le Secrétaire général se faisant l'interprète de plusieurs mem- 
bres, propose à l'Assemblée de décider qu'il y aura cette année, 
une Assemblée générale extraordinaire pour distribuer les 
diverses récompenses qui ont été décernées dans le courant de 
Tannée, par la Société. La proposition est adoptée. Il est décidé, 
en outre, que cette séance aura lieu le dimanche 18 décembre, 
à 2 heures de l'après-midi. 

Le choix du lieu de réunion est laissé à la disposition du 
Bureau. La séance ne sera pas publique ; mais il est convenu 
que chaque membre pourra y amener les personnes de sa 
connaissance, sans compter les invitations Taitcs par le Bureau. 

Propositions de candidatures. — M. le Secrétaire général 
donne lecture de la liste suivante de candidats proposés : 

M. Adrien Colcombet, propriétaire à Saint-Genest-Lerpt, pré- 
senté par MM. I^ssablière-Tiblier, Dupuy et Paul Fonvielle ; 

M. Paret (Etienne), propriétaire à Saint-Genesl-Lcrpt, pré- 
senté par les mêmes. 

A propos de ce c^indidat, qui a déjà Tait partie de la Société, 
l'Assemblée décide qu'en raison des motifs particuliers qui lui 
avaient fait donner sa démû«sion, il sera dispensé de payer à 
nouveau le droit d'entrée. 

M. Ligonet, entrepreneur cimentier, route de Roanne, 3, 
présenté par MM. Otin et Palandre ; 

M. Berne (Simon), fabricant de rubans, place de l'Hôtel-de- 
Ville, présenté par MM. Groizier et Teyssier ; 

M. Dubois (Pascal), entrepreneur-propriétaire, rue de l'R- 
prcuve, 6, présenté par MM. Lefèvre et Alfred Brun. 

La séance est levée. 

Le Secrétaire général, 

R.-P. MAURICR. 



833 

Pmès-Terbal de la séance de l'Asseniblée extraordinaire 

dn 18 déeembre 1881. 



SOMMAIRE. — Compte-rendu des travaux de la Société, pendant 
l'année 1881, par le Secrétaire général. — Lecture des rapports 
concernant les récompenses à distribuer. — Grande médaille d'or 
à M. Pierre Heortier. — Médaille d'or à M. Jean Vacher. — Médailles 
de yermeil à MM. Ferréol et Beraud. — Médaille de bronze à 
M. Rouchouse. — Proposition de candidature. 



Présidence de M. Rimaud. 

En l'absence de M. Buverto, le président de la Société, 
empéchéy M. Rimaud, vice-président, préside la séance. 

M. Maurice, secrétaire général, M. Rousse, vice-président, et 
M. Favarcq, trésorier, complètent le Bureau. 

Un grand nombre de membres assiste à la séance, en même 
temps qu'un nombre à peu prés égal de personnes étrangères. 

M. le Président ouvre la séance à trois beures précises et donne 
d'abord la parole à M. le Secrétaire général, pour la lecture du 
compte-rendu des travaux de la Société, pendant Tannée 1881. 

(Voir ce compte-rendu plus loin). 

Après cette lecture, M. le Président donne la parole à M. Jean- 
Baptiste Rivolier, pour la lecture d'un rapport sur les perfec- 
tionnements très-remarquables apportés à la construction de la 
balance-romaine par feu Pierre Heurtier, de Saint-^Btienne, 
rapport dont les conclusions ont été adoptées dans la séance du 
8 juillet 1881. Ces conclusions sont de décerner une grande 
médaille d'or à Pierre Heurtier, balancier à Saint-Etienne, au 
profit de la maison tenue par sa veuve. Celte lecture achevée, 
M. le Président invite Madame veuve Heurtier à venir recevoir la 
grande médaille d'or et la lui remet aux applaudissements de 
l'Assemblée. 

M. le Président donne ensuite la parole à M. Groizier, pour lire 
un rapport sur un nouveau système d'ascension des battants 
brocheurs, inventé par M. Jean Vacher, de Saint-Etienn^^, méca- 
nicien-constructeur de battants. 

Les conclusions de ce rapport, adoptées par l'Assemblée géné- 

33 



334 

raie de la Société du 5 mai 1881, sont de décerner à l'inTenleur 
une médaille d'or. 

M. le Président invite M. Jean Vacher à se présenter, pour 
recevoir sa récompense et il lui remet la médaille d'or aux 
applaudissements de la réunion. 

M. Michel (Sauveur), invité à prendre la parole, donne lecture 
d'un rapport dont les conclusions, également adoptées dans la 
séance de mai, sont de décerner à MM. Etienne Ferréol et André 
Beraud, tous deux passementiers à Saint-Etienne, une médaille 
de vermeil, pour avoir été les premiers à faire l'application, aux 
métiers à rubans, du montage des métiers à étoffe de Lyon. 

MM. Ferréol et Beraud se présentent à Fappel de leur nom et 
reçoivent des mains de M. le Président chacun une médaille de 
vermeil, aux applaudissements de l'assistance. 

Enfin, M. Yincent-Dumarest lit un rapport dont les conclusions, 
adoptées dans la séance de la Société du 7 juillet dernier, sont 
de décerner une médaille de bronze à M. Rouchouse, employé 
de la maison Oriol et Âlamagny, de Saiot-Gbamond, pour l'in- 
vention de l'appareil appelé par lui mosaîco^tructure^ appareil 
dont la principale utilité est de faciliter l'enseignement public 
des principes du tissage. 

M. Rouchouse, invité à se présenter au Bureau, reçoit des 
mains de M. le Président la récompense qu'il a méritée, aux 
applaudissements du public. 

MM. Jean Thiollier, de la Gula et le D' Maurice présentent 
comme candidat membre titulaire, M. Etienne Jacod, propriétaire 
à Rive-de-6ier, rue Grenette. 

La séance est levée. 

Le Secrétaire général, 

B.-F. MAURICE. 



335 

COMPTE-RENDU 

DES 

CONœUES * DE L'EXPOSITION HOBTICOLES 

Qoi ont eu lieu au Palais- des «JlLrts 
A SAIlUT-BTIBlininS 

U$ 2S, 23, 8i et 25 ieptembre i88i. 



COMPTE-RENDU 

Par M. le docteur MAURICE, secrétaire général. 



SOMMAIRE s 

Gompte-renda du Secrétaire général. — Discours prononcé par 
M. EuYerte. — Composition de la Commission d'organisation et des 
Jurys. — Liste générale des récompenses distribuées. — Statistique 
de lexDosition. — Liste générale des souscripteurs pour rexposinoo 
horticole. 

Tenter une exposition purement et exclusivement horticole, 
faite sur une grande échelle, dans la ville de Saint-Etienne, 
était pour tous une nouveauté expérimentale dont le succès, 
malgré les arguments et la foi de ses promoteurs, semblait 
douteux à beaucoup d'entre nous. Nous savions sans doute que 
Saint-Etienne, à elle seule, possédait déjà des éléments parfai- 
tement suffisants pour la réussite d'une exposition de ce genre, 
mais cela n'est pas tout, il faut encore décider les intéressés à 
produire leurs richesses, et ce n'est pas toujours chose facile. 

Les rivalités professionnelles, causes ordinaires de progrès et 
de réussite, peuvent facilement se changer en jalousies de 
métier, qui suscitent alors des obstacles et entravent tout ; enfin, 
les causes d'insuccès pour une entreprise d'exposition sont 
comme celles d*une navigation lointaine dans des parages dange- 
reux toujours multiples et souvent imprévus, de sorte que Ton 



336 

n'a la certitude complète du succès que lorsqu'on est amvé et 
entré dans le port. 

Ce port de salut nous TaTons atteint heureusement. Le succès 
de notre première grande exposillon horticole a élé, sinon 
extraordinaire, tout au moins complet et très-satisfaisant. Les 
horticulteurs de notre section d*agricuiture peuvent donc aujour- 
d'hui se réjouir et se féliciter du résultat obtenu de leurs efforts, 
et cela avec d'autant plus de raison que, au moment où le succès 
paraissait tout-à-fait assuré, un accideut iout-à-fait imprévu, 
arrivé au dernier moment, a failli tout compromettre. 

Le 21 au soir, veille de Touverture de l'exposition, alors que 
les exposants s'empressaient d'apporter leurs produits, un orage 
épouvantable, avec tourbillons de vent et averses diluviennes, 
s'est déchaîné sur Saint- Etienne, et pendant plus de 12 heures 
a apporté non seulement un arrêt complet aux travaux d'installa- 
tion, mais encore a menacé d'une destruction complète tous les 
agencements déjà préparés Si notre exposition a échappé à un 
véritable désastre dans la soirée du 2 1 , et si le lendemain on a pu 
réparer les dégâts causés par Torage, c'est, je dois le dire haute- 
ment, grùce au sang-froid et à l'énergie de notre Commissaire 
général, M Otin, et de quelques-uns de ses collègues, sang-froid 
et énergie qui leur ont permis de prendre à propos et sur l'heure 
toutes les mesures, d'abord préservatrices, puis réparatrices, 
indiquées par les circonstances. Grâce à cela, ce malencontreux 
orage s'est borné à nous priver du concours de quelques expo- 
sants trop timorés, et à retarder de quelques heures l'ouverture 
officielle de Texposition. 

Dans la matinée du 22, tous les dégâts causés par Torage ont 
pu être réparés ; l'installation a pu s'achever dans l'après-midi 
et, à partir de ce moment, toutes les prévisions du programme 
ont pu s'exécuter de point en point. 

Le vendredi 23, les divers jurys se sont constitués et ont pu 
remplir leur mandat dès le matin. A 3 heures leurs opérations 
étaient terminées et les pancartes indicatives des récompenses 
décernées placées sur les produits distingués et désignés par eux. 
À 4 heures, la musique de la Colonie agricole de Saiut-Genest- 
Lerpt faisait entendre aux membres du Jury et au public des 
visiteurs les plus beaux morceaux de son répertoire. 

Enfin, à 6 heures du soir de ce môme jour, la Société, repré- 
sentée par quelques membres de son Bureau et de la Commission 



387 

d'orgaoisalioDy a offert aux menbres des diters jurys élraDgers 
à la Société, uo banquet de remerciements. 

M. Ducbampy maire de la ville de Sainl-Btienne, et H. Noèl 
Blacet, son adjoint, nous avaient fait l'honneur d'y assister 
comme invités. 

Au dessert, M. le Secrétaire général de la Société, présidant 
en l'absence de M. Buverte, a porté le toast suivant : 

« Messieurs, 

• Si quelqu'un dVntre nous doit regretter vivement l'absence 
de M. Buverle, notre digne président, c'est moi assurément, qui 
suis appelé, par mes fonctions, à le remplacer. Je n'ai malbeu- 
reusementy pour remplir ce rôle, ni sa parole aussi facile qu'élé- 
gante, ni surtout ce tact exquis qui le distingue et qui lui permet 
de tout prévoir, de tout dire et de tout faire à propos. Vous 
voudrez donc bien m'excuser, si j'oublie quelques-uns des 
devoirs de ma charge de président malgré lui. 

« Le preoiier devoir qui m'incombe est, à ce qu'il me semble, 
celui de remercier MM. les jurés en général et surtout MM. les 
jurés étrangers à notre Société, qui ont bien voulu nous donner 
uo temps précieux et une expérience plus précieuse encore, 
pour rendre des jugements équitables entre tous nos exposants. 

• Après eux, je remercierai tous ceux qui nous ont donné 
les moyens pécuniaires de faire notre exposition, c'est-à-dire 
tous les souscripteurs, en tète desquels doit figurer la Municipa- 
lité de Saiot-Btienne qui, non contente d'une forte subvention, 
nous a donné la disposition du Palais-des-Arts et le concours le 
plus gracieux en toutes circonstances. 

• Après les souscripteurs, viennent de droit les organisateurs 
de l'exposition qui n'ont épargné, dans celte circonstance, ni leur 
temps, ni leurs peines. A leur tête méritent surtout des éloges, M. 
Olio, commissaire général et M. Groizier, conservateurdu matériel 
des comices, deux membres de notre Société dont vous connaissez 
tous l'activité infatigable et le dévouement à toute épreuve. 

« Nous regrettons que les circonstances nous aient privé de 
la présence du premier magistrat du département, ainsi que de 
celle de son secrétaire général. Qu'ils veuillent bien, nonobstant, 
recevoir les remerciements que la Société d'agriculture leur 
adresse, à cette occasion, pour le concours bienveillant qu'elle 
a toujours, en toutes circonstances, trouvé auprès d'eux. 



338 

c II me reste encore un remerciement à adresser, c'est celui 
qui est dû à tous les organes de la presse locale, qui tous se sont 
empressés do favoriser et patronner notre œuvre de tout leur 
pouvoir. 

« Permettez-moi de réunir dans un même toast tous ceux à 
qui je viens d*adresser les remerciements de la Société d'agri- 
culture : 

• Â la Municipalité de Sainl-Btienne, à MM. les jurés, à MH. 
les souscripteurs, à MM. les organisateurs de notre belle exposi- 
tion horticole de 1881 et, enfin, à tous les organes de la presse 
locale qui l'ont patronée. » 

Le 24 et le 25, l'exposition a reçu la visite d'un très-grand 
nombre de visiteurs, qui tous ont été surpris et satisfaits de voir 
ce que pouvaient déjà faire les horticulteurs et amateurs de 
Saint-Etienne. 

Au dire de beaucoup de connaisseurs, l'ensemble des collec- 
tiODS était réellement très-beau et quelques lots surtout étaient 
d'une telle beauté, qu'on n'en rencontre pas toujours d*au8di 
beaux dans les expositions horticoles de villes plus grandes que 
Sainl-Etienne. 

Dans l'après-midi du 25, dans la grande salle de l'Hôtel-de- 
Yille, a eu lieu, sous la présidence de H. Euverte, la cérémonie 
de distribution des récompenses aux lauréats. M. Duchamp, 
maire de Saint-Elienne, et ses deux adjoints, MM. Blacet et 
Marx, nous ont encore fait l'honneur d'assister à celte distribu- 
tion et nous ont ainsi témoigné l'intérêt que la Municipalité de 
Saint-Etienne porte à nos travaux, dont elle comprend et apprécie 
le but, aussi bien que les sentiments et motifs désintéressés qui 
nous les inspirent. 

M» le Président a ouvert la séance par le discours suivant : 

(Voir le discours ci-après). 

Après ce discours, applaudi de Tassistance comme il le 
méritait, M. le Secrétaire général a appelé successivement les 
noms des lauréats, qui sont venus recevoir, des mains de M. le 
Président ou de celles de notabilités qui Tentouraient, les 
médailles décernées par le Jury. 

Ainsi s'est terminée notre première exposition horticole de 
Saint-Etienne. C'est un essai incontestablement réussi, même au 
point de vue financier. Le chiffre atteint par la souscription et 



339 



surtout celui des recettes de TexpositioD, nous permettent, dés 
aujourd'hui, d'espérer que les prévisions du budget spécial de 
l'exposition ne seront guère dépassées. 

C'est, par conséquent, un encouragement pour tous à recom- 
mencer dans un avenir plus ou moins rapproché. 



DISCOURS 

PRONONCÉ A LA DISTRIBUTION DES RÉCOMPENSES 

Par M. EUVBRTB, président. 



C'est surtout à vous, tAesdames, que nous devons nous 
adresser aujourd'hui. 

Les fleurs ont tenu la place principale daos l'Exposition que 
vous avez admirée ces jours-ci, et, entre les fleurs et vous, 
l'affinité est tellement évidente, qu'il est bien impossible à l'es- 
prit de séparer les unes des autres. 

Soyez donc saus inquiétude, vous n'êtes point exposées au- 
jourd'hui à subir un de ces discours dont l'obligation nous est 
Imposée dans les Concours agricoles ; nous ferons trêve aux 
bœufs, aux moulons et à tous les animaux de la création ; 
nous vous épargnerons les longues considérations économiques ; 
nous n'oublierons pas que la fête des fleurs est la vôtre et nous 
ne réclamerons votre attention que pendant le temps strictement 
nécessaire pour remplir les devoirs imposés par la situation. 

Un mot d'abord, Mesdames et Messieurs, sur Thistorique de 
ce Concours qui s'est produit dans des circonstances assez nou- 
velles à Saint-Btienne. 

Depuis plusieurs années, la Société d'Agriculture de Saint- 
Etienne a vu le nombre de ses membres s'augmenter d'une 
manière très-sensible ; les nouveaux sociétaires sont en grande 
partie des personnes qui s'occupent de l'horticulture sous ses 
formes diverses. 

11 est notoire, en effet, que depuis un certain nombre d'an- 



340 

Dées, la culture des fleurs et des froits, et aussi la culture 
maraîchère, ont fait de grands progrès à Saiot-Elienoe ; il 
n^est donc pas étooDant que boa nombre des personnes vouées 
à ces occupations soient entrées dans la Société d'AgricuUure, 
où elles devaient trouver un concours effectif et un accueil 
bienveillant. 

L'augmentation du nombre des sociétaires, dans le sens que 
nous venons d'indiquer, amena naturellement le désir d'orga- 
niser des Concours spéciaux à l'horticulture ; telle est l'idée 
mère de l'Exposition qui fait Tobjet de la présente réunion. 

Mais les moyens flnanciers de la Société étaient insuffisants 
pour faire face aux frais qu'entraîne l'organisation d'un 
Concours dans une ville de l'importance de Saint-Etienne. 

Nous avons donc eu recours à une souscription ; nous 
sommes heureux de proclamer ici que le résultat de cette sous- 
cription a été aussi satisfaisant qu'il pouvait Tétre, et peut-être 
plus que nous n'aurions osé l'espérer tout d'abord. 

Permettez-moi donc de remercier ici les généreux donateurs 
qui, par leur largesse^ nous ont permis de mettre à exécution 
un projet dont la réalisation paraît avoir rallié Passentiment 
général. 

Nous devons ajouter que la ville de Saint-Etienne a bien 
voulu nous donner un concours très-effectif, dont nous lui 
sommes très-reconnaissants ; je suis heureux d'adresser ici 
nos remerciements à M. le Maire et à HM. les les Adjoints qui 
ont bien voulu nous faire l'honneur d'assister à la présente 
réunion. 

Ces Messieurs nous ont donné, je le répète, un concours 
très- précieux, non-seulement par une large souscription, mais 
encore en nous fournissant, avec un bon vouloir incontestable, 
les moyens matériels de réaliser TExposition projetée. 

La Société d'Agriculture, de son côté, a fourni une part assez 
large du budget et a pris à sa charge tous lea détails de l'orga- 
nisation. 

C'est grâce à Tactivité de la Commission d'organisation qu'il a 
été possible d'arriver au résultat que chacun a pu apprécier. 

Je liens à remercier ici, publiquement, M. Olin, commissaire 
général, qui, depuis bien des jours, sans ménager ses peines 
et ses soins, et même au sacrifice de ses intérêts personnels, a 
déployé une très-intelligente activité pour mener à bien une 



341 

organisation difHcilo, qui présente plus d'un point épineux et 
délicat. 

C'est grâce à la réunion des divers éléments que je viens do 
vous énumérer, qu'il a été possible d'arriver à un résultat assez 
satisfaisant, pour que, de l'aveu à peu prés général, il soit 
admis que la présente Exposition est sensiblement supérieure à 
celle de 1879. 

Vous renarquerexy Mesdames et Messieurs, que, dans un 
certain nombre de classes du Concours, on a divisé les con- 
cnrrei^tfl en deux catégories : celles des amateurs et celle des 
horticulteurs et jardiniers. 

Cette division est naturelle et légitime, les deux catégories ne 
seraient pas à armes égales pour concourir ensemble. 

Mais nous tenons à dire que, dans notre opinion, le Concours 
des amateurs est aussi sérieux et aussi utile que celui des 
horticulteurs de profession. Les premiers font, il est vrai, de 
l'art pour Tort, et disposent parfois de tous les moyens matériels 
que la fortune comporte ; mais encore foutril leur savoir gré 
de la peine qu'ils se donnent, de l'emploi intelligent qu'ils 
savent faire de leurs loisirs et de Fémulation qu'ils font naître 
même chez les horticulteurs de profession. 

Dans quelques instants, les lauréats du Concours vont être 
proclama et vous applaudirez à leurs succès ; je n'ai pas l'in- 
tention de vous entretenir en détail des mérites de chacun, la 
plupart des personnes présentes sont plus compétentes que je 
ne le suis moinnême en pareille matière. 

Permettez - moi, cependant, d'appeler votre attention sur 
quelques points plus parliculièremeut intéressants. 

Nous devons vous signaler tout d'abord que, dans une de 
nos sections, la grande médaille d'or n*a pas été décernée. Cette 
haute récompense aurait dû être attribuée à M. Otin, pour la 
belle collection de conifères et autres produits que tout le 
monde a admirée. 

Mais M. OUn s'est mis hors concours et a refusé toute autre 
récompense qu'un rappel de la grande médaille qu'il avait déjà 
obtenue dans des Concours précédents. 

Nous devons savoir d'autant plus de gré à M. Otin de cet 
effacement volontaire, que nous Tavons trouvé, au contraire, 
très-désireux de faire ressortir les mérites des horticulteurs 
ses collègues. C'est grâce à lui que, personnellement, j'ai pu 



342 

apprécier toute la valeur des belles collections de UH. Gattel et 
Descos, et je n'ai pas résisté au désir de mettre en lumière, ici, 
ce sen liment élevé d'une bonne confraternité. 

Nous tenons à adresser ici nos sincères félicitations à H. 
Louis Barlet, pour ses belles colleclions de bégonias et de roses 
coupées, et aussi à M. Rosey-Barlet, qui nous a fourni un très- 
bel ensemble de plantes de serres. Nous ne saurions trop re- 
mercier ces Messieurs du concours précieux qu'ils ont apporté 
à notre Exposition en nous confiant leurs collections, tellement 
complètes et réussies, qu'elles font le désespoir des borticulteurs 
de profession. 

Dans Tordre des fruits, je tiens à signaler à votre attention, 
la collection de raisins américains qui nous a été apportée par 
M. Faudrin, professeur d'horticulture dans le département des 
Bouches-du-Rhône, bien connu des borticulteurs de la Loire, 
auxquels il est venu souvent faire des cours spéciaux sous les 
auspices de la Société d'Agriculture. 

M. Faudrin a, lui aussi, entrepris la lutte contre le phyllo- 
xéra, ou, pour mieux dire, il cherche à vivre avec son ennemi, 
par l'acclimatation en France des cépages américains. 

Il nous a montré, notamment, un cep très-intéressant qui 
représente la greffe d'une espèce française sur un cep amé- 
ricain. 

Toute cette exposition mérite une sérieuse attention ; jsi M. 
Faudrin n'avait pas été un exposant hors région, le jury lui 
aurait attribué une de nos plus grandes récompenses. 

Au point do vue des produits maraîchers, vous avez re- 
marqué, sans aucun doute, la belle collection de Mi°« veuve 
Lacroix -Descours» et aussi celle de la Colonie agricole de 
Sainf'GenestLerpt. 

Je saisis l'occasion qui m'est offerte de féliciter une fois de 
plus les directeurs de cette utile institution qui a déjà obtenu 
plusieurs fois des récompenses dans nos Concours, récompenses 
que nous avons toujours été heureux de décerner. 

Nous avons d'ailleurs à acquitter une autre dette à l'égard de 
la Colonie de Saint Genest-Lcrpt ; la fanfare de la Colonie a 
bien voulu nous prêter son concours pendant la durée de l'Ex- 
position horticole, nous tenons à l'en remercier et à la féliciter 
de l'entrain des ses jeunes artistes. 

En ce qui concerne les outils destinés à l'horticulture, tout le 



343 

monde a admiré la belle collection de taillanderie de H. Wisser 
Michel, que nous comptons parmi nos lauréats les plus mé- 
ritants. 

Mous aurions voulu pouvoir donner une récompense spéciale 
à TEcole de dessin de la ville de Saint-Ghamond, dont chacun 
a pu admirer l'intéressante exposition. Mais il nous était 
impossible de faire autre chose que ce qui avait été fait au 
GcMicours régional de Monlbrison ; nous ne pouvons donner 
qu'un rappel de médaille, en y joignant nos félicitations pour 
l'organisateur de cette intéressante exposition. 

Permettez-moi, enfln, d'appeler votre attention sur un point 
spécial de rBxposilion, qui me parait particulièrement intéressant. 

La plupart des personnes présentes ont pu voir fonctionner 
un moteur à gaz auquel on avait donné la mission d'actionner 
un coupe-racines de la maison Plisonnier. 

Les personnes qui ont examiné avec soin ce nouveau moteur, 
ont pu constater les avantages sérieux qu'il présente au point 
de vue de la force motrice à domicile, sur tous les autres mo- 
teurs connus jusqu'ici. 

La consommation de gaz est très-minime, grâce à un régu- 
lateur très-ingénieux qui constitue Pun des organes les plus 
importants de la machine ; la place occupée par l'appareil est 
aussi réduite que possible, et sa marche ne laisse rien à dé- 
sirer au point de vue de la régularité. 

Vous avez vu que ce moteur peut s'appliquer aux usages 
agricoles et horticoles; cela est d'autant plus possible au- 
jourd'hui, que des procédés nouveaux permettent d'obtenir, 
sans frais considérables, le gaz à domicile. 

Mais nous devons vous signaler que ce moteur est en même 
temps très-applicable à l'industrie à domicile et particulièrement 
à la production des tissus de soie, rubans et autres. 

Des essais intéressants ont déjà été faits dans certains ateliers 
de Saint-Etienne où des machines semblables ont été installées ; 
on en installe de nouvelles tous les jours, et nous croyons qu'il 
y a là, pour la fabrique de rubans de Saint-Etienne, une trans- 
formation des plus sérieuses, qui peut amener une ère nouvelle 
pour cette industrie. 

Grâce à cet ingénieux moteur, l'industrie du ruban de- 
viendrait de plus en plus une industrie de famille. On com- 
prendra aisément^ en effet, qu'à partir du moment où il n'est 



344 

plus nécessaire de faire Teffort musculaire qu'exige k manie^ 
ment de la barre, le travail se résume à une sunreiliance doot 
peuvent se charger tous les membres de la famille. 

Si, d'un autre côté, l'on tient compte de ce fait, qu*avec ce 
moteur» la production est plus considérable dans un temps 
donné, on reconnaîtra qu'il y a là, au point de vue social et 
industriel, une idée extrêmement féconde. 

C'est là un sujet qui ne saurait être traité ici avec tous les 
développements qu'il comporte, nous tenions seulement à 
appeler l'attention sur ce point et à féliciter les hommes in- 
telligents qui ont pris Tmitiative de la vulgarisation de ces 
moteurs, et se sont mis en mesure d'en fournir en grand 
Dombre, et à des conditions très-abordables, à tous les diefs 
d'ateliers de notre importante cité industrielle. 

Je ne saurais. Mesdames et Messieurs, sans manquer à ma 
promesse, prolonger davantage c^ considérations déjà trop 
développées; nous allons procéder à l'appel des lauréats et 
terminer cette intéressante fête des fleurs et des fruits. 

Je ne terminerai pas, cependant, sans adresser nos remer- 
ciements et nos félicitations, à la Société musicale des Touristes 
Stéphanois qui a bien voulu venir apporter à celte fête le 
concours dont nous lui sommes très-reconoaissants. 



345 



COMPOSITION 

DE 

LA COMMISSION D'ORGANISATION ET DES JURYS 



Commission d'orçanùation : 

MM. BuvERTB, président général, à Terrenoire. 

Maurice, secrétaire géoéral, rue de la Croix, 9. 
Otin dis, président de laGoainais8ioQ,r. de la Hulatière, 95. 
TerssiER, vice-président de la Commission, r. Gérentet, 12. 
Bbsson (Jean), secrétaire de la Gommissioa, rue de la Ré- 
publique, 14. 
Alloués, rue de la République, 14. 
Bàhorel (Joanoés), à Champagne. 
Balus, rue de la Loire, 6. 
Barailler, rue de la République^ 25. 
BucBT (Hippolyte), rue de Lyon, 7. 
Blacet (Noél), rue des Arts, 7. 
BoRT-DopLAT, rue des Prêtres, 4. 
Bufferne, rue de Foy, 18. 
Groizier, rue de la Paix, 52. 
Degoulangb, à Saint-Blienne, rue de Lodi, 7. 
Dbsgos, à l'Bpart, commune de Saint-Priesl. 
FoNTViBiLLE (Pélix), place Saint-Charles, 3. 
Gattel, rue de la Condition, 2. 
Guérin-Granjon, rue de la Muiatlère, 2. 
GuÉTAT (Lucien), rue de la République, 22. 
Jacquier (Marius), rue Saint-Louis, 35. 
LiABEUP (Claude), place du Peuple, 3. 
Matrat, rue de la République, 35. 
Massardier (Etienne), rue Saint-Jean-Baptistc, 12. 
Palundre, rue d'Ârcole, 12. 
RisPAL (Félix), rue de la Bourse, 25. 
Robert, rue de Lyon, 13. 
Thézenas (Ferdinand), place Doriao, 6. 
Vacher (Etienne), place du Peuple, 20. 



346 

Jwryi : 

i^ division. — Cultubis ornemkntalis. 
Coneonrs des liorilciilte«rs« 

MM. Chrétien, jardinier-chef au parc de la Tôle-d'Ory à Lyon. 
Morgon, jarJinier-chef au jardin d'Ailard, à Montbrison. 
Âuboyer, horticulteur à Roanne. 
BéliBse, horticulteur à Yaise-Lyon. 
Juvanon, horticulteur à Rive-de-6ier. 
Philip-Thlollière, amateur à Saint-Btienne. 
Fontvieille (Félix), secrétaire de la Commission. 

CoMcoars des amateurs on Jardiniers d*aauiteiirs« 



MM. Gaulain, jardinier-chef au parc de la Téle-d*Or, à Lyon. 
Perrier (Auguste), horticulteur à Bourg- Argental. 
Pfafif (Victor), jardinier-chef au MoUard, Rive-de-6ier. 
Fraisses (Louis), horticulteur à Saint-Ghamond. 
Davier (Paul), jardinier à Saint-Btienne. 

2"« division. — Aubobigulture FRumânB. 

MM. Faudrin, professeur d*arboriculture du département des 
Bouche8-du*Rb6ne, à Aix. 
Duplex, horticulteur à Saint-Galmier (Loire). 
Simon (Henri), horticulteur à Gbarbonniéres-Iès-Lyoo 

(Rhône). 
Barlet (Louis), négociant, amateur à Saint-Etienne. 

3m« division. — Cultubis biabaichâbes. 
Concours d'iiortleiiltears. 

MM. Liabeuf (Claude), agriculteur diplômé de TEcole de la 
Sausaye. 
Bufferne, marchand de comestibles à Saint-Btienne. 
Philip (Aimé), propriétaire, amateur à Saint-Etienne. 
Teyssier, négociant, amateur à Saint-Btienne. 
Cognet (Jean), horliculteur-grainier à Roanne. 
Vacher (Etienne), négociant^ amateur à Saint-Btienne. 



347 
CoHconr* d*amateiirs« 

Même composition que pour le précédent. 

4aM division. — arts et industbus hobticoles. 

MM. Alloués, propriétaire» amateur à Saint-Etienne. 

Bedel (Jean-Baptiste), fabricant d'acier à Saint-Etienne. 
Bory-Duplay, fabricant de coutellerie à Saint-Etienne. 
Croizier, propriétaire, conservateur du matériel des Comices. 
Evrard (Maximiiien), ingénieur civil à Saint-Etienne. 
Guétat (Lucien), négociant, amateur à Saint-Etienne. 
Limouzin aîné, maître de forges à Firminy. 
Otin (Maurice), horticulteur-paysagiste à Saint-Etienne. 
Pauze^ orfèvre, amateur à Saint-Etienne. 



348 

EXPOSITION HORTICOLE BD PALAIS-BES-ARTS 

Dei 2S, S3, U et S5 septembre ISSl. 



0^0t0*f»^^k0<0*0»^^^^>^ 



LISTE GÉNÉRALE DES RÉCOMPENSES 



1*^ DIVISION. *- CULTURBS ORNBHBNTALBS. 

1" Section. — Collection de conifères ^ (T arbres et arbustes 
à feuillage persistant, d'arbres et arbustes à feuillage 
caduc, 

Coneoars d'horUevltears* 

Grande médaille d*or. — Non décernée. 

 celle occasion le jury exprinae le regret que la belle col- 
lection de MM. Otin père et fils ait été mise par eux hors 
concours ; sans cela une grande médaille d'honneur leur eût 
encore élé décernée. 

Médaille d'or (petit module) , don de la Commission d'organi- 
sation. — M. G. Pallandre, horticulteur à Saint-Etienne, rue 
d'Arcole, 12. — Collection de conifères, n®' 4 et 6. 

Médaille de vermeil : M. Auguste Perrier, horticulteur à 
Bourg-Argental. — Collection de conifères, no 3. 

Médaille d'argent: M. Âugusle Perribr. — Arbres et arbusles 
à feuillage persislant, n» 3. 

Médaille de bronze : M. Moulin (Pierre)» jardinier à Saint- 
Etienne, rue Passerat, 14. — Deux grenadiers des Antilles, no8. 

2« Section. — Collections générales de plantes 
de serre chaude ou tempérée d'orangerie. 

ConeoiurB d'hortleultears* 

Grande médaille d*or donnée par M. Juste: M. Gahel, 
horticulteur à Saint-Etienne, rue de la Condition, 2. — Magni- 
Gque collection de plantes de serre chaude, n® 1. 



r^ 



349 

Médaille de vermeil : M. GatteLi déjà Dommé. — Goleus 
(semis el colleciion) et collection de caladium, n^ 1 his. 

Médaille de vermeil : M. Gattbl, déjà nommé. — Collection 
de dracœna» ficus, cypérns el aspidistus (comme plantes mar- 
chandes, n® 1 ter. 

Médaille d'argent : M. Gattel, déjà nommé. — Plantes d'or- 
nement variées, n« 1 quatei\ 

Médaille d'argent: M. Souveton, horticulteur à Saint-Elienne, 
à la Digonnière. — Azaléas et plantes de serre froide, n^T. 

Médaille de bronze: M. Gattel, déjà nommé. — Lbl de 
bouaparlécs et cactées variées, n*^ 1 quinto. 

Médaille d'argent: Décernée à M. Barjot, jardinier-chef de 
H. Gattel, à titre de coopérateur de cet exposant. 

Môme 2« Section. 
Concours d'amatears. 

Grande médaille d'or, don de M. Gérontet, président de la 
Chambre de Commerce. — M. Jules Guinard, jardinier chez 
M. Rozey-Barlet, à l'Etrat, commune de Latour. - Belle col- 
lection de plantes de serres, ii® 3 bis, 

Médaille d'or (petit module) : M. Louis Dumas, jardinier chez 
M. Poméon, à Villais. — Collection de plantes de serre chaude, 
no I. 

Médaille de vermeil : M. Baron (Jean-Baptiste), jardinier chez 
M. Giron (Marcellin), à Saint -Etienne, rue Richelandiôre, 2. — 
Plantes de serre, variées, n© 6. 

Médaille d*aigent : M. Jules GuixARn, déjà nommé. — Coleus, 
bégonia et palmiers, n» 3 bts. 

Médaille de bronze : M. Baron (Jean -Baptiste), déjà nommé. 
— Collection de phlox, n® 6 bù. 

3« Section. — Collections générales de plantes molles ou 
herbacées et plantes vïvaces en pot, telles que : pelar- 
goniuniy geraniumj fuschia^ lantana^ verbena^ bégonia, 
héliotrope^ canna, dahlia, etc., etc. 

Concours d'horilcaltcnrs. 

Grande Médaille d'or: M. Descos, horticulteur à TBpartde 



350 

Saint-Priest-en-Jarrôt. — Deux lots de géranium et un lot de 
dahlia en pot, n<> 5. 

Médaille d'or (petit module), donnée par M. Sutterlin. — 
M. Ghavanis (Auguste), horticulteur-fleuriste à Saint-Etienne, 
cours Fauriel. — Collections d'œiilets, géranium, fuschia et 
dahlia en pots, no 2. 

Médaille de vermeil : M. Souvbton, déjà nommé. — Collection 
de géranium, fuschia et dahlia en pots, n® 7. 

Médaille d'argent : M. Raymond, horticulteur à Saint-Etienne, 
au Soleil. — Coleus, fuschia, géranium, n<»4. 

Même Section. 

Grande -Médaille d*or : M. Desckoix, jardinier chez M. Louis 
Barlet, propiiétaire à Moulineau, commune de la Fouilloube. — 
Collection de bégonia bulbeux, n» 7. 

Médaille d'or (petit module) : M. Etienne Genevois, jardinier 
chez M. Juste, propriétaire au château de la Roche, commune 
de Terrenoire. — Collection de fuschia et zonale, n*» 2 bù. 

Médaille de vermeil : M. Jules Yitaille, jardinier chez 
\|m6 veuve Bancel, à la Harandiniére, Saint-Etienne. — Spécimen 
de mosalculture, n» 4. 

Médaille de vermeil : M. Claude Cabot, propriétaire à Saint- 
Etienne, rue Saint-Antoine, 17. — Collection de zonales et 
plantes de serre, n® 8. 

Médaille d'argent : M. François Drevon, jardinier chez M. 
fiiétrix, à la Chaléassiére, Saint-Etienne. — Collection de bé- 
gonia rex ; belle culture, n^ 5. 

Médaille d'argent : M. Etienne Genevois, jardinier chez 
M. Juste, déjà nommé. — Collection de bégonia rex, n® 2. 

Médaille d'argent : M. Etienne Genevois, déjà nommé. — 
Collection de plantes de serre, n*' 2 bïs. 

Médaille d'argent : M. Etienne Genevois, déjà nommé. — 
Collection de coleus, no 2 bis. 

Médaille d'argent : H. Jules Guinard, jardinier de M. Rozey- 
Barlet, déjà nommé. — Collection de coleus, bégonia, lantana, 
no 4. 



351 

Médaille de bronze: M. Jules Vitaillb, jardinier de M"« 
Bance), déjà nommé. — Spécimen de mosaïculture, n» 4 his. 

A* Section. — Collections générales de fleurs coupées ^ telles 
que roseSy phlox, delphinium, glaïeul^ dahlia, reine- 
marguerite, etc. 

Coneoars d^hortleulteurs» 

Médaille d'or (pelil module), don de M. Kuverte, président de 
la Société d'AgriculUire : M. Desgos, horticulteur à TBpart de 
Sainl-Priest-en-Jarrôt. — Collection de fleurs de dahlia, coleus 
et roses, n" 5. 

Médaille d'argent : M. G. Pallandre, horticulteur, déjà 
nommé. — Collection de roses et dahlia (fleurs coupées), n» 6. 

Médaille d'argent : M. Souveton, horticulteur à la Digonnière, 
déjà nommé. - Collection de dahlia (fleurs coupées), n** 7. 

Médaille d'argent : M. Cognet-Robin, horticulteur-grainier à 
Saint-Etienne, rue de la République, 3. — Graminées et reine* 
marguerite, n® 10. 

Même 4"« Section. 
Coneoam d'amateurs* 

Médaille d*or (petit module), don de M. Giron (Marcellin), 
fabncant de rubans : M. Descroix, jardinier chez M. Louis Barlet, 
déjà nommé. — Collection de roses (fleurs coupées), n*» 7 bis. 

5"« Section. — Bouquets pour festins et coiffures, surtouts 
de table et jardinières, couronnes en fleurs naturelles, 

CoBcourp d^horileulteurs. 

Médaille d'or (petit module): M. Gattel, horticulteur à 
Saint-Etienne, déjà nommé. — Couronnes, bouquets et surtouts, 
n» 1. 

Médaille de vermeil : M. Chapoton-Yehmorel, jardinier à 
Saint-Etienne, rue de Roanne, 4. — Bouquets, coifl'ures et 
surtouts, n" 9. 

Médaille de bronze: M. Souveton, de Saint-Eiienne, déjà 
nommé. — Bouquets et couronnes, n» 7. 

Médaille de bionze: M. Reynaud, du Soleil, déjà nommé. — 
Bouquets, couronnes, surtouts, n® 4. 



352 



2»* DIVISION. — ARBORICULTURE FRUITIÈRE. 

Collections générales de fruits^ poires^ pommes^ pêches, 
raisins y prunes ^ amandes ^ coings ^ fraises ^ framboises ^ 

Coneours baiib dlstlnetion» 

Grande médaille d*or : M. Juvanon, horliculteur à Rive-dc- 
Gier. ^ GoUeclion la plus importante de divers fruits réunis, 
n»9. 

Médaille d'or (petit module) : M. Jules Goinard, jardinier de 
M. Rozey-Barlet, déjà nommé. — Belle collection de pèches et 
poires, n® 1 . 

Médaille de vermeil : M. G. Pallandre, horticulteur à Sainl- 
ËtiénnCy déjà nommé. ^ Collection de pêches et poires, n*' 6. 

Médaille de vermeil : M. Auguste Perrier, de Bonrg-Argental, 
déjà nommé. — Ensemble de fruits variés, n^ 4. 

Médaille de vermeil : M. Cognet, de Roanne. — Collection de 
poires, n® 5. 

Médaille d'argent : M. Pierre Moulin,* jardinier à Saint- 
Etienne, rue Passerat, 14, déjà nommé. — Lot rare de poires, 
n» 7. 

Médaille d'argent : M. Froton, jardinier chez M»« veuve 
Constant Balay, à Saint-Priest-en-Jarrét. — Lot varié de poires, 
pommes, pèches, no 12. 

Médaille d'argent: M. Yernay, horticulteur, à Montaud (Saint- 
Etienne). — Variété de poires, n® 8. 

Médaille d'argent : La Colonie de Saint-Genesl-Lerpt. — 
Collection de poires, n" 10 

Médaille d'argent : M. Saint-Cyr, horticulteur à Saint-Ram- 
bert-sur-Loire. — Lot de fruits variés, n® 2. 

Médaille de bronze : M. Pâtissier (Jacques), cultivateur à 
Gremieux, commune de Ner vieux. — Deux fruits mûris et con- 
seivés en bouteille, n» 3. 

Le jury de la section d'arboriculture fruitière (st heureux 
d'adresser à M. Faudrin, professeur d'arboriculture des Bouches- 
du-Rhône, à Aix, ses remerciements et ses félicitations pour sa 



353 

magnifique exposition de raisins de cépages américains mise par 
le programme hors concours, comme n'appartenant pas à la 
région. Cette collection est composée de quinze espèces et d'un 
cépage français greffé sur plan américain. Les étiquettes portent 
toutes des annotations très-utiles. 

3- DIVISION. — CULTURES MARAICHERES. 

Collections de plantes de cultures maraîchères. 

CoHconrs d'hortleulteiirs* 

Médaille d*or (petit module) : M. Corel (Philippe)| jardinier- 
maraîcher à la Terrasse, près Saint-Etienne. — Lot n» 3. 

Médaille de vermeil : M. Martin (Pierre), jardinier-maraîcher 
à TEtivalière. — Lot n« 4. 

Médaille d'argent: H. Dumas (Jean-Baptiste), jardinier-ma- 
raîcher à TEtrat, commune de La Tour. — Lot n» 1 . 

Médaille d'argent : M. Saint-Ctr (Jean), jardinier-maraîcher à 
Saint Rambert -sur-Loire. — Lot n<> 2. 

Même S""* DîTislon. 
CoBcoum d'ammteam* 

Médaille d*or (petit module), donnée par H. Gauthier-Dumont : 
M. Tailuno (Auguste), jardinier chez M»* veuve Lacroix, rue de 
la Richelandière. — Lot d*ensemble n» 1. 

Médaille de vermeil : La colonie de Saint-Genest-Lerpt. — 
Lot no 2. 

Médaille de vermeil : M. Claude Jay, jardinier chez M. Dervieux, 
à Saint-Genest-Lerpt. — Lot n« 4. 

Médaille d'argent: M. Fruton Joseph, jardinier chez M»« 
Constant Balay, à Saint-Priest-en -Jarret. — Lot n» 3. 

Médaille d'argent : M. Doron (Gaspard), Jardinier de l'hospice 
de Saint-Etienne. — Lot n® 7. 

Collection de variétés de pommes de terre. 

Médaille de vermeil : M. Pourrai (Claude), gardien du Palais- 
de&-Art8. — Collection de 58 variétés, no 5. 

Médaille d'argent : M. Jean Fraissb, cultivateur à la Terrasse, 
près Saint-Etienne. — Collection de 30 variétés, n» 6. 



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35 5 

Médaille de yermeil : M. Gonin, fabricant de pompes à Saint- 
Etienne, rue Sainte-Catherine. — Collection de pompes diverses, 
n® 15, avec perfectionnement tout récent. 

Médaille d'argent : M. BuRNiCHONy serrurier à la Demi-Lune, 
près Lyon. — Serres et châssis, n© 16. 

Médaille d*argent : M. Lamur, constructeur-mécanicien à Col- 
longes (Rhône). — Charriot pour le transport des pots et caisses 
d'orangerie, n" 20. 

Médaille d'argent : M. Chirot-Bellot. — Ornements de jardins, 
n* 22. 

Médaille d'argent : M. Bort-Cortial, fabricant de coutellerie 
à Saint-Etienne. — Coutellerie horticole, n» 24. 

Médaille d'argent : M. Drbvet, chaudronnier à Lyon, aux 
Brotieaux, rue Robert, 40. — Appareils de chauffage de serres, 
n*28. 

Médaille d'argent : MM. Pussonnier frères, fabricants d'ins- 
truments agricoles et horticoles à Lyon, cours Lafayetle. — 
Instruments horticoles divers, n® 30. 

Médaille de bronze : M. Petre (Pierre), passementier à Saint- 
Etienne, grande rue Saint-Roch, 110. — Volière en miniature, 
n» 3. 

Médaille de bronze : M. GouRDOiN, à Lyon, rue Martin, 9. — 
Etiquettes de jardin, n*" 4. 

Médaille de bronze : M. Borde, jardinier, rue Tarentaize. — 
Rocaille, n<> 12. 

Médaille de bronze : MM. Pbtret frères, fabricants de poterie 
à Saint-Marcellin (Loire). — Poteries horticoles, n» 19. 

Médaille de bronze : M. Martio^, de Saint-Etienne. — Aquarium 
et grotte, n» 26. 

Médaille de bronze : M. Gonon, treillageur à Saint-Etienne. — 
Treillage pour barrières, n® 31. 

Médaille de bronze : MM. Rivoire père et (Ils, à Lyon, rue 
d'Algérie, 16. — Mastic à greffer, n© 31. 

Médaille de bronze : M. Mérail, employé au chemin de fer à 
Firminy. — Cage, n« 32. 

Le jury de la 4«« division (arts et industries horticoles), a 
exprimé, dans son procès-verbal pour la distribution des récom- 



356 

penses, le regret de n'avoir pu récompenser les exposilions 
suivantes, faites en dehors du programme : 

K<> 5. — M. Rbvol (Etienne), de Saint-Etienne. — Romaine 
d*un RDuveau système. 

N<^ 6. — MM. MÉRiBDXy de Saint-Etienne. — Collection de 
râpes. 

N« 7. — M. Galland-Bellet, de Tournus. — Porte-bouteilles 
en fer. 

N® 13. — M. Troyeaox (Marcel). — Extincteur pour incendie. 

No 21. — Compagnie des moteurs à gaz de Saint-Etienne — 
Moteur à gaz. 

No 25. — M. Gros, de Saint-Etienne. — Filtres indépendants 
pour nUrer les vins. 



357 



STATISTIQUE DE L'EXPOSITION HORTICOLE DE SAINT-ÉTIENNE 

Du 25 septembre 1881. 



LoU. EspoMoU. 

l'« division. — Cultures ornementales. 

Horliculteurs 27 10 

Amaleurs 16 43 8 18 

2« division. — Arboriculture fruitière. 13 13 

3« division. — Cultures maraîchères. 

Horticulteurs 4 4 

Amateurs 7 11 7 11 

4* division. — Arts et inoustries hor- 
ticoles 32 32 

99 74 



358 

LISTE DES SOUSCRIPTEURS 

POCR LES RÉCOMPENSES DE L'EXPOSITION HORTICOLE DE S>-ÉTIENN£ 

En 1881. 



Souscripteurs de grandes médailles d'or, 

MM. Les membres de la Gommission d'organisation (souscription 
collective). 
Gérenlet» président de la Chambre de Commerce. 
Juste, fabricant d'armes, rue Saint-Louis, 23. 

Souscripteurs de petites médailles d*or, 

MM. Ëuverte, président de la Société d'Agriculture. 

Les membres de la Commission d'organisation (souscription 

collective). 
Bedel (Jean -Baptiste), fabricant d'acier à la Bérardiére. 
Gauthier-Dumont, propriétaire, rue d'Ârcole, 5. 
Giron (Marcellin), fabricant de rubans, rue de la Riche- 

landière, 2. 
Sutterlin, entrepreneur de la Manufacture d'armes, rue 

Mi-Carôme, 4. 

Souscripteurs de médailles de vermeil, 

MM. Alloués, propriétaire, rue de la République, 14. 
Philip-Thioliiére, propriétaire, rue de la Bourse, 13. 
Barrallon (Antony), propriétaire, rue de la République, 3. 
Barlet (Louis), fabricant de rubans, place de l'HôteMe- 

Ville, 12. 
Berthet-Foussemagne, négociant, rue du Chambon, 10. 
Castel (Constant), négociant, place de VHôlel-do-Ville, 6. 
Cognet-Frappa, fabricant de rubans, place Marengo, 5. 
Groizier, propriétaire, rue de la Paix, 52. 
David (Francisque), fabricant de rubans, rue de la Bourse, 
n« 16. 



359 

MM. Dugnat (P.)> fabricant de rubans, place Marengo, 8. 
Epitalon (Jean-Marie), propriétaire, rue Mi-Garéme» 5. 
Evrard (Maximilien), ingénieur civil à Saint-Etienne. 
Fraisse-Merlcy, fabricant de rubans^ rue de la Bourse, 1. 
Ginot» propriétaire, rue de la République, 4. 
Michel (Sauveur), fabricant de rubans, rue de Poy, 10. 
Philip (Aimé), propriétaire, place Marengo, 2. 
Poméon, marchand de soies, rue de la Paix, 2. 
Troyet, fabricant de rubans, rue de la République, 13. 
Yial (Jean-Marie), distillateur, rue des Arts, 6. 

Souscripteurs de médailles d'argent. 

MM. Bernaix (A.)» négociant. 

Besson (Jean), fabricant de rubans, r. de la République, 14. 

Buffeme, marchand de comestibles, rue de Foy, 18. 

Déléage, propriétaire, rue de la Bourse, 25. 

Descos (P.), négociant. 

Descours, fabricant de rubans, place de THôtel-de- Ville, 15 

Drutel (Auguste), comptable, rue Saint-Denis, 51. 

Dupin, maitre-teinturier à la Valette. 

Fontvielle (Paul), propriétaire, rue du Treuil, 23. 

Guétat (Lucien), négociant en charbons, rue de la Répu- 
blique, 22. 

Jacquier (Marins), négociant en vins, rue Saint-Louis, 35. 

Jolivet, huissier, rue de Foy, 3. 

Larcher (Auguste), fabricant de rubans, rue de Roanne, 1 . 

Limousin aîné, maître de forges à Firminy. 

Louison, propriétaire, place Mi-Garéme, 9. 

Madignicr, propriétaire, rue des Tilleuls. 

Morel, propriétaire-rentier à Firminy. 

Otin père et fils, horticulteurs- pépiniéristes au Portail- 
Rouge. 

Parel, teinturier, rue Tréfilerie. 

Patouillard, glaceur, rue Désirée, 44. 

Peyret (Frédéric), notaire, rue de Foy, 17. 

Poidebard-Gholat, propriétaire, rue de la République, 5. 

Rebour (Gharies), fabricant de rubans, place Marengo, 5. 

Teyssier, fabricant de rubans, rue Gérentet, 12. 



360 



Souscripteurs de médailles de bronze. 



Allier (Honoré). 

Berard, maltre-tailleur. 

Blacet (Hippolyle). 

Boric, notaire. 

Bouchetal. 

Brun (Jean). 

V« Brunon-Royet. 

Celle (Aimé). 

cote, propriélaire. 

Dovoucoux. 

Dumarcst (Emile). 

Dumaresl (P.). 

V« Durand-Badel. 

Fauru (Benoit). 

Faure (Jean). 

Favier (A.). 

Filliol (Francisque). 

Gattel (P.). 

Grubis, notaire. 

Jinot. 

Lacroix-Deecours. 



Lassablière. 

Laurent (V.). 

Lassabliére. 

Liabcuf. 

Magand, cafetier. 

Harandon (G.). 

Harandon (H.). 

Michel (G.). 

Palix (J,). 

Pignol (P.). 

Pourret, de Saint-Perret. 

Raymond, cafetier. 

Re8sier, cafetier. 

Revol (J ). 

Rispal (J.-M.). 

Soucbon, de TBtrat. 

Tézenas du Montcel (Jean). 

Valenlin (P.). 

Yaragnat. 

Veyret. 

Wéry (Ethon). 



361 
CATAIiOeUE 

DE 

QUATORZE ESPÈCES DE PUNTS DE VIGNES AMÉRICAINES 

DONT LES FRUITS ONT ÉTB BXPOSiiS 
A l'exposition horticole de SAINT-énENNE DE 1881 

Avec notes sur chacune, 

Par M. FAUDRIN, 
Professeur d'horticulture du département des Bouches-du-Rhône. 



Black-July (jEstivalis). 

Cépage assez vigoureux ; grappe moyenne, grains noirf', ronds^ 

juteux, produit un excellent vin. 
(Celle vigne ne réussit que dans les bons sols el les meilleures 

expositions). 

Canada (Hybride). 

Cépage vigoureux, assez fertile, grappe moyenne ; grains 

serrés, rond?, noirs, vineux ; vin de bonne qualité. 
(Celte vigne est saine et rustique). 

Gata^v^ba (Labrusca). 

Cépage à végétation vigoureuse, d'une résistance incertaine au 
phylloxéra ; grappe assez grosse, grains au-dessus de la 
moyenne, ronds, rouge foncé, pruinés, légèrement pulpeuso, 
parfumée. 

(Cette vigne est sujette à la carie noire). 

Clinton {Cordifolia), 

Cépage résistant au phylloxéra ; exige un terrain de bonne 
qualité et ferrugineux ; bon porte-greiïe ; grappe petite, 
grains ronds, noirs, foxés ; vin limpide, rouge-carmin, 
d'un goût légèrement désagréable. 

(Cette vigne se comporte bien sous tous les climats). 



362 
Goncord (Labrusca). 

Cépage assez robuste, mais qui n'est pas toujours résistant au 
phylloxéra; fertilité moyenne; grappe à grains gros, ronds^ 
noirs, très-pruinés ; goût foxé. 

(Celte vigne réclame, pour prospérer, les meilleurs terrains). 

Gomucopia (Hybride). 

Cépage à production directe, mais d'une résistance incertaine 
contre le phylloxéra ; grappe assez grosse, grains moyens, 
noirs ; vin convenable. 

(Cette vigne craint le recépage, ce qui ne permet pas de la 
rajeunir, lorsqu'elle est épuisée.) 

Gnningham {^stivalù). 

Cépage résistant au phylloxéra; trés-vigoureux, produclif; 

grappe ordinaire à grains petits, rougeâtres, serrés; vin 

tirant sur le jaune, très-alcoolique. 
(Celte vigne mûrit son fruit un peu tardivement.) 

G3mthiana (JSstivalis). 

Cépage assez vigoureux, assez fertile ; grappe petite à grains 
noirs, ronds, petits ; fournit le meilleur vin de tous les 
iEstivalis. 

(Celte vigne s'accommode mal des (errains argileux ) 

Elvira (Cordifolia). 

Cépage assez vigoureux, fertile, grappe moyenne, compacte ; 

grains ronds, vert-pâle, peu ou point foxé; produit un vin 

blanc passable. 
(Cette vigne pourrait se cultiver dans le département de la 

Loire.) 

Herbemont (^$tivali$). 

Cépage résistant au phylloxéra ; vigoureux, fertile ; grappe 
moyenne, grains noirs, petits, serrés, juteux ; vin bon, 
franc de goût, mais peu coloré. 

(Celle vigne réclame les [sols bien insolés et de nalure ferru- 
gineuse; elle crainl la chlorose.) 

Jacquez {jEstivalis). 
Cépage résistant au phylloxéra ; vigoureux, très-fertile ; 
grappe longue, lûche, à grains petits ; vin forlement coloré, 
alcoolique, avantageux pour coupage, franc de goût. 



363 

(Cette vigne redoute plutôt l'excès d'humidité que la sécbc- 
rcsse, ainsi qu'une atmosphère froide, conditions qui en 
rendront peut-^tre difficile la culture dans le département 
de la Loire.) 

OtheUo (Hybride). 

Cépage très-vigoureuXy à production directe ; abondamment 
fertile ; grappe moyenne, grains assez gros, d'un beau noir 
pruiné ; vin et goût framboise. 

(Cette vigne a la précieuse qualité de résister aux gelées 
blanches tardives.) 

Rulander (/EsUvalû) 

Cépage d'une bonne vigueur, assez productif ; grappe petite 
ou moyenne ; grains rougeâtres, à goût musqué, quand le 
raisin tourne, et à goût foxé lorsque le fruit est mûr. 

(Cette vigne est d'une résistance inceitaine contre le phyl- 
loxéra.) 

Torok-Madeira. 

Cépage trèa-résislunt au phylloxéra ; bon porte-greffe; réussit 
môme dans les sols arides ; grappe petite, à grains noirs, 
d'un goût foxé. 

(Cette vigne conviendrait aux conditions de sol et de climat 
du département de la Loire.) 



364 



»*mi0*0*0^0*0^0»0*0»t*0»0^t*0»0^f^0*0*0**^0^0*0*0*^»*0»t^0*0^0*f^0tt*m0»*^t*f*f*0»0*0*f*f>**f*0>**^f*f*f^**0***f*0*0t0***0^*t*f^'^*0*0^^l^^t^^^ 



CONSIDÉRATIONS 



SUR LES 

TERRAINS SECONDAIRES & TERTIAIRES 

DU 

DÉPARTEMENT DE LA LOIRE 

Par M. HAUSSIER, ingénieur civil. 



EXPOSÉ 



J'ai publié en 1878, dans le Bulletin de la Société de 
VIndustrie minérale^ une notice sur le gisement des mines 
d*anthr&citc des environs de Sainl-Symphorien-de-Lay, basée 
sur la description géologique et roinéraiogique du département 
de la Loire de M. Gruner, et sur mes observations particulières 
dans cette ri^gion, depuis 1862. — J'avais été frappé par la 
nature d'une rocbe sédimentaire, k grandes mouches de talc, 
existant dans ce bassin sur plus de 20 kilomètres de longueur, 
roche non décrite que j'ai appelée grès moucheté^ et qui m'a 
servi d'horizon pour classer à nouveau et sûrement l'ordre de 
superposition des sept ou huit couches de combustible de ce 
district. 

Vers la même époque, j'étudiais pareillement dans le bassin 
de la Loire, Thorizon de la talourine et du silex de Saint- 
Priest, séparation bien définie entre les deux étages de Saint- 
Etienne et de I\ive-de-Gier (Bulletin de VIndustrie minérale, 
tome I, IV« livraison). El j'avais conclu, dès 1874, à Tinlérêt 
que pouvait présenter un sondage dans la commune de 
Meylieu'Montrond, vers Taxe du bassin houiller de Sainle- 
Foy-l'ArgenlJère : au double point de vue du prolongement 
possible, dans la plaine du Forez, du terrain anthraxifère et du 
dépôt houiller {Annales de la Société d' Agriculture ^ 1874). 



365 

Sous ce dernier rapport, qu'il me soit permis de mentionnei 
la découverte du grès anthraxirère que je fis à la fin de 1873, 
à Saint-Bonnet-les-Oulles, avec M. Glianssello ; mémo grès que 
très-récemment j'ai retrouvé sur le chemin de Mey à Bellegarde, 
au sud-ouest de Yiricelles ; ^- dans les doux cas, il se trouve 
emprisonné dans des fentes du granité ou du gneiss. Un exemple 
du même genre s'observe dans le bassin de Langeac, à mi- 
côte de la montagne de Bartet : le terrain houiller de Mar- 
saoge, dénudé à la surface du gneiss, existe dans les crevasses 
des filons, d'origine plus ancienne. 

A un moment donné, le dépôt antbraxifére s*est donc étendu 
jusque sur le bord oriental de la plaine actuelle du Forez, 
dans les régions que je viens de nommer. — Quant au terrain 
bouiller de Saint-Ëtienne, il a dû s'épancher dans le même 
récipient, au nord de La Fouillouse ; car de ce côté le bassin 
stéphanois n'est nullement fermé, on reconnaît un goulet, 
par les Brosses, les Perrotins, Hilarnas et le long du ruisseau de 
Malval. — C'est qu'en elTel les terrains bouillers ne sont |»as 
plus limités que les autres Tormations géologiques, et l'idée d'un 
soudage dans le Forez était très-rationnelle. — Restait à craindre 
la dénudatioo des terrains bouillers et antbraxiféres, sous le 
Forez, par des dépôts plus récents, c'est-à-dire par les terrains 
secondaires et tertiaires. 

C'est donc comme suite aux études p:écédenles que je présente 
aujourd'hui quelques considérations sur lesdils terrains socon- 
daires et tertiaires du département de la Loire, sur la compo- 
sition qu'ils présentent dans les régions limitrophes de la 
Haute-Loire, du Rhône et de l'Isère, laissant à mon collabo- 
rateur, M. Laur, qui dirige le sondage de Monlrond, le soin 
d'indiquer les résultats obtenus par ledit sondage. 

T«miBfl seeondalrefl dn département de la Ivoire. 

L'oolilhe inférieure et le lias se trouvent représentés dans la 
Loire, aux environs de Pouilly-sous-Charlieu, Charheu, Cou- 
leuvre, etc., sur une épaisseur d'environ 160 mètres, d'après 
M. Gruner ; et, suivant le même auteur, ils reposent sur le 
terrain anthraxifère directement. — Dans le Rhône, on peut 
les observer à l'Arbreslc. sur le terrain houiller, prolongement 
de celui de Sainte-Foy-l'Argentière. — Dans l'Isère, j'ai sous 

25 



366 

leâ yeux un rapport de M. Fouroet du S décembre 1854 , à 
propos de la butte houillère de Ghamagnieu« située sur le 
prolongement de l'axe du bassin de la Loire : Toolithe infé- 
rieure, le lias et le trias paraissent avoir une épaisseur totale 
de 238 mètres. Nous donnons ci-après ce tableau : 

ÉPAISSEURS DES TERRAINS SECONDAIRES 

jr. Gruner, M. Fournêt, 

Arrondinem* Réfion 
de de 

Roanne. Chamnfiuea . 

Oolithe inférieure Calcaire à entroques marneux. 15" 

Argile àjaspes 25" 

Lias supérieur. . Calcaire argilo-ocrcax 10" 

Marnes et grès ferrugineux... 12" 

Lias moyen Marnes à plicatules 25" 

Calcaire à gryphées cymbium. 8" 

Lias inférieur... Marnes grises — 30" 

Calcaire à gry pbées arquées . . 15" 
Grès infraliasique 20" 

Trias manque 60" 



20- 
6" 

80- 

72- 



160- 238- 

Dans la Haute-Loire, les terrains secondaires ne se trouvent 
représentés que par des blocs de calcaire entraînés d*un gise- 
ment tout à fait dénudé ; ils sont épars dans les argiles sa- 
bleuses inférieures des environs du Monastier et de Laussone 
à THerm, etc., d'après les comptes-rendus du Congrès de la 
Société géologique de France, tenu au Puy en septembre 1869, 
que nous aurons occasion de citer ci-après. 

T«rr»liifl terilalred da déparientent de la liolre 
et apéetalemeat du Forcx. 

D'après les comptes-rendus du Congrès de la Société géolo- 
gique de France, du Puy, en septembre 1869, les terrains 
tertiaires de la Haute-Loire sont parraitement classés, d'après 
les fossiles qu'ils renferment ; M. Tournaire est d'accord avec 
cette classification y dans sa carte géologique de la Haute-Loire, 
présentée audit Congrès, carte qui vient d'être imprimée en 
1880. 



367 

Ces terrains sool les guivants, d'après la carte de H. Tour- 
naire et diverses iadications fournies par le Congrès. 

Pliocène, — Argiles sableuses, blanchâtres et bariolées de 
ronge, surtout dans leurs assises inférieures, à stratiHcation 
grossière montrant des lits horizontaux ou peu inclinés. 
Exemple : Geyssac, où les basaltes les plus récents recouvrent 
les sables pliocènes, montée de Tirebœuf, etc. 

Miocène inférieur. — Calcaires marneux des environs du 
Puy à Ronzon, etc.» marries blanchâtres, en bancs interrompus 
et d'épaisseur irrégulière ou en rognons. Ils renferment de 
nombreux restes de mammifères, de reptiles de l'époque mio- 
cène inférieure, des coquilles de lymnées et de planorbes d'ori- 
gine lacustre. ~ Des calcaires siliceux et silex de diverses 
nuances paraissent appartenir à cet horizon ; ainsi que des 
grès tendres : c'est l'âge des grès et sables de Fontainebleau. 

Eocène supérieur. — Couches de gypse du voisinage du 
rocher Corneille, au Puy ; ces couches sont intercalées dans 
des argiles vertes ; elles renferment des ossements de mammi- 
fères appartenant à la faune des dépôts éocènes supérieurs et 
correspondent aux gisements de Montmartre. — J'ai visité une 
de ces exploitations, au Puy, en 1851, précisément au pied du 
mont Corneille; elles sont toutes abandonnées aujourd'hui. 
Au-dessous se trouvent des argiles grises et rougcâlres dé- 
pourvues de fossiles. 

Eocène inférieur, — Représenté par des grès blancs à 
grains de quartz et de feld.'^path mêlés d'un peu de mica, 
empreints de roseaux et de plantes monocotylédoncs ; classés 
par M. de Saporta parmi les dépôts éocènes inférieurs. — Ces 
grès, visibles à Brives, à Blavozy, ont été confondus pendant 
longtemps avec le terrain houiller par quelques géologues. Les 
mômes bancs se voient proche de Retournac et de Bas et dans 
la Limagne, auprès de Coudes, et sur les côtes voisines de 
CiermonI : on peut les désigner sous le nom i'arkoses. 

L'épaisseur totale de ces terrains n'a pas été indiquée dans 
le Congrès du Puy. Elle doit être considérable. Ainsi les argiles 
des environs de Vergongeon et de Frngères (miocène) ont été 
traversées par un sondage de 230 mètres, sans changements ; 
une particularité de ce sondage de Vergongeon a été la ren- 
contre de quantités Importantes d'acide carbonique, provenant, 



368 

d'après H. Toumaire, de sources d'eaux miaérales empri- 
sonnées dans ces argiles. 

Dans l'Allier, d'après M. Vois^in (Mémoires sur les sources 
minérales de Vichy ^ annales des mines, de novembre el d«^ 
cembrc 1879), c'est aussi le miocène qui renferme les sources; 
et je ne puis résister au plaisir de reproduire une de ses pages : 

c L'origine des dépôts lacustres miocènes des environs de 
c Vichy est due, non à des agents sédimentaires, au mou- 
c vement dfs eaux superficielles, au transport horizontal, 
c mais à des phénomènes geysériens et aux eaux souterraines 
c ascensionnelles qui agissent chimiquement et mécaniquement 
c sur les roches el apportent au jour, en suspension ou en 
« dissolution, divers élémenU qu'elles déposent autour de 
c leurs points d'émission. Les arkoses, certains grès, les 
c kaolins, beaucoup d'argiles, les minerais de fer pixolithiques, 
« etc., appartiennent à celte catégorie. • 

El tel est, en effet, le vaste gisement de minerais de fer des 
environs d'Audincourt, qu'il m'a été donné d'étudier en détail, 
en 1853 (Bulletin de V Industrie minérale^ tome VI, IV« li- 
vraison, 1861). 

Revenons au Forez. 

J'ai été frappé de la discordance de stratification qui existe 
entre les dépôts sablonneux^ rouges et blancs, supérieurs 
de Veauchc, Saint -Marcelin, Grézieux-le-Froraental, et les 
assises calcaires et marneuses qu'on observe sur la rive 
gauche de la liOire, notamment d'Unias jusqu'en amont de 
Crainlilleux, THôpital-le-Grand, Sury. — Un très-long intervalle 
a dû séparer la formation de ces deux étJigcs. 

Dans sa description géologique et miiiéralogique du dépar- 
tement de la Loire, publiée en 185), M. Gruner a classé ces 
deux étages dans le miocène; au Congrès du Puy, en 1869, 
il s'exprime ainsi : 

« Les divers terrains lacustres des environs du Puy ont été 
• divisés de la manière suivante, dans les courses du Congrès : 

c \^ Grès et arkoees à empreintes végétales ; 

€ 2<» Marnes et argiles bigarrées ; 

c 3» Marnes gypseuses ; 

c 4® Calcaires marneux de Ronion. 



360 

c Lorsqu'on rapproche celte division des étages géologiques 
c ordinaires, tout le monde admet, d'après les fossiles, que 
c les trois premiers numéros sont éocènes et le quatrième 
« miocène inTérieur (tongrien). — Or, ces mêmes étages se 
c retrouvent dans la plaine du Forez et de Roanne et aussi 
c dans la Limagne. Le calcaire de Ronzon s'y retrouve avec les 
« mêmes fossiles et les mêmes caractères ; au-dessous viennent 
« surtout les argiles bigarrées trouvées dans le trou de sonde 
c de Roanne sur une épaisseur de plus de 200 mètres. Les 
1 gypses y manquent cependant et les grès arkoses n'ont pas 
t été atteints, parce qu'on n'est pas arrivé, dans ce trou de 
« sonde, à la base du terrain tertiaire. Ces mêmes argiles 
€ bigarrées ont été trouvées aussi sur 223 mètres, dans le 
« trou de sonde de Lempdes. Mais dans la Loire et dans la 
« Limagne, il existe au-dessus du calcaire tongrien un dernier 
« étage tertiaire qui se rattache directement aux sables de la 

• Sologne classés par MM. d'Archiac, Pomel et Lecoq, dans les 

« faluniens ou miocène supérieur Ce terrain existe aussi 

« dans la Haute-Loire, mais on l'a confondu, je crois, avec 
« Tétage des argiles bigarrées dont il diffère pourtant essen- 

c liellement ; ces argiles alternant avec des marnes et 

« surmontées par le calcaire de Ronzon ; tandis que le terrain 
c supérieur se compose de sables caillouteux où Ton ne 
« rencontre ni calcaire, ni marnes, et qui s'étend toujours au- 
« delà et bien au-dessus du niveau du calcaire lacustre : c*est 
c une formation indépendante postérieure, mais qui a 
« précédé la période pliocène Sa puissance dans la Loire 

• est de 20 à 25 mètres (teinte jaune de la carte Gruner). — 

• Suit la coupe des carrières à chaux hydraulique de Sury, 
« dans le Forez, calcaires qui correspondent à ceux de Ronzon, 

• des environs du Puy. » 

D'après ce que j*ai dit ci-dessus, conformément à la carte de 
M. Tournaire et à diverses indications du Congrès, tout le 
monde est d'accord pour admettre un étage supérieur au niveau 
du calcaire de Ronzon ou de Sury. Mais M. Gruner classe cet 
étage supérieur dans le miocènes tandis qu'au Puy, on a trouvé 
les fossiles pliocènes à GeyFsar, daos des sables, alors même 
qu'ils étaient recouverts par du basalte de dernière formation. 
— Quant à Targile bigarrée que M. Gruner ne voit qu'au- 



370 

dessous du calcaire, M. Touruaire en admet aussi dans Téocène 
supérieur : on est donc d'accord sur ce point. 11 reste seulement 
à s'entendre sur l'assimilation qu'il y a lieu de faire ou de 
repousser entre les sables pliocènes du Puy et les assises de 
sables caillouteux du Forez, « de formation indépendante 
<c postérieure au calcaire, mais qui a pourtant précédé h pé- 
cc riode pliocène », d'après M. Gruner. 

Les fos$>iles manquant, jusqu'à ces derniers temps, dans les 
sables caillouteux supérieurs du Forez, marqués par la teinte 
jaune de la carte de M. Gruner* on ne peut admettre péremp- 
toirement rassimilallon de ces sables et de ceux pliocènes de 
Geyssac ; cependant je crois que telle serait la vérité. 

En effet, j'ai insisté ci-dessus sur la discordance de stra- 
tification des assises calcaires de Saint-Cyprien, Sury, et des 
argiles supérieures de Veauche, Saint-Harcellin, qu'on retrouve 
au sud de Sury, sur la route de Saint-Rambert à Montbrison. 
— Ces assises calcaires ont une inclinaison atteignant 3o, tandis 
que les argiles supérieures couvrent, comme un vaste manteau, 
la succession des assises calcaires et les argiles vertes qui les 
accompagnent. — De plus, la tortue dont la carapace fossile a 
été trouvée par M. Mayençon, au pied de la falaise de Yeauche, 
appartient, je crois, au pliocène. Je propose, en un mot, de 
classer dans le pliocène les sables caillouteux et argiles qui 
recouvrent dans le Forez, en stratification discordante, les 
assises calcaires et argileuses vertes qui constituent la rive 
gauche de la Loire, avec une inclinaison variant de à 3<> et 
une plongée d'ensemble au nord-ouest. — A la partie supé- 
rieure de la butte de Veaucbe, dans les balmes de M. Douvreleur, 
se montrent de nombreuses boules feuilletées de basalte, comme 
à Geyssac, dans le pliocène des environs du Puy. 

M. Gruner n'attribuait qu'une épaisseur d*environ 70 mètres 
aux assises de calcaire du Forez, soit 100 mètres avec les 
sables supérieurs. ^- Mais il faut augmenter ces deux chiffres; 
le banc calcaire trouvé à 420 mètres de profondeur dans le 
sondage de Montrond et les assises siliceuses, qui lui font suite 
jusqu'à 475 mètres, appartiennent, à mon avis, à l'horizon des 
calcaires de Sury et Ronzon, c'est-à-dire à l'ûge des grès et 
sables de Fontainebleau. 

De même que dans la Haute-Loire, le tertiaire a éprouvé 
dans le Forez des dénivellations ou failles occasionnées proba- 



371 

blement par les apparilioDS des basaltes. Ainsi, à Montrood» 
dans la tranchée du chenaln de fer des Donibes, sous le cbftteau^ 
on voit netlcroent une cassure presque verticale, plongeant à 
l'ouest et dirigée N 14* 15' 0. — C'est qu'en effet les éruptions 
basaltiques ont été nombreuses, intermittentes, et elles se sont 
continuées jusqu'aux âges modernes, après la constitution des 
étages miocènes ; le Congrès du Puy a admis que les phéno- 
mènes volcaniques du Yelay se manifestaient encore avec 
énergie vers le milieu de la période quaternaire et que Thomme 
antéhistorique a pu assister aux dernières éruptions volcaniques 
du centre de la France (ossements humains de Denise, près du 
Puy, dans le basalte). 

Les terrains anthraxifères et bouiUers peuvent se trouver 
sous la plaine du Forez, s'ils n'ont pas été dénudés par les 
formations plus récentes, secondaires ou tertiaires. 

Les terrains secondaires sont représentés dans le département 
de la Loire, aux environs de Roanne, par une épaisseur de 160 
mètres de calcaires et marnes appartenant à Toolithe Inférieure 
et au lias ; le trias parait manquer. On peut les rencontrer dans 
le sondage do Montrond. 

Les assises tertiaires visibles à la surface, dans la plaine de 
Peurs, appartiennent : au sommet, au terrain pliocène existant 
aussi dans la Haute-Loire; et, jusque dans la région la plus basse 
de Sury, au miocène inférieur. — On peut rencontrer aussi 
dans le sondage de Montrond, les assises tertiaires inférieures 
qui constituent, dans la Haute-Loire, Véocène ^up^tetir corres- 
pondant aux gypses de Montmartre ; et, encore, Véocène in- 
férieur caractérisé par le grès arkose de Brives, Blavozy, près 
du Puy, définitivement classé à ce niveau par le Congrès de la 
Société géologique de France, en 1869. 

Saint- Oalmier, 10 octobre 1881. 



373 



CATALOGUE 

DES 

BREVETS D'IXVEXTIOX 

Pris en 1880 
PAR LBS INDUSTRIELS DU DÉPARTEMENT DE LA LOIRE 

Suivi de quelques ObtervcUions 
Par le D' MAURICE. 



I. Agriooltiire. 

1. Machines agricoles. — 2. Engrais, amendements et re- 
mèdes contre le phylloxéra, travaux de vidange. — 3. 
Travaux d'exploitation. — A. Meunerie. — 8. Boulan- 
gerie. 

136,150» 17 avril 1880. — Bodchardt, réprésenlé par 
Dblormb, rue Saiot-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Abreu- 
voir aulooiatique pour chevaux et animaux domestiques. 

136,734, 22 mai 1880. — Garvès, place Mi-Garéme, 4» 
Saint-Etienne (Loire). — Emploi des bases et notamment de la 
chaux pour désinfecter et préparer, pour engrais, le sang et 
toutes les matières albuminoïdes, en les transformant en une 
matière gélatineuseï sans odeur, facile à étendre sur un séchoir, 
facile à sécher, sans aucune perte de liquide, ni des matières 
solubles, en employant soit lu vapeur, soit le feu nu, soit tout 
autre moyen de séchage. 

137,534, 3 juillet 1880. — Hbnrt, représenté par Dblormb, 
rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). ~ Moulin à farine 
portatif. 

140.248, 23 décembre 1880. — Rby, représenté par Db- 
lormb, rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Taneuse 
dite à râteaux descendants. 



373 



II. Hydraulique. 

1. Moteurs hydrauliques. — 2. Appareils autres que les 

moteurs hydrauliques. 

136,779, 22 mai 1880. — Gonnet, à la Grand'Croix (Loire). 
— Machine à élever Teau. 

138,168» 9 août 1880. — Dblassalle fils, représenté par 
Delorme, rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Compteur 
pour eau et liquides. 

III. ChamluB de 1er et Traminrays. 

1. Voie — 2. Locomotives et Locomotives routières. — 3. 
Voitures et accessoires. — 4 . Appareils divers se rappor- 
tant à Vexploitaiion. 



IV. Arts textiles. 

1. Filature. — 2. Teinture, apprêt et impression, papiers 
peints. — 3. Tissage. ~ 4. Passementerie. — 6. Tricots. 
^ 6. TulleSf deiitelles et filets. 

134,654, 24 janvier 1880. — Thoulieux, rue des Religieuses, 
10, Saint-Ghamond (Loire). — Double tête de pomme de fuseaux 
pour la fabrication des lacets. 

135,650, 10 septembre 1880. — Sarron, représenté par 
Armengaud aine, Paris, rue Saint-Sébastien, 45. — Perfec- 
tionnements apportés aux métiers à lacets. — Brevet pris chez 
H. Francis Laur, représentant de la Maison Armengaud, à Saint- 
Etienne. 

135,658, 20 mars 1880. — Guillot, représenté par Delorme, 
rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Machine à faire 
les cannelles mue par le métier de tissage lui-même. 

136,106, 16 avril 1880. — Anblard, rue du Moulin-Popule, 
Roanne (Loire). — Machine à doubler tes étoffes de tous genres. 

136,599, 11 mai 1880. — Société des petits^fllsde Philip, 
rue de la Bourse, 13, Saint-Etienne (Loire). — Fabrication de 
rubans-velours avec mélange d'épingle ou frisé, tissé à double 
ou simple pièce sur métier mécanique. 



Bit 

136,853, 26 mai 1880. — Pourtàm, représenté par De- 
LORHE, rue Saint-Loais, 14, Saint-EtieDDe (Loire). — Battant 
à peigne mobile et à pression graduée, pour métiers de tissage. 

137,314, 19 juin 1880. — Bebnard, représenté par Delorme, 
rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Battant brocheur 
pour métier de rubans. 

138,076, 6 août 1880. — Corron, rue des Trois-Meules, 
17, Sainl^Btienne (Loire). — Perfectionnements aux dévidoirs 
de soie. 

138,970, 6 octobre 1880. — Dccougé, représenté par De- 
lorme, rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Méca- 
nisme dit : Levier éqnerre, propre à actionner les métiers de 
rubans à la place de la barre. 

140,317, 27 décembre 1880. — FoemnELLE, représenté par 
Delorme, rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Dispo- 
sitions mécaniques qui forcent le métier de rubans à s'arrêter 
à la rupture des flls de trame ou de chaîne. 

V. Machines. 

1. Machines à vapeur. — 2. Chaudières — 3. Organes, — 
4 . Machines-outils. — 6. Machines diverses. — 6. Ma- 
namvi'e des fardeaux. — 7. Machines à coudre. — 8. 
Moteurs. — 9. Machines pour la fabrication des chaus- 
sures. 

134,614, 20 janvier 1880. — Bernet et Bruschet, repré- 
sentés par Delorme, rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). 
— Procédé dit : Calorifuge aérotiquo, applicable aux chaudières 
à vapeur, réservoirs et colonnes de vapeur. 

134,700, 30 janvier 1880. — Vogeli, rue Harengo, 23, 
Saint-Etienne (Loire). — Procédé de laminage par secteurs et 
son application à la fabrication d'articles de quincaillerie, fer- 
ronnerie, coutellerie et de pièces mécaniques. 

136,151, 19 avril 1880. — Tuevenaru et Tournier, Grand'- 
Groix (Loire). ^ Presse poinçonneuse pour métallurgie. 

136,338, 27 avril 1880. — Gouffinhal, quartier de la Gha- 
léassière, Saint- Etienne (Loire). — Machine rotative à piston 
excentrique. 

136,216, 22 avril 1880. — Mondon fils, rue Féloin, 35, 



375 

Rive-de-Gier (Loire). — Machine à débiter, faire les coupes, 
percer et mortaiser les bois. 

136,852, 26 mai 1880. — Rot, route de Roanoe, 60, Sainl- 
Btienne (Loire). — Appareil à lever les fardeaux dit : Pallan, à 
corde sans fin avec poulies à degrés différcutiels ayant les 
gorges aigUes et à ondulations ou non. 

137,507, 1" juillet 1880. — Rby, représenté par Delormb, 
rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Préparation par 
cintrage et découpage à la sortie du laminoir des bandes de fer 
ou d'acier servant à la fabrication des fers à cheval et à bottes, 
et leur façonnement au pilon. 

138,075, 4 août 1880. — Pahbt frères (Société), représentée 
par Delorme, rue Saint-Louis, 14, Saint-Btienne (Loire). — 
Moyen de débiter le bois propre au placage, de manière à obtenir 
des feuilles ou bandes sans fin. 

138,811, 22 septembre 1880. — Guibert, à THorme, com- 
mune de Saint-Julien-en-Jarrét (Loire). — Sifflets de sûreté 
actionnés par des diaphragmes spéciaux. 

140,318,28 décembre 1880. — Dumont et Dumas, rue des 
Tanneries, Roanne (Loire). — - Vérin à vis différentielle. 

140,021, 7 décembre 1880. — Sarron, représenté par 
Armbngaud aîné, Paris, rue Saint-Sébastien, 45. — Mécanisme 
destiné au tournage des arbres coudés et susceptible d'être 
adapté à tous les tours. — Brevet pris chez M. Francis Laur, à 
Saint-Etienne. 

140,142, 14 décembre 1880. — Boudoint et C>% repré- 
sentés par Armbngaud aîné, Paris, rue Saint-Sébastien, 45. — 
Fabrication de tire -fonds à noyeau conico - cylindrique, au 
moyen des machines à tarauder. — Brevet pris chez M. Francis 
Laur, à Saint-Etienne. 

VI. Marine et Navigation. 

1. Construction des navires et engins de guerre. — 2. Ma- 
chines marines^ pr$pulseurs. — 3. Gréement^ accessoires^ 
appareils de sauvetage^ pisciculture et grande péche^ 
aérostats. — 4. Travaux des ports^ des canaux et des 
rivières. 

136,067, 12 avril 1880. — Compagnie des hauts^fourneaux. 



376 

forges et aciéries de la marine et des Ghemins de fer, représentée 
par ÀRMBNGAUD aioé, à Paris, rue Saint-Sébastien, 45. — Per- 
fectionnement aux blindages de toutes sortes et à leur fabri- 
cation. 

VII. Constructions civiles. 

1. Matériaux de construction. — 3. Ponts et routes. — 
3. Travaux d* architecture^ aménagements intérieurs, 
secours contre Fincendie. 

135,192, 21 février 1880. — Benoit Charvbt et G", repré- 
sentés par Armengaud aine, Paris, rue Saint-Sébastien, 45. — - 
Appareil diviseur humecteur à vapeur pour le traitement des 
chaux hydrauliques et de ciments. — Brevet pris chez M. 
Francis Laur. 

137,365, 23 juin 1880. — Garvés, place Mi-Garéme, 4, 
Saint-Etienne (Loire). — Procédé d'utilisation des pouzzolanes 
naturelles ou artificielles des scories ou mâchefers ou escarbilles, 
provenant de la combustion de la houille ou autres combustibles 
minéraux, à la fabrication des matériaux de construction de 
toutes formes et de toutes dimensions, tels que : carreaux, 
briques, blocs remplaçant la pierre de taille, corniches, co- 
lonnes, chapiteaux, etc. 

138,508, 1*' septembre 1880. — Grandjon, route de Saint- 
Ghamond, 64, Saint-fitienne (Loire). — Rouleau compresseur 
pour le macadam. 

139,119, 15 octobre 1880. — Rougbouse, représenté par 
Dblorme, rue Saint* Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Genre 
de mosaïque dite à armature. (M. Roucbouse est employé de la 
fabrique Alamagny et Oriol ) 

139,156, 18 octobre 1880. — Paradis, représenté par 
Delorme, rue Saint-Louis, 14, Saint-Btienne (Loire). — Genre 
de couverture en tuiles. 

VIII. Mines et Métallurgie. 

1» Exploitations des mines et minières. -* 2. Fer et Acier. 
— 3. Métaux autres que le fer. - 4. Matériel des usines 
métallurgiques. 

134,953, il février 1880. — Burut, Pretnat, Rivat-Dkut 



377 

et Vbrdié, de Firmioy (Loire). — Application de la cémentation 
à toute l'espèce d'aciers ou de fers fondus régéoérés ; ces aciers 
ou fers pouvant, une fois cémentés, se refondre et se corroyer. 

136,345, 26 avril 1880. — Evrard, représenté par ârmbn- 
GAUD jeuoe, à Paris» boulevard de Strasbourg, 23. — Système 
de lavoir à piston aérodynamique pour minerais et combus- 
tibles. 

137,186, 10 juin 1880. — Garnier Jules, représenté par la 
dame Garnier, à Paris, place de Laborde, 6. — Fabrication du 
Diekel pur malléable et des alliages malléables de nickel et de fer 
par l'incorporation d*une petite quantité de pbosphore. 

138,048, 2 août 1880.— Goétat et Ghavannb, demeurant, 
le premier rue de la République, 22, à Sainl-Btieune, le 
deuxième, rue des Religieuses, 10, à Saint-Cbamond (Loire). — 
Procédé de fabrication des métaux et des alliages métalliques 
par la voie humide et au moyen de la décompositioa de 
leurs sels. 

138,778, 20 septembre 1880. — Lagot, matlre-mineur, 
représenté par Dblormb, rue Saint-Louis, 14, Saint-Blieone 
(Loire). — Perfectionnements apportés à la charge et au tir des 
coups de mine. 

139,1 18, 15 octobre 1880. — Laporte et Jourjon, à Reveux, 
commune de Saint-Jean-Bonnefonds (Loire). — Appareil de 
lavage de la houille et des minéraux en général. 

140,380, 28 décembre 1880. — Verrier, représenté par 
ÂRMENGAUD alué, Paris, rue Saint-Sébastien, 45. — Perfec- 
tionnements apportés aux lampes de mineurs. — Brevet pris 
chez M. Francis Laur, à Saint-Btienne. 

IX. Matériel de rôconomie domesticpie. 

I . Articles de ménage — 2. Serrurerie. — 3. Coutellerie 
et service de table. — 4. Meubles et ameublement. 



Z. Carrosserie. 

1. Voitures. — 2. Sellerie. — 3. Maréchalerie. 

4. Compteurs. 



378 



XI. Arqaebuserie et Artillerie. 

1 Fuiils. — 2. Canom. — 3. Equipements et travaux 

militaires. 

134,404, 3 janvier 1880. — Loron, représenté par Dblormb, 
rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Carabine dite à 
robinet. 

136,464, 5 mai 1880. — Gbbr, représenté par Delormb, 
rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Platines de fusil à 
chien rebondissant. 

136,654, 18 mai 1880. — Bossières, représenté par Delorme, 
rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Fusil se chargeant 
par la culasse. 

138,049, 2 août 1880. — Terrasse, représenté par Delorme, 
rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Carabine de 
salon. 

XII. Instruments de précision. 

1 . Horlogerie. — 2. Appareils de physique et de chimie. 
— 3. Appareils de médecine et de chirurgie. — 4. 
Télégraphie. — 5. Poids et Mesures et Instruments de 
mathématiques. 

135,553, 15 mars 1880. — Arquiluère, représenté par 
Delorme, rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Balance 
romaine commençant à zéro. 

136,655, 19 mai 1880. — Chômât, rue Faure, 6, Saint- 
Etienne (Loire). — Romaine de pesage. 

137,194, 12 juin 1880. — Heurtier, représenté par Delorme, 
rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Dispositions appli- 
quées aux balances-romaines qui leur permettent de marquer 
zéro 

137.195, 12 juin 18S0. — Coutas, rue Badouiliére, 18, 
Saint-Etienne (Loire). — Romaine tige creuse dite: Romaine 
Coutas, commençant par zéro. 

137.196, 14 juin 1880. — Coutaret, représenté par Durand, 
rue Buisson, 8, Salnt-Btienne (Loire). — Générateur de rosée 
dit : Drosagéne. 



379 

137,420, 25 juio 1880. — Martignibr, représenté par 
Delormb, nio Saint-Louis, 14, Saint Etienne (Loire). — Balance- 
romaine commençant à zéro. 

138,969, 5 octobre 1880. — Vialton, représenté par De- 
lormb, rue Saint-Louis, 14, Saint-Btienue (Loire). — Balance- 
romaine marquant zéro. 

139,006, 7 octobre 1880. — Boulier, rue Beaubrun, 52, 
Saint-Etienne (Loire). — Balance-romaine. 

140,042, 9 décembre 1880. — Guillaumond, représenté par 
Delormb, rue Saint-Louis, 14, Saiiit-Etienne (Loire). — Balar ce- 
romaine dite de précision. 

ZIIZ. Géramicpie. 

1. Briques et Tuiles. — î. Poteries, Faïences, Porcelaines. 

— 3. Verreries. 

134,543, 16 janvier 1880. — Hutter aîné, à Rive-de-Gier 
(Loire). — Pour continu à recuire les bouteilles, et en général 
tous les objets en verre. 

ZIV. Arts ohimiqiieB. 

1. Produits chimiques. -^ 2. Matières colorantes. — 3. Huiles^ 
Essences, Résines, Caoutchouc, Vernis et Cirages, Encres 
— 4. Bougies, Savons. — 6. Sucres. — C. Boissons. — 
7. Vin, Alcool, Ether, Vinaigre. — 8. Substances orga- 
niques alimentaires ou autres et leur cotiservation. 

135,354, 3 mars 1880. — Laur, représenté par ârmbngadd 
aloé, Paris, rue Saint- Sébastien, 45. — Perfectionnements 
dans la fabrication du bitartre de potasse. 

136,081, 14 avril 1880. — Saumon (veuve) et fils aîné 
(Société), représenté par Delormb, rue Saint-Louis, 14, Saint- 
Etienne (Loire). — Mode de bouchage des bouteilles, flacons, 
bocaux, etc., résistante toute fermentation. 

138,677, 13 septembre 1880. — Bolxhardt et Gbrbbaud, 
représentés par Delormb, rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne 
(Loire). — Sucre préparé, moulé en petit bhc, lequel mis dans 
un verre d'eau donne iustantanément une boisson sucrée aro- 
matisée et gazeuse. 



380 

139,626, 13 novembre 1880. — Laur, réprésenlé par Ar- 
MBNGAUO aîné, Paris, rue Saint -Sébastien, 45. - Nouveau 
produit colorant Tormé d'aniline ou de ses dérivés et d'alumioe 
de toutes provenances. 

140,155, 17 décembre 1880. — Hagaud, curé à Fontanès 
(Loiro). — Enveloppe artificielle et dure pour la conservation 
des fruits. 

ZV. Eolairago et CShanifage. 

1. Lampes et allumettes. — 2. Gaz. — 3. Combustibles et 

Appareils de chau/fage. 

135,316, 1" mars 1880.— CoomNBAL, à la Chal^assière, 
Saint-Etienne (Loire). — Uachine à agglomérer les houilles ou 
autres matières. 

138,0*74, 2 août 1880. — Rouchouse, rue des Argues, 18, 
Lyon (Rhône). — Genre de lampe à pétrole ou tout autre liquide. 
(M. J.-fi. Rouchouse est un passementier de Salnt-Elieime.) 

139,737, 25 novembre 1880. — Yirissel, représenté par 
Delormb, rue Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Fourneau 
de campagne. 

140,282, 22 décembre 1880. — Saignol, réprésenté par 
Akméngaud aîné, Paris, rue Saint-Sébastien, 45. — Régulateur 
automatique de chauffage. — Brevet piis chez M. Francis Laur, 
à Saint-Etienne. 

XVI. Gonleotions. 

1. Mercerie et Ganterie. — 2. Parapluies, Ombrelles. - 

3. Vêtements. - 4. Chaussures. 

• *••••••••*••#•• • 

XVII. Arts industriels. 

i. Peinture^ Dessin^ Gravure et Sculpture. — 2. Lithogra' 
phie et Typographie. — 3. Photographie. — 4. Musique. 
— 5. Bijouterie et Orfèvrerie. 

XVIII. Papeterie. 

1. Pâtes et Machines. — 2. Articles de bureau y Presse 

à copier^ reliure. 



381 

XDC. Gnixtr et Peaux, 
i. Tannerie et Mégisierie. — S. Carroierie. 

SX. Articles do Paris ot petites indnstries. 

136,283, 25 avril 1880. — Richard, rue Praire, 19, Saiot- 
Btienne (Loire). — Pipes à fumer, avec addition de porte-cigares 
et porte-cigarettes. 

137|759, 16 juillet 1880. — Perrim, représenté par Dblorme, 
me Saint-Louis, 14, Saint-Etienne (Loire). — Genre d'abat-jour 
pour lampes. 



BÉFIiBXIOIVfl 



Les brevets qui figurent sur le catalogue qui précède sont 
d'abord tons ceux qui sont pris au cheMieu du département par 
des industriels résidant dans le département, et ensuite ceux qui 
ont été pris soit à Paris, soit à Lyon, par des industriels connus 
comme exerçant leur industrie dans le département. De cette 
seconde catégorie un certain nombre échappe nécessairement à 
l'inventaire. Ce sont tous ceux dont les preneurs ne portent pas 
des noms d'une notoriété suffisante pour attirer l'attention de 
celui qui fait l'inventaire. H. Francis Laur, notre collègue, qui 
représente à Saint-Etienne la maison Armengaud aîné, de Paris, 
a bien voulu nous en fournir, cette année, un certain nombre : 
nous l'en remercions ici. A ces deux catégories de brevet nous 
avons cru devoir en ajouter une troisième, c'est celle des inven- 
teurs qui se rattachent à notre département, à la fois par la 
naissance et l'éducation industrielle. C'est à ce double titre que 
nous avons fait figurer cette année le nom de H. Jutes Garnier, 
ingénieur civil, enfant de Saint-Etienne, ainsi que celui de M. 
J.-B. Rouchouse. 

Les seules réflexions que m'ait suggérées Tiospection du 
catalogue de cette année, c'est, d'une part, la constatation de ce 
fait accusé par le nombre de brevets délivrés, que l'industrie de 

36 



382 

la coostruction des machines tend d'année en année à prendre 
le pas sur toutes nos industries, même sur l'industrie ruban- 
nière ; et, d'autre part, ce fait que certains besoins momentanés 
de l'industrie exercent sur la direction des recherches des 
esprits inventifs une influence très-grande tout-à-fait remar- 
quable. Ainsi, un décret du 20 janvier 1880, ayant exigé des 
fabricants de balances-romaines quUls fissent figurer la division 
zéro sur la graduation de ces instruments de pesage, aussitôt les 
esprits se sont mis à la recherché de la meilleure solution du pro- 
problème posé et dans l'espace de quelques moiiB les fabricants de 
Saint-Btienne seuls ont déposé 8 demandes de brevets relatifs à 
la construction des balances-romaines avec zéro. Ce fait est 
d'autant plus remarquable que, si je m'en rapporte à mes sou- 
venirs, l'industrie de la fabrication des balances-romaines, depuis 
bon nombre d'années, n'avait demandé à Saint-Btienne aucun 
brevet. 

J'ai déjà exprimé, en le motivant, le vœu de voir l'adminis- 
tration exiger des demandeurs de brevet, la déclaration du nom 
de l'inventeur véritable et celle de sa résidence habituelle; 
j'en réitère encore l'expression avec grand désir de le voir 
aboutir. A mon avis, il n'y a pas là seulement une question de 
curiosité historique légitime à satisfaire, mais encore une 
question d'équité sociale vis-à-vis des pauvres inventeurs, en 
même temps qu'une question évidemment très-intéressante de 
statistique industrielle. A en juger seulement d'après les indi- 
cations du catalogue tel qu'il est rédigé, Paris semblerait fournir 
à lui seul les neuf dixièmes des inventions firançaises. Bst-ce là 
l'expression de ce qui est la vérité? Pour moi, je suis convaincu 
'qu'il n'en est rien, et je serais très-désireux de pouvoir le 
prouver. 



383 



A. — Etat numérique résumé des brevets éPinvention pris 
par les industriels de la Loire en 1879, répartis entre 
les 20 classes d^industries ci-après : 



1. 

2. 
3. 
4. 
5. 


Agncultare 

Hydraulique 

Cbemins de fer. . . . 

Arts textiles 

HachiDes 


4 

2 


10 
12 

1 

5 

7 

• 



41 
i Fran 
la Loi 

portioa 


Report. . 

11. Arquebuserie . ... 

12. Instruments précis. 

13. Céramique, verrerie. 

14. Arts chimiques.... 

15. BclairagCy chauffage 

16. Confections 

17. Arts industriels. . . . 

18. Papeterie 

19. Cuirs et peaux 

20. Articles de Paris . . . 

Total... 

ce entière.. . . 5.829 
ire 66 


41 

4 
9 
1 
5 
4 


6. 
7. 
8. 
9, 
10. 


Marine, navigation. 
Constructions civiles 
Mines, métallurgie. 
Matériel écon. dom. 
Carosserie 

Brevets pris par 1i 
Brevets pris par 

Pro 






2 

66 










1 pour 100.... 1,11 





B. — Industries de la Loire classées suivant Vimportance 
du nombre de brevets pris en 1880. 

1 . Machines à vapeur et autres 12 

2. Arts textiles, rubanerie 10 

3. Instruments de précision (balances-romaines) . 9 

4 . Mines et métallurgie 7 

I Constructions civiles 5 

' ( Arts chimiques 5 

I Agriculture 4 
Arquebuserie 4 
Eclairage et chauffage 4 

( Hydraulique 2 

' • ( Articles de Paris 2 

j Céramique et verrerie 1 

* \ Marine et navigation 1 

Total 66 



384 



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COMPTE -RENDU DES TRAVAUX 

Lu à i'oiêemJblie générale extraordinaire 
du i9 décembre i88i. 



Messiburs, 

Appelé par mes fonclioos à Ttaonneur de vous Taire le compte- 
rendu des travaux de notre Société pendant l'année écoulée, 
permettez-moi, avant d'entrer eo matière, de jeter un rapide 
coup d'œil sur son passé et son origine. 

S'associer, pour s'occuper du progrès et de la vulgarisation 
des connaissances humaines, y travailler avec désintéressement 
et ardeur plus ou moins grande est un besoin si généralement 
ressenti dans les pays civilisés que, de nos jours, on trouve peu 
de grandes villes qui ne comptent une ou plusieurs de ces 
sociétés qu'on désigne sous le nom générique de sociétés savantes. 

Saint-Btienne, dès le commencement de ce siècle, était déjà 
une ville importante par le chiffre de sa population qui dépas- 
sait, si je ne me trompe, 25 mille âmes ; cependant ce n'est que 
vers 1822 que le besoin dont nous parlons s'y est ftdt sentir, ou 
du moins a été satisfait. 

Le 7 août 1820, en exécution d'un arrêté du ministère du 
duc Decazes qui autorisait la création d'une société agronomique 
dans chaque département, une société de ce genre s'était cons- 
tituée dans le département de la Loire. 

Cette société se composait de 24 membres partagés en trois 
sections de 8 membres, une pour chacun des trois arrondisse- 
ments de la Loire. 

Les séances mensuelles devaient se tenir au chef-lieu du 
département, qui était alors Montbrison. 

On ne tarda pas à reconnaître les vices de ce mode d'orga- 
nisation peu propre, en effet, à favoriser les communications 
réciproques de membres dispersés dans tous les cantons d'un 



386 

vaste département. Aussi, dans une assemblée générale tenue à 
Hontbrison le 25 mars 1822, grâce aux efforts des 8 associés de 
l'arrondissement de Saint-Btienne, il fut décidé : que les 3 sec- 
tions de la Société centrale du département de la Loire auraient 
une existence séparée quant à leurs travaux ordinaires ; mais 
qu'elles se réuniraient à des époques et d'après un mode qui 
serait ultérieurement déterminés pour rattacher leurs travaux à 
un centre commun. 

La première partie de ce programme a seule été remplie par 
la constitution des trois sociétés d'arrondissements ; la seconde» 
celle qui devait rattacher leurs travaux à un centre commun, fut 
mise en oubli et peul-élre à tort. Ce tort, les trois sociétés de la 
Loire l'ont reconnu plus tard et ont essayé de le réparer, en 
instituant, il y a une quinzaine d'années, VAssoctation fédérale 
des trots sociétés d'agriculture de la Loire. Cette association 
a fonctionné pendant 2 années avec succès, mais la politique de 
l'empire en prit ombrage et la fédération fut dissoute. 

Quoiqu'il en soit, c'est le 1*' mai 1822 que s'est constituée 
notre Société, sous le premier nom de Société d'agriculturep 
arts et commerce de l'arrondissement de Saint-Etienne. Voilà 
par conséquent 60 ans que nous existons comme société. Gomme 
toutes les choses de ce monde, notre Société a eu des phases 
alternatives de plus grande et de moindre activité ; mais, tout 
en modifiant son nom et sa forme, elle n'a jamais cessé ni 
d'exister ni même de progresser. 

En 1845, elle prit le titre Société agricole et industrielle ; 
enfin, en juillet 1856, en se fusionnant avec une Société des 
sciences naturelles et des arts qui s'était fondée en 1847, 
à Saint-Btienne, elle prit sa forme actuelle et le nom qu'elle 
porte encore aujourd'hui. 

J'ai entendu souvent critiquer la forme et le but de notre 
Société. Elle embrasse trop de choses, dit-on communément, les 
objets dont elle s'occupe sont trop multiples ; pour ce motif, elle 
ne peut ni passionner ni même satisfaire les hommes spéciaux ; 
enfin, dit-on encore, à poursuivre tant de buts différents on 
risque de les manquer tous. 

Il est facile de répondre à ces critiques : 

Saint-Etienne, malgré ses 140,000 Ames de population, n'est 
encore, il faut bien en convenir, au point de vue de la culture 
des scienceSi des arts et des lettres, qu'une ville de 3* ou 



387 

4* ordre. Les hommes spéciaux dans chacune de ces catégories 
D'y sont pas assez nombreux pour y constituer des sociétés ayant 
chance de vie et de durée. L'agriculture elle-même ne s'y 
maintient comme société qu'à l'aide des subventions de l'Etat et 
du département ainsi que des cotisations de beaucoup de mem- 
bres qui ne sont guère agriculteurs. 

la pensée qui a groupé autour de l'agriculture, l'industrie, 
les scjeocas, les arts et les lettres^ pour en faire une seule 
société, a donc été ime peesée hAireiise et pratique en ce 
qu'elle a constitué une société dont la base financière est solide 
et lui permet de vivre longuement. 

Saint-Etienne, du reste, n'a fait en cela qu'imiter ce qui avait 
été fait déjà depuis longtemps et avec succès dans beaucoup 
d'autres villes de même importance. 

En constituant la Société d'agriculture, industrie, sciences, 
arts et belles-lettres, ses fondateurs ont eu pour but unique de 
grouper ensemble tous les hommes instruits et de bonne volonté, 
qui, s'intéressant au progrès des connaissances humaines en 
général, sont disposés à faire quelques efforts ou sacrifices en 
vue de ce progrès et surtout en vue du progrès local. 

La preuve que cette pensée a été heureuse, c'est qu'elle a été 
féconde. Quoi qu'on en puisse dire, en effet, notre Société depuis 
qu'elle existe a été, comme elle est encore, un point d'appui 
solide pour tous les travailleurs, et pour toutes les bonnes idées. 
Ainsi, c'est d'elle qu'est sortie la Société, encore aujourd'hui 
très-prospère, du Tir Stéphaoois ; c'est d'elle encore qu'est sortie 
cette société d'enseignement professionnel qui, malgré sa courte 
existence, a été la véritable promotrice des cours publics ins- 
titués depuis, avec le plus grand succès, par nos diverses muni- 
cipalités. 

C'est d'elle encore que sont sorties la 19* session du Congrès 
scientifique de France tenue à Saint-Etienne en 1862, la 
1" session du Congrès provincial des orientalistes français tenue 
également à Saint-Etienne en 1875, Congrès qui n'ont pas 
laissé que de donner un certain relief à notre ville de Saint- 
Etienne. 

De son initiative encore sont sorties plusieurs expositions 
industrielles locales très-intéressantes, ainsi que l'institution de 
ces comices cantonaux qui vont porter les enseignements et les 
encouragements agricoles jusqu'aux points les plus reculés de 
notre arrondissement. 



388 

BnBn, il est incontestable qae par ses publications périodiques 
— et il suffit pour s'en convaincre de jeter un coup d'œil sur 
le recueil de ses bulletins et annales — notre Société provoque 
la production d'une foule de travaux originaux, extrêmement 
intéressants, dans toutes les directions et dans tous les genres, 
agriculture, sciences, arts, lettres, industrie, économie politique, 
statistique, histoire naturelle du déparlement, histoire et industrie 
locales. Tous travaux qui ne se seraient point produits ou 
auraient été perdus sans la publication qui leur a donné asile. 

Tels sont, Messieurs, les motifs qui justifient l'existence des 
sociétés à objets multiples comme la nôtre. 

J'aborde maintenant le compte-rendu de l'exercice écoulé 
qui vous démontrera que notre Société remplit toujours sa 
mission avec succès et qu'elle n'est pas encore arrivée, que je 
sache, à une phase d'activité décroissante. 

Je divise mon compte-rendu, comme les années précédentes, 
en deux parties principales, dont la première a trait aux chan- 
gements survenus dans le personnel, et la seconde aux travaux 
de chacune de nos sections. 

Personnel. 

La Société comptait, au 1*' janvier 1881, 339 membres 
titulaires. Elle en a perdu, dans le courant de Tannée, par 
décès 4, par démission régulière 11, et, enfin, par radiation 
pour cause de non-payement de cotisation, en vertu de l'article 
66 du règlement, 6. Soit, en totalité, 21 membres à déduire, 
ce qui a réduit le nombre des anciens membres à 318. 

Le nombre des membres nouveaux admis dans l'année a été 
de 44. Ce chiffre, ajouté au nombre précédent, donne un total 
de 362 membres pour le l*' janvier prochain, sauf démission ou 
radiation nouvelle d'ici là. 

Ce chiffre, le plus élevé que nous ayons atteint jusqu'à 
présent, justifie ce que je vous disais tout à l'heure, que notre 
Société depuis qu'elle existe, n'avait cessé, malgré quelques 
défaillances momentanées, de progresser dans l'ensemble. 

J'ai eu la curiosité, cette année, de dresser un tableau général 
du mouvement annuel du personnel des membres titulaires de 
la Société depuis la dernière réorganisation de 1857. Je le 
reproduis ici pour l'édification de tous* 



38» 

Tdci le tableau donnant le nombre des membres Utalairee de 
la Soetôtô au 1" janvier de chaque année avec lea augmentations 
ou diminutionB de 1857 à 1882 : 



ianéM. 


Moiibn dM litaUin» 
an f Juntor. 


iogmenutioiif. 


Dininntion» 


i857 


107 


» 


» 


1858 


114 


7 


» 


1859 


108 


» 


6 


1860 


106 


» 


2 


1861 


116 


10 


» 


1862 


128 


12 


» 


1863 


127 


» 


1 


1864 


138 


11 


» 


1865 


141 


3 


» 


1866 


137 


» 


4 


1867 


159 


22 


» 


1868 


203 


44 


» 


1869 


205 


2 


» 


1870 


195 


» 


10 


1871 


174 


« 


21 


1872 


176 


2 


• 


1873 


167 


» 


9 


1874 


165 


» 


2 


1875 


172 


7 


» 


1876 


178 


6 


» 


1877 


196 


18 


» 


1878 


209 


13 


» 


1879 


251 


42 


» 


1880 


324 


73 


» 


1881 


339 


15 


» 


1882 


362 


23 


» 



De Tinspection de ce tableau, il résulte que de 1857 à 1869, 
c'est-à-dire en 12 ans, le nombre des membres a passé du 
chiffre 107 à 205, ce qui fait une augmentation totale de 98 
membres donnant une augmentation moyenne annuelle de 
8 environ. 

De 1869 à 1882 qui approche^ l'augmentation totale est 
de 157, ce qui donne une moyenne annuelle de 13 ; mais si 
nous prenons les six dernières années, nous voyons le nombre 



des sociétaires en six ans passer de 178 k 362« ce qui nous 
donne une augmentation de 184 et une moyenne d^lMCfoisBraient 
annuel de plus de 30 ; ce dernier chifiDre donnerait Ueu d'es- 
pérer qu*en 4 ou 5 ans, nous pourrions atteindre le chiffre de 
500 membres, nombre fort désirable en ce qu'il donnerait au 
moins à nos travaux une assise financière plus large, et partant 
plus solide. 

Les quatre membres que la Société a perdus par décès, sont : 
MM. Jacod (André), de Saint-Ghristôt-en-Jarrél ; Liangeon, se- 
crétaire de rinspeclion académique de la Loire ; Victor Bastide, 
ancien fabricant de rubans, de Saint-Etienne ; et enfin, M. Ghirol- 
Bizaillon, propriétaire à Saint-Julien-Molin-Molette. 

De ces quatre sociétaires, M. André Jacod est le seul qui ait 
joué un rôle actif dans notre Société. Une notice nécrologique, 
insérée dans le procès-verbal de la séance du mois d'avril, a, 
comme de juste, rappelé les travaux et les services rendus à la 
Société par ce membre, un des plus zélés de la section d'agri- 
culture. 

Je passe maintenant aux travaux de la Société. 

Travaux de la Société. 

Section d'agriculture et d'Jiorticulture. — L'agriculture a 
été, en 1881, comme de juste et de tout temps, le pivot, en 
quelque sorte, de l'activité laborieuse de la Société. 

L'institution de nos comices agricoles cantonaux annuels a 
fonctionné cette année comme les années précédentes, et nous 
avons eu la satisfaction d'avoir réalisé un progrès relatif. De 
toutes nos circonscriptions cantonales, celle de Bourg-Argental, 
où a eu lieu le comice de cette année, nous a toujours donné 
les résultats les moins satisfaisants. 

Cette année, grâce sans doute à un redoublement de sèle de 
notre section d'agriculture, les résultats ont atteint et même 
dépassé la moyenne de nos autres comices. 

Jusqu'à cette année, Thorticulture avait été, en quelque sorte, 
reléguée au 3« plan dans nos concours agricoles. L'introduction 
dans notre Société d'un grand nombre de fervents amateurs de 
rhorticulture a modifié cette situation. Sur leur demande, la 
Société a fait, cette année, l'essai d'un grand concours et d'une 
grande exposition exclusivement horticoles. Les résultats ont 



391 

étôy comme vous le savez, trôs^atisfaisanls et très-encomrageants. 
De sorte qu'il est probable qu'avant peu d'années la Société 
aura ses concours e( ses eiporitions horticoles périodiques, sinon 
annuels, comme ses comices agricoles. 

Les mémoires ou travaux écrits de la section d'agriculture et 
d'horticulture, au nombre de neuf, se référant tous aux concours 
agricoles et horticoles, dont je viens de parler, il est inutile, 
je crois, de vous en donner les titres ; il suffira de vous en 
nommer les auteurs. 

M. Euverte, notre zélé président, y figure pour deux 1res- 
intéressants discours prononcés aux distributions des récom- 
penses soit du comice, soit de l'exposition horticole. 

M. Liabeuf, pour un excellent rapport sur le concours des 
exploitations agricoles. 

H. Otin, pour la rédaction du programme de l'exposition 
horticole. Mais c'est là le moindre de ses mérites. C'est surtout 
dans ses doubles fonctions de commissaire général, d'une part, 
du comice agricole de fiourg-Ârgenlal, et, d'autre part, de notre 
exposition horticole de Saint-Etienne, que notre colique a fait 
preuve non seulement de zélé et d'activité, mais encore d'un 
véritable talent d'organisateur. 

Les comptes-rendus et statistiques des divers concoure et 
expositions agricoles et horticoles mentionnés ont fait l'objet des 
autres travaux écrits de la section. Le secrétaire général en est 
l'auteur. 

Section cTtndustrte. 

Sur l'initiative d'un de nos collègues, M. Favarcq, la Société 
a constitué, celte année, on comité d'initiative pour l'encou- 
ragement de l'industrie, des sciences, des arts et des lettres ; 
c'est un heureux complément de rinstitulion du fonds spécial 
d'encouragement qui existait déjà depuis longtemps dans la 
Société, mais qui fonctionnait mal, faute de ce rouage d'un 
comité d'initiative chargé non-seulement de faire un premier 
examen des demandes de concours arrivées spontanément, mais 
encore de rechercher les candidats méritants et de les signaler 
elle-même à la Société. 

C'est sur les rapports de ce comité que les cinq récompenses 
que nous allons distribuer aujourd'hui ont été décernées par la 
Société. 



Les rapports qui ont mothré on récompenses dont tous lUei 
entendre toot à liieure la ledure, forment la prindpale matière 
des travaux écrits de la section d'industrie ; leurs auteurs soot : 
II. RiTolier, M. Groizier, M. Michel (Saureur), et enfin, M. Vinœnt- 
Dumarest. 

Aux quatre rapports dont je viens de désigner les auteurs, il 
faut ajouter pour compléter Téoumération des travaux écrits de 
la section, une note historique trés-intéressante sur i'explmtatioo 
de la houille dans les environs de Saint-Etienne soos l'ancien 
régime, due à la plume élégante d'un de nos doutés de la Ldre, 
M. Broasard, et, enfin, le catalogue des brevets d'invention pris 
en 1880 par les industries de la Loire, dressé par le docteur 
Maurice, oonmie il le fait chaque année depuis 18 ans. 

Section des sciences. 

Les notes ou mémoires relatib aux sciences sont au nombre 
de cinq. Une première note ayant pour objet un vœu relatif à 
un moyen de vulgariser les connaissances botaniques à St-Btienne, 
a pour auteur M. BficheL Ge vœu, si je ne me trompe, a déjà 
reçu un commencement de réalisation sur la place Marengo, par 
la pose d'étiquettes faisant connaître au public les noms des 
arbres et arbustes exotiques qui en décorent les massifs* 

(Joe deuxième note a pour titre : Méthode de production 
pour rélectrtctté dynamique à bas prix ; elle est de M. le 
professeur de physique et chimie Rousse, et très-intéressante 
pour les spécialistes. 

Une troisième ayant pour titre: Méthode nouvelle pour 
abréger la recherche des nombres carrés, a pour auteur 
M. Chapelle. 

Les deux autres travaux écrits ont tous deux pour objet la 
géologie de la plaine du Forez ; l'un est une simple note due à 
M. Maussier, ingénieur, elle a pour titre : Considérations sur 
les terrains secondaires et tertiaires de la plaine du Forez 
et elle a pour but de faire prévoir en quelque sorte les couches 
que le sondage du Forez a la probabilité de rencontrer en pour- 
suivant son œuvre. Quant à l'autre travail ayant pour litre : 
Géologie de la plaine du Forez ^ étude par les sondages, 
le nom de mémohre est beaucoup trop modeste pour lui. C'est 
un ouvrage de longue haleine dans lequel M. Francis Laur, in- 



393 

génieur, le directeur de la Compagnie du sondage de Montrond, 
doit consigner tous les faits et toutes les découvertes que le 
sondage a déjà révélés et révélera encore jusqu'à la fln. A notre 
avis, c'est une œuvre capitale qui fera époque pour nos annales ; 
car ce ne sera que bien rarement que nous pourrons offrir à nos 
lecteurs des primeurs de cette impcNrtance. 

Une primeur d'un autre genre que je crois de nature à vous 
intéresser et que pour ce motif il me semble convenable et 
opportun de vous donner dés aujourd'hui, c'est la découverte 
d'un insecte nouveau faite à SaintrBtienne par un de nos collè- 
gues, II. Favarcq. Cet insecte appartenant à l'ordre des coléoptères 
et au genre Lermeste est une espèce tout^à-foit nouvelle que 
nul naturaliste n'avait encore vue ni décrite. G*est malheu- 
reusement un insecte nuisible, qui vit aux dépens des matières 
soyeuses qu'il ronge et détruit ; mais sa connaissance n'en est 
pas moins intéressante pour nous. La première condition à 
réaliser pour combattre avec succès un ennemi est, en effet, de 
le bien connaître. Ce Dermeste nous est venu de la Chine avec 
les ballots de soie grège que nous envoient ces pays lointains. 
Uu spécimen de l'espèce, envoyé à la Société linnéenne de Lyon, 
a été tout récemment, le 42 décembre dernier, l'objet d'un 
rapport de la part d'un de ses membres, M Godard. 

Cet entomologiste distingué, après avoir reconnu que l'espèce 
était bien réellement nouvelle, et par conséquent non encore 
dénommée, lui a, suivant l'usage adopté par les naturalistes, 
donné le nom de celui qui l'avait découverte et signalée le 
premier, M. Favarcq. Ainsi, à partir d'aujourd'hui, le Dermeste 
Favarcqi figurera sur les catalogues d'insectes coléoptères 
nouveaux et rares, recherchés par les amateurs, et son histoire 
naturelle donnée par l'observateur consciencieux que vous con- 
naissez enrichira très-prochainement nos annales. 

Section des arts et belles-lettres. 

Cinq mémoires ou travaux écrits forment le contingent de 
cette section, savoir : deux notes do M. Chapelle, dont Tune sur 
un sujet pédagogique, et l'autre sur une question économique, 
celle de l'impôt sur les quittances ; un rapport très-intéressant 
de M. Textor de Ravisi sur la 19« réunion des délégués des 
Sociétés savantes à la Sorbonne, en avril 1881, session où il 



3M 

représentait notre Société comme délégué; le catalogue des 
publications relatives au Forez ou au département de la Loire 
parues en 1881, dressé par M. Gbaverondier ; ce catalogue- 
répertoire, très-utile pour tous ceux qui s'occupent de recherches 
sur l'histoire locale, fait suite à une série qui compte déjà 
16 années ; enfin une nouvelle excursion forézienne du docteur 
Rimaud ayant pour objectif Sail-sous-Gouzan et ses environs, 
excursion non moins instructive que ses aînées et aussi non 
moins agréable i lire pour le lecteur. 

En résumé, pendant l'année 1881 la Société d'agriculture, 
industrie, sciences, arts et belles-lettres de Saint-Etienne s'est 
augmentée de 23 membres, et en outre de son comice cantonal 
annuel et d'une grande exposition horticole, l'un et l'autre très- 
bien réussis, elle a produit 26 notes ou mémoires qui forment 
la matière d'un volume d'annales de plus de 600 pages. J'ajou- 
terai pour terminer ce compte-rendu que ce volume d'annales 
est déjà publié aux trois quarts et que la 4* et dernière livraison, 
actuellement sous presse, paraîtra avant très-peu de temps. 

D'après cet exposé vous jugerez sans doute, comme votre 
secrétaire général, que notre Société n'est rien moins qu'arrivée 
à une période d'activité décroissante. 



395 

INDICATION 

DIS 

CIIAIV«EM£IVTS SUBVBIVUS 

DANS LB PERSONNEL DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ 

Pendant Vannée i88i. 



HeBibres tltalalres noiiTeaaz* 

Ont été admis aux dates indiquées d-après : 

i3 janvier. Ytrney-Carron aîné, fabricant d'armes à St-Btienne. 
De Boissieu (Yictorj^ propriétaire à Saint--Ghamond. 
Defour, régisseur de propriétés à Bourg-Argental. 

3 février. Harktrt, fondeur à Saint-Etienne. 

3 mars. Huet (Gharles-Hippoiyte), comptable à St-Btienne. 
Dervieux (Antoine), propriétaire à Gbavanay. 
Cuilleron (Jean-Glaude), id. 

Randon (Louis), id. 

9 avril. Rey (Victor), propriétaire à Saint-Btienne. 

Dérois (Louis), fabricant de galons à Saint-Etienne. 
Tournier, fabricant de jalousies, id. 

Bost-Durand, banquier, id. 

Ghapoton fils, horticulteur, id. 

Robert (Théophile), négociant, id. 

Gamier, notaire à Ghayanay. 

5 mai. Troyet (Pierre), fabricant de rubans à Saint-Etienne. 
Fontanay (Gyprien), mécanicien, id. 

Pailleret (Joseph), négociant, id. 

Logé aine, marchand de bois, id. 

Tliiolliére, propriétaire à la Quérilliére, commune 

de Saint-Just-sur-Loire. 
Marx, négociant à Saint-Btienne. 
Saumon (Joseph), maître de verreries au Mont. 
Berthet (B.), négociant à Saint-Etienne. 
Lameziére, architecte, id. 

2 Juin. Souchon (Benoit), propriétaire à TEtrat. 



896 

7 juillet. Bory (Jean-François), expert-comptable à St-Elienne. 
Drutel (Auguste), comptable, id. 

4 août. Wolff aioé, fabricant de rubans à Saiot-Btienne. 
Rayoaud (Joseph), propriétaire à Rive-de-Cfier. 

6 octobre. Juban (Harius), balancier à Saint-Etienne. 

3 novembr. Rozey (Emile), propriétaire à Saiot-Btienne. 
Arnaud (Pierre), propriétaire, id. 
Gaudon, propriétaire à Saint-Julieo-en-Jarrét. 
Senre-Goate, prop. à Porte-Broc, pr. Aonooay (AiièAi). 
Mébier-Gédier, négoc. en quincaillerie à Stationne. 
Czermak (Victor), directeur de la Brasserie Austro- 
Française à Saint-Etienne. 
Audouard (Antony), maître de poste à Bourg-Argental. 
Juvanon, borticulteur à Ri?e-de-Gier. 
Logé jeune (Barthélémy), marcb. de boisa St-Etienne. 
Carie (Laurent), horticulteur à Hontplaisir, Lyon. 
Marandon (Jacques), propriétaire à Saint-Erienoe. 
Penel-Larcher (Antonin), fab. de rubans à St-Etieone. 
Fauvain (Aimé), propriétaire à Saint-Etienne. 
Yeyre (Victor), nég. en vins à St-Julien-Molin-Molette. 

Membres tltvlaâres «léeMés* 

Aguillon, propriétaire à la Ricamarie. 
Bastide (Victor), ancien fabricant de rubans à Saint-Etienne. 
Ghirol-Biatillon, propriétaire à Saint-Julieh-MoUn-Uolette. 
Jacod (André), propriétaire à Saint-Gbris(6t-eD-Jarrét. 
Liangeon, secrétaire de Tlnspection académique à Saint Btienoe. 

MeBibree ittwlftlres «ItadmdoMBtttres* 

Barlet (Antoine). Dejcan. Peyret-Velay. 

Besson (Glaude). DescM, négeciant. Reynaud. 

Brun (Jean). Dulac. Theveoin. 

Ghapelon (François). Guichard (J.-H.)* Vignat (Joseph). 

Guilleron (J.-G.), Langlois. 

Davier (Paul). Oudet. 

MeBilires eonsldérét connue démlsslonnalree par 
applleatlom «le TaFtiele •• «les Stot«to. 

Garrot (Marcellin). Garrelloo. Savoye. 

Deville (J.-P). Pomerol. Treille. 



397 



CATALOGUE 

DES OUVRAGES 
RELATIFS AU FOREZ OU AU DÉPARTEMENT DE LA LOIRE 

Publiés en 4881 

Dressé par MM. Auo. GHAYERORDIER et E.-F. MAURICE (1). 



1 . Album illustré du Rhône et de la Loire, Guide spécial 
de Lyon el de Sainl-Elionnc. 1882 (I" année). — Lyou, iœpr. 
Delaroche el C»«, libr. Darbo et C»«, 1881 ; in-folio, 80 pages, avec 
plans, vues cl annonces illustrées. 

2. Annales de la Société d'agriculture, industrie, sciences, 
arts el belleâ-letires du départemenl de la Loire* Deuiièoie 
série, lorae I, 25' volume de la collection, année 1881. — Sainl- 
Elienoe, impr, Théolier et C'*«, 1881 ; in-8«. 

3. Annales dû la Société de Médecine de Saint-Etienne et de 
la Loire. Compte-rendu de ses travaux, tome VU, 4<' el dernière 
partie, année 1880. — Saint-Etienne, impr. Pichon, 1881 ; 
in-8o, p. 561 à 747 el un tableau. 

4. Annuaire administratir, commercial, induslriel cl slatia- 
tique du département de la Loire, publié sous les auspices de 
TAdminifllralion. — 1881 (35« année). — Saint-Etienne, impr. 
Théolier frères, 1881 ; in-8<» carré, 404 et 88 pages. 



(1} Nous remercions MM. Vincent Durand et Edouard Jeannez, 
M. l'abbé Bacbé, M. Galley, conservateur de U bibliothèque muni- 
cipale de Saint^Etienne, et M. Orangeon, conservateur-adjoint du 
musée, des communications qu'ils ont bien voulu nous faire pour 
le catalogue de cette année. 

27 



308 

Outre les reDseigDemeDto slatistiques habituels, raunuaire de 
1881 renferme (p. 101 à 112) une étude historique iolituléc : 
Considérations sommaires sur Tétat de la législation civile du 
Forez au moyen*âge. (Extrait de l'Histoire des ducs de Bourboa 
et des comtes du Forez, par Jean-Marie de La Mure, publiée par 
M. Régis Gbantelauze ; Lyon, impr. Louis Perrin ; inA^, tome III, 
2* partie, p. 103 à 112.) 

5. Annuaire ecclésiastique du diocèse de Lyon, pour l'année 
1882. — Lyon, impr. J.-B. Pélagaud, 1882 ; in-12, 184 pages. 

Cet annuaire est placé, avec pagination distincte, à la suite de 
VOrdo divini of fictif pour 1882 (212 pages), publié par ordre 
de Monseigneur Louis-Marie-Joseph-Busèbo Caverot, cardinal- 
archevêque de Lyon et de Vienne. 

6. Association amicale des anciens élèves du Collège et du 
Lycée de Saint-Blienne, fondée en 1868. — Membres de l'As- 
sociation au 1*' septembre 1881. Membres décédés depuis la 
publication de la dernière liste. Lauréats de l'Association du 
lycée de Saint-Etienne. — Saint-Etienne, impr. Tbéolier et C*«, 
1881 ; iD-8% 15 pages. 

7. Association amicale des anciens élèves du Pensionnat 
Saint-Louis de Saint-Etienne. Année 1881. — Procès-verbal de 
rassemblée générale du 24 avril 1881. Statuts de l'association. 
Uste des membres inscrits au 24 avril 1881. — Saint-Etienne, 
impr. F. Forestier, 1881 ; in-8o, 36 pages. 

8. Association de la Fabrique stéphauoise. — Chambre syn- 
dicale des tissus et matières textiles. — Rapport présenté par 
M. Francisque David, président, à l'aFsemblée du 27 juillet 1881. 
— Saint-Etienne, impr. Théolier et C*% 1881 ; gr. in-8», 
29 pages. 

9. Association de prévoyance et de secours mutuels des 
Médecins des départements de la Loire et de la Haute-Loire, 
fondée en 1859 et agrégée à l'Association générale des Médecins 
de France. — 23« assemblée annuelle tenue à Montbrison (Loire), 
le dimanche 26 juin 1881. — Saint-Etienne, impr. J. Pichon 
père, 1881 ; in-S», 31 pages. 

10. Avenir (r) Roannais, journal républicain libéral hebdo- 
madaire. — Propriétaire-gérant : M. E. Ferlay fils. — Roanne, 
impr. E. Ferlay, 3M* année, 1881 ; format grand-soleil. 



399 

1 1 . BnossARD (B ). — Note historique sur rexploilation de la 
houille dans les environs de Saint-Etienne, sous l'ancien régime, 
par H. E. Brossard, député de la Loire. — Saint-Etienne, iœpr. 
Théolier frères, 1881 ; in-8*, 16 page?. (Extrait des Annales de 
la Société d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres 
du département de la Loire, 2' série, tome I, 2tS* volume de la 
collection, année 1881, p. 121-134.) 

12. Bulletin de la Diana. — Tome I, n"» 9 et 10 (ce dernier 
avec un supplément), novembre 1880 à mai 1881. — Monlbrison, 
impr. A. Huguel, 1881 ; gr. in-8% p. 289 à 471, plus XV pages 
pour la table. 

Les procès-verbaux des séances contiennent plusieurs com- 
munications, notes et rapports qui nous semblent devoir être 
signalés. Auguste Boullier : Question sur l'élablissemenl présumé 
de barbares Alains dans les environs de Roanne, p. 295. — 
Abbé Yial, arcbiprétre de Saint-Georges-en-Gousan : Communia 
cation de documents du XIY« et du XV* siècles, découverts dans 
une cachette à Saint-Georges-enCousan, p. 296-9. — Testenoire- 
Lafayette : Lettre inédite du conseiller Moissonnier sur Saint- 
Bonnet-le-Gbâteaii et Usson, suivie d'observations de la part de 
MM. V. Durand et abbé Vernay, p. 299-301. — Li^te des 
mémoires anciens sur l'histoire et rarchéologie signalés aux 
recherches des membres do la Société, avec observations de 
M. V. Durand, p. 301-2. — Révérend du Mesnil: La Fabrique 
de faïences à Roanne, p. 303-7. — Souscription pour le racliat 
de Tautel de la B&tie, p. 314. — Maintien de l'église de la 
Bénisson-Dieu au nombre des monuments historiques, p. 314-5. 

— Offre par M. Philip-Tbiollière des antiquités recueillies dans 
les fouilles d'Essalois, p. 310. — V. Durand : Golonne itinéraire 
de Saint-Marlin-la-Sauveté, p. 316. — Testenoirc-Lafayette, 
V. Durand : Colonne itinéraire de Balbigny, p. 317. — Teste- 
noirc-Lafayette : Pierres lumulaires à Saint-Rambert-sui-Loire 
et à Cornillon, vœu pour leur conservation, p. 319. — Abbé 
Langlois, arcbiprétre de Saint-Bonnel-lc-Chàleau : Mouvements 
de terrain survenus aux environs de Saint-Bonnet, p. 319-20. 

— D. Remcntet: Antiquités découvertes sur remplacement de 
l'ancienne garenne du Rosier, à Peurs, souvenirs d'antiquaire, 
p. 320-5. — V. Durand : EtabliFsemenl présumé d'Alains dans 
les environs de Roanne, p. 325 6. — V. Durand : Etymologie 



400 

du nom des Ségusiaves, p. 326-8. — Edouard Jeannez : Rapport 
sur la visite faite par la Société de la Diana à l'église et au 
château de Sury-lc-Gomtal, le 1*^ juillet 1880, p. 33141. — 
E. Révérend du Mesnil^ ancien magistrat, membre de plusieurs 
sociétés savantes : Rapport sur l'excursion archéologique faite 
par la Société de la Diana à Saint-Romain le-Puy et à Sury-le- 
Gomlal, le P' juillet 1880, p. 343-471, avec une vue de Saint- 
Romain et une de Sury, d'après l'Armoriai de Guillaume Revel. 

13. Bulletin de la Diana, publication trimestrielle. — Tome H, 
no» 1 et 2, mai à novembre 1881. — Montbrison, impr. 
A. Huguel, 1881 ; gr. in-8% 60 pages. 

Parmi 1<>b communications faites à la Société, r.ous avons 
remarqué les suivantes : V. Durand : Ancienne église de Chai- 
mazely p. 3-10, avec une vue du campanile, d'après une pho- 
tographie de M. Elouthèro Brassart. — V. Durand : Ciseaux 
attribués à Anne de France, duchesse de Bourbon, comtesse de 
Forez, p. 21-2, avec un dessin dans le texte. — Girardon et 
V. Durand : Fouilles de Moind, p. 33-8. -« Teslenoire-Lafayette 
et abbé Langlois : Changements dans le relief du sol observés 
à Saint-Bonnet-le-Ch&teau et aux environs, p. 38-44. — 
V. Durand : Anciennes cloches de Saint-Marcel et Saint-Romain- 
d'Urfé, p. 45-8, avec gravure reproduisant le sceau de la cour 
de Saint-Marcel. — V. Durand: Epitaphes du cardinal de 
Richelieu, relovées sur les registres paroissiaux de Saint-Marcel- 
d'Urfé, p. 48-50. — Révérend du Mesnil, V. Durand : Ëtymologie 
du nom do Phaud, p. 50. — Révérend du Hesnil : Note sur la 
lieue gauloise de la Table de Peulinger ; suivie de quelques 
observations de M. V. Durand, p. 51-7. 

14. Bulletin de la Société de Tlnduslrio minérale, 2* série, 
tome IX, 1880, 4* livraison, p. 695 à 933, avec atlas in-folio de 
3 planches. — Tome X, 1881, I" et 2* livraison?, p. 1 à 447, 
avec atlas in-folio de 16 planches. — Saint-Etienne, impr. 
Théolier frères ; in-S*. 

15. Caisse d'épargne de Saint-Chamond (Loire). — Rapport 
sur l'exercice 1880. — Saint-Chamond, impr. A Poméon, 1881 ; 
in-8*, 21 pages. 

16. Caisse d'épargne et de prévoyance de la viîlc de Saint- 
Etienne (Loire), ouverte le 3 novembre 1833. — Rapport et 
complc-rcndu des opérations de 1880. — Saint-Etienne, impr. 
Théolier et 0\ 1881 ; in-4o, 20 pages et 4 feuillets non cotés. 



461 

17. Charpin-Feugerolles (ic comte de) et M -C. Gcigde. — 
Carlulaire du prieuré de Sainl-Sauvcur-en Rue (Forez), dépen- 
dant de Tabbaye de la Chaise-Dieu (1062-1401). Publié avec 
une DOtice historique et des tables^ par le comte de Charpin- 
Feugerolles, ancien député de la Loire, et H.-G. Guigue, ancien 
élève de l'Ecole des chartes. — Lyon, impr. Alf. -Louis Perrin, 
1881 ; gr. in-4®, XXIV et 379 pages. Devise, composée et des- 
sinée par M. Vincent Durand, ayant pour corps un navire au 
mal surmonté d'un pavillon aux armes de Gharpin et pour âme 
un distique latin ioEcrit sur un encadrement circulaire. 

Tiré à 200 exemplaires sur papier vélin et 24 exemplaires sur 
papier de Hollande. 

Cette importante publication, éditée avec un luxe de bon goût 
que Ton rencontre trop rarement dans les ouvrages d'érudition, 
est ainsi composée : Avant-propos, p. VII-X ; — Notice sur le 
prieuré et les prieurs de Sainl-Sauveur-en-Rue, p. Xl-XVI ; — 
Vie de saint Robert, abbé de la Chaise-Dieu, par Jacques Branche, 
p. XVU-XXIX ; — Texte du Cartulaire, d'après une copie du 
milieu du XVII* siècle, la première compilation, effectuée en 
1265, du temps du prieur Artaud de la Mastre, paraissant 
aujourd'hui perdue, p. 1-222 (233 pièces, de l'an 1062 à Tannée 
1385, les unes appartenant à la compilation primitive, les autres 
ajoutées successivement) -, — Appendice, p. 225-268, contenant 
84 pièces inédites, tirées d'un manuscrit provenant de H. de 
Latour-Varao, et intitulé Copte des liasses du chartrier de 
Saint-Sauveur, plus une bulle du pape Paul V, du 19 avril 
1607, portant union du prieuré de Saint-Sauveur au collège de 
Toumon. Le volume se termine par trois tables: 1® Table 
chronologique et analytique des actes insérés dans le Cartulaire 
et dans l'appendice, p. 269-312; — 2<> Table générale des 
noms de personnes et de lieux, p. 313-365; — 3o Table des 
actes insérés dans le Cartulaire, suivant l'ordre du manuscrit, 
p. 367-377. 

Le Cartulaire de Saint-Sauveur-en Rue a d'autant plus de 
prix pour nous que c'est le seul qui ait échappé à la destruction, 
de tous ceux qui étaient conservés autrefois dans les abbayes et 
prieurés du Forez, entre autres à la Bénisson-Dieu et à Ambierle. 
Son intérêt ne se borne pas à nous faire connaître les droits, 
privilèges et possessions du prieuré, il nous initie aux mœurs et 
coutumes de l'époque, à la condition des personnes et du sol. 



m 

aux usages des fiefs el des censives, il nous révèle nombre 
de famillts chevaleresques peu ou poiut connues d'autre part, 
les noms des lieux habités, des bois, des rivières, des montagnes, 
le tracé des anciens chemins, etc., il nous fournit même 
plusieurs exemples du langage vulgaire usité dans le pays à la 
fin du XIi« siècle. 

MM. de Gharpin et Guigue ont bien mérité de3 érudils en 
mettant à leur portée ce grand recueil de pièces inédites. 

18. Gharpin-Fedgbrolles (le comte de). — Document inédit 
relatif à la guerre qui eut lieu en 1368 entre les Dauphinois et 
les Provençaux, publié par le comte do Gharpin-Feugerolles, 
ancien député de la Loire, membre de la Société de rHisloire de 
France et de la Société littéraire, historique et archéologique de 
Lyon, vice-président de la Diana, membre correspondant de la 
Société d'archéologie et de statistique de la Drôme. — Lyon, 
impr. Louis Perrin, 1881 ; gr. in-4o, XV et 44 pages. Papier 
vélin, grandes margeii, bandeaux, fleurons, lettres ornées. Devise 
semblable à celle décrite dans le no précédent. 

Tiré à petit nombre et non mis en vente, à l'exception de 25 
exemplaires déposés à la librairie ancienne d'Âug. Brun, à Lyon. 

Le document inédit que M. le comte de Gharpin vient de 
publier avec un si grand luxe ne sert pas seulement à jeter du 
jour sur les événements assez obscurs qui agitèrent le Dauphiné 
et h Provence en 1368, il nous fait encore connaître les noms 
de la plupart des chevaliers, écuyers, gens d'armes, chapeaux 
de fer, qui suivirent dans cette guerre le parti Dauphinois, 
la solde qui leur était payée, etc. Parmi les combattants nous 
remarquons plusieurs noms de familles foréziennes ou qui ont 
été possessionnées dans le Forez : les Âlleman, Brion, Gharpin, 
Glermont, Corbeau, Monlagny, Montchenu, Roussillon, etc. On 
peut rapprocher de cet intéressant document la longue liste de 
gens d'armes dont la revue fut passée à Grenoble le 6 novembre 
1368, liste publiée par M. Tabbé Ulysse Ghevalier^ dans le 
Choix de documents historiques inédits sur le Dauphiné ; 
Lyon, 1874, io-8% p. 163 et suiv. 

19. Guarpin-Fecgerolles (le comte de). — Notice sur la 
faoïille Gharpinel, par M. le comte de Gharpin-Peugerolles. — 
Lyon, impr. Hougin*Rusand, 1881 ; in-8% 19 pages. (Extrait 
des Mémoires de la Société historique et archéologique de Lyon.) 

Tiré à 50 exemplaires sur papier vélin, non mis en vente. 



403 

Malgré son ancienneté et ses nombreuses possessions seigneu- 
riales en Lyonnais et en Forez, la famille Gharpinel n'avait pas 
trouvé jusqu'à nos jours d'historien ; la dispersion des titres qui 
la concernent, dans difTérentes archives et bibliothèques publi- 
ques et privées, rendait en effet la tûche laborieuse. Cette diffi- 
culté n'a pas arrêté M. de Gharpin et grâce à ses persévérantes 
recherches, nous possédons actuellement une généalogie de la 
famille Gharpinel qui, bien qu'offrant plusieurs lacunes, pré-* 
sente un véritable intérêt pour notre province et le Lyonnais. La 
généalogie s'ouvre par la donation de l'église de Veauche, faite 
vers Tan mil, par Hugues Gharpinel à Tabbaye de Savigny, et 
se poursuit jusqu'à la mort, vers 1361, de fiéatrix Gharpinelle, 
l'héritière de la maison, qui avait été mariée à Hugues de Talaru, 
chevalier, seigneur de la Grange et de Noailly, gouverneur de la ville 
et du château de Soncino, en Lombardic, pour le comte de Forez. 

20. Gharpik-Feugerolles (le comte de). — Notice sur la 
famille Gharpinel (appendice); par M. le comte de Gharpin- 
Feugerolles. — Lyon, impr. Mougin-Rusand, 1881 ; gr. in-8«, 
16 pages. Papier fort, vélio. Seings de deux notaires du X1V« 
siècle. (Extrait des Mémoires de la Société littéraire, historique 
et archéologique de Lyon.) 

Tiré à 50 exemplaires non mis en vente. 

Les archives de la maison d'Âlbon au château d'Avauges, 
celles du château de fioén, ainsi que les manuscrits de Samuel 
Guichenon, conservés à la bibliothèque de la Faculté de Médecine 
de Uontpellier, ont fourni à M. le comte de Gharpin divers docu- 
ments inédits concernant la famille Gharpinel, qui lui ont permis 
de compléter, sur plusieurs points, la notice mentionnée au 
no précédent. 

21. Chaverondier (Auguste) et Maurice (Btienne-Fraoçois). — 
Gatalogue des ouvrages relatifs au Forez ou au département de 
la Loire, publiés en 1880. — 2« série, ?• livraison. — Saint- 
Etienne, impr. Théolicr frères, 1881 ; in-8% p. 145 à 168. 
(Extrait des Annales de la Société d'agriculture, industrie, 
sciences, arts et belles-lettres du département de la Loire, tome 
XXIV, année 1880, p. 278 à 305.) 

22. Gomité républicain radical socialiste. — Société du denier 
électoral de Saint-Etienne (Loire). — Statuts. (Livret de socié- 
taire.) — Saint-Etienne, impr. typ. Hénard etDing, 1881 ; in-32, 
4 pages et 6 feuillets non chiffrés. 



40i 

'23. Compagnie des fonderies, forges et aciéries de Saint- 
Etienne (Loire). — Société anonyme au capital de quatre millions. 
— Assemblée générale ordinaire du 2 5 octobre 1 88 1 . — Rapport 
du Conseil d'administration. Rapport de MM. les Commissaires. 
Bilan au 30 juin 1881. — Saint-Etienne, impr. Théolier etC<% 
1881 ; in-4o, 9 pages et un tableau. 

24. Compagnie des hauls-fourneaux, forges et aciéries de la 
marine et des chemins de fer. — Société anonyme. Capital : 
20 millions. — Assemblées générales extraordinaire et ordinaire 
du 3 octobre 1881. — Résolutions des deux assemblées. — 
Saint-Etienne, impr. Théolier et C^ 1881; in-4o, 19 pages et 
un grand tableau replié. 

25. Compagnie des mines do Rocbe-la-Molière et Firminy. — 
Service de Texploitation. — 1'^ partie : Règlements des chefs. 
1881. — Saint-Etienne, impr. Théolier et C(% 1881; iD-16, 
25 pages. 

26. Compagnie des mines de Roche-la-Holière et Firminy. — 
Service de Texploitation. — Deuxième partie : Règlements des 
ouvriers de Tintérieur. 1881. — Saint-Etienne, impr. Théolier 
etC^ 1881 ;in-16, 29 pages. 

27. Compagnie des mines de Rochc-Ia-Molière et Firminy. — 
Service de Texploilation. — Troisième partie: Règlements des 
ouvriers do Textérieur. 1881. — Sainl-Btienne, impr. Théolier 
etC<% 1881 ; in-16, 25 pages. 

28. Compagnie des mines de Rochc-la-Molièro et Firminy. — 
Service d'exploitation. — 4« partie : Règlements des ouvriers du 
chemin de fer et des embranchements. 1881. — Saint-Etienne, 
impr. Théolier et C^*, 1881 ; in-16, 26 pages. 

29. Compagnie générale des Verreries de la Loire et du 
Rhône. — Société anonyme. Capital : 4 millions. — Rapport de 
la Commission nommée par rAsscmblée générale du 4 novembre 
1880, pour la vérification des comptes de l'exercice 1880-81. — 
Ri?e-de-Gier, impr. B. Sablière, 1881 ; gr. in-8<>, 5 pages et un 
tableau. 

30. Compte et budgets et état des recettes et des dépenses de 
rhospice de Rive-de-Gier, pour 1880, 1881, 1882. — Rive-de- 
Gier, impr. B. Sablière, 1881 ; gr. in-4», 18 pages. 

31. Concours régional agricole de Mootbrison, du samedi 16 
au lundi 27 juin 1881. — Catalogue des animaux, instruments 



405 

et produits agricoles exposés. — Paris, Imprimerie nationale, 
1881 ; in- 8% 62 pages. 

Publié sous les auspices du Ministère do l'agriculture et du 
commerce. 

32. Concours régional agricole et hippique de Montbrison 
(Loire), du 18 au 27 juin 1881.—- Liste des prix. — Montbrison, 
impr. A. Huguet, 1881 ; in-8o, 26 pages. 

Publié sous les auspices du Ministère de l'agriculture et du 
commerce. 

33. Gongréganistes (les) de la Loire et leurs adversaires. — 
Saint-Etienne, impr. F. Forestier, 1881 ; in-16, 128 pages. 

31. Congrégation des jeunes personnes de la paroisse de 
Saint-Roch. — Règlement d*après la délibération prise le 4 août 
1880. — Saint-EUenne, impr. F. Forestier, 1881 ; in-i6, 
87 pages. 

35. Conseil municipal de la ville de Rive-de-Oier. — Extrait 
du registre des délibérations. — Procès-verbal de la séance du 
26 novembre 1881. — - Rive*de-Gier, impr. B. Sablière, 1881 ; 
in S^, 23 pages. 

Nouveau réseau de chemins d'intérêt commun. — Projet 
d'alimentation en eau do la ville de Rive- de-Gicr. — Emprunt 
communal de 2,800,000 francs au Crédit Foncier de France 
(Traité) ; etc. 

36. Cours officiel des soies sur la place de Saint-Etienne, 
paraissant le vendredi soir. — Gérant: Henri Théolier. — 
Saint-Elienne, impr. Théolier et C*«, 1881 ; in-4% 4 pages par 
numéro. 

37. Dbuge (Anatole). — Canaux. — Projet d'un canal de 
jonction de la Garonne à la Loire ; par Anatole Delage, conseiller 
général de la Creuse. — Limoges, impr. et libr. v*Ducourtieux, 
1881 ; in-8% 67 pages. 

38. Département de la Loire. Arrondissement de Montbrison. 

— Ponts et chaussées : M. Jollois, ingénieur en chef; M. Girar- 
don, ingénieur ordinaire. — Service spécial des travaux d'assai- 
nissement et d'irrigation de la plaine du Forez. — Syndicat de 
la Loise (constitué par décret en date du 9 juillet 1881). Tableau 
indicatif des propriétaires compris dans TAssociation syndicale. 

— Saint-Etienne, imprimerie administrative Jules Berland, 1881 ; 
in-folio, 58 pages. 



406 

La Burface des tcrraiDs compris dans le syndicat est de 4913 
hectares 62 ares 10 centiares. 

39. Département de la Loire. — Budget des dépenses et des 
recettes départementales ordinaires et extraordinaires de l'exer- 
cice 1881. — Saint-Etienne, J. Berland, successeur de Benevent, 
imprimeur de la Préfecture, 1881 ; in-4o, 40 pages. 

40. Département de la Loire. — Supplément au budget 
départemental de Texercice 1881. — Saint-Etienne, impr. Jules 
Borland, imprimeur de la Préfecture, 1881 ; in-4% 4 feuillets 
non paginés. 

41. Département de la Loire. — Commission départementale 
de la Loire. — Session de septembre 1880 à avril 1881. — 
Onzième année. - Saint-Etienne, J. Besseyre et C<% imprimeurs 
de la Préfecture, 1881 ; in-S», 184 et VU pages. 

42. Département de la Loire. — Procès-verbaux et délibé- 
rations du Conseil général, précédés du rapport du Préfet. — 
Session extraordinaire de janvier 1881. — Saint-Etienne, 
J. Besseyre et G'% imprimeurs de la Préfecture, 1881 ; in-8*, 
36 pages. 

43. Dt^partement de la I^ire. — Procès-verbaux des déli- 
bérations du Conseil général, précédés des rapports du Préfet. — 
Session ordinaire d'avril 1881. — Saint-Etienne, J. Besseyre 
et C^% imprimeurs de la Préfecture, 1881 ; in-8«, 614 pages et 
4 grands tableaux repliés. 

44. Département de la Loire. — Rapports présentés par 
M. Gh. Thomson, préfet de la Loire, au Conseil général. — 
Session ordinaire d'avril 1881. — Saint-Etienne, J. Besseyre 
et Ci% imprimeurs de la Préfecture, 1881 ; în-8% 239-VlIl pages 
ot 2 tableaux. 

45. Département do la Loire. — Conseil général. — Session 
ordinaire d'avril 1881. — Rapports supplémentaires. — Saint- 
Etienne, J. Besseyre et C^, imprimeurs de la Préfecture, 1881 ; 
in-8% p. 241 à 306. 

46. Département de la Loire. — Procès-verbaux des délibé- 
rations du Conseil général, précédés des rapports du Préfet. — 
Session ordinaire d'août 1881. — Saint-Etienne, J. Besseyre 
et Ci% imprimeurs de la Préfecture, 1881 ; in-8®, 1210 pages. 

47. Département de la Loire. — Rapports présentés par 
M. Charles Thomson, préfet de la Loire, au Conseil général. — 



407 

Session ordinaire d*août 168). — Saint-BUeone, ]. fiesseyre 
et C>% imprimeurs de la Préfecture, 1881 ; in-S», 627 et XII 
pages. 

48. Discours prononcé par le Frôre directeur de rinstilution 
des Sourds-Muets de Saint-Etienne, à l'occasion de la distribution 
des prix aux élèves de son établissement. — Saint-Etienne, 
impr. Théolier et Ci% 1881 ; in-8% 7 pages. 

49. Durand (Vincent). — Note sur les principaux objets 
conservés jadis dans le trésor de l'église collégiale de Notre-Dame 
de Montbrison. — Communication faite par M. Héron de Yille- 
fossc à la Société des antiquaires de France, séance du 6 avril 
1881. — Bulletin de la Société nationale des antiquaires de 
Franco, 2* trimestre 1881. - Nogenl-Ie-Rolrou, impr. Daupoley- 
Gouverneur; Paris, libr. Dumoulin, 1881; in-S^», p. 157 et 
suivantes. 

50. Eaux minérales naturelles de Couzan, à Sail-sous^Couzan 
(Loire). — Prospeclus. — Saint-Etienne, impr. Lanlz, e. d. (1881); 
in- 4*, 4 pages, 

51. Echo (/') de Fourvière^ revue religieuse et politique, 
paraissant tous les samedis. — Direcleur-géraiit : ]. Blanchon. 

— Lyon, impr. J.-E. Albert, 18« année, 1881; in-4*, 645 pages. 
Articles relatifs au département de la Loire : Bénédiction de 

la nouvelle église de Beiraont, le 21 décembre 1880, p. 23. — 
Nécrologie : M. Tabbô Monnier, fondateur de l'Œuvre du Patro- 
nage de Saint-Etienne, né en 1835, décédé curé de Sainte- 
Blandine, à Lyon, le 7 mai 1881 ; par H. de R., p. 245-7 ; — 
M l'abbé Clément, curé de la paroisse do Saint-Cbarles, ù Saint- 
Etienne, né ù Lyon le 18 mai 1802, décédé le 9 juillet 1881. 
p. 354 ; — M. Tabbé Guy Serrent dit Saurin, professeur hono- 
raire au petit séminaire de Saint-Jodard, né k Parigny en 1807, 
décédé le 3 novembre 1881, p. 559 et 571-72, par P. B. ; — 
Consécration de la nouvelle église de Notre-Dame, à Sainl- 
Chamond, le mercredi 9 novembre 1881, p. 581-2. 

52. Ecole libre de Suint-Michel (à Saint-Etienne). — Distri- 
bution solennelle des prix. Année scolaire 1880-81. — Saint- 
Etienne, impr. P. Forestier, 1881 ; gr. in-S*», 36 pages. 

53. Ecole libre Saint-Michel (à Saint-Etienne). ^ Ephémérides 
de l'année scolaire 1881-82. — Rentrée le mercredi 5 octobre. 

— Saint-Etienne, impr. F. Forestier, 1881 ; in-16, 42 pages. 



408 

5i. Ecole proressionnelle de Saiut-GhamonJ. — DiRtribution 
solennelle des prix le 14 août 1881, sous la présidence de 
M. Marins Ghavanne, orOcicr d'Académie, maire de la ville de 
SaiDl-Ghamond. — Saiot-Chamond, impr. A. Poméon, 1881 ; 
iD-8''; 1 1 pages. 

55. Foyer (le\ journal artistique cl littéraire, paraissant le 
l«f et le 15 de chaque mois. — A. Ding, gérant. — Saint- 
Etienne, impr. Hénard et Ding, i^ année, 1881 ; format double 
cloche. 

Le 1'' numéro a paru le 15 novembre 1881. 

56. Gauntino (le comte Francesco). — / Gouffter de Boysl, 
Supplemento ait Appendice del volume terzo délia Storia 
dt Soncino. — Milano, ttp, Bemardoni diC. Rebeschini e C, 
1881; ln-8» carré, p. 171 à 218. Sceau de Claude Gouffier, 
comte de Caravaggio, 

H. le comte Galantino, continuant avec un zèle infatigable ses 
patientes recherches sur les possessions des Gouffler en Italie^ a 
eu la bonne fortune de découvrir dans les archives d'Blat, à 
Milan, de nouveaux documents qui viennent s'ajouter de la 
manière la plus heureuse à ceux qu'il avait déjà publiés ou 
analysés dans sa grande histoire de Soncino et dans l'appendice 
dont il Ta fait suivre en 1880 (voir notre catalogue de 1878, 
p. 120, et le Q® 62 de notre cat. de 1880). Deux de ces titres 
méritent d'être spécialement signalés : 1» Térection en comté, 
faite par François I*', roi de France et duc de Milan, en faveur 
d'Ârtus Gouffier, seigneur de Boisy, des terres de Caravaggio, 
Treviglio et Rivolta, Postino, Lovera et Buffalora, avec 
leurs appartenances (1515, 24 décembre) ; 2» la concession faite 
par François P^ audit Artus Gouffier et à ses descendants, dans 
les limites des territoires qui font l'objet de la donation de 
septembre 1 5 1 5, de toutes les confiscations et amendes encourues 
pour crimes de rébellion ou de lèse-majesté (1516, ... octobre). 
D'autres titres d'un grand intérêt, mais qui n'ont pu être 
retrouvés dans leur texte original, sont soigneusement relevés 
d'après d'anciens inventaires ou les mentions des historiens; 
parmi ces inventaires, il convient de citer particulièrement celui 
des titres concernant les seigneuries des Gouffier en Italie, 
conservé à la bibliothèque nationale de Paris, et communiqué 
par M. le vicomte 0. de Poli. Enfin, une pièce de premier ordre, 
la donation même de septembre 1515, déjà publiée d'après les 



400 

registres du Sénal de Milan, mais avec quelques lacunes et 
quelques erreurs dues au mauvais étal de ces registres, est 
reproduite d'une mauièrc plus complète et plus correcte, grâce 
à une opération chimique qui en a fait revivre l'écriture et à 
une colfation attentive faite par le savant archiviste, chevalier 
G. Biancardi. M. Galantino n'a donc rien négligé pour rendre son 
travail aussi complot et aussi exact que possible, et nous lui 
devons do la reconnaissance pour la précieuse contribution qu'il 
a fournie à Thistoire de notre province. 

57. Geoffray (Stéphane). — Iconographie des départements. 
Documents pour servir à l'histoire et à la connaissance du travail 
et de la richesse en France ; fac-similés et reproductions photo- 
graphiés sur nature et sur pièces originales inédites (topographie, 
archéologie, architecture, industrie, arts et métiers, histoire 
poHtique et iitléruire, religieuse et militaire, portraits, curiosités 
des collections particulières et publiques, etc.) ; par Stéphane 
Geoffray. — Livraison 1. — Iconographie de la Loire, fascicule 
2. Roanne ancien, album ii» 1. — Paris, impr. Watelet; libr. 
Geoffray et G'% 1881 ; in -4^, 7 pages et 5 planches dont une 
double. 

58. Géologie et hydrologie de la plaine du Forez, étude par 
les sondages ; par Francis Laur, ingénieur civil des mines. — 
(Prospectus contenant une table détaillée des deux premières 
livraisons )— SaintElienne, impr.Théolier et G>«, s. d. (1881); 
in-8% 4 pages. 

Voir ci-après le n© 69. 

59. Guide du fabricant de rubans, passementeries, velours, 
etc., dressé parles soins de la Chambre syndicale des tissus et 
matières textiles de Saint-Etienne. — Saint-Etienne, impr. 
Théolicr frères, 1881 ; in.8% XXVII et 3i0 pages. 

60. Hervibr (Paul) et Ernest Raspilaibe. — Barrage du 
Dorlay. — Etude sur l'emprunt nécessaire à l'exécution des 
travaux, par MM. Paul Hervier et Ernest Raspilairc, économistes 
à Rive-dc-Gier. — Saint-Etienne, impr. ThéoUer frères, 1881 ; 
in-8% 19 pages. 

61. Illustration (V) de S aint-E tienne ^ politique, litté- 
rature, finance, paraissant le samedi. — 1««" numéro, l*"" octobre 
1881 . — Gérant : Jules Wolff. — Paris, typ. L. Larguier ; Saint- 
Etienne, libr. Balay ; gr. in-i^ à 3 col , 4 pages avec grav. 



&10 

62. Instruction publique. — Académie de Lyon. — Dépar- 
tement de la Loire. — Bulletin de tinstruction primaire, — 
Saint-Etienne, impr. J. Berland, successeur de Bencvent, 1881 ; 
in-8», tome III, n«* 1 à 6, p. 1 à 310. 

63. Jbannez (Edouard) et B. Révérend du Hesxil. ^ Saint- 
Romain-le-Puy et Sury-le*Comtal, Rapports à la Société histo- 
rique et archéologique de la Diana; par Edouard Jeannez, 
membre de la Diana, et B. Révérend du Mrsnil, ancien magis- 
trat, membre de plusieurs sociétés savantes. — Montbrison, 
impr. A. Huguet, 1882 (pour 1881) ; gr. in-8% XIII et 143-IX 
pages, avec une vue de Saint-Romain et une de Sury, vers 1450, 
d'après TArmorial de Guillaume Revel. — Voir le n» 12. 

M. Edouard Jeannez, membre correspondant de la Société des 
antiquaires de France, a décrit avec toute la compétence d'un 
artiste et d'un archéologue le château de Sury-le-Gomtal, vaste 
construction irrégulière, un peu nue à Textérieur, mais dont les 
magnifiques salles du rez-de-chaussée et du premier étage, avec 
leurs cheminées monumentales et leurs nombreuses sculptures 
sur bois, peuvent être citées comme un des plus remarquables 
spécimens do l'omemeiitalion intérieure des demeures seigneu- 
riales au XYII» siècle. 

Le rapport très-étendu de M. Révérend du Mesnil se divise en 
deux parties, Tune consacrée à Saint-Romain-le-Puy, l'autre à 
Sury-le-Comtal. Dans la première, l'auteur passe successivement 
en revue : les lacs légendaires du Forez et du Roannais^ la voie 
Bulène et les anciens chemins, le château et ses fortiflcations, la 
chàtellenie et les fiefs situés dans son mandement, Téglise du 
prieuré, celles de Saint-Pierre et do Saint-Martin, la crypte do 
Sain t-Jean^sous- terre, les incursions des routiers et les guerres 
de religion, les droits de justice et de censive du prieur, etc. 
On y remarquera encore plusieurs procès-verbaux de visite du 
prieuré, des listes de prieurs, de viguiers, de châtelains, de 
prévôts, etc. 

A Sury-le-Gomlal : Tancien château, une des résidences 
favorites des comtes de Forez, le nouveau, construit, suivant 
M. Edouard Jeannez, de 1630 à 1650, la chàtellenie, les églises 
de Saint-André et de Saint-Etienne, la chapelle du château, les 
deux prieurés, la seigneurie d'Aubigny, les familles Ghirat, 
Gérentel, Rostaing, du Says, de 1^ Veuhe, etc., sont les prin- 
cipaux sujets traités par M. Révérend du Mesnil. L'appendice 



contient, entre autres pièces, .le texte et la traduction des fran- 
chises de Sury-le Comtal, cbarle déjà publiée par M. Régis 
Cbantclauze, dans sa belle édition de l'Histoire des Comtes de 
Forez, par J.-M. de la Mure. 

64. Journal de Montbrison el du département de la Loire. 
— Hontbrison, lyp. A. Huguet, 49* année, 2* série, 1881 ; 
format grand-soleil. 

65. Journal de Roanne (Echo de la Loire), feuille politique» 
paraissant le dimanche. — M. Ghorgnon, gérant. — Roanne, 
impr. Ghorgnon, 25« et 26* année, 1881 ; format colombier. * 

66. Journal de Saint-Etienne, revue politique, iodusliielle, 
commerciale et Dgricole de la semaine, paraissant le samedi. — 
Directeur-gérant : Henri Théolier. — Saint*Ktienne, impr. 
Théolier et G*«, 27* année, 1881 ; format colombier. 

67. JcuEN (H.). — Note sur la faune carbonifère de Régny 
(Loire) et ses relations avec celle de rArdolsière (Allier) ; par 
H. Julien, professeur à la Faculté et membre de l'Académie de 
Glermoot. 

Gette note a été communiquée à l'Académie des sciences le 13 
juin 1881, par M. de Lacazedu Thiers, membre de Tlnstitut. — 
Voir le Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne^ 
publié par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de 
Glermont-Ferrand, n» 4, juillet 1881, p. 113. 

68. Julien (M ). — Note sur le synchronisme de la faune 
carbonifère marine de TArdoidière (Allier) et de la flore 
anthracifère du Roannais et du Beaujolais ; par M. Julien, pro- 
fesseur à la Faculté et membre de l'Académie de Glermont. 

M. Lacaze du Thiers a également communiqué celte note à 
l'Académie des sciences, dans la séance du 11 juillet 1881. — 
Voir le Bulletin historique et scientifique de CAuvergne, 
n« 4, juillet 1881, p. 113. 

69. Laur (Francis). — Géologie et hydrologie de la plaine du 
Forci, étude par les sondages ; par Francis Laur, ingénieur civil 
des mines. — Saint-Etienne, impr. Théolier et G**, 1881 ; in-S», 
les deux premières livraisons : la l'*, de XXllI et 51 pages, avec 
une carte géologique d'après M Gruner, une coupe en long par 
le bassin de Saint-Etienne, la plaine du Forez et celle de Roanne, 
et une coupe en travers de la plaine du Forez par Montrond et 
Montbrison, d'après H. Francis Laur ; ^ la 2% de la p. 53 à la 



412 

p. 136, avec trois planches, dont Tune représente l'installation 
g(^nérale du chantier, et les deux autres le matériel de manœuvre 
et le matériel de forage. (Extrait des Annales de la Société 
d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres du dépar- 
tement de la Lioire, 2* série, tome I, 25* volume de la collection, 
année 188i, p. 54-104 et 233-316.) 

« La deuxième livraison contient Tétudo du forage de Mont- 
rond jusqu'à 200 mètres do profondeur. » 

c La troisième partie comprendra l'étude du sondage jusqu'à 
la profondeur de 400 mètres environ. On y trouvera les analyses 
et les détails les plus circonst<)ncié8 sur la découverte des eaux 
minérales et thermales. » 

Voir le n© 58. 

70. Laur (Francis). — Sondage de la plaine du Forez. — 
Bulletin mensueL — Saint-Etienne^ impr. Théolier et C'% 1881 ; 
in-S», n" 8 à 14. 

71. Lettre sur le Patronage de Saint-Vincent-de-Paul, au 
Treuil, Saint-Etienne (Loire). — Saint-Etienne, impr. Tbéolier 
etC^ 1881 ;in-16, 32 pages. 

72. Lycée de Saint-Etienne. — Distribution solennelle des 
prix, faite le 3 août 1881 , sous la présidence) de M . Cb. Thomson, 
chevalier de la Légion d'honneur, officier d'Académie, préfet de 
la Loire, assisté de M. D. Antoine, officier d'Instruction publique, 
inspecteur d'Académie. — Saint Etienne, impr. Gustave Bellduze, 
3. d.(188l);in-8s 67 pages. 

73. Madhice (le D'). — Index alphabétique pour faciliter les 
recherches dans les 24 volumes de la première série des Annales 
de la Société d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles- 
lettres du département de la Loire, de l'année 1857 à l'année 
1880, dressé par le D' Maurice, secrétaire général. — Samt- 
Eiiennc, impr. Tbéolier frères, 1881 ; in-8«, 20 pages. (Extrait 
des Annales do la Société, tome XXIV, année 1880| p. 337 
à 355) 

74. Maussieu (M ). — Gonsidératioiis sur les terrains secon- 
daires et tertiaires du département de la Loire» par M. Maussier, 
ingénieur civil. — Saint-Etienne, impr. Théolier et C»«, 1H8I ; 
in 8*, 8 pages. (Extrait des Annales de la Société d'agriculture, 
industrie, sciences, arts et belles-lettres du département de la 
Loire, année 1881, 4* livr.) 



us 

75. Méa (P.) et MuLGBT alDé. — Plan de la ville de Salntp 
Etienne^ indiquant les travaux en voie d'exécution, aine! que 
ceux projetés, édité par Mulcey alné^ gendre et successeur de 
Nublat jeune, rue de la Bourse, à Saint-Bliennc, gravé par 
P. Méa, 14, rue des Fossés-Sain t-Bernard, Paris, 1881. — Tiré 
en deux formats, l'on à l'échelle de l/SOOO, l'autre à Téctadle 
de 1/10000. 

76. Mémorial de la Loire et de la Haute^Loire^ paraissant 
tous les jours. — Directeur-gérant: Henri Théolier. — Saintr 
Btienno, Impr. Théolier et G^*, 37« année, 1881 ; format 
colombier. 

77. Moniteur {le) de la Loire et de la Haute-Loire, 
paraissant trois fois par semaine : mardi, jeudi et samedi. — 
Forestier, gérant. — Sainl-Blienne, impr. Forestier, 6« année, 
1881 ; format jésus. 

78. Mont'Pilat (le), journal républicain hebdomadaire, 
organe des intérêts de lai région, paraissant le samedi. — N« 1, 
12 novembre 1881. — Bureaux de la rédaction, à Saint-Gba- 
mond, cours d'Izieux. — Gérant : Méoard. — Saint-Etienne, 
impr. Hénard et Ding, l'* année, 1881 ; Tormat raisin. 

79. UuRDOFBR (Â.). — Fleurs de Pilât (vers), par Âutony 
Hurdofer. — Vienne, impr. et libr. Savlgné, 1881 ; in-i2, 
74 pages. 

80. Netaon, âva. — Congrès régional ouvrier socialiste do 
Saint-Etienne, 2« congrès de la région de l'Est. -- Saint-Etienne, 
impr. lith. Lombard, 1881 ; in-4o, 2 pages. 

81. NiBPCE (Léopold). — Le Gartulaire du prieuré de Saint- 
Sauveur-en-Rue, 1062-1401, par H. le comte de Gharpin- 
Feugerolles et M. G. Guigue. Gomple-rendu et étude par Léopold 
Niepce, conseiller à la Gour d'appel de Lyon. — Lyon, impr. 
Bellon, 1881 ; gr. in-S*», 16 pages. — Tiré ù 50 exemplaires. 

Extrait du journal le Salut public de LyoUy du 24 juin 1881 . 

82. NoiROT père et 6b. — Autour de Roanne et à travers le 
Forez, par Noirot père et Hls. — Album de 41 planches et un 
litre. — Roanne, lith. Al. Noirot, 1881 ; in-folio oblong. 

83. Pensionnat Saint-Louis, dirigé par les Frères des Ecoles 

chrétiennes de Saint-Etienne (Loire), rue Désirée, 22. — DisCri- 

button solennelle des prix le samedi 30 juiUèt 1881, à 9 heures. 

— Samt-Elienne, impr. Théolier et C»% 1881 ; in-8«, 130 pages. 

98 



4i4 

84. PensiooDal Sainte-Marie, à Saiol-Etienn^Valbenoile (Loire). 
•— Bphémérides de l'aonée scolaire 1881-82. — Saint-Elienne» 
impr. F. Forestier, 1881 ; iQ-16, 47 pages. 

85. Petit (le) Stéphanois, journal républicain quotidien. — 
Directeur-gérant et rédacteur en chef: Jules Berland. — Saint- 
Etienne, impr. J. Berland, 1** année, 1881 ; format raisin. 

Le l*' numéro a paru le jeudi 14 juillet 1881. 

86. Ponts et chaussées. — Département de la Loire. — Assai- 
nissement do la plaine du Pores. Syndicat de la Loise. Décret 
constitutif du 9 juillet 1881. — Saint-Etienne, impr. adminis- 
trative Iules Borland, 1881 ; in-folio, 15 pages. 

87. Préfecture de la Loire. — Recueil des actes adminà- 
tratifs, tome 66, du 1*' janvier au 31 décembre 1881, n^ 1 
à 53. — Saint-Etienne, impr. Besseyre et C", 1881 ; in-8% 
524 pages. 

88. Programme do la fête do 14 juillet 1881 (à Saint-Etienne). 

— Saint-Etienne, impr. Picbon, 1881; in-4®, 1 feuille. 

89. Programme de la fête du 14 juillet 1881 (à Saint-Etienoe). 

— Saint-Etienne, impr. Pinsart-Bonjean, 1881 ; io-4% 1 feuille. 

90. Question des eaux à Rivc-de-Qier. Solution pratique. ^ 
Saint-Etienne, impr. Théolior frères, 1881 ; in-18, 1/2 feuille. 

91. RA^lement particulier de la Régulière Loge les Ecossais- 
Roannais, précédé d'une notice historique et du titre I" de la 
Constitution mac. * ., suivi de l'acte fondamental et des statuts 
de la Société civile, propriétaire du local occupé par la Loge. — 
Roanne, impr. du P. * . Gbampromis, 1881 ; iu-Bo, 31 pages. 

92. Républicain (le) de la Loire et de la Haute-Loire, 
journal politique paraissant tous les jours. — Gérant: Besseyre. 

— Saint-Etienne, impr. J. Besseyre et C»«, 9» année, 1881 ; 
format grand-Eoleil. 

93. République des Paysans, journal politique des campa- 
gnes, paraissant le jeudi soir à Saint-Elienne. — Rédacteur en 
chef : César Berlholoo, député de la Loire. — Gérant : Besseyre. 

— Saint-Etienne, impr. J. Besseyre, 11* année, 1881 ; format 
raisin. 

94. Révérend du Mbsnil (B.). — La vraie longueur de la 
lieue gaqioise, d'après les monuments antiques de Lyon et de 
Vienne ; par E. Révérend du Hesnil, ancien magistrat, membre 



415 

de plusieurs eociélés savaDtes. — Monlbri^OD» impr. K. Huguet, 
1882 (pour 188!) ; in-8o, 8 page?. 

Exlrail du Bulletin de la Diana et tiré à 50 exemplaires. — 
Voir le n<> 13 du présent catalogue. 

H. Révérend du Mesnil adople Topinion de H. Pislollet de 
Saint-Ferjeux qui évalue la lioue gauloise à 2415 métrés. 

95. RÉVÉREND DU Mesnil (B.). — Les Faïences de Roanne. 
Madame el Hadcmoiselle de Boisy. — Rapport à la Société de 
la Diana, par Ë. Révérend du Mesnil. — Montbrison^ impr. 
A. Huguel, 1881 ; gr. in^8% 18 pages. — Voir le n« 12. 

96. Revue hebdomadaïre du diocèse de Lyon^ paraissant 
le vendredi, sous le patronage de S. B. Monseigneur le Cardinal 
Archevêque. — 1'* année, du 25 novembre 1880 au 19 novembre 
1881, 52 numéros et une table. — Lyon, impr. A. Waltener 
et (?•, libr. Ville el Perrussel, 1880-81 ; 2 vol. gr. in-g», le 1" de 
770, le 2« de 740 pages. 

Articles relatifs au Forez ou au département de la Loire. — 
Tome W : L'abbaye do la Bénisson-Dieu, par Tabbé J. Bâché ; 
compte-rendu par Stanislas Laverriérc, p. 120-3, 154-7, 213-8 
(voir le n» 16 de noire catalogue de 1880). — Nécrologie: 
M. Tabbé Dolphin, curé de Notre-Dame, à Saint-Etienne, décédé 
le 29 novembre 1880, à Tâge de 84 ans ; par A. D., p. 78-82; 

— M. Tabbé Pierre Frogcl, né à Panissiôres le 3 juillet 1794, 
curé-archiprétre de la patoisse Saint-Etienne, chanoine d'hon- 
neur de Lyon et de Bordeaux, vicaire-général d'honneur d*Âlby, 
décédé le 3 décembre 1880; par J.-M. Chausse, p. 108-113; 

— Madame Marie Peyrieux, en religion sœur Sainl-Wast, de la 
congrégation de Saint-Charles» supérieure de la Providence du 
Phénix, à Roanne, née à Ccllieu en 1815, décédée à Roanne le 
18 janvier 1881 ; par Tabbé J, F., p. 282. — Tome 2« : Béné- 
diction de la nouvelle église de Marcoux, le 12 seplembre 1881 ; 
par P. F., curé de S. D., p. 518-20; — Consécration de la 
nouvelle église de Notre-Dame, à Saint-Chamond ; par J. C, 
p. 716-25 ; — La slalue de Saint-Martin à Saint-Georgcs- 
en-Couzan (inaugurée le 13 novembre 1881); par l'abbé 
M. Relave, professeur au séminaire de Montbrison, p. 726-8 ; 

— Nécrologie: M. le chanoine Claude Chapuis, curé-archiprétre 
de Saint-Louis de la Guillolière, à Lyon, né à Saint-Bonnet-lc- 
Château le 5 janvier 1806, décédé le 27 octobre 1881 ; par 
J.-B. C, curé de S. 0., p. 661-5. 



4t6 

97. RoBBRT (Ulysse). — SupplômcDt à TBistoire littéraire de 
la GongrégaliOD de Saint-Maur. — Le Cabinet historiqtte, 27« 
aoDée, nouvelle série, tome !•', catalogue, p. 83-132 et 165-211. 
— Paris, Alph. Picard, libraire-éditeur, 1881 ; in-8*. 

Ce très-utile supplément aux grands ouvrages de dom 
Tassin et dom François, renferme (p. 186 et 192) deux notices 
intéressant Phistoire littéraire du Forez, que leur peu d'étendue 
nous permettra de reproduire : 

fr Hazel (Hugues), né à Sury-Ie-Comtal, diocèse de Lyon, fil 
profession à Saint-Âllyre de Glermont, le 19 février 1759, à Pâ^ 
de 16 ans. Il mourut à Poitiers en 1817. On a do dom Haset : 
Dictionnaire de la noblesse du Poitou, ms. 162 de ia Irfblio- 
Ihèque de Pdliers. Il fut le continuateur et lliéritier des papiers 
de Dom Fonteneau, qui, après lui, passèrent à la bibliothèque 
nunicipale de Poitiers. » 

c Pernetty (Antoine-Joseph — né à Roanne le 13 février 1716, 
mort en 1801. Breghot du Lut et Péricaud aioé. Catalogue des 
Lyonnais dignes de mémoire, p. 221). — 1» MatàrieMx 
pour un Dictionnaire des arts et métiers, mss. fr. 16979- 
16982; — 2* Projet de nouvelles déclarations pour la 
congrégation de Saint-Maur, ms. lat. 13863 ; — 3* Projet 
de nouvelles constitutions pour la congrégation de Sainte 
Maur, ms. lat. 13861. » 

98. Smith (Victor). — Chants du Yelay et du Forez : Com- 
plaintes criminelles. — Romania, recueil trimestriel, consacré 
à l'étude des langues et des littératures romanes, publié par 
Paul Meyer et Gaston Paris. — Nogeot-le-RoIrou, impr. Daupeley- 
Gouverneur; Paris, libr. Vieweg; tome X, livraison de janvier- 
avril 1881, p. 191 à 211. 

99. Smith (Victor). — Chants du Velay et du Forez : Renaud. 
La Percheronne. — Remania, tome X, livraison d'octobre 1881, 
p. 581-587. 

La Remania, la Revue des langues romanes et Mélusine 
ont publié depuis une dizaine d'années (voir nos catalogues) 
un grand nombre de chants populaires du Yelay et du Forez, que 
M. Smith a eu l'heureuse pensée de recueillir avec une fidélité 
scrupuleuse avant qu'ils ne s'effacent entièrement de la mémoire 
des habitants de nos montagnes. Si Tauteur se décide, comme 
nous Tespérons, à réunir en un volume tous ces fragments déta- 
chés, nous ne doutons pas de Vaccueil empressé qui sera fait à 



417 

son recueili non-seulement par les philologues, mais encore par 
tous ceux qui, dans le Fores et le Velay, sMotéressent aux 
anciennes lé^eodes et traditions de leur pays. 

100. Société anonyme des eaux minérales de Goutan (liOire). 

— Capital social : 900,000 francs. — Statuts déposés en l'étude 
de M* Thevenin, notaire à Boën. — Notice. — Saint-Etiennei 
imi»*. Laniz, 1881 ; in-4<*, 4 pages non cotées. 

101. Société anonyme des eaux minérales de Gouian (Loire). 

— Statuts. — Saint-Etienne, fmpr. Lantz» 1881 ; in-4S 18 
pagos. 

102. Société anonyme des forges et aciéries de Huta-Bankowa, 
à Dombrowa (Pologne-Russe). -^ Capital : 6,300,000 franco. — 
Etablissement PlémiannikofT et Verdie. — Rapport de la Com« 
mission de vériflcation des comptes de Texerdce 1880-1881, à 
rassemblée générale du 28 novembre 1881 (tenue à Saint- 
Etienne). — Rilan au 30 juin 1881. — Saint-Etienne, impr. 
Théolier et G>% 1881 ; in-4s 7 pages. 

103. Société anonyme des sondages du Forez et du Roannais. 

— Projet de statuts. — Saint-Etienne, impr. Théolier et C^% 
1881 ; in-8o, 28 pages. 

104. Société anonyme des sondages du Forez et du Roannais. 
^ Projet de statuts. — Saint-Etienne, impr. Théolier et C^, 
1881 ; in^"" à 2 colonnes, 18 pages. 

105. Société d'agriculture, industrie, sciences, arts et bdles- 
lettres du département de la Loire. — Comice agricole cantonal 
de 1881, tenu à Bourg-Argentai les 3 et 4 septembre. — Som- 
maire : Compte-rendu du secrétaire général. Discours prononcé 
par M. Euverte. Rapport sur le concours des exploitations agri- 
coles des deux cantons de Bourg-Ârgental et de Pélussin, par 
M. Liabeuf. Liste générale des récompenses. Statistique du 
comice. — Saint-Etienne, impr. Théolier et C^s 1881 ; in-S*, 
30 pages. (Extrait des Annales de la Société, 2* série, tome I, 
4* livraison, p. 205-232.) 

106. Société d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles- 
lettres du département de la Loire. — Compte-rendu du 
Concours et de l'Exposition horticoles qui ont eu lieu au Palais- 
des-Ârts, à Saint-Etienne, les 22, 23, 24 et 25 septembre 1881. 

— Sommaire: Compte-rendu du secrétaire général. Discours 
prononcé par M. Euverte. Composition de la Commission l'orga- 



418 

nisation et des jurys. Liste générale des récompenses distribuées. 
Statistique de l'exposition. Liste générale des souscripteurs pour 
l'exposition borticole. — Saint-Etienne^ impr. Tliéolier frères, 
1881 ; in-8o, 26 pages. (Extrait des Annales de la Société» 
2* série, tome I, 25'' volume de la collection, année 1881, 
p. 335-360.) 

107. Société de charité maternelle de Saint-Etienne. — Rap- 
port présenté par le Conseil d'administration aux membres sous- 
cripteurs de la Société de charité maternelle. Année 1879-4880. 

— Saint-Etienne, impr. F. Forestier et C»% 1881 ; gr. in-8*, 
24 pages. 

108. Société de la Diana. — Excursion archéologique à 
Gousan, à Leignieu et à Boën, le 27 juin 1881. — Programme. 

— Montbrison, typ. A. Iluguel ; gr. in-4o, 2 pages. 

109. Société de l'Industrie minérale. — Comptes-rendtis 
mensuels des séances. — Saint-Etienne, impr. Théolier et G^, 
1881 ; in-8®, 240 pages, avec gravures dans le texte. 

110. Société du denier électoral de Saint-Etienne. — Saint- 
Etienne, impr. Ménard et Ding, 1881 ; in-16, 1 feuille. 

111. Société libre de secours mutuels, agriculture et com- 
merce, à Sury-le-Comtal. — Statuts. (Livret individuel.) — 
Saint-Etienne, impr. Théolier et G**, 1881 ; in-16, 16 pages et 
8 feuillets non paginés. 

112. Statuts de la boulangerie coopérative des ouvriers des 
fonderies, forges, chemins de fer et mines de Terrenoire. — 
Saint-Etienne, impr. G. Lombard, 1881 ; in-16, 11 pages. 

113. Statuts de la Société anonyme des docks de Saint- 
Etienne (Loire). Magasins généraux de Ghâteaucreux, autorisés 
par arrêté préfectoral du 5 juillet 1881. — Capital : 200,000 
francs. — Saint-Etienne, impr. Théolier et G*«, 1881; in-4*, 
21 pages. 

114. Statuts de la Société coopérative des ouvriers des fon- 
deries, forges, mines et chemins de fer do Terrenoire. — Saint- 
Etienne, impr. Lombard, 1881 ; in-8®, 1 feuille. 

115. Testenoire-Lafaybtte. — Allocution prononcée par 
M. Testenoire-Lafayelte, notaire honoraire, au nom de la Société 
de l'Ecole libre Saint-Michel de Saint-Etienne, à la distribution 
des prix faite aux élèves de celte école le 2 août 1881. — 
Saint-Elienne, impr. Théolier et G*% 1881 ; in-S®, 7 pages. 



419 

116. Touristes Foréziens. — Cours militaires. — Livret indi- 
viduel. — Règlement inlérieur adopté en assemblée générale le 
14 septembre 1881. — Saint-Etienne, impr. Théolier frères, 
1881 ; in-12, 32 pages. 

117. Unïon (/') républicaine de Roanne, \ouTnh\ foUilqne 
hebdomadaire de l'arrondissement. — A. Ghamprorois, gérant. 
— Roanne, impr. A. Gbampromis, 2' année, 1881 ; format 
grand-soleil. 

118. Vallée (la) du Oier, agriculture, industrie, statistique, 
paraissant tous les dimanches. — Gérant : Binachon. — Saint* 
Etienne, 1881 ; formai raisin. 

Le journal a été imprimé successivement : chez Théolier et G^», 
du 24 avril, date du 1" n<», au 11 septembre, et chez Besseyre 
et G*% du 18 septembre au 30 octobre, date du dernier n®. 

119. Yanel (l'abbé J.-B.). — Eloge funèbre de H. l'abbé 
Joscph-Gélestin Honnier, curé de Sainte-Blandine, à Lyon, pro- 
noncé pour la translation et la déposition de son cœur dans la 
ch^lle de l'Œuvre de la Jeunesse de Saint-Etienne, le 12 juin 
1881. — Saint-Elienne, impr. J.-B. Ménard, 1881; in-8^ 
32 pages. 

1 20. Yarax (Paul de). — Généalogie de la maison de Sainte- 
Colomlie, ses alliances et ses seigneuries, par Paul de Yarax. — 
Nombreux documents intéressant le Beaujolais, le Forez, le 
Lyonnais, le Dauphiné, le Poitou, le Gharollais et aulres pro- 
vinces. — Imprimerie générale de Lyon, 1881 ; in-S*" carré, 
XY et 343 pages, avec une vue du château de l'Aubépin. Papier 
leinté. 

Bien qu'avariées en partie par l'humidité, à la suite de 
l'abandon où elles sont restées très-longtemps dans une salle 
basse du château, attenante aux fossés, les archives de l'Aubépin, 
qui ont servi de base à la publication de M. de Yarax, n'en 
constituent pas moins un des plus riches charlriers seigneuriaux 
de la région. 

Dans la curieuse et rare généalogie qu'il a dressée de la 
maison de Sainle-Golombe, Glaude Le Laboureur s'est contenté 
d'esquisser à grands traits les filiations et les alliances, omettant 
le plus souvent les dates et ne s'arrétant guère qu'aux person- 
nages ayant possédé de hautes dignités dans l'armée ou dans 
Téglise. La méthode que H. de Yarax a suivie est tout différente 



490 

et son IWre, à vrai dire, est moins la généalogie que le cartulaire 
de la maison de Sainte-Colombe. Tous les titres du trésor de 
i'Aubépin: ventes, échanges, donations, contrats de mariage, 
testaments, codicilles, fondations pieuses, fois et hommages, 
aveux et dénombrements, etc., sont analysés en détail et parfois 
même reproduits in-extenso. Il résulte peut-être de cette multi- 
plicité de preuves un peu d'embarras pour le lecteur à suivre le 
fil de la généalogie. En revanche, que de précieux renseigne- 
ments sur une foule de familles, de seigneuries et de renies 
nobles, sur Téducation des enrants des gentilhommes, sur les 
vêtements, les parures et les armes de la noblesse, sur un grand 
nombre de chapellenies et prébendes, sur les mœurs et coutumes, 
sur les fermages, les grangeages, les produits du sol, le prix des 
denrées, etc. On remarquera encore dans le cours du volume 
divers épisodes des guerres de religion, une lettre de Louis XIII, 
deux de Louvois, etc. 

En dehors de la maison de Sainte-Colombe, M. de Varax a 
inséré, soit dans la trame du récit, soit à la fin du volume, des 
notices très-intéressantes sur les familles de Chastellus, d^Tzerand, 
Poussart du Yigean, Salamar, etc. 

Nous exprimerons seulement un regret, c'est que l'auteur 
n'ait pas compléU^ sa substantielle étude par une table des noms 
de lieux et de personnes, et par un tableau généalogique qui 
aurait permis de saisir d*un coup d'œil les nombreuses branches, 
filiations et alliances de la maison de Sainte-Colombe. 

12 t. Ville de Rive-de-Gier. — Budget des recettes et des 
dépenses pour Texercice 1 882. — Rive-de-6ier, impr. B. Sablière, 
1881 ; in.4% 14 feuillets. 

122. Ville de Rive-de-Gier. — Chapitres additionnels au 
budget de 1881. — Rive-de-6ier, impr. B. Sablière, 1881; 
in-4«, 4 pages. 

123. Ville de Rive-de-Giex. — Compte administratif des 
recettes et des dépenses pour Texercice 1880. — Rive-de-Gier, 
impr. B. Sablière, 1881 ; in-i», 11 pages. 

124. Ville de Rive-de-Gier. — Rapport de la Commission du 
budget de i'exerdoe 1882. — Rive-de-<jier, impr. B. Sablière, 
1881 ; in-4o, 4 pages. 

125. VUle de Roanne. — Compte administratif pour l'exercice 
1880, présenté au Conseil municipal de la ville de Roanne, par 



431 

M. RaffiDy maire. -^ Roanne, iœpr. Ghorgnoni s. d. (IdSl) ; 
gr. in-A«, 10 pages. 

126. Ville de Saint-Chamond. — Budget ou élat des recettes 
et des dépenses pour 1881. — Population : 14,420 habitants. 
— Saint-Btlenne, imprimerie administrative Hénard et Ding, 
1881 ; in-8s 95 pages. 

127. Ville de Saint-Etienne. — Population : 126,019 habi- 
tants. — Compte administratif de Texercice 1879. — Budget 
additionnel de 1880 et budget priroiaf do 188 U — Saint- 
Etienne, impr. Urbain Balay, 1881 ; in-folio^ 243 pages. 

128. Ville de Sainl-Elienné. — Service de l'architecture. — 
Bâtiments communaux. — Cahier des charges des travaux de 
réparations et d'entretien pendant les années 1881 et 1882. — 
Saint-Etienne, impr. Ménard et Ding, 1881 ; in-4% 131 pages. 

129. Ville de Saint-Etienne. — Voirie municipale. — Cons- 
truction et entretien des chaussées pavées. — Devis et cahier 
des charges. — Bail d'entretien pour les années 1881, 1882, 

1883, 1884, 1885. — Saint-Etienne, impr. Ménard et Ding, 
1881 ; in-4«, 38 pages. 

130. Ville de Saint-Etienne. — Voirie municipale. — Cons- 
truction et entrelien des dallages des trottoirs en ciment, pendant 
les années 1881, 1882, 1883, 1884 et 1885. — Devis et cahier 
des charges. — Saint-Etienne, impr. Ménard et Ding, 1881 ; 
in-4®, 37 pages. 

131. Ville de Saint-Etienne. — Voirie municipale. — Cons- 
truction et entretien des dallages des trottoirs et des chaussées 
en asphalte, pendant les années 1881, 1882, 1883, 1884 
et 1885. — Devis et cahier des charges. — Saint-Etienne, impr. 
Ménard et Ding, 1881 ; in-4«, 35 pages. 

132. Ville de SainIrBtienne. — Voirie municipale. — Cons- 
truction et entretien des ouvrages en maçonnerie dépendant du 
service de la Voirie, pendant les années 1881, 1882, 1883, 
1884 et 1885. — Devis et cahier des charges. — Saint-Etienne, 
impr. Ménard et Ding, 1881 ; in-4®, 51 pages. 

133. Ville de Saint-Etienne. — Voirie municipale. — Entre- 
tien des chaussées d'empierrement. — Devis et cahier des 
charges. — Bail d'entretien pour les années 1881, 1882, 1883, 

1884, 1885. — Sahit-Etienne, impr. Ménard et Ding, 1881 ; 
in-4*, 31 pages. 



433 

134. Ville de Saint-Btieone. — Voirie municipale. — Batre- 
tien des chaussées des places et des allées, des promenades, 
des jardins et des cimetières de la ville de Saint-Etienne. — 
Devis et cahier des charges. — Bail d'entretien pour ies années 
1881, 1882, 1883, 1884, 1885. — Saint-Etienne, impr.Ménard 
et Ding, 1881 ; in-4% 23 pages. 



ADDBNDA 

AUX PRÉCÉDENTS CATALOGUES. 



1873. 



65 bis. PoNCBR (J.-A.). — Mémoires hisloriques sur le Viva- 
rais, par J.-A. Poncer, auteur des Mémoires historiques sur 
Annonay et le Haut-Vivarais, membre de la Société française 
d'archéologie, archiviste-adjoint à la Préfecture du Jura. — 
Annonay, impr. de H.-C. Ranchon, 1873 ; 4 volumes in-8«, 
le 1«' de VII-«9, le 2* de 297, le 3« de 690, et le *• de 
583 pages. 

Les Mémoires historiques sur le Vivarais intéressent un grand 
nombre de localités et de familles du Forez. On remarquera : 
dans le tome I, la mention de divers titres concernant Luppé, 
Montchal, Saint-Ghamond, Saint-Galmier, le Toil et la Valla, 
l'abbaye de Glavas, le prieuré de Saint-Sauveur, la sacristie de 
Ghandieu, etc., les familles d'Angerés, Baronnat, de Ghalancon, 
de Lavieu, de Lévis, de Saint-Priest, etc. ; — dans le tome II : 
une demande présentée en 1790 à l'Assemblée nationale pour la 
réunion de la vallée méridionale du Mont-Pilat au Vivarais, etc. ; 
— dans le tome III : une courte notice sur le prieuré de Saint- 
Sauveur ; le curieux passage des Chroniques de Froissart 
où le Bascot de Mauléon, ancien chef de compagnie, raconte 
comment Louis Roubaut, lieutenant de Seguin de Badefol, fut 
surpris, taillé en pièces et fait prisonnier (le 2 mai 1365) par le 



498 

seigneur de la VouUe et les habitants du Puy^ au hameau de la 
Batterie, paroisse de Graix (Siméon Luce, Chroniques de 
Froiêsart, t. VI, p. XXXV, note 2), etc. ; — dana le tome IV : 
des DOtes généalogiques sur les familles d'Angerés, de Caste, de 
Montchal, Pagan, etc. 

1880. 

42 bïs. Département de la Loire. — Arrondissement de 
Montbrison. — Assainissement de la plaine du Forez. Syndicat 
de la Mare. — Procès-verbaux des délibérations de la Com- 
mission administrative. — Tome premier (années 1860-61-62- 
63-64-65). — Montbrison, impr. typ. A. Huguet, 1880; in-8% 
XXVIl-228 et VII pages. 

62 bù. Cénéalogie de la maison de Vinois. — Lyon, impr. 
Alf.-Louis Perrin, 1880; gr. io-4o, 36 pages. Papier vélin. 
Nombreux blasons dans le texte. 



4M 

CATALOGUE DES PUBLICATIONS 

REÇOES PAR LA 

BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ 

Pendant Vannée i88l. 



PablIcatloBS «dreMées par les ttœlétés corre»pOM4attt«s. 

Âbbeville (Somme). ^Société d'Emulation. — Mémoires, 1844 
à 1848, 1 vol.; 1861 à 1866, 1 vol. -- Bulletin, années 1877 
à 1880; 1 vol. 

Agen (Lot-et-Garonne). — Société d'agriculture, sciences et arts. 
Recueil des travaux, 2« série, tome VU, 1881. 

Alais (Gard). — Société scientiQque et littéraire. — Mémoires et 
comptes-rendus, année 1879, tome XI, 2« bulletin. — 1880, 
tome XII, !•' bulletin. 

Amiens (Somme). — Société des Antiquaires de la Picardie. — 
Bullelin 1880, n» 4 ; 1881, n" 1, 2, 3. — 16 volumes d'an- 
ciens bulletins et mémoires. 

Amiens (Somme). — Société Linnéenne du Nord de la France.— 
Bulletin mensuel 1880, liv. 88 à 90. — 1881, liv. 91 à 98. 

Angers (Maine-et-Loire). — Société nationale d'agriculture, 
sciences et arts. — Mémoires, tome 21, 1879. — Huit 
volumes d'anciens mémoires. 

Angers (Maine-et-Loire). — Académie des sciences et belles- 
lettres. — Mémoires, tome 36, 1881. — Statuts, 1881. 

Angers (Maine-et-Loire). — Société industrielle et agricole. — 
Bulletin 1880, 2« semestre. — 1881, !•' semestre. 

Angouléme (Charente). — Société d'agriculture, arts et commerce. 
— Annales. — 1881, 4 bulletins trimestriels. 

Annecy (Haute-Savoie). — Société Florimontane. — Revue 
savoisienne, année 1881. 



4f5 

Apt (YaucluBe). — Société littéraire, seiontillqQe et artistique. 

— Annales, 2« année 1864-65 ; 4« année 1866-67. 

Arras (Pas-de-Calais). — - Académie. — Mémoires, 2* série, 
tome XII, 1881. 

Auxerre (Yonne). — Société des siences historiques et natu- 
relles. — Bulletin, vol. 34, 1880 ; 35, 1881. 

Avignon (Yaucluse). — Société d'agriculture et d^borticulture de 
Yaucluse. — Bulletin mensuel, année 1881. 

Besançon (Doubs). — Académie des sciences, lettres et arts. — 
Année 1879, année 1880. 

Besançon (Doubs). — Société d'Emulation du Doubs. — Mé- 
moires, 5* série, tome V, 1880. 

Béziers (Hérault). — Société archéologique et scientifique. — 
Bulletin, 2» série, tome X, 2* livr., 1880. 

Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). — Société d'agriculture. — 
Bulletin mensuel, année 1881. 

Caên (Calvados). — Société d'agriculture et commerce. — 
Bulletin, année 1878. 

Caën (Calvados). — Société Linnéenne. — Bulletin, 3« série, 
tome I Y, année 1879-80. 

Caen (Calvados). — Académie des sciences, aits et belles-lettres. 

— Mémoires, 1881. 

Cambrai (Nord). — Société d'Emulation. — Mémoires, tome 37, 
séance publique, 1880. — Six volumes d'anciens mémoires. 

Châlon -sur-Marne (Marne). — Société d'agriculture, commerce, 
sciences et arts. — Mémoires, année 1880-81. 

Chambéry (Savoie). — Académie des sciences, belles-Ieltres et 
arts. — Mémoires, 3« série, tome YIII, 1880. 

Clermonl-Ferrand (Puy-de-Dôme). — Académie des sciences, 
arts et belles-lettres. — Mémoires, tome XXI, 1879. — Bul- 
letin historique et scientiflque de l'Auvergne, 1881, livr. 1 à 6. 

Compiégne (Oise). — Société d'agriculture de l'arrondissement 
de Compi^ne. — V Agronome praticien^ année 1881. 

Colmar (Alsace). — Société d'Histoire naturelle. — Bulletin, 
20' année, 1879. — 21« année, 1880. 

Dijon (Côte-d'Or). — Académie des sciences et belles-lettres. — 
Mémoires, 3* série, tome VI, année 1880. 



436 

Douai (Nord). — Société d'agriculture, sciences et arU. — Bul- 
letin agricole, année 1879. — Année 1880. 

Draguigoan (Var). — Société d'agriculture et de commerce. — 
7* série, tome IV, livr. 6 et 7, 1 881. 

Spinal (Vosges). - Société d'émulation. — Annales, année 1881 . 
Id.y supplément. 

Bvreux (Euro). — Société libre d'agriculture, sciences, arts et 
belles-lettres. — Recueil des travaux, 3* série, tome II, 
1852-53. — 4* série, tome V, 1881. 

Fiers (Orne). — Société industrielle. — Bulletin, 6* année, 
1880, livr. n~ 3 et 4, juillet à décembre. 

Grenoble (Isère). — Société de statistique de l'Isère. — Bulletin , 
3* série, tomeX, 1880. 

Guéret (Creuse). — Société des sciences naturelles et archéolo- 
giques. — Mémoires, tome IV, p. 341 à 468, 1881. — Deux 
anciens volumes. 

Havre (Seine- Inférieure). — Société des sciences et arts agricoles 
et horticoles. — Bulletin n» 20, 1880. 

Joigoy (Yonne). — Société d'agriculture. — Bulletin semestriel 
n"» 116. 1830, 2* semestre. 

La Rochelle (Charente-Inférieure). — Académie des belles- 
lettres, sciences et arts. — Annales (section des sciences 
naturelles), n* 17, année 1880. 

Liège (Belgique). — Société géologique de Belgique. — Annales, 
tome V, 1877-78. — Tome VI, 1878-79. Atlas de 4 grandes 
planches. 

Limoges (Haute-Vienne). — Société ^'horticulture de Limoges. 

— Bulletin, année 1881 complète. 

Limoges (Haute- Vienne) ^ Société archéologique et historique 
du Limousin. — Mémoires, 16 volumes de 1854 à 1871. 

Lizieux (Calvados). — Société d'horticulture et de botanique du 
centre de la Normandie. — Bulletin, tome III, n<» 3, 1880. 

Lyon (Rhône). — Académie des sciences, belles-lettres et arts. 

— Mémoires (classe des lettres), tome XIX, 1879-80. — 
(Classe des sciences), tome XXIV, 1879-80. 

Lyon (Rhône). — Société d'agriculture et d'histoire naturelle. 

— Annales, livraisons anciennes et sept volumes de la 3* série, 
1860 à 1866. 



427 

Lyon (Rbèoe). — Musée Guimet. — Anoalee, tome I^ 1880. — 
Catalogue, 1880. — Revue de rhistoiro des religions, tomes I, 
U, III et IV. (Manque liyr. n» 3 au tome III.) 

Luxembourg (Grand Duché de). — Société des sciences naturelles 
(Institution royale Grand-Ducale). — Publications, section des 
sciences naturelles, tomeXVIlI. 1881. 

Mftcon (Saône-et-Loire). — Académie des sciences, arts et belies- 
leUres. — Annales, 2« série, tome III, 1881. — Trois yolumes 
anciens. 

Le Mans (Sarlbe). — Société d'agriculture, sciences, arts et 
belles-lettres. — Bulletin, année 1879-80, 3* fascicule. — 
Année 1881-82, l'^et 2* fascicules. 

Marseille (Boucbes-du-Rhône). — Société de statistique. — 
Répertoire des travaux, tome XL, 2* partie, 1881. 

Marseille (Bouches-du-Rbône). — Société botanique et horticole 
de Provence. — BuUetm, 1881, janvier-avril. 

Meaux (Seine-et-Marne). — Société d'agriculture, sciences et 
arts. — Publications, 1880. — Lectures sur l'histoire de 
l'agriculture dans le département de Seine-et-Marne, 1874 à 
1879, par Tabbô Denis. 

Mende (Losére). — Société d'agriculture, sciences et arts. — 
Bulletin, 1880, décembre. — 1881, janvier à décembre. 

Montauban (Tarn-el-Garonne). ~« Société des sciences, lettres et 
arts. — Recueil de 1875 et 1876. 

Montauban (Tarn-et-Garonne). — Société archéologique de Tarn- 
et^aronne. — Bulletin archéologique, tome VIII, année 1880. 

Montauban (Tarn-et-Garonne). — Société d'agriculture du dé- 
partement de Tarn-et-Garonne. — Recueil agronomique 
mensuel, 1881, n»* 1 à 6. 

Hontbrison (Uire). — Société archéologique de la Diana. ^ 
Mémoires, tome VI, 1880. — Bulletin, tome I, livr. n<» 9, 10 
et supplément. Tome 11, livr. n*'* 1 et 2, 1881. 

Montpellier (Hérault). — Société centrale d'agriculture et des 
comices agricoles. — Bulletin, année 1880, septembre à dé- 
cembre. — Année 1881, janvier à juin. 

Montpellier (Hérault). — Académie des eciences et lettres. — 
Mémoires (section des sciences), tome X, 1*' fascicule, 1880. 



498 

Moulios (Allier). — Société d'émulalioo de rxilier. — Bulletin, 
2* livraison, 1880. 

Mulhouse (Alsace). — Société industrielle. — Bulletin, année 
1881, complète. — Une grande quantité de livraisons an- 
ciennes. 

Nancy (Meurtlie-et-Moselle). — Société des sciences et arts 
(académie de Stanislas). — Mémoires, 4* série, tome XIll, 
1880. 

Nantes (Loire-Inférieure). — Société académique. — Annales, 
6* série, tomel, 1880. 

Nantes (Loire-Inférieure). — Société archéologique. — Bulletin, 
tome XVIII, 1879. — XIX, 1880. 

Nantes (Loire-Inférieure). — Société Nantaise d^horticuUure. — 
Annales et résumé des travaux, année 1880. 

Nevers (Nièvre). — Société départementale de la Nièvre. — Bul- 
letin trimestriel, 1880, livr. n<« 2 et 3. — 1881, 1, 2, 3, 4. 

Nîmes (Gard). — Académie du Gard. — Mémoires, 7* série, 
tome II, 1879. 

Niort (Deux-Sèvres). — Société centrale d'agriculture des 
Deux-Sèvres. — Maître Jacques, journal d'agriculture, 1881, 
année complète. 

Nice (Alpes-Maritimes). — Société centrale d'agriculture, d'hor- 
ticulture et d'arts. — Bulletin, 1880, livr. 4. — 1881 , livr. 1, 
2 et 3. — Collection de publications anciennes. 

Orléans (Loiret). — Société d'agriculture, belles-lettres et arts. 

— Mémoires, 4« série, tome XXI, 1879-80. — Tome XXII, 
1881, l«r trimestre. — 2* série, tomes 1 à 9. 

Paris (Seine). — Société de numismatique et d'archéologie (rue 
de rUniversité, 58). — Annuaires 1867, 1868, 1869, 1870. 

Paris (Seine). — Association scientifique de France, à laSorbonne. 

— Bulletin hebdomadaire, année 1881. 

Paris (Seine). — Société protectrice des animaux. — Bulletin, 
année 1880, livr. novembre et décembre. — Année 1881, 
entière. — Collection de livraisons anciennes. 

Paris (Seine). — Société d'anthropologie. — Bulletin, année 
1880, livr. juillet à décembre. — 1881, janvier à août. 

Paris (Seine). — Société d'ethnographie. — Actes. Session de 
1877 (1878). — Annuaire de 1874. 



429 

Paris (Seine). — Société d'acclimatation (rue deLille, 19). — - 
Bulletin mensuel 1880, litr. n* 12. — 1881, llvr. n* 1 à il. 

Paris (Seine). — Société académique indo-chinoiâc de Paris. — 
Actes. Coiiiples-rcndus do 1877 à 1879 (1 semestre). 

Paris (Seine). — Société nationale d'agriculture de France. — 
Bulletin des séances, année 1880, llvr. n«»9, 10, 11. — 1881, 
livr. n«» 1 /l 7. 

Paris (Seine). — Société philotechnique. — Annuaires de 1877, 
1878 et 1879. 

Paris (Seine). — Société polyraathique de Paris — Bulletin, 
7« série, tome IV, 1879-80. 

Poitiers (Vienne). — Société des Antiquaires de l'Ouest. — Bul- 
letin trimestriel, 1880, livr. n« 4. — 1881, 1, 2, 3, 4. 

Poitiers (Vienne). — Société académique d'agriculture, sciences 
et arts. — Bulletin, 1880, mal à décembre. — 1881, janvier 
à mai. 

Poligny (Jura). — Société d'agriculture, sciences et arts. — 
Bulletin mensuel, 1880, n« 12. — 1881, no« 1 à 12. 

Privas (Ardécbe). — Société d'agriculture, sciences, arts et 
belles-lettres du département. — Bulletin, 1880, ^ semestre. 
— 1881, !•' semestre. 

Reims (Marne). — Société industrielle. — Bulletin, tome II, 1881, 
no» 53 et 54. 

Rennes (lUe-et-Vilaine). — Société d'agriculture et industrie 
de rille-et-Vi!aine. — Journal d'agriculture pratique, 
1881, no» 1 à 12. 

Rouen (Seiue-Inféricure). — Académie des sciences, belles- 
lettres et arts. — Précis analytique des travaux, année 1879- 
1880. 

Rouen (Seine-lnlérienre). — Société libre d'émulation, du 
commerce et de Tindustrie. — Bulletin, exercice 1880-1881. 
— Collection de livraisons anciennes. 

Saint-Etienne (Loire). — Société de médecine de Saint-Etienno 
et de la Loire. — Annales, année 1880, tome VU, 4« partie. 

Saint-Etienne (Loire). — Société de l'industrie minérale. — 
Bulletin, tome iX, 4* livr. 1880. — TomeX, livr. 1 et 2, 1881. 
-^ Comptes-rendus mensuels des réunions, année 1881. 

39 



&80 

SaiDt*JeaD-d*ADgely (Cbarenle-lDférieure). — Société Linnéenne 
de la Charente-Inférieure. — Bulletin trimestriel, 1880, 
n~ 2, 3 et 4. 

Saint-L6 (Hanche). — Société d'agriculture, d'archéologie et 
d'histoire naturelle. — Notices, mémoires et documents, 
tome Y, 1879 et 1880. 

Saint-Quentin (Aisne). — Société académique des sciences, 
i)elles-lettres et agriculture. — Mémoire?, 4* série, tome III, 
travaux de juillet 1879 à juillet 1880. 

Saint-Quentin (Aisne). — Société industrielle. — Bulletin n<» 26, 
1881. — Collection de bulletins anciens. 

Strasbourg (Alsace). — Société d'agriculture, sciences et arts de 
la Basse- Alsace. ^ Bulletin trimestriel, 1880, n<> 4. — 1881, 
n" 1, 2, 3. 

Toulon (Var). — Société académique du Var. — Bulletin, 
tome IX, 1879-1880. 

Toulon (Var). «— Société d'agriculture, d'horticulture et d'accli- 
matation. — Bulletin mensuel, 1880, n«« 7, 8, 9. — 1881, 
n« 10 à 21. 

Toulouse (Haute-Garonne). — Société d'agriculture de la Haute- 
Garonne. — Journal d'agriculture pratique pour le midi 
de la France, 1880, décembre. — 1081, janvier à décembre. 

Toulouse (Haute-Garonne). — Académie des Jeux Floraux. — 
Recueil, année 1880. 

Toulouse (Haute-Garonne). — Société d'histoire naturelle. — 
Bulletin, tome XIV, année 1880. 

Toulouse (Haute-Garonne). — Société académique hispano- 
portugaise. — Bulletin 1880, livr. n* 4. — 1881, n* 1. 

Tours (Indre-et-Loire). — Société d'agriculture, sciences, arts 
et belles-lettres — Annales, année 1880. 

Troyes (Aube). — » Société académique d'agriculture, sciences, 
arts et belles-lettres. — Mémoires, 3* série, tome XVH, 
année 1880. 

Troyes (Aube). — Société d'apiculture de l'Aube. — Bulletin, 
année 1881. 

Valendennes (Nord). — Société d'agriculture, industrie, sciences 
et arts du département du Nord. — Revue agricole et indus- 
trielle, 1880, n- 11 et 12. — 1881, n*» 1 à 9. 



Versailles (Seine-et-Oise). — Société d^agricuUure et arts. — 
Mémoires, 2* série, tome XIY, année 1880. 

Vesoul (Haute-Saônej. — Société d'agriculture, sciences et arts 
de la Haute-Saône. — Bulletin, 3« série^ 1879, annexe w> 2. 

— 1881,nMi. 

PablleailoBS données par VKtmU 

Catalogue des brevets d'invention, années 1880 et 1881. 

Description des brevets d'invention, tomes XGVII, XGVHI, XGIX. 

— Nouvelle série, tome XXI (!'• et 2* partie). 

Revue des sociétés savantes des départements, 7* série, tome IV, 

1881. 
Revue des travaux scientifiques, année 1881 complète. 
La Remania, tome X, «innée 1881. 

^onmaax et Reines* 

Annales des sciences naturelles : 
Zoologie, tome XI complet. — Tome XII, i livr. 
Botanique, tome XI complet. — * Tome XII, 2 livr. 

Revue des Deux Mondes, année 1881. 

Revue politique et littéraire, année 1881. 

Revue scientifique de la France et de l'Etranger, année 1881. 

Le Moniteur scientifique, Quesneville, année 1881. 

Le Journal d'agriculture pratique, directeur Lecouteux, année 

1881. 
Les Mondes, revue hebdomadaire des sciences, année 1881 . 

Le Journal des cultivateurs, directeur A. de Lavalette, année 

1881. 
Le Sud-Bst, journal agricole de Givnoble, année 1881. 

L'Exploration, journal des conquêtes de la civilisation, année 
1881. 

Le Cultivateur agenois, année 1880-1881. 

Publications diferses. 

Congrès international de géographie commerciale tenu à Paris 
du 23 au 30 septembre 1878. — Paris, in-8\ 277 pages. 



4M 

Mémoires de la société académique indo-chinoise de Paris. — 
L'ouverlure du fleuve rouge au commerce et les événements 
du Tong-Kin, 18TS*-i873. — Journal de voyage et d'expé- 
dition dt J. DupuiSi précédé d'une préface de M. le marquis 
de Groizier. — Paris, 1879» in-4% 324 pages. 

Opugeale» àlTers. 

AiBiGMY (Paul D'). — BxplcMratioQ du bois de PaïoUve d'Âubenas, 
aux Vans. — Privap, 1881, 117 pages. 

Annuaire agricoiOi de Javel, pour 1881. — Paris, 1881, in-18| 
192 pages. 

AVERONS (Charles). — Les tarifs des chemins de fer en France et 
à l'étranger. — Le Havre, 1881, 53 pages. 

Barre (L.), ingénieur. — Reboisements opérés de 1877 à 1879 
dans la commune de Honteils (Gard). — Alais, 1880, 15 p. 

Barre (L.), ingénieur. — Altitudes des divers points remar- 
quables de l'arrondissement d'Alais (Gard). — Alais, 1876, 
38 pages. 

Bréas (A.). — Conférence sur te projet de chemin de fer direct 
entre Bordeaux et Lyon. — Bordeaux, 1881, 30 pages. 

CuRARD, ancien notaire. — * Etudes sur le ressort des oolairea. 
-- Saiot^^BUeniM, 1876, io-18, 23 pages. 

Groizier (le H** fts). ^ Les manuscrits de l'aocteo GombocUe 
ahsaéê par provinces. «^ Paris, 1872, ia-18, 32 pages. 

EvRARO (Maximilien). — Instance contre la G** de Bességes. 
copie du rapport des experts. — Saint-Etienne, 1881, 
109 pages. 

GiRERT (Eugène). — Le mouvement économique en Portugal et 

le vicomte San Januaiio. — Paris, 1881, 14 pages. (Société 

académique indo-chinoise de Paris.) 
Labully (P.), vétérinaire. — De la surveillance à exercer pour 

restreindre les falsiflcations des denrées alimentaires. — 

Création d'un laboratoire municipal d'analyses h Saint-Etienne. 

— Saint-Etienne, 1881, 20 pages. 
Le Grand (Antoine). — Notes sur quelques plantes critiques ou 

peu connues. (Extrait du bulletin de la sociélé botanique de 

France), 9 pages. 



43a 

Lniousm (Gbarles-M.)* — La liberté da bon marcbé dans 1er 
transports. — Paris, 15 pages. 

LoOTAED (Ludovic). — La réforme des tarib de diemlDS de fer 
et la question des tarifs spéciaux. — Paris, 1881» 61 pages. 

HouiLLEFBRT (P.). — Guérison et conservation dès vignes 
françaises. Nouvelles instructions théoriques et pratiques pour 
l'application du fulfo-carbooate de potassium aux vignes 
phylloxérées. — Paris, 1881, 61 pages. 

Pasteur. — Sur la vaccination charbonneuse. Compte-rendu 
sommaire des expériences faites à Pouilly-Ie-Fort, présMelun. 
— Paris, 1881, in-4», 8 pages. 

Perret (Michel), de Tullins. — Vinification. Sucrage des ven- 
danges. — Grenoble, 1881» 11 pages. 

Sat (Léon). — Le rachat des chemins de fer. (Extrait du journal 
des économistes, décembre 1881 . — Paris, 1881, 28 pages. 

Valsbrrbs (Jacques), à Gourbevoie (Seine). — • Projet de loi sur 
le crédit agricole. •*- Argenteuil, 1879, 15 pages. 



4St 

OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES 

RecueiUiei à StdtU'Etienne pendant l'année iSSi, 
Par MM. BARTHÉSAGO et PODRRAT. 



A partir de cette année 1881, deâ changements importants, 
que nous devons faire connaître, sont survenus dans la manière 
dont sont recueillies les observations météorologiques de Saint- 
Etienne. 

MM. Baroulicr et Syméon qui, depuis un grand nombre 
d'années, enregistraient avec grande ponctualité, le premier, les 
observations pluviométriqucs, et le second, celles qui sont rela- 
tives à l'état du ciel et aux vents, en même temps qu'il résumait 
les remarques les plus intéressantes à faire sur la marche des 
phénomènes météorologiques ûb chaque mois, nous ayant 
déclaré qu'il leur était impossible de nous continuer plus 
longtemps leur concours, nous avons dû aviser à remplacer le 
mieux possible les observations qui allaient nous faire défaut. 
M. Pourrat, concierge du Palais-des-Arts, étant déjà chargé par 
les ponts et chaussées de faire des observations sur la pluie, 
l'état du ciel et les vents, nous l'avons prié de nous communiquer 
pour nos Annales le double de ces observations, ce qu'il a fait 
avec beaucoup de complaisance. 

Yoid, .en conséquence de ces changements, les remarques 
préliminaires que nous avons à faire sur la prise des obser- 
vations. 

Les observations thermométriques, barométriques et hygro- 
métriques sont recueillies par M. Barthésago, opticien, sur la 
place de l'Hôlel-de-Ville, à 518 mètres d'altitude au-dessus du 
niveau de la mer. Les moyennes ont été calculées par le Docteur 
Maurice. 

Le signe — précédant un chiffre thermométrique indique une 
température au-dessous de 0. 

Les observations hygrométriques sont prises avec un hygro- 
mètre à cheveu. 



435 

Les observalioos udométiiques sont prises par M. Pourrai, 
dam la cour du Palais-des-Arts, à l'altitude de 540 mètres 
au-dessus du niveau de la mer. Chaque observation journalière 
indique la hauteur d'eau tombée en 24 heure?, soit en pluie, 
soit en neige, prise 1 9 heures du matin. 

Les indications relatives aux vents indiquent la direction qui 
a été dominante dans le jour. 

Les indications relatives à l'état du ciel Indiquent également 
l'état qui a été dominant dans le jour. Elles se réduisent à trois : 
clair, nvuigeux et sombre. Clair indique que dans la plus 
grande partie du jour le ciel a été sans nuages ou avec peu de 
nuages ; nuageux indique que le ciel a été plus ou moins 
obscurci par des nuages avec des intervalles clairs ; sombre, 
que le ciel a élé tout le jour complètement voilé par des nuages 
sans éclaircies. 



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449 

OBSERVATIONS THERIOIÉTRIQDES ET PLDVIOIËTRIODES 

Recueillies 

DANS DIVERSES STATIONS DU DÉPARTEMENT DE LA LOIRE 

Pendant l'année 1881. 



Le service météorologique dont nous publions ci-après les 
résultats, a été institué et organisé dans le département de la 
Loire, en 1876, par l'inspecteur d'Académie à cette époque, 
M. Stouif, et maintenue par ses successeurs. 11 fonctionne^ grâce 
au concours bénévole des instituteurs primaires qui résident 
dans les diverses stations ci-après, sauf celle de Saint-Etienne, 
où les observations de M. Pourrat sont utilisées. 

Voici les noms et altitudes des stations avec les noms des 
observateurs : 

stations. Altitude. ObeerTatenn. 

Arrondissement de Roanne : 

Lapacaudlère 336" M. Bergier. 

Fourneaux 564" M. Berraud. 

Saint -Priest-la- Roche 446- M. Matrod. 

Arrondissement de Montbrison : 

Nervieux 350" M. Rigaud. 

Andrézieux 400" M. Vignon. 

Arrondissement de Saint-Etienne : 

Rive-de-Gier 225" H. Roux. 

Pélussin 514" M. Courbon, 

Saini-Eliennc 540" M. Pourrat. 

Les observations de 1881 présentent des lacunes très-regret- 
tables, causées sans doute par des absences de Tobservateur. Il 
serait à désirer que chacun d*eux avisât un moyen de se faire 
suppléer en cas de besoin, car les lacunes enlèvent presque 
toute leur valeur au reste des observations faites dans la localité ; 
des observations incomplètes ne permettent plus, en effet, de 
calculer les chiffres les plus importants à connaître, ceux des 
totaux ou des moyennes par mois, saisons ou années. 



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œMPTE-RENDU 



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DÉPENSES ET REGBnBS DE hk SOCIÉTÉ D'AGRICULTURE 

INDUSTRIE, saEIfCBS, ARTS ET BELLES-LETTRES 

Par M. FAVARGQ, trésorier. 



SXBRCICS 1881 



Compte-rendv flmanclcr 4a C^mtce cantonal de 18 81 9 
tenn à Boari^-Aryent»! le 4L «eptembre. 

RECETTES. 

Contribution do la Société d'Agriculture 3,129 95 

Id. de la ville de Bourg-Argental 1,500 » 

Total 4,629 95 

DÉPENSES. 

Récompenses : 

Primes en argent 1 ,385 • ( 

Médailles de la Société. 899 • ( ^'^^* * 

Tournée du jury agricole 415 » 

Frais d'agencement et autres accessoires : 

Réparations et augmentations du 

matériel, notes diverses 111 80 

Transport et installation 1,359 65 

Décorations des Jurés 32 » 

Transport des Jurés 135 » 

AfOclies, pancartes et impressions. 194 45 

Gomple-rendu du Comice 48 • 

Frais de bureau du pecrélaire général 50 50 

Total 4,629 95 



1,930 95 



457 

Compte«T«Bd« flMAncter des Comerars d^korilemltare de 
8»faàt.B«ieBBe» dee %%, 38, 84 et 88 eeptettibre. 

RECE1TBS. 

Gonlribulion de la Société d'Agriculture 779 55 

Allocation de la ville de Saint-Etienne 300 » 

Souscription horticole • • 1,301 • 

» du banquet 380 » 

Entrées à l'Exposition 1,604 65 

Total 4,365 20 

DftPBNSBS. 

Récompenses : 
Médailles de la Société 2,142 » 

Frais d'agencement et autres accessoires: 

Matériel et installation. 1,254 25 j 

Décoration des Jurés 34 » f 4 kqc oa 

Affiches, pancartes et impressions. 257 40 ? ^'^^^ ^" 
Praisdebureau du secrétaire général 49 55 ) 

Musiques : 

Colonie de Cizeron 50 > | 

Touristes. Rafraîchissements 33 » > 98 » 

Droits d'auteurs 15 • j 

Banquet 530 » 

Total 4,365 20 

Compte-veBdn féméml des reeeltee et dépei 

de 1» floelété. 



; j 4,990 



neCETTES. 

Cotisations: 380 à 12 fr 4,560 

Droits d'entrée : 43 à 10 fr.... 430 

Sud'Est et Fourmilière 169 50 

Allocations : 

Du Ministère de TAgriculture. ... 1 ,500 • \ 

Du département de la Loire 2,000 • > 5,000 » 

De la ville de Bourg-Argental . • • • 1 ,500 » ) 

A reporter 10.159 50 



458 

Report 10.159 50 

Souficriptioo borlicole : 

Subvention de la ville de St-Eticnnc 300 • j 

Souscriptions diverses 1,301 • > 1 ,981 • 

» au banquet 380 » ) 

Recettes de TExposilion 1,604 65 

Ventes d'Annales et bulletins . . ; 81 50 

Fourni par le fonds de médailles : 

Au Comice de Bourg-Argental. . • 899 » 

Au Ck)ncours horticole de St-Biienne 2 J 42 » 

Aux lauréats de l'industrie 142 »» . *î 934 ^o 

Vente d'une petite médaille d'or à ' ' 

M. Euverte 50 • 

Vente d'un étui à M. Bonncfoy. . . 1 50 



Total 17,061 15 

Excédant des dépenses sur los recettes 510 • 

17,571 15 

DÉPENSES. 

Agriculture et horticulture: 

tlomice de fiourg-Argental : Gontri- | 

bution de la Société d'agricniture 3,129 96 I , ^^^ ^. 

Contribution de la ville de Bourg- 1 **> • ^ 

Argental 1,500 » I 

Concours horticole 4,365 20 

Champ d'expérience 267 65 

Sud'Est et Fourmilière 169 50 

Annales et impressions 2,990 > 

Bibliothèque : 

Abonnements et achats de livres. . 298 50 \ 

Beliure 29 9 1 

Industrie et sciences : 

Complément de l'herbier de la 
Société 76 55 

Papiers et encartonnages pour 
rherbier 56 • 



327 50 



132 55 



A reporter 12,882 35 



459 

Beport 12,882 35 

Souscription au monument Broca 20 20 

Bocouragement à Tinduslne 355 • 

Ponds do médailles 2,975 » 

Frais généraux : 

Indemnité du secrétaire général. . . 800 > 

Timbres-poste 147 50 

Fournitures de bureau et impressions 134 » ( ' ^ 

Entretien des salles de réunion .... 1 01 75 

Profits et pertes : 

Frais do recouvrements C9 85 . 

7 cotisations perdues et une fourmilière 85 50 1 155 35 

Total 17,571 15 



MouTemest de 1» Caisse. 

ENTRÉES. 

Bn caisse au 31 décembre 1880 10,149 20 

CotisaUons: 373 à12 fr 4,452 . i 

Droits d'entrée : 43 à 10 fr 430 » ) ^'^^^ * 

Sud-Est et Fourmilière.,. 168 » 

Allocation du ^^dinistére de T Agri- 
culture 1 ,500 » 

Âllocalion du département de la } 3,800 

Loire 2,000 » 

Allocation de la ville de St- Etienne. 300 » 

Souscription horticole 1 ,301 » 

9 du banquet 380 » 

Recettes de l'Exposition horticole 1,604 65 

Ventes d^Annales et bulletins 81 50 

Vente d'une médaille d'or petit module à M. Euverte 50 > 

Vente d'un étui de médaille ù M. Bonnefoy 1 50 

Total 22,417 85 



400 



SORTIES. 




Comice : 




Récompenses en espèces 


1,385 . 


Tournée du jury agricole 


415 . 


Réparations et augmentations du 




matériel 


111 80 


Tiansport et installation 


1,359 65 


Décorations des Jurés 


32 • 


Transport des Jurés. « . . 


135 » 


Affiches, pancartes et impressions 


194 45 


Compte-rendu du Comice 


48 » 


Frais de bureau du Comice... 


50 05 



Concours horticole : 

Frais d'agencement, matériel et 

instaRalion 1,254 

Décorations des Jurés 34 

Pancartes et affiches 257 

Frais de bureau du secrétaire • . 49 

Colonie de Cizeren 50 

Touristes 33 

Droits d^auteurs 15 

Banquet 530 

Champ d'expériences, notes diverses 

Sud'Est et Fourmilière 

Annales et impressions 

Bibliothèque : 

Abonnements et achat de livres. 298 

Reliures : 29 

Complément de 1 herbier de la Société.... 
Souscription au monument Broca < 

Encouragements à l'industrie : 

Subvention à François Roy . . . 200 

Gravures de médailles 13 

Fonds de médailles : 
Deux factures de la Monnaie • . . . 



25 

• 

40 
55 

» 
> 

» 



3,730 95 



2,223 20 



50 



267 65 

169 50 

2,990 > 



327 50 

132 55 
20 20 



:! 



213 



2,975 



A Reporter 13,049 55 



461 

Report 13,049 55 

Frais généraux : 

Indemnitée du secrétaire général . 800 > 

Timbres-poste 147 5» 

Fournitures du bureau et impres- } 1,183 25 

sions 134 » 

Entretien des salles de réunions. . . 101 75 

Frais de recouvrements 69 85 



14,302 65 
En caisse chez le Trésorier. . . 8,115 20 

Total 22,417 85 



Situation au 31 décembre 1881. 

Excédant de Pactif au 31 décembre 1880 1 1,381 20 

Id. des dépenses sur les recettes de Texer- 

cice 1881 510 » 



Total de TacUf 10,871 20 



Actif : 



En caisse chez le trésorier 8,1 15 20 

M. chez Girerd Nicolas et Ci* 1,232 » 

Créance sur la ville de Bourg-Ârgental 1,500 » 

Cotisations arriérées 24 » 



Total 10,871 20 



Passif : 
Néant. 



Fonds d*encouragement pour l'industrie. 

Somme disponible au 31 décembre 1881 846 95 

Nota. — Cette somme est comprise dans celle de fr. 10,871 20 
ci-dessus énoncée. 



469 



Fonds de médailles. 

•a 81 décembre 4880. ""*•* «««iw. 31 décembi* 4881 

Or (grand module).. 10 8 2 

Or (petit module) . . 2 18 16 4 

Vermeil 14 46 40 20 

Argent 30 59 55 34 

Bronze 22 140 142 20 



463 

TABLE GÉNÉRALE ANALYTIQUE 

PAB ORDRE ALPHABÉTIQUE 
net 

MATIÈRES CONTENUES DANS LE TOME I DE LA DEUXIÈME SÉRIE 

DES ANNALES DE LA SOCIÉTÉ 

Année 1881. 



Abeilles. — Réservoir de glucose pour leur aliroentalion en 
hiver, 113. 

Agriculture et Hoaticultubb (Seclioo d'). — Bureau en 1881, 3. 
Travaux (voir procès-verbaux et la table méthodique). — 
Champ d'expériences de Saint-EtleoDe, 34 , 108, 328. — 
Comice agricole cantonal de 1881 (voir comice). — Concours 
et exposition horticole de Saint-Etienne en 1881 (voir expo- 
sition horticole). 

ARITHMÉTIQUE. — Méthode nouvelle pour abréger la recherche 
des nombres carrés, 145. 

BAROULIER, vice-président de la section des sciences, 3. 
Barthésagoy opticien. — Observations barométriques et Iher- 
mométriques recueillies en 1881, ^34. 

Battants brocheurs des métiers à rubans ; système nouveau 
d'ascension de Jean Vacher, 136. 

Bei'audf passementier; médaille de vermeil décernée, 114, 
135. 

BBRLAND (iules), secrétaire de la section des arts et belles- 
lettres, 4. 

BESSON (Jean), bibliothécaire de la Société, 4. 

Bibliographie. — Catalogue des ouvrages relatifs au Forez ou au 
département de la Loire, publiés en 1881, 397. 

Bibliothèque. — > Catalogue des ouvrages reçus par la Société, 
en 1881, 424. 

BORIE, notaire. — Irrigation agricole obtenue par un trou de 
sondage à Montrond, 322. 



464 

Botanique. — Vœu relatif à la vulgari&alion des connaissances 
botaniques à Saint-Etienne, 44. 

Bourg-Argental (Comice de), 161. — Compte-rendu^ 205. 

Brevets d'invention pris en 1880 par les industriels du dépar- 
tement de la Loire^ 372. 

Broca, fondateur de la Société d'anthropologie ; souscription 
pour son monument, 38. 

Brassard, député de la Loire. — Note historique sur Texploi- 
tation de la houille dans les environs de Saint-Etienne, sous 
l'ancien régime, 121. 

Bureaux de la Société pour 1881, 4. 

CARYÈS, vice-président de la section d'industrie^ 3. 

CHAPELLE (F.). •— Méthode nouvelle pour abréger la recherche 
des nombres carrés, 145. — Silhouettes pédagogiques à 
l'usage des salles d'asile et des petites classes des écoles pri- 
maires^ 155. — Note sur l'impôt des quittances, 192. 

Charron (Maladie du). Recherches sur ses causes et découverte 
d'un vaccin pour en préserver les animaux, 180, 327. 

CHARLOIS, secrélaire de la section des sciences, 3. 

CHAVBRONDIBB (Auguste), vice-président de la section des arts 
et belles-lettres, 4. — Catalogue des ouvrages relatifs au 
Forez ou au département de la Loire publiés en 1881, 397. 

GoNiGE de Bourg-Argenlalen 1881 : Programme, 161. — Compte- 
rendu, 205. — Liste des lauréats, 221. — Statistique, 231. 

Comices agricoles cantonaux ; rapport sur les récompenses à 
décerner, 44. 

Concours des exploitations agricoles des cantons de Bourg- 
Argental et Pélussin en 1881, 215. 

Concours régional de 1881, à Montbrison ; statistique, 166. 
Congrès d<» délégués des sociétés savantes à la Sorbonne, en 
1881, 183. 

Correspondance reçue en 1881 ; elle est analysée au commen- 
cement de chaque procès-verbal. (Voir procès-verbaux). 

CROIZIER (B.), conservateur du matériel de la Société, 4. — 
Rapport sur un système nouveau d'ascension pour les battants 
brocheurs des métiers à rubans, inventé par M. Jean Vacher, 
136. 

Economie politique. — L'impôt des quittances, 192. 



4f)5 

Electricité dynamique ; méthode de production à bas prix, 140. 

EUVERTE (J.). — Président de la Société, 3. Réélu pour 3 ans, 
19. — -Discours prononcé au Comice de Bourg-Argental, 211. 
— Discours prononcé à la distribution des récompenses du 
Concours horticole de Saint-Etienne en septembre 1881, 339. 

EVRARD (Maximilien), président de la section d'industrie, 3. 

FÂUDRIN, professeur d'horticulture. - Catalogue des quatorze 
espèces de plantes de yignes américaines dont les fruits ont 
été exposés à l'exposition horticole de Saint-Etieune de 1881, 
36K 

PAVARCQ (Louis), trésorier. — Découverte à Saint-Etienne d'un 
insecte d'une espèce nouvelle appartenant au genre D^me^^e, 
393. — Comptes-rendus financiers de l'exercice 1881,456. 

Ferreol, passementier ; médaille de vermeil décernée, 114,135 

Financiers (Comptes-rendus) de 1881, 456. 

FONVIELLE (Paul), président de la section d'agriculture et d'hor* 
ticulture, 3. 

Forez. — Catalogue des ouvrages relatifs au Forez ou au dépar- 
tement de la Loire, parus en 1881, 397. 

Forez (Géologie de la plaine du), 54. 

Géologie de la plaine du Forez ; étude par les sondages, par 
1). Francis Laur, 54, 233. — Carie géologique d'après 
M. Gruner, 104. — Coupes géologiques de la plaine du Forez, 
105. — Considérations sur les terrains secondaires et tertiaires 
du département de la Loire, par M. Maussier, 364. 

Heurtier (Pierre) ; médaille d'or décernée pour perfectionnement 
de la balance-romaine, 182, 195. 

Horticole (Exposition) de Saint-Etienne en 1881 : Programme 
général, 48. — Commission de souscription et d'organisation, 
52. — Compte-rendu, 335. — Liste des lauréats, 348. — 
Statistique, 347. — Liste des souscripteurs, 358. 

HoRTiGULTCKE. — Proposition d'instituer une exposition et des 
concours annuels à Saint-Elicnne, 27, 29, 35, 36, 45. 

Houille (Mimis de). — Note historique sur l'exploitation de la 
houille sous Tancien régime, 121. 

iNDUSTRib rubannièro; récompenses accordées en 1881, 135^ 
136, 190. 

Industrie (Section d'). — Voir les mots bureaux, procès- verbaux 
et la table méthodique, 469. 



466 

Insecte d'une espèce nouvelle apparlenanl au genre Lermesle^ 
trouvé à Saint-Elienne par M. Favarcq, 393. 

Irrigation agricole obtenue par un trou de sondage ù Monlrond, 
322. 

JACOD (André). — Nécrologie de ce membre^ 108. 

LâBULLY, secrétaire de la scclion d'agriculture et d'horti- 
culture, 3. 

LâUR (Francis), ingénieur. — Géologie de la plaine du Fore z, 
étude par les sondages ; 1^ partie : Les précédents géalogiques 
et les données qui ont déterminé le sondage de Montrond, 54 ; 
2« partie : Ixs travaux de Montrond, 233. 

LIABBUF, vice-président de la section d'agriculture et d'horti- 
culture, 3. — Rapport sur les récompenses agricoles à 
décerner dans les Comices, 4i. — Rapport sur le concours 
des exploitations agricoles des cantons de Bourg-Argental et 
Pélussinen 1881, 215. 

Liste générale des lauréats des concours horticoles de Saint- 
Etienne en 1881, 348. 

Liste générale des membres titulaires de la Société d'agri- 
culture au 1'' janvier 1881, 5. 

Liste générale des récompenses distribu(^es au Comice agricole 
de Bourg-Argental, 221. 

MAURICE (Docteur), secrétaire général, 3. — Travaux : Procès- 
verbaux des assemblées générales (voir procès-verbaux] ^ 
Rapport sur une proposition d'instituer un concours et une 
exposition d horticulture annuels à Saint-Etienne, 45. — 
Compte- rendu du Comice de Bourg-Argental, 205. — Statis- 
tique du Comice, 231. — Statiët.que du concours régional de 
Monlbrison en 1881, 166. — Compte-rendu des concours et 
de l'exposition horticoles qui ont eu lieu à Saint-Etienne, en 
septembre 1881, 335. — Catalogue des brevets d'invention 
pris en 1880 par les industriels de la Loire, 372. — Compte- 
rendu des travaux de la Société pendant Tannée 1881, 385. 
— Catalogue des ouvrages reçus par la bibliothèque de la 
Société en 1881, 424.— Table générale alphabétique du 
volume, 463. — Table méthodique, 469. 

MaUSSIER (B.), ingénieur. — Considérations sur les terrains 
secondaires et tertiaires du département de la Loire, 364. 

Membres titulaires de la Société. Liste générale au l^janvie 



467 

1881, 3. — Indication des changements survenus dans le 
personnel en 1881, 305. 

MÉTÉOROLOGIE. — Projet d'observatoire au Mont-Pilat, 28, 30. — 
Observations météorologiques recueillies à Saint-Etienne en 
1881, 434. — Observations thermométriques et pluviomé- 
triques recueillies dans diverses stations du département de 
la Loire en 1881, 442. 

MICHEL (Sauveur). — Vœu relatif à un moyen de vulgarisation 
des connaissances botaniques à Saint-Etienne, 44. '— Rapport 
sur Tapplication aux métiers à rubans du montage des métiers 
à étoffe de Lyon, 135. 

NoNTBRisON (Concours régional de), Il 4. 

MoiTTRO^D ; travaux du sondage, 233. — Journal du sondage, 
271. — Source jaillissante intermittente, 319. 

MosAïco-STRucTURB de M. Rouchouse; utilité de cet appareil 
pour renseignement du tissage, 190. 

Moteurs pour les petites industries, 35. 

OTIN (Antoine), vice-président de la section d'agriculture et 
d'horticulture, 3. — Commissaire général du Comice de 
Bourg-Argental, 220. — Président de la Commission d'orga- 
nisation de l'exposition horticole de Sainl-Eliennc, 48, 345. 

Pasteur (Louis). — Recherches sur la nature et les causes de 
Taffection charbonneuse et moyen d'en préserver les animaux, 
180, 327. 

Phtlloxéra de la vigne ; traitement par la culture du tabac, 109. 

Planches contenues dans le volume : Carie géologique du dépar- 
tement de la Luire, d'après Touvrage de M. Gruner, lOi. — 
Coupes géologiques en long et en travers de la plaine du 
Porrz, 105. — Installation du chantier du sondage de 
Monlrond, 240. — Instruments servant au sondage de Mont- 
rond, 243. — Instruments de sondage (suite), 247. — 
Silhouettes pédagogiques, 159. — Modèles de balances- 
romaines et modèle de la balance P. Heurlier, 201. 

Pourrai — Observations météorologiques recueillies en 1881, 
434. 

Procès-verbaux des séances de la Société en 1881 : du 13 
janvier, 15 ; — du 3 février, 26 ; — du 3 mars, 32 ; — du 
9 avril, 105; — du 5 mai, 112; — du 2 juin, 116 ; — 
du 7 juillet, 169 ; — du 4 août, 174 ; — du 1" septembre, 



468 

179 ; — du 6 octobre, 317 ; — du 3 novembre, 325 ; — da 
1" décembre, 330 ; — exlraordioaire du 18 décembre, 333. 

Récompenses pour Tencouragement de rioduslrie, defl eciences, 
des leltres et des arls : Programme et Comité, 40. — Médailles 
décernées en 1881 : MM. Pierre Heortler, Beraud, Fcrreol, 
Rouchouse et Jean Vacher. (Voir ces noms). 

RÈGLBMEirr; décisions interprétatives, 37, 114. 

RIMAUD (Docteur), président de la section des arts et belles- 
lettres, 4. 

R1V0L1BR (J.-B.), secrétaire de la section d'industrie, 3. — 
Rapport sur les perfectionnements apportés à la balaice- 
romaine par Pierre Heurtier, 195. 

Rouchouse, fabricant de rubans à Saint-Chamond. Médaille de 
bronze décernée pour appareil dit mosaïco-structure, 172, 
177, 190. 

ROUSSE, président de la section des sciences, 3. — Méthode de 
production d'électricité dynamique à bas prix, par la disposi- 
tion d'une'pile au manganèse dont les sels sont régénérés, 146. 

SaHOOETTES PÉDAGOGIOOES à Pusago des salles d'asile, 155. 

Socifrré d'agricultuhb, industrie, sciences, arts et belles-lettres 
du département de la Loire. Personnel: Bureaux, 3. — Liste 
générale des membres titulaires au 1^ Janvier 1881, 5. — 
Indication des cbangerocnis survenus en 1881, 395. — 
Procès-verbaux des séances (voir ce mot). — Happarts et 
mémoires (voir la table méthodique, 469). 

Société d'agricoltiire de Tam-et-^Garonue admise comme oor* 
respondante, 37. 

SoNOAGE de Montrond, 233, 371. — Source jaillissante inter- 
mîtlente, 319. 

Sondage pratiqué pour irrigation, 322. 

TBXTOR DE RAVISI. — Rapport sur la 19« réunion des délégués 
des Sociétés savantca à la Sorbonoe en avril 1881, 183. 

VàGHBR (Jean), constructeur de battants. Petite médaille dTor 
décernée, pour un système nouveau d'ascension pour les 
battants brocheurs des métiers à rubans, 114, 136. 

Vignes américaines. — Catalogue de quatorze espèces de planb 
dont les fruits ont été exposés à Tcxposition horticole de Saint- 
EUenne en septembre 1881. 361. 

Vi:<GENT-DUMARtST. — Rapport sur la moeaico-struclore de 
M. Rouchouse, 190. 



t::'. 



469 

TABLE GÉNÉRALE MÉTHODIQUE 

DBS 

MATIÈRES CONTENUES DANS LE TOME I«' 

DfliiièBe Série 4m ANNALES 4e la Seciété. 

Année 1881. 



Gompoeition des bureaux pour l'année 1881 3 

Liste générale des membres lilulairesau !•' janvier 1881. 5 
Procès-yerbaui des séances : 

Séance du 13 janvier 1881 15 

Id. 3 février 26 

Id. 3 mars 32 

Id. 9 avril.. • 105 

Id. 5 mai 112 

Id. 2 juin 116 

Id. 7 juillet 169 

Id. 4 août 174 

Id. 1 septembre 179 

Id. 6 octobre 317 

coi*' Id. 3 novembre 325 

Id. 1 décembre 330 

Séance extraordinaire du 18 décembre 333 

Récompenses pour Tencouragement de l'industrie, des 
sciences, des lettres et des arts. Programme général 

et Ck)mité spécial 40 

Gompte^rendu des travaux pendant l'année 1881, par le 

secrétaire général 385 

Indication des changements survenus dans le personnel 

des membres de la Société pendant l'année 1881 .... 395 

Gatalogue des publications reçues par la bibliothèque de 

la Société en 1882 424 

33 



470 

Ck)mptes-rendus financiers de rexercice 1881 par le 
trésorier 456 

Table générale analytique et alphabétique du volume. . . 463 

Table générale méthodique du volume 469 

Docmneiita parileullers à chaque SectloB. 

Section d'agriculture et (T horticulture. 

Rapport sur les récompenses à décerner dans les Comices, 
présenté au nom d'une Ck)mmission par M. Lfabeuf, 
rapporteur 44 

Comice cantonal tenu à Bourg-Ârgental les 3 et 4 sep- 
tembre 1881 : 

— Programme général des concours 1 61 

— Compte-reudu par le Docteur Maurice 205 

— Discours prononcé à la distribution des récom- 

penses par M. Buverte, président 211 

-^ Rapport sur les concours des exploitations agricoles 
des cantons de Bourg-Ârgental et Pélussin, pré- 
senté au nom d'une Commission par M. Liabeuf, 
rapporteur 215 

— Composition de la Commission d'organisation du 

Comice et des jurys 220 

— Liste générale des récompenses distribuées au 

Comice 221 

— Statistique du Comice de 1881 231 

Concours et exposition horticoles tenus à Saint-Etienne 
du 22 au 25 septembre 1881 : 

— Programme général et règlement de l'exposition.. 48 

— Commission d'organisation et de souscription. ... 52 

— Compte-rendu par le Docteur Maurice 335 

— Discours prononcé à la distribution des récompenses 

par M. Buverte, président 339 

— Composition de la Commission d'organisation et 

des jurys 345 

— Liste générale des récompenses décernées 348 

— Statistique de Texposition horticole 357 

— Liste des souscripteurs pour les récompenses de 

Texposition horticole 358 



471 

Staliatique du coocours régional agricole tenu àMonlbrison 
du 18 au 27 juin 1881, dressée par le D' Maurice. . . 166 

Catalogue de quatorze espèces de plants de vignes 
américaines dont les fruits ont été exposés à l'expo- 
sition horticole de St-Etienne de 1881 , par H. Faudrin. 361 

Section d'industrie. 

Note historique sur l'exploitation de la houille dans les 
environs de Saint-Etienne sous Tancien régime^ par 
M. E. Brossard, ingénieur 121 

Application aux métiers à rubans du montage des métiers 
à étoffe de Lyon, faite par MM. Ferréol et Beraud, 
passementiers. Rapport présenté au nom d'une Com- 
mission par M. Michel (Sauveur)^ rapporteur 135 

Système nouveau d'ascension pour les battants brocheurs 
des métiers à rubans inventé par M. Jean Vacher. 
Rapport présenté au nom d'une Commission par 
H. B. Croizier, rapporteur 136 

Rapport sur la mosaïco*structure de M. Rouchouse, pré- 
senté au nom d'une Commission par M. Yincent- 
Dumarest 190 

Perfectionnements apportés à la balance-romaine par 
Pierre Heurtier, balancier à Saint-Etienne. Rapport 
présenté au nom d'une Commission par M. J.-B. 
Rivolier, rapporteur 195 

Catalogue des brevets d'invention pris en 1880 par les 
industriels du département de la Loire, dressé par 
H. le D' E.-F. Maurice 372 

Section des sciences. 

Vœu relatif à un moyen de vulgarisation des connaissances 
botaniques à Saint-Etienne, par M. Michel (Sauveur). 42 

Méthode de production d'électricité dynamique à bas prix 
par la disposition d'une pile au manganèse dont les 
sels sont régénérés, par M. Rousse 146 

Méthode nouvelle pour abréger la recherche des nombres 
carrés, par M. Chapelle 145 

Considérations sur les terrains secondaires et tertiaires du 
département de la Loire, par M. Maussier, ingénieur 
civil 363 



472 

Géologie de la plaine du Forez. Elude par les sondages, 

par M. Francis Laur, ingénieur civil 51 

— Première partie : Les précédents géologiques et les 

données qui ont déterminé le sondage de 
Montrond 233 

— Deuxième partie : Les travaux de Montrond 233 

— id. Journal du sondage 271 

Observations météorologiques recueillies à Saint-Etienne 

en 1881 par MM. Barthésago et Pourrat 434 

Observations thermométriques et pluviométriques re- 
cueillies en 1881 dans diverses stations du département 
de la Loire 441 

Résumé des observations pluviométriques du département 
de la Loire 455 

Section des arts et belles-lettres. 

Silhouettes pédagogiques à Tusage des salles d'asile et 
des écoles primaires, jouet à ajouter à la série des jouets 

- instructifs de la méthode Frebel pour enseigner les 
éléments de la géométrie et du dessin et les notions de 
choses, par M. Chapelle 155 

Rapport sur la 19^ réunion des délégués des sociétés 
savantes à la Sorbonne, du 20 au 23 avril 1881, par 
M. le B««» Textor de Ravisi 190 

Note sur Timpôt des quittances 192 

Catalogue des ouvrages relatifs au Forez ou au départe- 
ment de la Loire publiés en 1881, dressé par MM. Âug. 
Chaverondier et B.-F. Maurice 397 



St-Ë tienne, imp. Théolier et C*«. 






/ 

/ 



ANNALES ' / 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'AGRICULTURE 

INDOSTRIE, SCIENCES, ARTS & BELLES-LETTRES 



no 



DÉPARTEMENT DE liA liOIRE 



TOME II 

Se>> volume de la oolleotion. 

ANNÉE 1882 






i nm i cm ii / 



^' "'^ 



■\ 



1 



SAINT-ÉTIENNE 

lypRIMBEIB THBOLIKR ET C*« 

avi «éftMTBT, 11. 

1882 



ANNALES DE U SOCIÉTÉ rAGRlCULTURE 

INDUSTRIE, SGIBlfGBS, ARTS ET BELLES-LETTRES 

DU DiPAjmDfBNT Dl LA LOIBB 



COMPOSITION 



I3X2S ST7RX2^T7Z JDJBl Xi^ SOCISSTS 



Pov rannie 1882. 



BUREAU GÉNÉRAL 

Président honoraire : M. le Préfet de la Loire. 

Président M. Euvbrte. 

Vice^Présidents . . Les Présidents 4p sections. 
Secrétaire général. M. Maurice. 
Trésorier ...... M. Favarcq. 

BUREAUX DES SECTIONS 

•eotlon d*Asrleiilture et 4*Blortleldture. 

Président M. Paul Fonvielle. 

Vice-Présidents . . MM. Cl. Liabeuf et Otin fils. 
Secrétaire M. Teyssier. 

••etion d'Industrie. 

Président M. Maximilien Evrard. 

Vice^-Président . . . M. Michel (S.). 
Secrétaire M. Rivolier (J.-B.). 

•eotlon de» Solenees* 

Président honoraire : M. Michalowski. 

Président M. Rousse. 

Vice^Président . . . M. Carvès. 
Secrétaire M. Besson (Jean). 



— 4 — 

••etton des Arts et ■ielleB4LiettreSi 

Président M. Rimaud. 

Vice-Président . . . M. Chapelle. 
Secrétaire M. Jouve (Bruno). 



Bibliothécaire M. Besson (Jean), 

Conservateur du matériel 

et des collections .... M. Croizier. 



— 5 — 

LISTE GÉNÉRALE 

DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ D'AGRICULTURE 

INDUSTRIE, SCIENCES, ARTS ET BELLE S -LETTRES 

Di d^parteoMil 4e la Ltirc 
An !•' Janirler 1##9. 



Membre honoraire : M. le Maire de la ville de Saint-Etienne. 

Membres titulaires habitant Saint-Etienne. 

Alloués^ propriétaire, rue de la République, 14. 

Armand (Piebbe), propriétaire, place Villebœuf, 12* 

Anla^on aîné, négociant en grains, place Jacquard, 12. 

Bnhnrel (Adbien), maltre-teinturier, à Champagne. 

Bmhnrel (JoANNÈs), id. id. 

Bmllnsy huissier, rue de la Loire, 6. 

Bmrallle (PiEnns,) propriétaire, chemih du Rey. 

Barbe (Jean), négociant, place Marengo, 13. 

Barjon (Bbbnard), propriétaire, rue Marengo, 19. 

Barlel (Louis), négociant, place de THôtel-de- Ville, 12. 

Baronlier» ingénieur, colline Sainte-Barbe. 

Barralller (Jacques), fabric. de velours, rue de la République, 25. 

Barrallon (ântont), propriétaire, rue de la République, 3. 

BarronlBy ingénieur, rue Brossard, 9. 

(Jean-Baptiste), carrossier, rue d'Annonay, 150. 

(Louis), quincaillier, rue d'Annonay, 36. 
Bedel (Jban-Baptutb), maître de forges, à la Bérardière. 
Bérenger, ingénieur, rue Saint-Louis, 14. 
Bérard» maltre-tailleur, rue Saint-Jacques. 4. 
Berland (Jules), imprimeur, place de THôtel-de- Ville; 4. 
Berthet (B.), négociant, rue du Ghambon, 10. 
Besson (Jean), négociant, rue de la République, 14. 
Blétrlxy constructeur-mécanicien, à la Ghaléassière, 103. 



^6 — 

Blroii (JosBPH), chef de dlTtsion & la Préfectare de la Loire, rue de 
rAlma, 14. 

BUeet (Hippolttb), fondeur en culyre, rue de Lyon, 7. 

BUeet (NoBL), propriétaire, rue Brossard, 8. 

BoblchoB (Pibrrb), négociant en charbons, rue Saint-Denis, 31. 

Bod«uau> chef de division à la Préfecture de la Loire, place Saint- 
Charles, 15. 

Borie, notaire, place du Peuple, 5. 

-Dnplay, coutelier, rue des Prêtres, 4. 

(J.-F.), expert-comptable, place Jacquard, 2. 

B€Mt-Diir»Bd> banquier, place de rHôtel-de-Ville, 6. 

Boulin (Stéphanb), architecte du département, rue de la Paix, 10. 

Brotiler (Romain), rentier, à Champagne. 

Braa (âlfebd), entrepreneur, rue Marengo, maison Dubois. 

Brun (Camille), négociant, rue de Roanne, 3. 

Bafféme (Claude), marchand de comestibles, rue de Foy, 30. 

Baheiy négociant, rue de la Croix, i. 

Bnlieiy notaire, place de rHOtel-de-Ville, 6. 

Boisson (Lucien), mécanien, rue Bas-Tardy, 9. 

Cnbnnd (CLAUDE), comptable, rue Saint- Antoine. 31. 

Cndely directeur du gaz, rue Gérentet, 8. 

Carro (Jean -BAPTISTE)» employé de commerce, rue des Trois- 
Meules, i. 

CnrTèsy ingénieur civil, place Mi-Caréme, 4. 

Cnstol (Constant), négociant, place de rH6tel-de-Yille, 6. 

Celle, marchand de fer, rue de la Loire, 43. 

Clftnbrler (Régis), chef de comptabilité, rue de la Bourse, 30. 

ClinnMelle» ingénieur principal de la 0* des Houillères, à Méons. 

Chapelle, avocat, cours Saint-Paul, 10. 

€?hnpon (Antoine), négociant, place Saint-Charles, 8. 

CliarloU, vétérinaire, rue Saint-Louis, 43. 

C^nrpln (Henei), négociant, rue Praire, 21. 

Cliarvei (Henbi), négociant, place Marengo, S. 

€?hnassnt (Auguste), entrepreneur-cimentier, rue Saint-Michel, 5. 

dinverondlery archiviste du département, rue Marengo, 19. 

Clinpoton fils, horticulteur, rue de Roanne, 4. 

f^hevnller fils, libraire, rue Gérentet, 4. 

C^ievret (Louis), pharmacien, rue d'Annonay, 7. 

Chorel (Claudius), agent général de la Compagnie .d'assurances La 
Confiance, rue des Jardins, 14. 

Clair (Benoit), mécanicien, rue de Lyon, 130. 

damât» vétérinaire, rue de Roanne, 19. 



— 7 — 

(Loun), propriétaire, rue de U Loire, 26. 

C9gmmtJPwmp9m, fabricant de rubans, place Marengo, 5. 

CmgmeUWUiibîn, grenetier, rae de la Bépnbliqne, t. 

CMfnety professear de langues, petite rue Neuve, 5. 

€)o«rall7 (Glaudids), négociant, rue de la Bourse, 3. 

Cki«rallj (Ferdinand), négociant, place Saint-Charles, 5. 

€oiirlMn-Ii»lia7«f propriétaire rue de la Bourse, 18. 

CJoBstamilBy libraire, rue de la Comédie, 12. 

Crépet (JACCQtis], négodant, cours Saint-André, 27. 

€?rolxter, propriétaire, rue de la Bourse, 52. 

CalBet (ÂLPHONSB), fabric. de pièces de forges, r. de l'Industrie, tO. 

(Victor), directeur de la brasserie austro-française, conn 
Fauriel. 

Ht-^Mstii» libraire, rue de la RépubliquCi 3. 

kTi4 (FRÂifGiSQUB), négociant, rue de la Bourse» 16. 

(Ansbuib), sculpteur, rue Ferdinand, 3. 

(àirroiNE) flls, négociant, rue des Jardins, 29. 

Béléag^, rentier, rue de la Bourse, 25. 

Hélpy, pharmacien, rue Saint-Louis, 23. 

(Autoinb), négociant, place Jacquard, 13. 

(Louis), fabricant de galons, rue de la Croix, 8. 

DesMef, directeur des mines de Montaud, rue de Montaud, 25* 

BeTlllAlue, ingénieur-directeur des mines de Montrambert, rut 

Saint-Honoré, i. 

Mk9^9mmmÊ%, négociant, rue de la Bourse, 30. 

Uê^pÊmt (j£4N4lARn), négociant, place Saint-Charles, 12. 

Dratel (Âuaosra), comptable, rue Saint-Denis, 51. 

(Qabrisl), négociant, place de rHétel-de-Ville, 9. 

i, fabricant de rubans, place Marengo, 8. 

(EmLB), négociant, place Ui-Garéme, 8. 

IHipte, maltre-teinturier, à la Valette. 

OvplalB, docteur-médecin, rue Sainte-Catherine, 6. 

IHu«m4 (Paul), architecte, rue du Coin, 16. 

Dvtenmll (Hbnri atné, papetier, rue de Foy, 2* 

EpItel^B (Jban^aoqubs), aTOcat, rue d'Arcole, 82. 

QplSal^B (Jban-IIarii), négociant, rue Mi-Carême, 5. 

Bnmrd (Maximilibn), ingénieur, à Saint-Etienne. 

Ezlir»y»t, pharmacien, rue de Lyon, 22. 

Fabre, Ingénieur ciTil, eours Saint-Paul, 8. 

Fawre (FBRDiifAifD), agent général de la compagnie d'aasmraaeei 
JU Monde, rue d'Arcole, 13. 

ViMiYalB (AmÉ), propriétaire-rentier, rue du Palais-de-Jistiee» M» 



— 8 — 

Fav^alB (Flbort), propriétaire, me de la Bourse, 24. 

FaTarcq (Louis), comptable, rae du Yernay, 48. 

Favre (JosBPH), banquier, me des Arts, 11. 

Fayet père, rentier, rue Mercière, 5. 

FoBMlley négociant, rue des Arts, 10. 

Fontamay (GTPBm.N), mécanicien, rue Désirée, 36. 

F«mTlelle (FÉux), commissionnaire, place Saint-Charles, 3. 

FoBTtelle (Paul), propriétaire, rue du Treuil, 23. 

ForlMler (Jbam-Baptistb), ingénieur, me de la Loire, 31. 

FomJoii (Amédéb), propriétaire, rue de Foy, 12. 

FralMe-Merley» négociant, rae de la Bourse, 1. 

FrécoB (Gabriel), mallre-teinturier, au Bas-Rey. 

CïAitel» horticulteur, rue de la Condition, 6. 

Clavcher, fabricant d'armes, grande rue des Creuses, 12. 

Qaatkter-OomoBiy négociant, rue d'Arcole, 5. . 

Clémrdj architecte, rue Saint-Jacques, 12. 

dérenteiy rentier, place Marengo, 5. 

C}ery> négociant, rue de la Croix, 13. 

Cllboiy fabricant de briques, à Bel-Air. 

ClldoB» négociant, rue de la République, 22. 

Ctinoiy propriétaire, rue de la République, 4. 

CtlroB (Mabcellin), négociant, rue Richelandière, 2. 

€}fl«Bél (G.-H.), rentier, au Bernay. 

CtrablB (FBRniNAND), légiste, rue de Foy, 10. 

CInieiy vétérinaire, rue de la République, 26. 

CtverlB-GmBjoB» négociant en grains, rae Saint-Roch, 14. 

Ctnlcliard (Christophe), armurier, rue de la Badouillère, 16. 

Clayardy fabricant de briques réfractaires, roule de St-Chamond. 

HellBiABBy propriétaire, rue Saint-Louis, 16. 

Houppenrtj directeur des mines de la Loire, place Marengo, 2 

Haet (Charles-Hippolttb), comptable à la Trésorerie générale. 

Htttter (Geobges), directeur de la Société Générale, place de THÔtel- 
de-ViUe, 12. 

flacoby pharmacien, rue de la Loire, 5. 

flaeqaler (Marius), négociant en Tins, rue Saint-Louis, 35. 

^mj, négociant en vins, rue Bouleyard-Valbenoite, 6. 

fllnot (Jban), négqciant en vins, rue Désirée, 5. 

flollTet, huissier, rue de Foy, 3. 

flonrjou (Louis), négociant en grains, rue de la Montât, 14. 

flounoad (Claudius), dessinateur, rue Cité, 18. 

«lonve (Bbuno), architecte, rue Saint-^Jean-Baptiste, 5. 

flalNiB (Marius), balancier, rue de Lyon, 48. 



— 9 — 

9 propriétaire, rue Roannelle, 28. 
^mmim, fabricant d'armes, rue Saint-Louis» 23. 
Imbnlly» yétérinaire, me des Jardins, 6. 
lAclunaB, vétérinaire, rue de la République, 26. 
tiamalBlèrey architecte, rue Marengo« 20. 
Itf»ptoal (Félix), propriétaire, rue Boyet, 113. 
Ij»M«blière (Jban-Marib), mécanicien, rue Marengo, 21. 
liAMablière-Tlbllery propriétaire, rue de la Badouillère, 1. 
lémmp (Francis), ingénieur, rue Marengo, 2. 
IjefèTre (Ghristopbb), propriétaire, rue d'Isly, 13. 
lierons, architecte, rue Saint-Louis, 14. 
lilabeaf (Claude), propriétaire, me de Foy, 17. 
Ijoeard, ingénieur, rue Saint-Louis, 14. 
Ii«|pé aine, marchand de bois, rue d'Annonay, 47. 
liOfpé jeune, marchand de bois, rue Saint-Michel; 7. 
lioiiisoii, propriétaire, place Mi-Caréme, 9. 
Maire (Louis), négociant, rue Brossard, 9. 
MalesceiirCy propriétaire, rue de la Sablière, 24. 
MarandoB (Jacques), propriétaire, place du Peuple, 47. 
Markerty fondeur, me de Lyon, 49. 
Uarqnié (FÉLIX), propriétaire, rue de la Montât, 24. 
, négociant, rue de Foy, 4. 

(Barthélémy), lustreur de mbans, rue St-Gharles, 30. 
(Etienne), propriétaire, rue Saint-Jean-Baptiste, 12. 
Irai (J.-B.), employé de commerce, rue de la République, 35. 
Maurice^ docteur-médecin,' rue de la Croix, 9. 
Méhicr-Cédiéy quincaillier, rue de la Loire, 5. 
Merle (Jean-Marie), négociant en vins, rue Saint-Denis, 50. 
Michel (Sauveur), négociant, rue de Foy, 10. 
MIcol père, propriétaire, rue Saint-Paul, 9. 
MoBdon (Charles), ancien notaire, place de l*Hétel-de-Ville, 8. 
Moyse, notaire, rue Saint-Louis, 2. 
Mnlecy (Alrert)« papetier-lithographe, rue de la Bourse, 7. 
NTan, ingénieur, place de rHôtel-de-Ville, 8. 
OilB (ANTOI^E), horticulteur, rue de la Mulatlôre, 95. 
Pacaleiy artificier, rue du Grand-Gonnet, 11. 
PalUeret (Joseph), quincaillier, place de THôtel-de-Ville, 13. 
PalUoB (Victor), propriétaire, rue de la Loire, 22. 
Paliar* (FÉLIX), aTOué, rue de la Loire, 13. 
Pallandre (Guillaume), horticulteur, rue d*Arcole, 12. 
Paret (Elisée), négociant, cours Saint-André, 25. 
Paaze, horloger-bijoutier, rue Saint-Louis, 1. 



— 10 — 

MllMl«v (UnAMDKB)» clero d*aToii6, ffiade ta» MjMMk, •• 

FMiél-l4upek«v (AirramiO# fabricant de rabani, me d« la Réptt- 
bliqae, 6. 

Wmmék (YiGTOB), profuriéfaire, rne Saint-Louis, 17. 
Wvjrmt (PalKDÉnic), ancien notaire, rue de Foy, 17. 
Pktllp (Anii), propriétaire, place MarengOi 2. 
PUllp-Tbl«lIièr«» négociant, me de la Bourse, 13. 
PlMicluuNl (Louia)t ingénieur ciTil, arenue Denfert^Rocheiean, 8. 
P«ld«bard, propriétaire me de la République, 5. 
PoUeard-C^émttty négociant en Tins, rue Mi-Garéme, 3. 
P«rto (Louis), propriétaire, place de rHOtel-de-Ville» 8. 
Puplev (JBAif-Louia), fabricant de (Aooolat, place du Peuple, 5. 
(Ghablbs), fabricant de rubans, place Marengo, 6. 
quincaillier, rue de la Loire^ t). 
BeasIeFf cafetier, place Dorian, 2. 
Iley-Pallcy propriétaire, au Gros. 
Iley (ViCTOB), propriétaire, cours Fauriel. 

i, docteur-médecin, me Marengo, 3. 
if docteur-médecin, me de la Loire, 16. 
Btspitl (FÉLIX), propriétaire, rue d'Annonay, 31. 
Blspal (Jban-Màbib), négociant, rue Bas-Tardy, 16. 
BlT«ller (J.-B.), fabricant d'armes, me VUledieu, 9. 
Baberty architecte, me de Lyon, 48. 
Hébert (Glaudius), droguiste, rue Mercière, 2. 
Hébert» marchand de bois, place de la Badouiliére, 3. 
Beberif propriétaire, rue de Lyon, tS. 
Bebert (ThAopbilb), négociant, place de ^'HCtel-de-Ville, 13. 
IlebleheA (àNTONius), fabricant de rubans, me de la Paix, 10. 
Beehetiji (Louis), marchand d'acier, me T^lbenotte, 5. 

»» professeur de physique, place Marengo, 9. 

(EmLB), propriétaire, rue Mi-Garéme, 5. 
IBAuteA (Joseph), maître de yerreries, au Mont. 
•IraaeAde, ingénieur, place Marengo, 4. 
ikiiilé, docteur-médecin, me Saint-Louis, 7. 
•«terllm, entrepreneur de la Manufacture d'amies, rue Mi-Garémci 4. 
•yméeA (Jules), propriétaire, rue de la Loire, 49. 
Tardj (FÉLIX), fabricant de rubans, me d'Arcole. 
TeeteAeIre-Ijafayette» notaire honoraire, me de la Bourse, tt. 
Tester de Bavial (baron), percepteur, rue d'Annonay, 7, 
Teyeelerf fabricant de mbans, me Gérentet, 12. 
TeyMet (Glaudb), tapissier, me Saint-Louis, 17. 
Témmmmm d« Menteel (Auguste), négociant, rue de la Paix, 1. 



— 11 — 

Thé rttor (Hnou), direotear On MéwmM âê to Mfv, hm Qé- 

rentet, 12. 
VkéBeMMi (Ferdinand), propriétairoi pUoa Doriao, 6. 
Tmmradmw, tàbtieàJit de JaloosieSf me de la Paix, 22. 
Vrvyet (PniRK), fabricant de rubans, rue de la A^poUiquei 11. 
Tacter (BrnififB), rentier, place du Peuf^e, 20. 
Tackev (Jean), mécanicien^ rue RaiiiDi 8. 
ï, négociant, rue Oérentet, 2. 
(StiiAon)i entrepreneur, rue du Coin» 3. 
Teraej-CanpoM aîné, fabricant d*armes, me de la BépubUqnei 27. 
Tl»l (Jean-Marie), distillateur, rue des Arts, 6. 
TIer» ancien ayoué, rue du Palais-de*Justloe, 10. 
TlBceMi-DuMureet» négociant, rue des Deuz-Afluis, 11. 
"WéUt aîné, fabricant de rubans, me de la Répvbliôni» 4. 

Membres titulaires résidant hors 8âint*Ettenne. 

ArWl, maître de forges, à Rlfe^e-Oler. 

A«d«m»rd (Antont), maître de poste, A Bonrg-Argental. 

i, ]uge-de-paix, su Chambon«Feugerolles. 
»nie (Philippb), fabricant de lacets, à 8aint-JttlleA->en*larrèt. 
(«•) (Vktor), propriétaire, à Salnt-Chamond. 

(jEAN-BAPflSTB), cuitiTateur, A VerpilleuXi commune de 
Saint-Romain-en-Jarrét. 
leTiUe (de), propriétaire, à 8aint*Bégis«dtt*Goin. 
(Barthéluit), constracteur, à RiTe*de«01er. 
B«nreller» fid)rlcant de lacets, A 8aint*Gbamond. 
Camier, notaire, à Cbayanay. 

Charte (Laurent), borticulteur, à Montplalsir, Lyon (RbOne). 
Cmmiéi (Henri), négociant, à Isieux. 
CelUrd (Antoine), propriétaire, à Madas. 
€ni»pei«A (Claude), propriétaire, A Temay, Baint«lttst*sar*Loire. 
ciiMrpiB-FeiiferolieE (de), propriétaire, au Gbambon-Feugeiottes. 
Clarard, ancien notaire, à Firminy. 

CiaudiMOA (Jacques), maître de forges, au Gbambon-feugeroUes. 
Clamem, ingénieur à Tusine Croset, au Ghambon*?eugerolles. 
C^nr (l'abbé), directeur de la Colonie, à Saint-Oenest-LerpC. 
O^UiU^Mf propriétaire, à 8aint-Pierre*de*B€BQf. 
Ceeto (Etienne), propriétaire, au Platon, A Villars. 
€?«tt» (Eugène), propriétaire, au Gbambon-Feugerolles. 
CowMm de iMmt*<iraeet» propriétaire, A 8iiirt-aenM«llalUiMur. 
CMpH» propriétaire, A la Pôuillouse. 



— 12 — 

Cnmmt (Emilb), ingéniear-constructeur, au Ghambon-Feogerollés. 

Oefonr» régisseur de propriétés, à Bourg-Argental. 

De|roiilaii|r«» listel du Centre, à Renaison. 

OemiiBB (ZÉNON)y maître de forges, au Chambon-FeageroUes. 

Oerrleiiz (ÀifTOiNB), propriétaire, au Malpas, à Ghayanay. 

DeseiMi» horticulteur, à TEpart de Saint-Priest, route de l*Etrat. 

DoroB» propriétaire, à Rochetaillée. 

DouTreleiir (Léon), propriétaire, à Yeauche. 

Bnpaj (Philippe), propriétaire, à Montsalson, prés Saint-Etienne. 

DiiMvd» négociant, à RiTe-de-Gier. 

EuTerto» directeur des usines, à Terrenoire. 

Faudrln» professeur d'horticulture, à Aix, bouleyard Sainte- Anne, 

37, (Bouches-du-Rhône). 
Femiid (Auguste), négociant en Tins, àSaint-Bonnet-le-Château. 
FUloii (Antoine), propriétaire, à Puits-Ghéteau, à Rive-de-Gier. 
Flackler^ propriétaire, à Ghavanay. 
Fond (J.-F.), propriétaire, à Saint- Romain-en- Jarret. 
ForfBBler (Barthâlemt), propriétaire, à Roche-la-Moliére. 
FrançolBy notaire, à Péiussin. 
Fouler» pharmacien, à Firminy. 
darat (FRANCISQUE), entrepreneur, à Saint-Chamond. 
Claty (Henri), manufacturier, à Saint-Julien-Molin-Molette. 
Claadoii» propriétaire, à Saint-Julien-en-Jarrét. 
«Illler (Victor), manufacturier, à Saint-Julien-Molin-Molette. 
Cllrodet» négociant, à Bourg-Argental. 
Cloiitard» agent-voyer cantonal, à Saint-Ghamond. 
fira«Joa (Màrius), propriétaire, à Saint-Paul -en- Jarret. 
Ctvftat (Lucien), rentier, à Bonson. 

Henrtier (Jean-Glaude), fabricant de boulons, au Gbambon- 
Feogerolies. 

Huiabert» docteur-médecin, à Doizien. 

«iae^iieiiàard-Clérln^ propriétaire, à la Ricamarie. 

«iamet (Jean), propriétaire, à Saint-Ghamond. 

«iollen» propriétaire, à Péiussin. 

dlnllfen (Jules), propriétaire, à Lorette. 

«inTanoB» horticulteur, à Rive-de-6ier. 

KoBclaklewlcs» docteur-médecin, à Riye-de-Oier. 

Ijm^rmnge (Théodore) ingénieur, à Montpellier, rue des Etures, 27. 

liaiiet (Joseph), constructeur, à Saint-Julien-en-Jarrét. 

lianolr, propriétaire, à Rive-de-CUer. 

IjaMabllère (JÉRÔME), fabricant de lacets, â Saint-Ohamoad. 

Ijemoiimler (Paul), ingénieur, à Terrenoire. 



— 13 — 

lamottslii aîné, maître de forges, à Firminy. 

Ufliottshi (Faançois)» maître de forges, à Firminy. 

liOMbard (THioDOEB), monlinier, à Yirieuz-Pélassin. 

MadUi^er» constructeur-mécanicien, à RiTe-de-6ier, rue des 
Verchères. 

Mairamd (Jean), fermier-cultivateur, à TEtrat, près Saint-Etienne. 

MAléeot (Jacques), ingénieur, au Pont-de-FAne, Saint-Jean-Bon- 
nefonds. 

Mallecoart^ propriétaire, à Véranne. 

MartifBAt (Jacques), propriétaire, au Bouchet, au Ghambon- 
Feugerolles. 

trdicry propriétaire, à Terrenoire. 

(Claude), ingénieur, à Rire-de-Qier. 

*, ingénieur, à Saint-Galmier. 
Moiitewx, propriétaire, à Planfoy. 
Il«iilar4-Ilellacla«, propriétaire, à Saint-Héand. 
IVeyroii (Ix>uis), manuètcturier, à Saint-Julien-Molin-Molette. 
li«éUM, docteur-médecin, à Roanne. 
0rlol, fabricant de lacets, à Saint Ghamond. 
Palle-Bertraiid, métallurgiste, au Ghambon-Feugerolles. 
P«tlii (HiPPOLTTB), propriétaire, à Riye-de-Oier. 
Ptéfpay, propriétaire, à Saint-Héand. 
Piéipay fils, notaire, à Saint-Héand. 
Pliiel (Jean-Eugène), ingénieur aux mines de la Béraudière. 
Poldebard (Ebnest), propriétaire, à Saint-Paul-en-Jarrét. 

(François), négociant en charbons, à Riye-de-Gier. 

(Louis), propriétaire, à Chavanay. 

B«pl««et, vétérinaire, à Firminy. 

Bevost, fabricant de lacets, à fiochetaillée. 

Mfthaff , fabricant de verreries, à Rive-de-6ier. 

B«bert (Jean-Marie), propriétaire, à Véranne. 

■•chtftalllée ((^rles de), propriétaire, à Nantas, Saint-Jean- 
Bonnefonds. 

■•«k^taillée (Vital de), propriétaire, à Itantas, Saint-Jean- 
Bonnefonds. 

Mri«Md (Dominique) aîné, fabricant de limes, au Ghambon-Feu- 
gerolles. 

fclMt-GcB— t (baron Pierre de), propriétaire, à Saint-Oenest- 
Malifauz. 

••momlllet (Gabriel), fabricant de limes, au Ghambon-FeugeroUes. 

\, propriétaire, à Saint-(}enest-Malifauz. 

), propriétaire, à Portebroc, près Annonay (Ardèche). 

••leil (Henri), propriétaire, à Saint-Oenest-Lerpt. 



— t4 — 

ikivelio» (BbnoIt)^ propriéUire, à l*Btrat. 

Vftv«lT»t, ingdnlenr dvil des mines, à Icelie*U»llolière. 

(EmimB), propriétaire, à Ghannay. 

(kv&OBn), propriétaire, à Isieuz. 
mUoUlère (Gamillb), maître de forges» à Saint-Chamond. 
VW^IItor (JiAif)i propriétaire, à La Gala. 
Vhlemèv«, propriétaire, à la Qaérlllére, SaintJnstiSur^Loire. 
Tk«vlll«w» constructeur-mécanicien, à Saint-Chamond. 

TaMal (dJÔiBNT), fabricant de dentelles, à Sainte-Sigoléne (Haute- 
Loire). 

TM0o-CUofèvMP»«lofi, agronome à Paris, rue Gardlnal-Lemoine, 

61. 
Temy, directeur des mines, à firminy. 
Tefre (VicTon), négociant en Tins» à Baint-Julien-Molin-llolette. 
Tlmeest (Loms), propriétaire, à la Oorge-de-GhaTanay. 
TlHeel, propriétaire» à Isieux. 
Tliieel (LAoN), banquier, I Rire-de-Oier. 
l/¥mrj (IfiTHOii), ingénieur ciTil des mines, I la Ghasotte. 

Membres démiBeionnàiree. 

■•cketla (Joseph), du Ghamboii-FooteroUes. 
M «Ml (iBAïf), de Firminy. 

Membres admis du i- Janvier au fi mers iêêi. 

C^lMmbei (Adbibn), propriétaire, à SainMenest-Lerpt 
F»ret (KTBNifB). propriétaire, à 8aint*6enest-Lerpt 
Uipomaet, entrepreneur de oiment, routa de Roanne» I. 
Berne (Snoit), fabricant de rubans, plaoe de THÔtél-de-VUto. 
IHiiNiia (Pascal), entrepreneur, rue de TEpreuTS^ 6. 

dniRNi), propriétaire, à RiTe-de-(Uer, rue Oreaette. 
(AifxoiNB), fabricant de guincaillerie, à Saint4fartlA<4a- 
Plaine. 

(Fbédémc), papetier-lithogrq»he, rue de la Loire, 4. 
Jeune, tourneur, à Saint-Julien-en-Jarrêt. 
>, rentier, à Saint-Etienne, grande rue Saint-Jacques» 15. 
Ifeyme (Andbé), propriétaire, à Saint-Btienne, rue Saint-Jean» ti* 



NOTE 
LES MEMBRES CORRESPONDANTS DE LA SOCIÉTÉ 



Aneime liste générale des membres oorreapondents de b 
Sôdété n'ayant été publiée dans les Annales depuis lei vingt 
dernières années, le secrétaire général avait jngé convenable et 
opportun d'en publier une nouvelle avec l'indication des modifi* 
cations et changements que les événements et le temps ont 
apportés à sa composition. Il avait même mis la main à ce travul 
de révision ; mais il a bientôt été arrêté par la difficulté d'ezé» 
cution qu'il présente. Pour être convaincu de cette difficulté, il 
suffit de jeter un coup d'oeil sur la liste générale publiée en i863i 
la dernière parue. Beaucoup, pour ne pas dire le plas grand 
nombre, de ceux qui figurent sur cette liste ont dû quitter cette 
terre, c'est dans l'ordre naturel des choses ; beaucoup aussi ont 
dû changer de résidence ; comment se renseigner à cet égard. 
Leurs noms sont pour une grande partie à peine connus des 
plus anciens membres titulaires aotuels» Oenx qui ont patronné 
leur candidature en les présentant ont ewMnImes, pour la plupart, 
déjà disparu d'entre nous. Avoir des renseignements à peu près 
exaota sur une fbule de ces andens membres sera done ohose 
assea difficile et qui, dans tons les cas, demandera pas mal de 
temps. Il est donc évident que pour le moment il serait abso- 
lument impossible de publier une liste générale sérieuse^ c'eat» 
à>dire ne donnant sur le personnel actuel des membres oorrea- 
pondants de la Société que des indications exactes. 

Le secrétaire général se propose d'exécuter oe travail de 
révision à loisir dans le courant de cette année. Il profite de la 
circonstance pour solliciter l'aide de ses collègues pour cette 
besogne assez ingrate. Il prie donc instamment ceux d'entre çux 
qui ont conservé des relations personnelles avec quelques-uns 
des membres correspondants de la Société de vouloir bien spon- 
tanément lui donner tons les renseignements utiles. 

Bn attendant la publication de la liste générale des membres 
correspondants vivants, nous pensons remplir un devoir de con- 
venance vis-à-vis de ceux qui sont morts en mentionnant leur 
décès dans nos Annales ; c'est pour ce motif que nous donnons 
la liste suivante de nos anciens correspondants, dont la mort 
nous est connue par la notoriété publique. 



— 16 — 

i^ Liste d'anciens membres correspondants de la Société 

décédés de 1863 à 1882. 

Abrial (P.-P.)i avocat, ancien membre titulaire, à Nice. 

Boni»rd (Auguste), paléographe, à Paris. 

Boàchaeoiirt (Oilbbet), médecin, à Saint-Ghristophe-en-Brionnais. 

Broc» (le docteur), fondateur de la Société d'Anthropologie. 

BnrdlB» ingénieur en chef des mines en retraite. 

Caamoiit (yicomte de), archéologue, de Gaen. 

CliAbrillac» naturaliste. 

Combes (Charles), inspecteur général des mines. 

Cniiity ingénieur des ponts et chaussées. 

DeUériès^ ingénieur en chef des mines en retraite. 

Du^tii (Ghables), membre de Tlnstitut. 

Fénéoii (Théodore), ingénieur en chef des mines. 

FonmeTToii, ingénieur ciyil, ancien député de la Loire. 

Grmm (Auguste), homme de lettres. 

Clseriii-lléaefllle, sériciculteur, à Paris. 

Harmet, ingénieur civil, ancien directeur de mines. 

«ivles «iamiii, homme de lettres, à Paris. 

Ijcco«, professeur de botanique, à Glermont. 

loroiiÂet, évéque de Valence. 

Manl^net, négociant, en Ghine. 

M ontfalcoii (docteur), conservateur de la bibliothèque de Lyon. 

Morlllot de €!hmyrigné, ancien directeur des mines de Firminy. 

OUler, ingénieur civil du Greuzot. 

Point (Stéphane), ancien membre titulaire. 

Sei^lii (Marc), ingénieur civil. 

ikivltimU (Georges), inspecteur des monuments historiques. 

Tabareaii, directeur de Fécole de la Martinière, à Lyon.. 



— 17 — 



Procès-verbal de la scauce du 19 janvier 1882. 

SOMMAIRE. — Corri» spoiulaucc i LcUrcs et circulaires divxM'iJCS 
analysées ; — Démissions de membres. — Traïaux îles sections. 

— Section d'agrictdliive et dltortintllure : Election du Bureau pour 
I88Î ; — Propositions relatives à la tenue des Comice», par M. Otin. 

— Scellons retîntes des sciences, lettres et industrie : Election det» 
Bureaux pour 1882 ; — Lectures de rapports au nom du Comité 
d'encouragement, prr M. Croi/ier ; — llenonvellemcnl du Comité 
d'cncourag:ement. — Aelcs de TAiiseniblée s Comptc-rendu 
fluancier de 1881, par le trésorier: - RwiouveUcmcnt du Comité 
d'encouragement; — Projet de règles pour la nomenclature des 
êtres organisés. Commission nonnnéo ; — Augmcnlation de l'in- 
demnité du secrétaire général ; — Election du secrétaire général 
et du trésorier pour 1S82 ; — Composition des Durcanx pour rannéc 
1882 ; — Lecture de mémoires : Note sur l'ensilage des fourrages, 
par M. Courljon-Lafayc ; Rapport sur un mécanisme pour arrêter 
inslantanémcnt les métiers, par M. Croizicr ; Rapport sur une lampe 
a pétrole, par M. Croizicr; Catalogne des publications relatives au 
Forez ou au dépurtcmcnt de la Luire, par àl. Chaveroudicr ; — Pro- 
positions de candidatures ; — Admission de MM. Colcombet, Parut 
(Elienne), Ligonet, Berne, Dubois, Jacod. 

Présidence de M. le D** Rimaud ; secrétaire, M. Maurice. 

Les membres présents, au nombre de 20, sont; MM. 
lîcsson (Jean), Blacet (llippolyte), Bory-Duplay, Buffcrne, 
Cognard, Cognet-Robin, Croizier, Evrard (Maximilien), 
Favarcq, Fonviellc (Paul), Guichard (Christophe), Jolivct, 
D' Kosciakiewicz, Liabcuf, ^lalescourt, ^fassardier (Bar- 
thélémy), ^lassardicr (Etienne), l)*" Maurice, Otin, D'" 
Rimaud, Rivolier, Robert (Barthélémy), Scrvc-Coete, 
Terme, Vacher (Etienne). 

Correspondance. 

i^ Lettre de la famille Aguillon, faisant paU du déecB 
de Jean Aguillon, membre titulaire de la Société. 

2° Lettres de 8 membres titulaires qui donnent leur 
démission. Ce sont: MM. Besson (Claude), Chapelon 
(François), Davier, Dejean, Gauthier (Jacques), Reymond, 
Thcveuiu et Vignat. 

S** Lettre par laquelle M. Audouard, de Bourg- Argental, 

2 



— 18 — 

accuse réception de Tavis de son admission comme 
membre titulaire de la Société, avec remerciements. 

4® Lettre de M. le Directeur de la Monnaie, de Paris, 
qui informe la Société que le coin qui sert à la frappe 
des médailles de la Société, et qui représente le génie de 
l'industrie, a besoin d'être refait. 

La question est renvoyée à l'examen du Conseil d'ad- 
ministration de la Société. 

5° Lettre d'un Comité pour l'érection d'une statue au 
compositeur de musique Delayrac, dans Muret (Haute- 
Garonne), sa ville natale. 

6^ Circulaire de la Société des agriculteurs de France, 
convoquant les délégués des Sociétés correspondantes 
pour une réunion devant se tenir à Paris le 16 janvier. 

7® Affiche de la Société d'agriculture de Montbrison 
relative à un concours d'animaux gras devant se tenir h 
Montbrison le 25 mars 1882. 

8° Lettre du docteur Blanchard, secrétaire général de 
la Société zoologique de France, accompagnant l'envoi 
d'un projet de Règles applicables à la nomenclature des 
êtres organisés, proposées par la Société zoologiquc, 
projet sur lequel la dite Société demande l'avis des autres 
Sociétés. (Voir aux actes de l'Assemblée.) 

9® Circulaires et publications de diverses Sociétés 
correspondantes. 

TraTaaz des ttcciloiiB. 

Section d'agriculture et d'horticulture. — Séance du 
31 décembre 1881. — Présidence de M. Otin ; secrétaire, 
M. Maurice. 

L'ordre du jour portant le renouvellement du Bureau 
de la section pour Tannée 1882, M. le Président invite 
les membres présents à procéder à cette opération, ce 
qui est fait. 

Le résultat est le suivant : 

Président M. Fonvielle (l^aul). 

Vice-Présidents . . MM. Liabeuf et Otin. 
Secrétaire M. Teyssier. 



— 19 — 

Après le lenouvcllcment du Bureau, M. Otin entretient 
la section de quelques améliorations pour la tenue des 
Comices qu'il serait dans l'intention do proposer cette 
année, si elles étaient approuvées par la section. 

i^ D'abord pour le concours des exploitations agricoles, 
il lui semble que lorsque le Comice doit avoir lieu dans 
certains cantons où les reboisements sont d'une grande 
importance, les afïiches de la Société devraient indiquer 
plus clairement qu'on ne l'a fait dans le passé, que les 
reboisements seront spécialement primés, indépendam- 
ment des autres améliorations agricoles. 

2^ Relativement à l'horticulture, il lui semble qu'on 
pourrait très-utilement annexer aux concours des exploi- 
tations agricoles des concours spéciaux d'exploitations 
horticoles pour tout l'arrondissement. 

3* Indépendamment des récompenses accordées aux 
vieux serviteurs, il lui semblerait désirable qu'on ac- 
cordât des récompenses spéciales aux serviteurs des 
exploitations agricoles primées, ainsi que cela se pra- 
tique pour les concours régionaux agricoles. 

4® Il lui semble aussi que les serviteurs de l'horti- 
culture devraient être récompensés comme ceux de 
l'agriculture. 

5® Relativement aux concours de charrues une amélio- 
ration lui semble nécessaire, c'est celle de n'admettre à 
concourir que des charrues de la même espèce. Sans 
cela il est à peu près impossible de juger équitablement 
du mérite des concurrents. 

G** Enûn, il lui semble que les afllches des Comices et 
des expositions devraient être de dimensions beaucoup 
plus grandes. Le format adopté jusqu'à ce jour passe 
inaperçu au milieu des affiches plus, grandes qui recou- 
vrent les murs dans la ville et même dans les campagnes. 
M. le Secrétaire général combat cette dernière proposition 
qui entraînerait, à son avis, un surcroit de dépenses hors 
de proportion avec le peu de bénéiice qu'on en retirerait. 

La séance est lovée. 



k 



— 20 — 



SbGTIONS RÉtNlËS DBS SCIENCES, LBTTRES ET INDUSTRIE. 

— Séance du 28 décembre 1881. — Présidence do M. 
Rousse ; secrétaire, M. Maurice. 

L'ordre du jour portant le renouvellement des Dureaux 
des trois sections pour Tannée 1882, M. le Président 
invite les membres appartenant à chaque section à pro- 
céder à cette opération. Le recensement des votes donne 
les résultats suivants : 

Section cl Industrie. 

Président M. Maximilien Evrard. 

Vice-Président . . M. Michel (Sauveur). 
Secrétaire M. J.-D. Rivolier. 

Section des sciences. 

Président M. Rousse. 

Vice-Président . . M. Carvcs. 
Secrétaire M. liesson (Jeanî. 

Section des arts et belles-lettres. 

Président M. Rimaud. 

Vice-Président . . M. Chapelle. 
Secrétaire M. Bruno Jouve. 

Lecture de rapports, — M. Croizier donne lecture, au 
nom de la Commission d'encouragement, de deux rap- 
ports : 

Le premie